AOC Mazis-chambertin
Au nord du chambertin-clos-de-bèze, mazis-chambertin a des airs de famille indéniables avec son grand voisin. Son nom, apparu dès 1420, rappelle les masures qui jalonnaient le coteau. Ici, il y a très peu de terre, mais elle est sans pareil pour produire des vins riches en nuances, puissants. Les Hospices de Beaune produisent une cuvée de ce grand cru (donation Thomas-Collignon en 1976).
Caractéristiques de l’AOC Mazis-chambertin
- Couleur
- rouge
- Potentiel de garde
- 10 à 15 ans (jusqu’à 50 ans pour les grands millésimes).
- Principaux cépages
Château de Saint-Eutrope Maximus
2023
- rouge tranquille
Comment reconnaitre un Mazis-chambertin ?
- Oeil
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Mazis-chambertin : Quel œil ?
Une robe sombre, profonde, rouge rubis habille le mazis-chambertin.
- Nez
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Mazis-chambertin : Quel nez ?
Le bouquet se compose de cerise confite, de cassis, de myrtille et d'épices. Il évoque aussi le cuir et la réglisse.
- Bouche
-
Mazis-chambertin : Quelle bouche ?
Puissance et distinction, richesse et plénitude caractérisent le mazis-chambertin, qui se prolonge en bouche dans une longueur presque sans fin.
- Mets vins
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Mazis-chambertin : Quel accord mets/vin ?
Poisson (truite, brochet poché au chambertin), gibier (civet de lièvre), boeuf en daube, fromages (Ami du chambertin).
- Service
- Mazis-chambertin : à quelle température le servir ? rouge : 14 à 15 °C
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Château de Saint-Eutrope Maximus
2023
- rouge tranquille
Les vins Coup de cœur de l'appellation
Mazis-chambertin
2022 • Gd cru
- rouge tranquille
Le domaine dispose de près de 42 ares de vignes dans le lieu-dit Mazis-Bas. Des vignes qui courent de bas en haut sur plus de la moitié du grand cru. Ce<i>climat</i>est marqué par la présence toute proche de la Combe Lavaux et de ses courants d'air rafraîchissants. Le vin développe une palette aromatique évoquant la cerise noire, et plus généralement les fruits rouges bien mûrs, à laquelle s'ajoutent de fines nuances chocolatées. Une complexité qui trouve un long écho dans une bouche ample, ronde, bien structurée par des tanins fins et raffermie par une pointe de fraîcheur minérale que le temps polira. Un grand cru de haute expression.
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2013 • Gd cru
- rouge tranquille
La famille Harmand-Geoffroy dispose de 80 ares en mazis, des vieux ceps âgés entre quarante et soixante-dix ans. C'est incontestablement la cuvée phare de ce domaine très recommandable, qui avait déjà ébloui le jury dans sa version 2012. Le 2013 fait aussi bien, dans ce style « Harmand » qui fait son succès, à base de fraîcheur minérale et d'élégance, de concentration et de précision, de tanins sérieux mais soyeux. Un beau boisé aux accents de moka et d'épices met le tout en valeur. Un monument d'équilibre, encore en devenir, bien sûr, où rien n'est forcé, où tout est en place pour un long séjour en cave.
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2012 • Gd cru
- rouge tranquille
Gérard et Philippe Harmand exploitent 80 ares de ce grand cru sélectionné chaque année dans le Guide avec une impressionnante régularité. Le 2012 égale son devancier de 2010, avec lequel il partage le même caractère élégant, puissant, riche mais frais. Un mazis au nez pimpant et délicat de fruits noirs (myrtille, cassis) et d'épices, au palais ample, généreux et fruité, étayé de tanins fermes au grain très fin. Un vin solide et distingué.
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2010 • Gd cru
- rouge tranquille
Gérard et Philippe Harmand, à la tête de 80 ares de ce grand cru, élaborent des vins sélectionnés dans le Guide avec une remarquable régularité. Adeptes de la fraîcheur plutôt que de l'opulence, ils proposent ici un mazis rubis intense, au nez encore sur la réserve, dont on devine néanmoins la complexité à travers des notes de fruits noirs, de vanille, de réglisse ou encore d'épices. La bouche se révèle ronde, déjà assise, portée par des tanins structurés mais sans rudesse, et offre une finale dense et savoureuse, égayée par une fine vivacité saline. Cette bouteille très équilibrée sera à son aise sur une noble volaille d'ici cinq ans.
