AOC Romanée-saint-vivant
La Romanée-Saint-Vivant doit sa naissance et son nom à un monastère, grand prieuré de Cluny. Ce vignoble est devenu célèbre à la fin du XVIII e siècle lorsque le prince de Conti retira sa romanée du commerce et s'en réserva les bienfaits. L'appellation, qui repose sur des terrains marneux dans la partie haute, produit chaque année 40 000 bouteilles environ d'un très grand vin rouge issu du pinot noir et capable d'un long vieillissement. Le domaine de La Romanée-Conti, le plus important producteur de cette AOC, s'attache aujourd'hui à restaurer les vestiges de l'abbaye de Saint-Vivant-de-Vergy dont il est propriétaire.
Caractéristiques de l’AOC Romanée-saint-vivant
- Couleur
- rouge
- Potentiel de garde
- 10 à 20 ans (plus de 50 ans pour les grands millésimes).
- Principaux cépages
Xavier Vignon Rasteau
2023
- rouge tranquille
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Comment reconnaitre un Romanée-saint-vivant ?
- Oeil
- Romanée-saint-vivant : Quel œil ? La robe pourpre très soutenu a suffisamment d'étoffe pour ne rien perdre de sa vivacité avec l'âge. La couleur tire, avec le temps, sur le mordoré, l'acajou.
- Nez
- Romanée-saint-vivant : Quel nez ? Les vins de romanée-saint-vivant évoquent fréquemment la rose, la cerise, parfois la résine, la pistache, l'encens aussi, sur des élans de sauvagine, d'épices et de menthe poivrée.
- Bouche
- Romanée-saint-vivant : Quelle bouche ? D'une féminité extrême, la romanée-saint-vivant offre souvent un goût de cerise cueillie sur l'arbre. Derrière la grâce, une texture très fine, la marque du pinot noir, le maximum de gras en bouche. C'est un vin à conserver avec précaution.
- Mets vins
- Romanée-saint-vivant : Quel accord mets/vin ? Gibier, lièvre à la royale, coq au vin, fromages (cîteaux).
- Service
- Romanée-saint-vivant : à quelle température le servir ? rouge : 15 à 16 °C
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Xavier Vignon Rasteau
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Les vins Coup de cœur de l'appellation
Romanée-saint-vivant
2023 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
Géraldine Godot évoque volontiers ce<i>climat</i>comme un terroir béni des dieux : une vigne qui ne cause aucun souci et d'une production régulière. Le millésime 2023, pourtant pas le plus tranquille de ces dernières années en Bourgogne, a donné vie à un vin particulièrement élégant, qui s'ouvre sur des notes complexes de poivre blanc, de rose, de violette et de fraise. En bouche, il impressionne par sa longueur, sa profondeur et son raffinement, dévoilant une matière à la fois soyeuse et dense, portée par des tanins d'une grande finesse. Un vin d'émotion, à la fois sculptural et vibrant, qui s'exprimera pleinement après quelques années de repos en cave
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2022 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
Le domaine exploite une parcelle de 25 ares située dans la partie haute du<i>climat</i>, juste en-dessous de la Romanée-Conti. Après un égrappage complet des raisins et un élevage de 16 mois en fût, dont 40 % neuf, il en extrait un 2022 qui touche à la perfection. On aime d'emblée son nez aussi subtil que complexe évoquant les fleurs, les fruits rouges frais, le cassis et le cacao. Une élégance à laquelle fait écho une bouche somptueuse, très pure, très longue, déliée, portée par des tanins d'une rare finesse et réhaussée par une pointe minérale qui ajoute à son dynamisme.
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2019 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
Les vignes de la Saint-Vivant ont été récoltées les 20 et 21 septembre 2019, soit précisément les dates de vendanges moyennes constatées en Bourgogne au fil des siècles. Paré d'une seyante robe aux reflets violets, c'est sans doute la cuvée la plus harmonieuse du domaine à ce stade. Au nez, elle évoque avec précision la violette et la pivoine. En bouche, elle déploie des tanins particulièrement fins en soutien d'une texture profonde et riche, enrobée d'une délicate nuance vanillée, et s'étire avec beaucoup de classe dans une longue finale majestueuse.
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2017 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
Une romanée-saint-vivant de haut lignage assurément. Le travail à la vigne mené par le domaine pour sélectionner les plants les plus fins de pinot noir semble ici s'illustrer à merveille. La précision aromatique, sur des notes de rose, de fruits rouges mûrs et d'épices, est admirable. La bouche apparaît à la fois fraîche et veloutée, dotée de tanins très fins, très serrés, portant loin la finale, un peu plus austère à ce stade. Un grand cru mêlant l'intensité à l'élégance avec une rare harmonie.
