AOC Clos-saint-denis
Avec le clos-de-la-roche, le clos-des-lambrays, le clos-de-tart et, pour partie, les bonnes-mares, le clos-saint-denis figure au nombre des grands crus de Morey-Saint-Denis, petite commune de la Côte de Nuits située au sud de Gevrey-Chambertin. Créé dès le XI e siècle, il a été rattaché jusqu'à la Révolution à la collégiale de Saint-Denis, chapelle du château de Vergy, puissante forteresse des Hautes-Côtes rasée au XVII e siècle. Le vignoble sert de porte-étentard au village qui s'appelait simplement Morey jusqu'au début du XX e siècle. Occupant la partie médiane du coteau, entre 280 et 320 m d'altitude, il comptait 2 ha à l'origine. Il s'est agrandi de climats voisins (Maison Brûlée, Calouère et Chaffots en partie), si bien qu'il couvre aujourd'hui un peu plus de 6,5 ha, pour une quarantaine de parcelles, qui donnent quelque 20000 à 25000 bouteilles. Nés de sols à forte teneur en argile, les vins de ce grand cru se distinguent par leur rondeur et par leur élégance.
Caractéristiques de l’AOC Clos-saint-denis
- Couleur
- rouge
- Potentiel de garde
- 10 à 20 ans (30 à 50 ans pour les grands millésimes).
- Principaux cépages
Gh. Mumm Cordon Rouge
nm
- blanc effervescent
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Comment reconnaitre un Clos-saint-denis ?
- Oeil
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Clos-saint-denis : Quel œil ?
La robe rouge grenat sombre se distingue par ses reflets violacés.
- Nez
-
Clos-saint-denis : Quel nez ?
Les parfums se mêlent de façon subtile et complexe : cassis, mûre, pain d'épice, mais aussi pruneau, musc, violette et café.
- Bouche
-
Clos-saint-denis : Quelle bouche ?
Le clos-saint-denis est souvent d'une tendresse fruitée, il a un charme saisissant. Moins remarquable par son ampleur que par ses nuances, il gagne un caractère un peu plus chaleureux lorsqu'il est issu de la partie méridionale de l'appellation.
- Mets vins
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Clos-saint-denis : Quel accord mets/vin ?
Jambon à la crème (ou à la lie de vin), gibier (râble de lièvre, cuissot de sanglier, chevreuil), fromages (vacherin, mont-d’or, saint-nectaire, cîteaux).
- Service
- Clos-saint-denis : à quelle température le servir ? rouge : 16 à 18 °C
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nm
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Les vins Coup de cœur de l'appellation
Clos-saint-denis
2021 • Gd cru
- rouge tranquille
Les lecteurs du Guide ne seront pas surpris par ce nouveau coup de cœur attribué à Jérôme Castagnier. Il les collectionne, notamment sur ce grand cru dont le vigneron ne cache pas qu'il s'agit de son<i>climat</i>favori. La parcelle de 35 ares court de bas en haut au cœur du grand cru, sur un sol où le calcaire est omniprésent. Une cuvée élevée pendant 16 mois en fût, à la texture fondue, ample, longue, bâtie sur des tanins soyeux et d'une belle longueur. Son aromatique évoque la rose ancienne, les fruits rouges ou encore le cassis. Un vin prêt à défier les années.
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2020 • Gd cru
- rouge tranquille
Jérôme Castagnier exploite 35 ares au cœur de ce grand cru du haut du côteau nord de Morey-Saint-Denis. Un cru a rarement autant mérité son qualificatif de grand. Une cuvée qui brille une nouvelle fois par son raffinement, la délicatesse de sa minéralité et son interminable longueur aux notes réglissées. Elle se montre déjà gourmande, mais promet un vieillissement harmonieux pendant plus d'une décennie au moins.