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2009 • Gd cru
- rouge tranquille
Chantal Tortochot, ancienne cadre en entreprise devenue vigneronne sur le tard, possède 42 ares de vieilles vignes de cinquante ans (cultivées en bio et en attente de certification) en mazis-chambertin. Elle signe un vin superbe, à la robe grenat profond, au nez intense de moka et de fruits noirs tonifié par une touche minérale. La bouche est éclatante, fruitée, boisée, mais sans lourdeur ni excès tannique. Au contraire, de beaux tanins ronds viennent épauler la matière généreuse, charnue, riche et complexe, qui sera à son apogée dans cinq ou six ans.
en savoir plusLes vins d'appellation Mazis-chambertin
- rouge tranquille
La fille de Philippe Charlopin vous accueillera au caveau. Ce 2002 est bien dans son millésime: il n'a pas la puissance des 2003 et repose les dégustateurs par sa belle fraîcheur, ses tanins fondus et son fruité qui lui confèrent une bouche presque ronde qui n'oublie pas les notes toastées du fût. Commencez de le servir dans deux ans.
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- rouge tranquille
35,54 ares dont ce domaine tire un mazis vendangé le 27 août, superbement vinifié. Un vin à l'ancienne, de longue garde et parmi les meilleurs de la table. Haut en couleur, le bouquet un peu torréfié mais ouvert sur d'autres horizons plus fruités, il repose sur une bonne assise tannique. Tout en restant raisonnable, son astringence réelle lui garantit d'intéressantes espérances. Un succès pour 2003 où il n'était guère aisé d'acquérir un tel équilibre.
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- rouge tranquille
Sa robe? Coucher de soleil un soir d'été sur la combe de Lavaux. Son bouquet? Très mazis, sur des notes de cuir, épicées et sauvages, de kirsch. Dès l'attaque, il se montre fidèle à sa légende: une bouche étoffée et corsée, puissante et dotée de mâche. Ses arômes secondaires se situent dans la lignée des premiers. Comme certains généraux, il obtiendra ses étoiles à l'ancienneté (cinq à dix ans) et cela n'a rien de péjoratif ici... Il y gagnera en effet du gras et de la finesse.
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- rouge tranquille
41,83 ares vendangés le 25 août, voici un mazis (y, ys, i, is les étiquettes sont parfois brouillées avec l'orthographe!) en robe de cour. Son bouquet moyennement intense sollicite le cassis, les fruits à l'eau-de-vie. L'attaque est satisfaisante. Ses tanins vont s'amadouer en cave (deux à trois ans minimum) et le vin s'ouvrir davantage. Puissante, la bouche offre une longueur prometteuse sur le fruit noir.
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- rouge tranquille
Trois ouvrées de mazis pour ce viticulteur qui a introduit le nom de Guillon à Gevrey il y a vingt-cinq ans. Cramoisi aux reflets à la limite du noir, ce vin a le nez suffisant (cassis, réglisse ponctués par une note brûlée – quinze mois de fût). Ample et généreux, concentré et même dense lors de notre dégustation du 30 mars 2005, gardant néanmoins de la fraîcheur, c'est un beau 2003, bien travaillé.
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- rouge tranquille
Pourpre sombre et profond, la robe de ce vin apparaît assez jeune au regard des autres 2001. Riche en demi-teintes, son bouquet est parfaitement mazis: à la mûre et au cassis; au vanillé de l'élevage s'ajoute une dominante cuir qui rebondit en bouche. Complet, il s'élargit dès l'entrée au palais et réussit son parcours en nous faisant partager les délices d'une longue finale.
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- rouge tranquille
Ici, pas de désherbant, pas d'engrais, et la lutte raisonnée est de rigueur. D'un rouge profond, ce mazis affiche des arômes qui invitent à la promenade en sous-bois. Le clou de girofle prend la suite, puis des notes boisées (seize mois de fût). En bouche l'attaque est solide, tout en montrant une souplesse fine et leste. Sur un fond de fruits et d'épices douces, ses tanins tendent à se montrer en finale, mais en tout état de cause on en parlera vraiment dans trois à cinq ans.
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- rouge tranquille
Cette vigne représente 10 % de la superficie du grand cru. Rouge vermillon, un 2001 réglissé comme le sont fréquemment les mazis. Le fût (dix-sept mois) reste dans le paysage. Son acidité et ses tanins signent équilibre et longévité. Une jolie cerise à l'eau-de-vie anime la fin de bouche. Un grand vin ajoute l'espérance à la foi. Celui-ci se donne cinq ans pour le vérifier.
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- rouge tranquille
On aime sa jeunesse conquérante et son potentiel. Sa concentration apparaît au premier coup d'oeil et se confirme au nez. Mais ce n'est pas un pur esprit. Sa bouche exprime le gras, la chair, de façon chaleureuse et réglissée. Exubérante en attaque, sereine en fin de dégustation. Rendez-vous est pris pour 2006 ou 2007. Voire un peu plus tard.
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- rouge tranquille
Bien en chair et gourmand, il entre en scène comme l'abbé, le confident, le personnage indispensable du théâtre jadis. Il est discret. Il sait attendre. En revanche, sa robe mêle le rouge au noir. D'un fruit bien mûr, évidemment, coulis ou confiture de mûres. Ses tanins ont le dos rond. Ce 2002 pèse en bouche chaque mot et ne paraît guère ouvert, mais il investit dans la durée. Bel enfant de la maison Michel Picard.