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2015 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
Si 2015 est à marquer d'une pierre blanche pour l'inscription des<i>climats</i>de Bourgogne au patrimoine mondial de l'Unesco, dont Aubert de Villaine fut le fer de lance, ce fut aussi un grand millésime côté vigne. Une année marquée par une maturité exceptionnellement homogène et complète. L'hiver fut doux avec des pluies importantes créant une forte réserve d'humidité, bien utile à la vigne pour le reste de l'année : un printemps doux et sec qui a favorisé une floraison précoce ; un mois de juillet très chaud, parfois caniculaire ; une première quinzaine d'août humide et douce, qui a permis à la vigne de respirer ; une deuxième quinzaine sèche et ventée. Bref, des conditions qui ont plu à la vigne, restée verte et saine, d'une qualité sanitaire impeccable à l'heure de la vendange, même si de quantité moyenne. Grâce à quoi, le romanée-saint-vivant est une nouvelle fois éblouissant. Le nez, d'une grande élégance, se montre très floral (violette, rose fanée), minéral et « sanguin », avec en appoint les notes de cèdre et de fumé d'un boisé parfait. La bouche est superbe : fine, délicate, adossée à des petits tanins croquants et bien serrés qui roulent sous la langue, elle s'étire dans une longue finale qui griffe légèrement. Un saint-vivant pausé, détendu, zen : la sagesse des grands vins.
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2014 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
Une grande saint-vivant née d'un millésime qui a une nouvelle fois réservé quelques surprises aux vignerons de la Côte de Nuits. Après un hiver humide et exceptionnellement doux, un printemps très beau et très sec a grandement profité à la vigne (feuillage sain, croissance équilibrée, maladies repoussées, floraison précoce). Fin juin : des orages très violents et des grêles dévastatrices sur toute la Côte, mais plus mineures sur Vosne, relayés par une courte canicule qui engendra un éclaircissage naturel bienvenu en cette année de récolte abondante. Juillet ? Compliqué : du froid, peu de soleil, beaucoup d'eau, du botrytis. Mais la vigne avait pris de l'avance au printemps et le raisin arriva fin août dans un bel état de maturité. Enfin, septembre réconcilia les équipes du domaine avec la météo : vent du Nord, temps sec et ensoleillé, chaleur mesurée et maturation accélérée, et des vendanges sous un temps parfait, venté, sec et tempéré. Grâce à quoi la romanée-saint-vivant 2014 fait forte impression. Nez aérien, d'une élégance rare, sur la rose, les petits fruits, le sous-bois. La bouche ? Beaucoup de fraîcheur et de profondeur, une formidable densité de tanins au toucher délicat et soyeux, une finale « électrique », comprenez vive et tendue. Un vin vibrant.
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2012 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
Les Quatre Journaux constituent l'un des clos historiques du monastère de Saint-Vivant-de-Vergy en Romanée. Marey puis Marey-Monge après la Révolution, la vigne devient Latour en 1898. Depuis le XII<sup>e</sup> s., ses propriétaires se comptent sur les doigts d'une seule main Rémi Poisot en signe une version 2012 longiligne, d'une grande élégance et surtout très fidèle au caractère de son terroir ; ce vin présente une remarquable texture au palais, épaulé par des tanins soyeux et la minéralité des lieux. Les difficultés du millésime 2013 ont naturellement réduit le rendement de la parcelle (-25 %) : finesse et précision se conjuguent donc ici avec concentration. Tout cela est agrémenté avec netteté d'une remarquable finesse aromatique au nez comme en bouche, autour de la cerise et de la réglisse.
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2010 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
Bien qu'issu d'une vieille famille d'Aloxe-Corton, Franck Follin-Arbelet est le premier de la lignée à se faire vigneron, en 1990, avec une parcelle d'aloxe-corton. Il faut dire que pour ce géologue de formation, la richesse des <i>climats</i> bourguignons constitue un magnifique terrain de jeu. Ici, 45 ares de sols bruns calcaires fortement argileux, reposant sur un socle de calcaire dur. Il en résulte un 2010 d'une grande élégance dans sa robe rubis intense et brillante, ornée de beaux reflets bleutés. De prime abord sur la réserve, le nez livre à l'agitation de généreuses senteurs de griotte à l'eau-de-vie et de mûre. L'attaque, suave et soyeuse, prélude à un palais concentré, riche et cossu, à la longue finale fruitée et épicée (poivre blanc). Un modèle de finesse et d'équilibre, à découvrir dans cinq à huit ans.