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2018 • Gd cru
- rouge tranquille
Et un nouveau coup de cur au palmarès de Jérôme Castagnier, le troisième rien que dans cette édition ! Le vigneron apprécie particulièrement ce terroir du clos-saint-denis qu'il compare volontiers à une composition de Mozart par son imparable harmonie Il le lui rend bien avec cette cuvée à la texture d'une grande élégance et à l'aromatique complexe et subtile, centrée sur les petits fruits noirs (cassis, mûre, prune). Le terroir parle, mais le vinificateur aussi fait preuve d'une grande maîtrise. Un duo gagnant pour un vin de très grande classe, à la fois ample, long, intense et d'une finesse remarquable.
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2011 • Gd cru
- rouge tranquille
La famille Arlaud exploite 17 ares dans la partie originelle du Clos Saint-Denis. Elle en extrait un grand cru à la régularité exemplaire, dont le jury avait salué l'an dernier la fidélité au terroir ; il s'incline cette année devant la noblesse du 2011. Le nez, précis et élégant, mêle la griotte à un beau boisé chocolaté. Le palais se révèle fruité, toasté et épicé, ample et profond, puissant et frais, ourlé de tanins fins et racés. Un seigneur.
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2008 • Gd cru
- rouge tranquille
Coup de coeur pour ce domaine qui livre ici un vin de terroir, souple et élégant, pur et racé, parfaitement équilibré, comme le sont les vins les plus réussis de ce <i>climat</i>, réputés plus ronds que les clos-de-la-roche. Le nez s'ouvre sur des notes expressives de rose et de vanille, de menthe et de fruits noirs. La bouche développe des arômes de fraise et une matière fine et élégante, rassemblant toutes les qualités: un boisé judicieusement dosé, un fruit complexe, une longueur impressionnante... "Une main de fer dans un gant de velours", conclut un dégustateur. À consommer dans sept ans sur un gigot d'agneau en croûte.
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2006 • Gd cru
- rouge tranquille
Joseph, Hervé, Cyprien, les générations se succèdent ici sur 17 a dont près de treize achetés en 1957. Coup de coeur ici-même pour les millésimes 1992 et 2002. Carmin, bouqueté façon Morey (arômes un peu sauvages, partie de chasse dans les bois au-dessus du tunnel du Tacot), ce 2006 nous entraîne bientôt vers le minéral. Subtil et nuancé, enjôleur au palais, il correspond parfaitement au portrait-robot du clos-saint-denis: le Mozart de la Côte de Nuits.
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2005 • Gd cru
- rouge tranquille
Didier et Jean-Louis Amiot sont associés depuis 1990. Et dire Amiot, c'est dire Morey! En tout 16 a 96 ca sur la partie historique du grand cru. Un coup de coeur pour ce clos-saint-denis grenat intense à reflets violets, au nez mentholé s'ouvrant sur des notes d'épices et de cassis. Soyeux, racé, gras, structuré par des tanins fins, ce grand cru surprend moins par son ampleur que par ses nuances. Il vise haut et juste.
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2003 • Gd cru
- rouge tranquille
Si l'on en croit Héraclite, l'harmonie cachée vaudrait mieux que l'harmonie visible. On nous permettra de ne pas partager ce point de vue: l'harmonie se voit ici; elle se hume et se goûte. En robe cerise noire à reflets violines, ce 2003 a besoin d'un peu de temps pour s'ouvrir sur la groseille et un boisé bien intégré. Gras, riche, un peu porté sur la minéralité, il est également complexe, réussi sur tous les plans. Déjà coup de coeur l'an dernier pour le 2002.
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2002 • Gd cru
- rouge tranquille
Achetée à la famille Moine en 1957, cette vigne fournit un vin d'excellente tenue. Structuré notamment par sa vigueur tannique, il n'en est pas moins porteur d'un charme affable et fruité (cassis) sous la plus belle des robes. Ce grand cru serait le Mozart de la Côte-de-Nuits. Mais quel Mozart ici? Davantage celui de <i>La Flûte enchantée</i> que celui de <i>Don Giovanni</i>. Le millésime 93 reçut naguère le coup de coeur.
