AOC Alsace grand cru
En Alsace, le cépage tient la vedette : sur l'étiquette, l'appellation d'origine est presque toujours suivie de l'indication d'une variété. Pourtant, la notion de grand cru est très ancienne dans la région. L'AOC n'a cependant été mise en place qu'en 1975. En 1983, un décret a défini vingt-cinq lieux-dits, suivi d'un autre, en 1992, qui en a reconnu cinquante. Enfin, le Kaefferkopf s'est ajouté à la liste en 2007. Très bien situés et exposés, offrant aux raisins d'excellentes conditions de maturation, voire de surmaturation, ces grands crus, souvent mis en valeur par les ordres monastiques ou les évêchés, sont parfois mentionnés dès le haut Moyen Âge. Aujourd'hui strictement délimités, ils sont assortis de disciplines de production de plus en plus strictes, notamment en matière de rendements et de teneur en sucres. Le degré alcoolique est au minimum de 11 % vol. pour les riesling et muscat et de 12,5 % vol. pour les pinot gris et gewurztraminer. Sur ces terroirs parfois très pentus, les vendanges sont manuelles ; l'enrichissement est limité, voire interdit. Si l'on excepte le sylvaner, autorisé depuis 2005 en remplacement du muscat dans le grand cru Zotzenberg (Mittelberheim) et en assemblage avec le gewurztraminer, le pinot gris et le riesling dans l'Altenberg de Bergheim, l'appellation est réservée aux quatre « cépages nobles » : le riesling, le gewurztraminer, le muscat et le pinot gris, mentionnés sur l'étiquette sauf lorsqu'ils naissent d'assemblage dans les grands crus Altenberg de Bergheim et Kaefferkopf. Le nom du grand cru figure obligatoirement sur l'étiquette. On peut aussi y trouver les sélections de grains nobles et les vendanges tardives, une mention qui s’applique aux vins issus de raisins vendangés tardivement et à ce titre surmûris, donc plus riches en sucre qu’une vendange normale. Production haut de gamme, les alsaces grands crus représentent à peine 4 % des vins d'Alsace.
Caractéristiques de l’AOC Alsace grand cru
- Couleur
- Potentiel de garde
- 2 à 10 ans.
Vins de Alsace grand cru
La Seigneurie, Sénonien
2024
- rouge tranquille
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Comment reconnaitre un Alsace grand cru ?
- Oeil
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- Bouche
- Mets vins
-
Alsace grand cru : Quel accord mets/vin ?
Selon le cépage, voir alsaces gewurztraminer, muscat, pinot gris et riesling.
- Service
- Alsace grand cru : à quelle température le servir ? blanc : 08 à 12 °C
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La Seigneurie, Sénonien
2024
- rouge tranquille
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Les vins Coup de cœur de l'appellation
Alsace grand cru
Kirchberg de Ribeauvillé Riesling 2022
- blanc tranquille
Le millésime 2022 a souri à ce domaine et permis à Paul Fuchs d'obtenir deux coups de cœur consécutifs : après un sylvaner de terroir, ce riesling issu d'un coteau surplombant Ribeauvillé, exposé au sud et au sud-ouest. Si sa couleur est soutenue, il s'agit bien d'un vin sec, très sec même. Son nez sur les fleurs blanches et les agrumes commence à dévoiler de la minéralité (silex, notes pétrolées). Minéralité que l'on retrouve aux côtés du citron et du foin séché dans un palais racé, intense et persistant, poivré en finale, tendu par une acidité saillante et fine. (Sucres résiduels : 0,5 g/l.)
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Furstentum Gewurztraminer 2021
- blanc tranquille
Après le Kaefferkopf et le Mandelberg, voici le Furstentum sur le podium. Au cœur de la vallée de Kaysersberg, ce coteau escarpé, marno-calcaire et gréseux, baigné de soleil, engendre des vins riches, souvent marqués par la surmaturation. C'est bien le cas de ce gewurztraminer : restés sur pied jusqu'au 20 octobre, les raisins ont permis d'obtenir un moelleux jaune d'or qui rappelle une vendange tardive, tant par l'intensité et la complexité de son expression aromatique (rose, cannelle, pêche confite et coing) que par l'ampleur et l'opulence de la bouche, affinée par une belle arête acide. De la profondeur. (Sucres résiduels : 35 g/l.)
