AOC Échézeaux
Au milieu de la Côte de Nuits, entre les appellations chambolle-musigny et vosne-romanée, dominant le clos de Vougeot, les échézeaux constituent l'un des plus grand crus rouges de Bourgogne. Une création des moines de Cîteaux, il y a neuf siècles. Le nom vient de chezeaux, groupe de maisons, hameau. On disait autrefois Écheuzaux, d'où la prononciation de cette appellation... malgré l'orthographe actuelle. Les échézeaux, beaucoup plus étendus que les grands-échézeaux, comportent des climats aux aptitudes diverses. Ces vins solides, charpentés, pleins de sève sont de longue garde.
Caractéristiques de l’AOC Échézeaux
- Couleur
- rouge
- Potentiel de garde
- 10 à 15 ans (jusqu’à 20 ans pour les grands millésimes).
- Principaux cépages
Domaine de la Clartière Sauvignon
2024
- blanc tranquille
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Comment reconnaitre un Échézeaux ?
- Oeil
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Échézeaux : Quel œil ?
Rubis pur, vif et profond, une robe limpide dont les nuances tirent en général sur des teintes grenat, violet pourpre, assez sombres.
- Nez
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Échézeaux : Quel nez ?
Avec l'âge, un nez fait de poivre et de musc, de fourrure, de cuir et d'épices, de pruneau. Un sous-bois de mousse, de champignons, de terreau humide, de gibier. Le fruit dans l'alcool, la mûre complètent cette gamme aromatique. Dans les vins encore jeunes, on rencontre le pin, l'églantine, la rose, la violette, la cerise fraîche.
- Bouche
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Échézeaux : Quelle bouche ?
L'échézeaux est parfait au bout de deux ou trois ans, puis il se ferme et réapparaît après cinq à dix ans. L'attaque est enlevée, l'équilibre plaisant sur des tanins assez souples, la rondeur goûteuse et souvent framboisée.
- Mets vins
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Échézeaux : Quel accord mets/vin ?
Gigot d’agneau, viande rouge, gibier, fromages (cîteaux, saint-nectaire, coulommiers, brillat-savarin, reblochon).
- Service
- Échézeaux : à quelle température le servir ? rouge : 15 à 16 °C
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2024
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Les vins Coup de cœur de l'appellation
Échézeaux
2022 • Gd cru
La famille Gros est présente dans la partie sud de ce grand cru, sur une parcelle de 26 ares au lieu-dit Les Loächausses, un toponyme évoquant l'existence ancienne de ruches dans ce secteur. Elle en tire un échézeaux expressif, sur les fruits rouges et noirs accompagnés d'une pointe végétale, fumée et épicée. Tout en rondeur et en souplesse en attaque, la bouche déploie une texture d'une grande élégance, étayée par des tanins très fins, délicats, soyeux, avant de s'étirer dans une finale d'une remarquable longueur. Beaucoup d'allure dans ce vin, et plus encore après quelques années à l'ombre de la cave.
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2020 • Gd cru
Avec 1,14 ha dans deux lieux-dits distincts, le domaine figure parmi les principaux producteurs de l'appellation. Il signe ici un grand cru rond et puissant, de longue garde, comme il sait depuis de nombreuses années en produire. La palette aromatique livre des nuances élégantes de framboise, de poivre, de fruits noirs et des notes grillées. En bouche, on découvre un échézeaux solide, intense, élevé 18 mois en fût, qui saura évoluer en se bonifiant.
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2018 • Gd cru
Le soleil de l'été 2018 n'a pas été avare de ses bienfaits pour la vigne. Les grappes ont atteint des maturités comme la Bourgogne en avait rarement connues. Ce grand cru en témoigne avec ses senteurs intenses de figue, de pruneau ou encore de fraise confite. La bouche se montre souple en attaque, puis se fait ample et riche tout en affichant beaucoup d'harmonie et d'élégance autour de tanins d'une grande finesse et d'une longue finale saline. La preuve que le terroir ne s'efface pas si facilement derrière l'effet millésime.
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2019 • Gd cru
Déjà créditée d'une étoile dans la précédente édition du Guide, avec le millésime 2017, cette cuvée décroche cette fois un coup de cur. Il récompense un vin à l'expression aromatique flatteuse et intense, laissant percevoir une grande variété de fruits à haute maturité (prune, cerise, myrtille), des notes de violette, de rose et de poivre. Après une attaque fraîche et ample, la bouche déploie une charpente tannique à la fois dense et élégante et une longue finale saline et fraîche. Un vin au caractère affirmé et d'une grande complexité, qui saura patienter en cave et gagner en harmonie sans craindre les outrages du temps.