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2008 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
En 2008, le printemps frais a été à l'origine de beaucoup de millerandage, créant des grappes aux petites baies lâches typiques du pinot noir dans sa meilleure expression. Malgré les vicissitudes qui suivirent (pluies incessantes favorisant les ennemis habituels de la vigne, mildiou, oïdum et botrytis), ce potentiel qualitatif a perduré, comme en témoigne cette superbe romanée-saint-vivant, considérée comme le plus "féminin" des grands crus du domaine. La robe brillant d'éclats grenat ressemble à un joyau. Au nez, une petite note florale enrobe un fruit d'une grande pureté auquel quelques notes de tabac donnent un supplément d'élégance. Séveuse, fine et racée, la bouche vient parfaire le tableau. Un vin délicat et terriblement séduisant.
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Marey-Monge 2006 • Gd cru
Bourgogne • Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
Vivant, saint poitevin du IV<sup>e</sup>s., imaginait-il pareil destin? Ses reliques furent accueillies à Vergy par un monastère des Hautes-Côtes un demi-millénaire plus tard. On doit à ce moine le vignoble de Vosne créé il y a près de dix siècles. Quant à cette vigne, quatre propriétaires seulement depuis lors: le monastère (le domaine en restaure les vestiges et en possède à Vosne le vendangeoir), la Nation sous la Révolution, la dynastie Marey-Monge et le domaine de La Romanée-Conti! Le millésime 2006 épanouit à merveille les vertus du pinot noir planté sur un terroir d'exception: nuances de la robe d'un rubis pénétrant, charme du bouquet corbeille de petits fruits, constitution jeune sans doute mais déjà droite, ferme, bienveillante. 2006 a vu Nicolas Jacob et Gérard Marlot travailler ensemble dans les vignes, le premier succédant au second comme chef de culture, l'heure de la retraite ayant sonné pour Gérard après une brillante carrière.
en savoir plusLes vins d'appellation Romanée-saint-vivant
- rouge tranquille
L'un des clos historiques du monastère de Saint-Vivant-de-Vergy en Romanée. Rémi Poisot est l'un des rares propriétaires sur ces grandes terres calcaires et très argileuses: 49ares qui avaient donné lieu à un formidable 2012 élu coup de cœur. Le 2013 fait très bonne figure. Des arômes intenses de griotte, de myrtille et de mûre relevés de poivre composent un bouquet engageant et complexe. En bouche, du gras, du volume, de la fraîcheur, des tanins particulièrement soyeux en attaque, qui s'affermissent en finale. À suivre
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- rouge tranquille
Une grande saint-vivant née d'un millésime qui a une nouvelle fois réservé quelques surprises aux vignerons de la Côte de Nuits. Après un hiver humide et exceptionnellement doux, un printemps très beau et très sec a grandement profité à la vigne (feuillage sain, croissance équilibrée, maladies repoussées, floraison précoce). Fin juin: des orages très violents et des grêles dévastatrices sur toute la Côte, mais plus mineures sur Vosne, relayés par une courte canicule qui engendra un éclaircissage naturel bienvenu en cette année de récolte abondante. Juillet? Compliqué: du froid, peu de soleil, beaucoup d'eau, du botrytis. Mais la vigne avait pris de l'avance au printemps et le raisin arriva fin août dans un bel état de maturité. Enfin, septembre réconcilia les équipes du domaine avec la météo: vent du Nord, temps sec et ensoleillé, chaleur mesurée et maturation accélérée, et des vendanges sous un temps parfait, venté, sec et tempéré. Grâce à quoi la romanée-saint-vivant 2014 fait forte impression. Nez aérien, d'une élégance rare, sur la rose, les petits fruits, le sous-bois. La bouche? Beaucoup de fraîcheur et de profondeur, une formidable densité de tanins au toucher délicat et soyeux, une finale «électrique», comprenez vive et tendue. Un vin vibrant.