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Schlossberg Riesling 2022
- blanc tranquille
Une transmission sous de bons auspices : l'année 2025, où Quentin Blanck prend la tête de l'exploitation, ce riesling grand cru Schlossberg, orgueil de Kientzheim et de la propriété, obtient un coup de cœur. En 2025, on célèbre le 50<sup>e</sup>anniversaire du classement de ce coteau (1975), historiquement le premier terroir alsacien élevé au rang de grand cru, et le 350<sup>e</sup>anniversaire du domaine. Revêtu d'or, ce 2022 brille de bout en bout par sa fraîcheur, avec son nez complexe, entre agrumes et minéralité, et sa bouche vive et citronnée, de l'attaque à la finale persistante. Un riesling racé, superbe expression des pentes granitiques du Schlossberg. (Sucres résiduels : 3 g/l.)
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Rosacker Riesling 2022
- blanc tranquille
Au cœur de la route des Vins, le Rosacker couvre, au nord du village de Hunawihr, un coteau couronné de bois. Exposés à l'est et au sud-est, les raisins mûrissent lentement, sans coup de chaud. Cépage roi de ce grand cru (65 %), le riesling a donné naissance à un vin or pâle, déjà bien ouvert sur des notes fumées, minérales, associées à la pêche jaune fraîchement cueillie. Intense, rectiligne, minérale à l'unisson du nez, la bouche séduit par son acidité délicate, salivante, de l'attaque tonique à la finale persistante. Un authentique vin de terroir, montrant une remarquable harmonie entre le nez et la bouche. (Sucres résiduels : 6 g/l.)
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Altenberg de Bergheim Riesling Vieilles Vignes 2023
- blanc tranquille
Rares sont les propriétés à fournir d'importants volumes en grand cru. Gustave Lorentz, qui cultive plus du tiers des 35 ha de l'Altenberg de Bergheim, en propose en quantité. Et la qualité suit, témoin ce coup de cœur, digne successeur des 2021 et 2018, pour ne citer que les millésimes les plus récents. Issu d'un terroir argilo-calcaire, ce 2023, d'abord réservé, commence à dévoiler la minéralité du cépage (notes pétrolées, silex), associée aux agrumes et à une touche d'amande. À l'unisson du nez, le palais persistant, teinté d'amertume en finale, s'impose par son ampleur et par sa générosité, alliées à une rare finesse. Une belle matière en devenir. (Sucres résiduels : 1,02 g/l.)
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Kaefferkopf Riesling 2022
- blanc tranquille
Le Kaefferkopf est le grand cru d'Ammerschwihr. Les parcelles mises en valeur par ce domaine sont implantées sur un secteur argilo-calcaire de cette appellation à la géologie diversifiée. Cette année, le gewurztraminer, souvent mentionné, s'efface devant un riesling porté aux nues tant pour son nez complexe, partagé entre minéralité et citron mûr, voire confit, que pour sa bouche intense, aromatique et fraîche de bout en bout, à la fois riche et acidulée. (Sucres résiduels : 4|5 g/l.)
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Mandelberg Riesling Vieilles Vignes 2022
- blanc tranquille
Avec une bonne demi-douzaine de coups de cœur à son actif, le domaine peut afficher un palmarès enviable, que vient compléter ce riesling de la « colline des Amandiers », grand cru marno-calcaire réputé pour sa précocité et pour l'ampleur de ses vins. Issu d'une année solaire, ce 2022 répond bien à ce profil. Sa robe dorée, son nez complexe et mûr, où ressort le citron confit, annonce sa richesse. En bouche, des arômes de mirabelle et de fruit de la Passion s'accordent avec une matière puissante et ronde, dynamisée par une grande vivacité qui étire la finale. Un riesling harmonieux, aussi large que long. (Sucres résiduels : 7 g/l.)
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Wineck-Schlossberg Riesling 2020
- blanc tranquille
Le domaine obtient avec ce grand cru Wineck-Schlossberg son sixième coup de cœur (on n'oubliera pas le riesling vendanges tardives 1989…) Déjà exploité à l'époque du donjon du Wineck, ce terroir granitique favorise le riesling. Né d'une année solaire et précoce, ce 2020 issu de vignes âgées de 60 ans enchante d'emblée par la fraîcheur tonique de sa palette aromatique, alliant le pamplemousse, le citron et le zeste de citron vert à des touches minérales. Toujours sur les agrumes, à l'unisson du nez, la bouche conjugue une ampleur gourmande et une finale citronnée et persistante. « Un beau terroir granitique », conclut un dégustateur. (Sucres résiduels : 2 g/l.)