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2002 • Gd cru
- rouge tranquille
Le meilleur clos-saint-denis, signé par un domaine qui a longtemps confié ses raisins à la coopérative de Morey (celle du bas dit-on au pays). De la couleur à profusion, très profonde. Des notes boisées s'accordant parfaitement aux fruits rouges bien mûrs et légèrement confits. Les tanins, l'acidité et la richesse alcoolique vivent en paix et contribuent ensemble, avec le volume et la longueur, à une bouteille glorieuse au destin incalculable en années. Fut coup de coeur déjà l'an dernier pour le 2001.
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- rouge tranquille
Ces six cents bouteilles sont issues d'un achat de raisins qui ont ensuite été vinifiés par Olivier Guyot au domaine. La robe est grenat; le nez, plutôt complexe, libère des notes florales et épicées sur fond de moka. L'attaque se montre franche, la matière souple et ronde, élégamment portée par des tanins bien extraits. Équilibré et fin, ce vin se dégustera d'ici cinq ans sur un canard à l'orange.
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- rouge tranquille
Le coup de cœur de l'an dernier dans le millésime 2006. La robe cerise pourpre est typique du travail délicat de Cyprien Arlaud, qui a très bien réussi son charmes-chambertin et qui signe ici un clos-saint-denis dans la même veine. Élégant et tendre, porté par des tanins fins et une vivacité bien maîtrisée, ce 2007 persiste longuement sur les fruits rouges. Peut-être encore un peu marqué par le boisé, ce clos gagnera à être oublié trois à quatre ans en cave.
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- rouge tranquille
Ce que notre jury a le plus apprécié dans ce vin, c'est sa longueur en bouche. Ses tanins, présents mais enrobés, servent de support à des arômes de confiture de fruits rouges, de moka et d'épices bien plaisants. On est dans l'exacte définition organoleptique du clos-saint-denis, ce qui n'est pas étonnant, car la parcelle de Jérôme Castagnier est située au milieu du climat, exprimant ainsi pleinement l'élégance et la persistance de ce finage.
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- rouge tranquille
Frédéric Magnien est passé maître dans l'art de rendre gourmands et aimables dans leur jeunesse des vins taillés pour la garde et qui ne livreront leur complexité que des années plus tard. Ici encore, la séduction opère grâce à une robe pourpre aux reflets violacés, un nez ouvert sur les petits fruits rouges et une bouche nette et carrée, aux tanins francs mais à la matière opulente, gardant toujours cette élégance dans la finale qui définit le clos-saint-denis. À attendre au moins trois ans.
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- rouge tranquille
Derrière la robe rouge grenat, le nez offre d'intenses notes de fruits rouges et de boisé. L'attaque en bouche, franche et fraîche, laisse la place à une matière élégante – et d'une longueur respectable – aux accents de griotte. Un vin vineux et rond, qui pourra patienter trois à cinq ans en cave. Une belle réalisation du célèbre vigneron de Gevrey, présent ici depuis plus d'un quart de siècle.
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- rouge tranquille
Nicolas Potel vinifie ce clos avec une partie de vendanges entières: au lieu d'enlever toutes les tiges vertes des grappes, il en a laissé un petit tiers de façon à obtenir des tanins intéressants... sur le long terme. Car l'inconvénient de cette vinification ambitieuse est que, dans leur jeunesse, les vins paraissent durs et qu'ils mettent plusieurs années à s'arrondir. L'avantage est qu'ils gagnent en complexité et en longévité. À vous donc de respecter la retenue de ce 2007 au nez (quelques notes poivrées et de fruits rouges) et en bouche (attaque franche, matière fraîche et intéressante, finale longue), pour le laisser pleinement exprimer son potentiel après cinq à dix ans de garde.