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- rouge tranquille
Si Napoléon avait reçu le renfort d'une telle bouteille à Waterloo (on sait qu'il but ce vin toute sa vie impériale), nul doute que l'affaire eût tourné autrement! Souple et soyeux, un mazis 2000 d'une élégance raffinée. A l'oeil, au nez, beaucoup de présence et de sensibilité. On aime également le fruité charmant qui habille la bouche. Bien, bien et bien. A attendre entre trois et cinq ans.
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- rouge tranquille
Une extraction de couleur à citer en exemple au lycée viticole de Beaune. Profond mais sincère et sachant, autant que Stendhal, marier le rouge et le noir. La fin toutefois est moins dramatique que dans le roman. A des notes d'épices et de fruits confits succède la plénitude du palais. Complexité, persistance, on est ici en grand cru de Chambertin où le pinot noir est porté à son excellence. Les mets devront être riches...
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- rouge tranquille
Reflets de cerise noire. Cette tonalité devient aromatique tandis que le cuir se mêle au pain d'épice. Boisé présent mais discret et sans excès. Ce nez de cuir est très mazis, ce cru entré dans l'Histoire en 1420 et qui regarde le clos-de-bèze droit dans les yeux. Cette typicité (fidélité au terroir) est d'ailleurs signalée sur les fiches de dégustation. Volume convenable et belle persistance en finale.
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- rouge tranquille
D'une couleur bien marquée à reflets mauves, un mazis assez vanillé qui associe à la fête les petits fruits rouges. Bien rond dès la première impression, il bénéficie d'une persistance convenable et d'un équilibre très correct. Sa bouche est aromatique, complexe, avec des tanins denses mais fins et une finale carrément carrée. Vin dont le plaisir s'exprimera après quelques années de bouteille.
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- rouge tranquille
Si tous les mazis étaient comme celui-ci, les cloches de l'église de Gevrey n'arrêteraient pas de sonner. Sélectionné pour la finale du coup de coeur, un vin fort harmonieux. Il est moins long que le chemin de Curley mais distille des parfums de cassis et de mûre très alléchants: une belle palette aromatique jusqu'au cacao, aux épices. Soyeux au palais, il n'en est pas moins très sérieux dans son travail: structure et complexité sont au rendez-vous. A ouvrir en 2007, pour voir son appétit pour un rôti de boeuf; ce sont souvent les plats les plus simples qui mettent le mieux en valeur ces grands crus bourguignons!
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- rouge tranquille
Bernard Dupont épouse en 1954 Gisèle Tisserandot. Lui, vient de la Haute-Marne et elle, est gibriacoise. Il y avait des vignes dans la dot qui se développeront jusqu'à atteindre 24ha aujourd'hui. Ce mazis carminé-violacé, cerise-cassis, tendre et friand, vinifié pour plaire y réussit dans sa jeunesse vive et spontanée. Il sera à ouvrir dans deux ans.
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- rouge tranquille
Les mazis-chambertin font souvent frémir les chandelles de la vente des Hospices de Beaune depuis que la famille Thomas-Collignon en a offert une belle parcelle. On a affaire ici à un vin assez puissant, présentant une cohérence d'ensemble convaincante. Intensité de couleur, parfum de griotte en chaudron de confiture, tanins entreprenants, telles sont les étapes de cette dégustation qui engagent à attendre trois ans pour ouvrir cette bouteille.
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- rouge tranquille
13,61 ha pour ce beau domaine créé au début du XX e s. Son "mazy" (l'orthographe varie selon les étiquettes) est rouge cassis et d'un beau nez fleur et fruit. Gras et concentration sont au rendez-vous au palais où la cerise se dessine. Le fût demeure très présent. L'épanouissement de ce millésime est certain dans cinq à dix ans: son potentiel le lui permet.
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- rouge tranquille
Ce domaine de 9ha fait partie des fleurons de la Bourgogne. Si l'attaque de son 99 est un peu réservée, si le vin ne s'exprime pas entièrement, c'est à coup sûr un mazis de très bonne venue. Rien de plus vif au regard. Le nez est assez torréfié mais le fruit prend bientôt le dessus. Tout le vin est présent en bouche, franc et consistant. Il faut attendre quatre à cinq ans que le gras se développe car on se trouve ici bien au-dessus de la moyenne.
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- rouge tranquille
Lorsque l'on emprunte la D122, mazis-chambertin est le premier grand cru qu'on rencontre en venant de Gevrey. Il a donné ici un vin élevé dix-huit mois en fût comme ne le cachent pas ses tanins serrés. Sa robe intense, son nez qui mêle des notes minérales, des fruits un peu cuits à des nuances boisées sont de bon augure. Il faudra attendre le retour du gras et du fondu dans deux ou trois ans.
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