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- rouge tranquille
Les Quatre Journaux constituent l'un des clos historiques du monastère de Saint-Vivant-de-Vergy en Romanée. Marey puis Marey-Monge après la Révolution, la vigne devient Latour en 1898. Depuis le XIIe s., ses propriétaires se comptent sur les doigts d'une seule main Rémi Poisot en signe une version 2012 longiligne, d'une grande élégance et surtout très fidèle au caractère de son terroir; ce vin présente une remarquable texture au palais, épaulé par des tanins soyeux et la minéralité des lieux. Les difficultés du millésime 2013 ont naturellement réduit le rendement de la parcelle (-25%): finesse et précision se conjuguent donc ici avec concentration. Tout cela est agrémenté avec netteté d'une remarquable finesse aromatique au nez comme en bouche, autour de la cerise et de la réglisse.
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- rouge tranquille
Son secret? Les petits rendements imposés par les intempéries au moment critique où se formait la fleur, un lent mûrissement estival sous un ciel plus clément que dans la Côte de Beaune, la minutie des équipes des vignes menées par Nicolas Jacob et les soins donnés au chai sous la direction de Bernard Noblet. Un millésime sauvé des eaux et des maladies. Récoltée en fin de saison, les 10 et 11 octobre, la romanée-saint-vivant montre cette année son visage charmeur. Très ouvert, le nez affiche d'emblée son élégance et sa complexité, explorant la rose, la fraise et autres petits fruits, la réglisse, les épices, le thé fumé et même les agrumes. Délicatesse, complexité, fraîcheur, ces qualités se prolongent dans une bouche ample et étoffée, qui garde un caractère aérien jusqu'en finale, portée par des tanins très fins. Aucune agressivité, aucune ostentation et une rare harmonie dans ce vin sensuel et racé.
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- rouge tranquille
Le plus «monacal» des grands crus du domaine dans le millésime 2012, allant ainsi quelque peu à l'encontre de son image habituelle de «vin féminin». Le nez se révèle certes, délicat et très élégant, sur la cerise un rien kirschée, la rose sauvage et la poudre de riz. Mais en bouche, la «féline sort ses griffes», doucement mais sûrement, offrant une montée en puissance progressive portée par des tanins très fermes et par une fine trame acide aux tonalités mentholées et végétales (au sens noble du terme, la plante, non la verdeur). Un vin de très grande garde, assurément.
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- rouge tranquille
Franck Follin-Arbelet fut le premier de cette famille ancienne d'Aloxe-Corton à se lancer en 1990 dans la viticulture, après des études en géologie à Montpellier. Une parcelle d'aloxe pour commencer, puis des premiers crus, puis des grands crus. Sur les 9,3ha que compte la Romanée Saint-Vivant, le domaine en exploite 50ares, à l'origine d'un 2011 couleur rubis nuancé des reflets violines de la jeunesse. D'une remarquable complexité, le nez élégant et plutôt loquace évoque la cerise à l'alcool, la fraise des bois, les épices douces et le poivre. Le palais attaque en finesse et en fraîcheur, puis dévoile une matière ronde, fruitée et concentrée, adossée à des tanins nobles et doux, se montrant plus serrés en finale. Grâce et structure composent cette belle image du cru, à conserver avec précaution pour les dix ou quinze ans à venir.
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- rouge tranquille
«Un climat est un être vivant doué d'une dynamique admirablement précise, qu'il faut respecter et préserver dans un esprit de grande modestie», affirme Aubert de Villaine, qui porte avec beaucoup de détermination la demande de classement des climats bourguignons au patrimoine mondial de l'Unesco. C'est ainsi que la Romanée-Conti est en bio depuis 1985 et entièrement en biodynamie depuis 2007, sans que cela soit clamé haut et fort ni érigé en argument commercial. Cette approche au plus près du sol lègue finesse, concentration et densité au vin, en révélant le terroir à la perfection. Et c'est bien cet équilibre subtil que l'on ressent dans ces 5ha 28a 58ca mis en flacons. Un peu moins puisque seules les meilleures parcelles sont vinifiées en romanée saint-vivant. Ce cru, qui semble toujours plus abouti millésime après millésime, se dévoile d'abord avec parcimonie, abandonnant son austérité un rien monacale à l'aération pour devenir aérien: girofle, menthe poivrée, rose séchée, fruits noirs ou encore fumée. Le palais, porté de bout en bout par une élégante trame minérale, saline, marie la densité des tanins d'un grain très fin à une chair délicate et veloutée. Un vin tout en puissance maîtrisée, d'une élégance et d'une fraîcheur admirables.