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- rouge tranquille
Joseph, Hervé, Cyprien, les générations se succèdent ici sur 17 a dont près de treize achetés en 1957. Coup de coeur ici-même pour les millésimes 1992 et 2002. Carmin, bouqueté façon Morey (arômes un peu sauvages, partie de chasse dans les bois au-dessus du tunnel du Tacot), ce 2006 nous entraîne bientôt vers le minéral. Subtil et nuancé, enjôleur au palais, il correspond parfaitement au portrait-robot du clos-saint-denis: le Mozart de la Côte de Nuits.
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- rouge tranquille
35 a 15 ca achetés en 1946 à la famille de Blic, c'est-à-dire Marey-Monge. D'ailleurs, il se pourrait bien que cette vigne ait été possédée par Gaspard Monge en personne quand, au soir de sa vie, il vécut à Morey près de ses raisins. Quel destin! Jérôme Castagnier est un digne successeur de l'inoubliable Gilbert Vadey et de cette lignée vigneronne. La robe fait aimablement saigner le coeur du pinot. Classique. Le nez sort de ses gonds à l'appel du grand air, plutôt animal et sous-bois. Les tanins de ce 2006 doivent encore se fondre; il n'a pas engagé vraiment la conversation, mais on le sent plein d'envie.
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- rouge tranquille
Si beaucoup de viticulteurs se disent aujourd'hui les élèves d'Henri Jayer, Philippe Charlopin fut l'un des premiers à aller chercher l'évangile selon saint Parantoux, en un temps où le patriarche de Vosne n'imaginait pas que le marteau d'ivoire adjugerait ses bouteilles au tarif d'une tâche... Présent dans ce grand cru depuis 1983 (acquisition Amiot-Bertrand sur 20 a), il présente un 2005 rubis violacé qui demande aération ou décantation. Ses arômes n'ont pas encore atteint tout leur fruit. On s'en tient à la puissance animale sur fond torréfié. De la matière et du grain, de la mâche. Le gras devient velours et le plus intéressant se situe en milieu de bouche. À découvrir dans trois ans.
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- rouge tranquille
Coup de coeur l'an dernier pour son 2005. Parcelle qui approche les 20 a, achetée en 1963 et replantée en 1980. Rubis foncé, l'oeil est sans surprise, d'intensité moyenne et honnête. Cerise et sous-bois, le bouquet tire un peu sur la rose ancienne (Gloire de Dijon, qu'on rencontre dans tous les jardins de roses historiques aux quatre coins du monde) ou la pivoine. En bouche, comment ne pas se rappeler Verlaine: Voici des fleurs, des fruits et du bonheur. Et voici mon coeur qui ne bat que pour vous! Laissons les choses se faire (deux ou trois ans au moins).
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- rouge tranquille
12 a 64 ca achetés à la famille Moine de Morey en 1957. Partie historique du clos. Robe cerise violacé; les dix-huit mois en fût ont laissé à ce 2005 de bons souvenirs: un nez de fruits noirs et de sous-bois frais agrémenté de notes épicées et grillées. Un gras chaleureux, entre mâche et tanins, sans excès de flamme ni de puissance. Besoin de temps, de mise à l'air libre mais ce millésime ne passera pas de sitôt. Coup de coeur dans l'édition 2005 pour le 2002.
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- rouge tranquille
Vadey-Rameau, Castagnier, toute une généalogie sur ces 35 a 14 ca de la partie historique d'un grand cru qui a pris ses aises au fil du temps: de 2 ha à plus de 6 ha depuis le XIX e s. Griotte violine, un pinot noir parfumé à la violette et gentiment épicé. Chaleureux et assez gras, d'une bonne longueur, son palais s'entoure de tanins fins. Un vin élégant.
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- rouge tranquille
1 ha 49 a d'une vente Alfred Jacquot en 1977. Fils d'un président du Club des Cent, sans lien particulier avec la Bourgogne, Jacques Seysses a acquis avec toute sa famille cette nationalité. Rubis de joaillerie pour bague de fiançailles, un clos-saint-denis si mûr qu'il en deviendrait presque confit, aux notes de boisé cacaoté et grillé. Si sa mâche est impérieuse, les tanins soyeux viennent adoucir l'ensemble. Un vin puissant et racé, encore très jeune et à considérer sur le long terme.