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Winzenberg Riesling 2021
- blanc tranquille
Winzenberg, ou la « montagne aux Vignes ». Ce grand cru de Blienschwiller est à l'honneur cette année, ainsi que ce vigneron, qui décroche deux coups de cœur (voir Alsace muscat). Reflet du terroir granitique comme du millésime, le riesling grand cru, encore discret dans son expression aromatique, laisse entrevoir une complexité naissante, avec un début de minéralité. Intense, consistant et long, tendu par une délicate acidité qui étire la finale aux accents d'agrumes, il brille par sa finesse et par son potentiel.
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Sporen Gewurztraminer 2021
- blanc tranquille
La maison peut se flatter d'un brillant palmarès dans le Guide, auquel concourent largement les grands crus : Brand de Turckheim, Schoenenbourg et Sporen de Riquewihr. Pour ce dernier, le gewurztraminer 2021 est plébiscité, comme le 2015. Un moelleux qui partage avec son aîné une aptitude à la garde léguée par le substrat argilo-marneux. Du millésime, il a sans doute hérité la fraîcheur qui contribue à sa finesse. Du cépage, il tire son côté floral et exotique (rose, jasmin, litchi), avec un surcroît de complexité. Reflet du terroir, un vrai grand cru, intense et persistant, d'une rare élégance. (Sucres résiduels : 60 g/l.)
en savoir plusLes vins d'appellation Alsace grand cru
- blanc tranquille
André Ackermann a créé en 1980 son exploitation à Rorschwihr, village voisin de Bergheim. Il conduit le vignoble de 6,5 ha avec discernement et vinifie avec passion: cette cuvée est le fruit d'une préparation de huit ans! Le riesling (55 %), le pinot gris (25 %) et le gewurztraminer (20 %) ont bénéficié du terroir de l'Altenberg, exposé au midi, et le vin associe les expressions des trois cépages. Les vendanges ont eu lieu début novembre. La robe est or jaune soutenu. Le nez, d'abord réservé, s'ouvre sur des nuances de fruits secs (raisin et abricot). On retrouve en bouche ces notes de surmaturation, en harmonie avec une matière assez ample. La finale souple laisse le souvenir d'un vin suave. (Sucres résiduels: 33 g/l.)
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- blanc tranquille
Ce domaine a son siège au centre de Kaysersberg, la ville natale du docteur Schweitzer, célèbre pour son pont fortifié et son centre historique préservé. Rattaché au village voisin de Kientzheim, le coteau du Schlossberg est tout proche: ses pentes abruptes dominent les deux communes. La famille Ancel exploite une parcelle de riesling non loin du château. Elle en a tiré un vin or pâle, au nez discret d'agrumes et de fruits mûrs, assortis d'une touche minérale. On retrouve les agrumes dans une bouche souple à l'attaque, montrant une petite rondeur en finale. Si on peut déjà ouvrir cette bouteille, cinq années de garde permettront aux sucres de se fondre et d'apprécier ce 2008 à son optimum. (Sucres résiduels: 5 g/l.)
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- blanc tranquille
Établie depuis le XVII e s. au sud de Colmar, la famille Hartmann cultive plusieurs parcelles dans le Hatschbourg, grand cru qui couvre un coteau sur le territoire de Voegtlinshoffen et de Hattstatt. Planté sur des sols marno-calcaires aérés d'un cailloutis important, le gewurztraminer regarde le sud et se gorge de soleil. Celui de ces vignerons est souvent mentionné dans le Guide. Le 2008 est tout d'or vêtu mais se montre plutôt fermé, laissant percer discrètement les arômes du cépage. Son bon équilibre lui vaut de figurer ici. À boire dès la fin 2010. (Sucres résiduels: 40 g/l.)