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En Orveaux 2018 • Gd cru
En Orveaux voisine avec Chambolle-Musigny au débouché d'une combe qui porte le même nom. Ce 2018 a été vinifié en vendange totalement égrappé et élevé 15 mois en fût. Le nez dispense des notes de cassis, de cerise bien mûre et d'épices. Charnu, ample, dense, ferme et long, le palais présente toutes les caractéristiques d'un très beau vin de grande garde.
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Échezeaux-du-Dessus 2017 • Gd cru
Ce grand cru est le porte-drapeau du domaine en Côte de Nuits. Les 54 ares de pinot noir âgés de 50 ans et plantés dans la partie médiane du secteur des grands crus de Flagey ont donné un 2017 complet, qui évoque au nez les fruits noirs, les épices et une touche florale. La bouche allie un grand volume, une texture soyeuse et élégante, un bel équilibre et une grande longueur. Il a été vinifié en vendanges égrappées à 100% et mis en fût pendant 18 mois.
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2013 • Gd cru
Une de ces bouteilles qu'un amateur de grands bourgognes doit avoir en cave. Le nez est particulièrement complexe, mêlant la cerise bien mûre, le cassis, les épices douces et d'originales notes d'agrumes confits. La bouche se révèle ample, riche, chaleureuse, puissante, mise en valeur par un boisé racé et des tanins au toucher très soyeux, et quelle longueur !
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2013 • Gd cru
2011, 2012, 2013, trilogie bénie des dieux pour le domaine Guyon, qui signe donc un troisième coup de coeur en trois ans avec son échézeaux. Le nez, complexe, évoque le rose, les épices et le cassis avec une belle intensité, une palette aromatique typique d'une vinification en grappes entières. Une intensité qui se confirme dans une bouche longue, ample et délicate, adossée à des tanins d'une réelle finesse, même s'ils se révèlent logiquement plus austères en finale à cette heure. Tout est déjà bien en place et quelques années de garde ne peuvent qu'être profitables à cette bouteille.
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2012 • Gd cru
L'échézeaux des frères Guyon est une valeur sûre de l'appellation, en vue chaque année dans le Guide : le 2011 fut coup de cœur, son « petit frère » fait aussi bien. La vigne à l'origine de ce grand cru a cinquante-cinq ans et ses raisins ont été vinifiés en grappes entières. Grâce à quoi, ce vin d'un beau rubis éclatant dévoile un nez d'une complexité remarquable : clou de girofle, cerise, marc de café, réglisse et encore chocolat noir... Le palais s'exprime avec la même élégance sur de fines notes florales et épicées, soulignées par un boisé doux. Il offre aussi beaucoup de fraîcheur et une texture soyeuse, étayé par des tanins fins. Déjà savoureux et armé pour une grande garde.
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2011 • Gd cru
Les Guyon cultivent la vigne à Vosne-Romanée depuis 1938. Jean-Pierre et Michel Guyon ont repris le flambeau en 1991 et conduisent aujourd'hui un domaine de 9 ha, dont 20 ares de vignes de quarante-cinq ans situées contre les Grands Échézeaux, dans le cœur historique du <i>climat</i>. Le millésime 2011 semble leur avoir particulièrement réussi : un coup de cœur pour cet échézeaux et un autre pour leur gevrey Platières 2011. Le vin respire la générosité et l'élégance avec son nez expressif et élégant, fruité, boisé avec mesure et surtout floral, sur la rose ancienne, expression assez caractéristique de la vinification en raisins entiers. La bouche se révèle ronde, délicate, suave, presque sucrée. Long, enrobé de tanins fins, ce vin en dentelle, précis et gracieux, est à garder entre cinq et dix ans.
en savoir plusLes vins d'appellation Échézeaux
- rouge tranquille
Philippe Charlopin vient de trouver au château de Pommard un défi à sa mesure. En attendant, ses échézeaux 2001 sont une sorte de paradoxe. Soyeux et veloutés, ils glissent sur la langue. Racés et pleins de chaleur, ils ont un grand potentiel, ce que la robe rubis foncé à reflets violets annonçait. En somme, un vin de plaisir aux parfums puissants de fruits rouges et d'épices, et un vin de garde qui aura forcément un caractère différent dans cinq à dix ans (pas davantage). Goûteux dans les deux cas: sa PAI (finale) est très, très longue...
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- rouge tranquille
Bon vin d'approche pour ce grand cru. Rouge écarlate, il offre un échantillon intéressant des arômes du pinot noir, du fruit rouge au fruit noir. Le boisé se montre bien conduit. Sa matière s'appuie sur des assises solides, un fond important qui devra se fondre pour atteindre sa maturité complète d'ici trois à quatre ans.