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- rouge tranquille
Bien qu'issu d'une vieille famille d'Aloxe-Corton, Franck Follin-Arbelet est le premier de la lignée à se faire vigneron, en 1990, avec une parcelle d'aloxe-corton. Il faut dire que pour ce géologue de formation, la richesse des climats bourguignons constitue un magnifique terrain de jeu. Ici, 45 ares de sols bruns calcaires fortement argileux, reposant sur un socle de calcaire dur. Il en résulte un 2010 d'une grande élégance dans sa robe rubis intense et brillante, ornée de beaux reflets bleutés. De prime abord sur la réserve, le nez livre à l'agitation de généreuses senteurs de griotte à l'eau-de-vie et de mûre. L'attaque, suave et soyeuse, prélude à un palais concentré, riche et cossu, à la longue finale fruitée et épicée (poivre blanc). Un modèle de finesse et d'équilibre, à découvrir dans cinq à huit ans.
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- rouge tranquille
"2010, millésime de défis, aura nécessité ""non pas l'héroïsme d'Achille ou d'Hector dans l'Iliade, mais la prudence, la ruse et l'obstination d'Ulysse dans l'Odyssée"", écrit Aubert de Vilaine dans ses formidables cahiers de vendanges. Floraison peu féconde et inégale début juin, mais propice au millerandage et à la solidité des raisins, qui pourront dès lors résister au botrytis en fin de maturation; alternance de périodes chaudes et humides en juin-juillet, et son corollaire, le développement du mildiou et d'un botrytis précoce; mois d'août exceptionnellement humide et froid, et maturation au ralenti; temps incertain en septembre, avec des orages répétés. Bref, un millésime ""cyclothymique"". Finalement, la maturité est atteinte le 20 septembre, mais par manque de stress hydrique au cours de l'année, Bernard Noblet et son équipe décident de repousser la vendange, entre le 27 et le 29 septembre pour cette romanée-saint-vivant. Le résultat? Un vin d'une grande délicatesse, comme attendu de cette ""féline qui griffe puis caresse"". Le nez s'ouvre à l'aération sur de délicates notes florales, épicées et mentholées. La bouche se révèle dense et tendre à la fois, bâtie sur des tanins serrés et veloutés, qui poussent très loin une finale ferme et complexe, alliant parfums de rose et nuance saline. La délicatesse faite vin..."
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- rouge tranquille
«Un vin cistercien»... C'est ainsi que les jurés concluent la dégustation de ce 2009. On attendra donc patiemment que le temps (sept ou huit ans au moins) fasse son œuvre. La robe est rubis intense. Le bouquet a besoin d'aération pour révéler des notes complexes de fruits rouges, d'épices, de tabac et de toasté. Le palais se montre puissant, dense, soutenu par des tanins bien serrés qui lui confèrent rigueur et austérité. De quoi affronter des mets de caractère.
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- rouge tranquille
Sans tambours ni trompettes, le domaine de la Romanée-Conti a lancé fin 2010 son site Internet. On peut notamment y lire les excellents rapports de vendanges d’Aubert de Villaine, ainsi que quelques considérations sur les grands crus du domaine. La Romanée-Saint-Vivant? «Une séductrice qui, derrière la grâce, exprime une puissance si parfaitement en équilibre qu'on ne l'avait pas vue au premier abord.» Qu’on en juge plutôt en 2009. D’abord fermé, le nez se révèle très charmeur à l’aération, presque envoûtant, laissant libre cours à des notes de fruits noirs, de terre humide, de réglisse et d’épices douces. En contraste, la bouche apparaît plus droite, plus verticale, maintenue par un tanin sérieux jusque dans une finale complexe aux accents de poivre blanc. Séduisante en effet, et pour longtemps.
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- rouge tranquille
En 2008, le printemps frais a été à l'origine de beaucoup de millerandage, créant des grappes aux petites baies lâches typiques du pinot noir dans sa meilleure expression. Malgré les vicissitudes qui suivirent (pluies incessantes favorisant les ennemis habituels de la vigne, mildiou, oïdum et botrytis), ce potentiel qualitatif a perduré, comme en témoigne cette superbe romanée-saint-vivant, considérée comme le plus "féminin" des grands crus du domaine. La robe brillant d'éclats grenat ressemble à un joyau. Au nez, une petite note florale enrobe un fruit d'une grande pureté auquel quelques notes de tabac donnent un supplément d'élégance. Séveuse, fine et racée, la bouche vient parfaire le tableau. Un vin délicat et terriblement séduisant.