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Michel Magnien fut l'un des derniers apporteurs de raisin à la coopérative des vins fins de Morey-Saint-Denis. Et ce vin fut coup de coeur trois ans de suite pour les millésimes 2001, 2002 et 2003. Deux étoiles encore cette année. Difficile de faire mieux. Un 2005 grenat profond à reflets violacés intenses, au premier nez légèrement grillé s'ouvrant sur des notes de fruits mûrs (griotte). La bouche n'est pas moins belle: attaque franche, structure tannique ample mais empreinte de finesse, marquée par un boisé qui demande à se fondre complètement. Longue finale sur une note de café. De la jeunesse et de l'avenir.
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Didier et Jean-Louis Amiot sont associés depuis 1990. Et dire Amiot, c'est dire Morey! En tout 16 a 96 ca sur la partie historique du grand cru. Un coup de coeur pour ce clos-saint-denis grenat intense à reflets violets, au nez mentholé s'ouvrant sur des notes d'épices et de cassis. Soyeux, racé, gras, structuré par des tanins fins, ce grand cru surprend moins par son ampleur que par ses nuances. Il vise haut et juste.
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Pourquoi saint Denis, mort décapité et resté célèbre pour avoir marché de Montmartre à Saint-Denis en tenant sa tête entre ses mains, est-il célébré à Morey? En raison d'un collège de chanoines établi en 1023 sur le mont de Vergy. Ce 2005? Teinte superbe, nez de café (dix-huit mois en fût) en bonne intelligence avec la cerise. Attaque franche et nette retrouvant la complexité aromatique du bouquet, tanins soyeux, amples, accommodants, finale longue et structurée. L'avenir? À coup sûr.
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- rouge tranquille
Un clos né vers 1030 dont on n'a jamais connu les murs. Une vigne médiane dans le grand cru, au sein du climat historique qui s'est un peu élargi au fil du temps. Grenat violacé, le fruit actif et prononcé (du raisin frais à la cerise) au nez, ce vin demeure sur le fruit que souligne une bonne acidité. La forte extraction, due au millésime, n'empêche pas un volume équilibré, encore abrupt, mais que quelque deux ans de garde amadouera. Coup de coeur dans le Guide 2005.
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- rouge tranquille
Parcelle de 35 a 15 ca achetée à la famille de Blic (succession Marey-Monge) en 1946, et située au sein du climat historique. On a dit du clos-saint-denis qu'il est le Mozart de la Côte de Nuits. Cramoisi à reflets carminés, parfumé avec discrétion, ce vin tout en délicatesse et néanmoins structuré, sans excès de fermeté, confirme cet adage. L'acidité et le fruit vivent une passion qui pourrait bien durer longtemps.
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- rouge tranquille
Parcelle nichée tout au-dessus du grand cru, acquise en 1978 auprès de Mlle Liébault (illustre famille: il y avait jadis un pinot Liébault particulièrement prisé dans cette partie de la Côte). Coup de coeur pour le 1997. Rouge burlat, ce 2004 révèle un arôme de cerise très agréable. Sa bouche, dans les limites de l'épure, se montre précise, avenante, de proportions merveilleuses. Aucune recherche d'effets artificiels, la pureté naturelle.
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- rouge tranquille
2003, mais c'était dans la précédente édition du Guide, fut coup de coeur comme le 2002. Voici le 2004, d'une forte extraction colorante: rouge très sombre aux limites du noir. Le nez, encore soumis à l'élevage, libère des nuances chocolatées. Atypique, ce vin offre en bouche une image originale de son cépage sans cesser de plaire par sa concentration, son équilibre, son boisé très bien fondu.
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