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- rouge tranquille
Dans les échézeaux, il y a divers climats. Parfois la réussite est admirable et digne du gigot d'agneau braisé aux oignons conseillé par Jacques Puisais comme accord culinaire. On en tient ici le riche exemple. Digne de l'appellation et conforme à son millésime, ce très beau vin réalise la synthèse du sensuel et du consensuel. A chouchouter en cave pendant pas mal d'années et pour une grande occasion. Bouteille retenue pour la finale du coup de coeur, qu'il a manqué de peu. Félicitons le producteur pour son étiquette.
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- rouge tranquille
Un léger tuilé ou le trouble d'une mise toute récente? On ne sait. Le nez est un peu fermé, mais ses épices (safran notamment) ont envie de se faire entendre (ou plutôt respirer). Nuances de petits fruits noirs (myrtille surtout). Une extraction dense confère une grande austérité aux tanins. Dans la vie cependant il n'y a pas que les plaisirs de la chair. Ce vin s'adresse plutôt à l'esprit et à l'âme. La Reine Pédauque fait désormais partie du groupe Ballande, connu pour son activité dans le nickel néo-calédonien et devenu un important propriétaire viticole, en Bordelais d'abord, puis ici maintenant.
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- rouge tranquille
Rouge cerise noire, intense et brillant, un vin assez rond avec des tanins bien mûrs. La matière est équilibrée, mais légère. Les 2000 manquent souvent de puissance et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Cela dit, le vanillé n'envahit pas un nez framboisé et c'est somme toute un bon vin. Jeune maison de négoce créée par un Américain.
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- rouge tranquille
Pourpre à reflets sombres, cette cuvée Signature met tout d'abord en scène des arômes de réglisse et de pain grillé. L'attaque forte et vive fait entrer les tanins: encore jeunes, ceux-ci doivent se montrer plus caressants au terme d'un élevage nécessaire. Mais de toute façon, un tel vin doit séjourner quelques années en cave. Très ancienne maison beaunoise reprise par Jean-Claude Boisset qui lui laisse les coudées franches.
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- rouge tranquille
Si l'étiquette est jolie, le vin est splendide. Il ira loin... Pourpre foncé, il ne révèle pas encore ses arômes mais on perçoit quelque chose de racé, enveloppé dans du petit fruit noir très mûr. Après une attaque brillante s'imposent une structure solide, du gras et du volume, des tanins aimables. Les compliments s'ajoutent aux cris du coeur sur les fiches de dégustation. La touche de griotte, en finale, suscite le coup de coeur. Bravo au vinificateur, François Parent, heureux époux d'Anne-Françoise, fille de Jeanine et de Jean Gros. D'ailleurs, sous l'étiquette François Parent, le 2001 (600bouteilles) obtient deux étoiles. Une pièce de boeuf en croûte lui conviendrait.
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- rouge tranquille
Dynamisme, exubérance presque, cet échézeaux séduit par un allant superbe. Mais la concentration d'une matière profonde (les 4ha 67a 3ca du domaine se situent dans le climat des Poulaillères situé juste au-dessus des grands-échézeaux), ainsi que la complexité du bouquet et du corps n'ont rien d'impulsif. Il s'agit au contraire d'une bouteille capable de jouer simultanément sur plusieurs registres et on se dit que seul le pinot noir sur terre peut exprimer de telles nuances... Les grandes orgues de Vosne-Romanée!
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- rouge tranquille
1,14 ha réparti en deux parcelles de superficie à peu près égale dans les Echézeaux du Dessus et les Quartiers de Nuits. Anciennement Mugneret-Gouachon, le domaine des Perdrix est exploité maintenant par la famille Devillard. Ce 2000 est tout à fait remarquable. La robe? Un maximum de profondeur et haute en couleur. Le bouquet? Truffe, mûre, épices, nuance boisée bien calculée: il est gourmand et on a peine à le quitter. Au palais, le vin offre des sensations animales et réglissées sur un fond très lisse. Belle extraction qui ne masque pas le terroir.
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- rouge tranquille
Appartenant à la maison Albert Bichot, ce domaine se situe ici aux Champs Traversins: 9974m 2 . Il en manque 26 pour faire 1ha. Rouge profond, c'est un vin de garde dont le bouquet réalise une bonne concentration de fruits rouges. Une pointe de vivacité, des tanins encore un peu sévères, l'ardeur de la richesse en alcool, il ressemble au maréchal de camp Legrand qui créa le Clos Frantin après avoir vécu toutes les guerres de l'Empire. Il a besoin de quatre ans de cave pour donner le meilleur de lui-même.