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- rouge tranquille
Souvent sélectionnée, la romanée-saint-vivant de Dominique Mugneret a trouvé dans le millésime 2008 un joli terroir pour s'exprimer. Derrière une robe grenat brillant, le nez joue avec des notes de cerise (kirsch) et de café. L'attaque tout en finesse laisse la place à une chair ample aux tanins veloutés, ciselée par une élégante fraîcheur. "Superbe travail d'élevage", conclut une dégustatrice. Pour accompagner un gibier à plume.
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- rouge tranquille
Ce vin présente une «légère dureté qui s'estompera avec le temps», affirme un juré qui lui laisse dix ans pour bien s'arrondir et s'harmoniser. Le nez de fruits noirs et de moka souligné d'un fin grillé est d'une bonne intensité. La bouche élégante est encore marquée par la vivacité des tanins, mais le volume et la matière sont là.
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- rouge tranquille
Vigne issue selon toute vaisemblance de la cession des Quatre Journaux le 29 décembre 1898 par les héritiers Marey-Monge à Louis Latour (successions ultérieures). Carmin sombre à reflets violets, une romanée-saint-vivant au parfum discret de cassis et de mûre. Au palais, sa concentration extrême, ses tanins charpentés et sa grande vivacité rendent la lecture difficile aujourd'hui, mais on sent l'exigence et le soin apportés à la vinification. Solide et durable, mais sans impatience (cinq ans minimum).
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- rouge tranquille
Vivant, saint poitevin du IV e s., imaginait-il pareil destin? Ses reliques furent accueillies à Vergy par un monastère des Hautes-Côtes un demi-millénaire plus tard. On doit à ce moine le vignoble de Vosne créé il y a près de dix siècles. Quant à cette vigne, quatre propriétaires seulement depuis lors: le monastère (le domaine en restaure les vestiges et en possède à Vosne le vendangeoir), la Nation sous la Révolution, la dynastie Marey-Monge et le domaine de La Romanée-Conti! Le millésime 2006 épanouit à merveille les vertus du pinot noir planté sur un terroir d'exception: nuances de la robe d'un rubis pénétrant, charme du bouquet corbeille de petits fruits, constitution jeune sans doute mais déjà droite, ferme, bienveillante. 2006 a vu Nicolas Jacob et Gérard Marlot travailler ensemble dans les vignes, le premier succédant au second comme chef de culture, l'heure de la retraite ayant sonné pour Gérard après une brillante carrière.
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- rouge tranquille
Vigne Poisot, née des Quatre Journaux. Un 2006 pourpre à liseré violet, au bouquet assez complexe mêlant la confiture, la fraise et le cuir. Encore austère, il parle peu. Finesse, élégance, la bouteille travaille la distinction plus que l'épaisseur. Légère astringence finale; les tanins doivent encore se fondre, mais le fond et la persistance sont bons. À juger dans le temps, sans l'oublier en cave (quatre ans).
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- rouge tranquille
Les Reitz sont originaires de la Sarre et s'établissent ici vers 1810: tonnellerie, viticulture, négoce, tout leur réussit. De nos jours, trouver de la romanée-saint-vivant à la propriété! Vanille, pain d'épice, l'histoire débute sur les notes d'élevage. La suite, imposante, est infinie, sur des tanins puissants et un fruit récurrent (cerise à l'eau-de-vie). De l'épaisseur, certes, mais aussi de l'élégance; terroir et pinot respectés dans leur intégrité. De façon logique, une bouteille pour après-demain et somme toute en confiance.
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- rouge tranquille
47 a 77 ca provenant de la succession Charles Noëllat quand Odile s'est retirée de la société en 1978. La robe est profonde à nuance violine. Le premier nez racé est floral et fruité, le second plus complexe et d'une minéralité alerte. Attaque souple, consistance généreuse et texture aimable, alliées à une bonne vinosité. Les tanins fondus s'expriment sur des notes fruitées et grillées (dix-huit mois en fût). Un 2004 bien dans la ligne de son millésime, d'une ampleur moyenne mais fidèle à son terroir.
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- rouge tranquille
Il s'agit des 52 a 5 ca confiés il y a déjà très longtemps en métayage par la famille Xavier Liger-Belair à Nuits. Des ceps, dit-on, gros comme des cuisses. Quelques-uns datent de Félix Liger-Belair quand la III e République était encore jeunette... D'une couleur soutenue, ce vin présente un bouquet ouvert sur le fruit noir et un boisé vanillé. L'attaque est souple et vivante, relayée par des tanins un peu fermes qui viennent apporter une touche d'amertume en finale. La matière est présente et on attendra donc que ce vin s'ouvre pleinement. Horizon 2012.
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