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- rouge tranquille
Une parcelle de 20 a 40ca en Orveaux, la partie haute de ce grand cru. Produisant jusqu'en 1993 de l'orge de brasserie et du vin, cette famille a quitté la polyculture pour se consacrer entièrement à la vigne. De beaux arômes de cassis, profonds, très marqués, annoncent une bouche également fruitée et dans la même tonalité. Sa concentration n'exclut pas la finesse. Un vin encore sur sa réserve, avec cette pointe d'amertume assez classique et qui n'est pas un défaut, tant s'en faut. Dans trois à cinq ans, il sera parfait.
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- rouge tranquille
Claire Naudin ne fait rien à moitié: son 2000 est l'un des meilleurs échézeaux dégustés cette fois-ci. Sa teinte est très pure, son nez en éveil sur des notes de cerise, de noyau. Il offre un excellent parcours en bouche où finesse et fraîcheur se conjuguent sans nuire au tempérament et à la vigueur. Un vrai bon vin de garde. On peut toutefois l'apprécier jeune. Allez jusqu'au sanglier grand veneur, au civet de lièvre: cette bouteille le vaut bien.
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- rouge tranquille
Ce domaine a été lancé naguère par la presse américaine tombée amoureuse de ses vins. Pourpre intense, cette bouteille est d'un abord facile. On fait vite sa conquête. Coing, épices douces, puis son nez évolue progressivement vers des notes animales. L'impression en bouche ne manque pas de complexité. Ronds et gras, ses tanins sont bien fondus dans un environnement réglissé et poivré. Ce vin se montre frais et léger, mais persistant. A n'attendre que deux à trois ans.
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- rouge tranquille
Le domaine Jacques Prieur est cogéré par Bertrand Devillard (Antonin Rodet). On a affaire ici à un échézeaux structuré, concentré, soutenu par une bonne acidité et qui tiendra à merveille dans les trois à cinq ans. Une petite note de fleurs fanées au nez le rend assez original et même romantique...
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- rouge tranquille
Jean Mongeard a remembré naguère une partie de ses échézeaux: pas moins de dix-sept propriétaires pour coudre ensemble 1ha! Ce 2001 se présente sous des traits rouge intense. Une touche boisée anime un nez encore discret où l'on sent poindre la griotte. L'attaque est franche, les tanins sont plutôt bien construits. Mais le fût l'emporte aujourd'hui. C'est donc un vin à attendre plusieurs années, ce qui est le destin de tout vrai grand cru.
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86 a 82ca pour être précis, en Orveaux qui tiennent ici leur rôle: ce vin, trop jeune encore pour nous dire tout ce qu'il sait, est en effet assez ferme, à dominante tannique, et s'il a assurément du caractère, il doit laisser, comme le disait saint Bernard, du temps au temps. Le bouquet tourne autour du sous-bois, de la mousse, du champignon. A attendre trois à cinq ans au fond d'une très bonne cave.
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- rouge tranquille
Une jolie robe profonde, nette et franche, un nez où le fruit confit se mêle au cassis, au boisé –et où un dégustateur découvre une pointe d'écorce d'orange amère. Ce vin auquel il ne manque qu'un petit peu d'ampleur pour gagner une étoile, est bien équilibré. L'attendre entre deux et quatre ans.
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- rouge tranquille
Belle brillance sur fond grenat très foncé, nez intéressant et complexe de cassis, de noyau de cerise mêlés à l'animal qui sort du bois. Tout s'arrange et s'ordonne à l'aération. Une jolie première bouche puis on sent que l'extraction a dû être poussée. Plus ferme que sensuel, ce vin devra naturellement évoluer avec le temps. Les arômes de départ font un retour apprécié en finale, gage d'un bon avenir.
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- rouge tranquille
D'une couleur nette et franche de bonne tenue, cet échézeaux fait comme saint Martin: il partage en deux son manteau aromatique, moitié vanille moitié fruit en confiture. Il est charnu, ample et d'un équilibre stable sur des tanins fins qui ne cachent ni le cassis, ni la framboise. Le fût, bien intégré, a su être bien maîtrisé: il fallait faire avec le millésime. Cela a donné un vin élégant à ouvrir dans trois ou quatre ans.
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- rouge tranquille
Il s'agit de l'épouse de François Parent: parité oblige, ils font vignoble à part, sauf pour les vignes Launay qu'ils viennent de reprendre ensemble. Un pigeon? Aux petits pois (alliance culinaire toujours délicate)? Pourquoi pas puisque c'est ce que conseille le jury. Rubis classique, ce vin a le nez franc et carré, déjà mûr et influencé par le fût. L'équilibre est bon, conduisant à une finale assez longue et pleine de fruits (cerise) sur des tanins parfaits. Une bouteille à garder en raison de son potentiel.
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