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- blanc tranquille
Christophe Scherer a pris dans les années 1990 la relève de son père André et d'une lignée de vignerons remontant au XVIII e s. Il a fait ses classes en Bourgogne, en Bordelais et jusqu'en Australie, avant de retrouver Husseren-les-Châteaux, village escarpé dominé par ses trois forteresses. Depuis son installation, il a obtenu cinq coups de coeur. Né dans le Goldert, grand cru situé dans le village voisin de Gueberschwihr, ce pinot gris s'habille d'une robe claire, couleur paille, et offre un nez expressif et fin sur la mangue et la goyave, avec une touche miellée. La bouche harmonieuse est tout en finesse, la douceur de l'attaque étant équilibrée par une belle fraîcheur. Ce 2008, qui s'épanouira au cours des trois ou quatres prochaines années, accompagnera tout le repas, de l'apéritif au fromage. (Sucres résiduels: 35 g/l.)
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- blanc tranquille
Sixième coup de coeur pour Christophe Scherer. Établi à Husseren-les-Châteaux, ce vigneron exploite en voisin des parcelles sur le Pfersigberg, grand cru rattaché aux villages limitrophes. Il en a tiré une petite merveille, à en juger par les fiches de nos dégustateurs, où surabondent les points d'exclamation. Jaune d'or brillant, ce vin captive par sa palette complexe qui se confirme en bouche: la rose y voisine avec les fruits jaunes en confiture et le coing, avec une touche de réglisse. En bouche, on découvre une "superbe matière", une "explosion de saveurs". Par son onctuosité et sa richesse, ce 2007 évoque un liquoreux. Une belle fraîcheur assure un "équilibre parfait". La longueur? "Sans égale". Ce vin est déjà excellent et un juré imagine le déguster "dans un fauteuil, après une semaine de travail intense". (Sucres résiduels: 65 g/l.)
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- blanc tranquille
Les ancêtres de ces vignerons se sont fixés à Wettolsheim en 1674. Aujourd'hui, les Stentz cultivent en bio certifié 9 ha dans quatre communes avec des vignes dans plusieurs grands crus. Dans le Steingrübler, exposé au sud-est, ils exploitent plusieurs parcelles en milieu de coteau, sur des terrains argilo-calcaires. Le terroir, le beau mois d'octobre 2008, tout favorisait le gewurztraminer. Celui-ci a été plébiscité par le jury (après un 2002 du même grand cru, également coup de coeur). D'un jaune d'or intense et brillant, ce millésime associe la rose du cépage à des notes de surmaturation évoquant la pêche confite, sans oublier les épices. Dans le même registre surmûri (miel, abricot confit, mangue), le palais enthousiasme par son superbe "équilibre du début à la fin". Puissant, d'une ampleur voluptueuse, vivifié par une belle fraîcheur, il persiste longuement sur des notes épicées. Un moelleux charmeur et apte à la garde. (Sucres résiduels: 60 g/l.)
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- blanc tranquille
Établie de longue date à Ammerschwihr, la famille Thomas exploite une parcelle sur le coteau du Schlossberg, situé dans le village voisin de Kientzheim. Les sols légers de ce grand cru, constitués d'arènes granitiques, donnent naissance à des rieslings fins et expressifs. De couleur jaune doré, celui-ci délivre des parfums de fruits jaunes et d'agrumes ainsi qu'une belle minéralité puisée dans le terroir. Les notes d'agrumes se confirment dans un palais frais à l'attaque, intense, bien structuré et d'un très bon équilibre. La longue finale citronnée, soulignée par une pointe de fraîcheur, est fort agréable. À attendre deux à cinq ans. (Sucres résiduels: 8 g/l.)
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- blanc tranquille
La cave vinicole de Kientzheim-Kaysersberg valorise les vendanges de 160 ha, avec des parcelles dans quatre grands crus. Elle présente ici un vin du Furstentum, coteau pentu situé entre Kientzheim et la ville voisine de Sigolsheim. Les vignes bénéficient d'une exposition sud-sud-ouest qui permet aux sols bruns calcaires de bien emmagasiner la chaleur. Vendu sous la marque de la cave, ce pinot gris d'un jaune d'or brillant libère un fruité exquis et complexe, fait de pêche blanche confite et de miel. L'attaque suave dévoile un vin ample, riche et long, avec ce qu'il faut de fraîcheur. Un moelleux polyvalent, qui trouvera sa place à l'apéritif et sur de nombreux mets: foie gras, cuisine chinoise, fromages relevés, desserts fruités... (Sucres résiduels: 60 g/l.)
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- blanc tranquille
Marque de la Cave vinicole de Kientzheim-Kaysersberg. La coopérative exploite une superficie importante dans le Schlossberg, coteau dominant les deux communes. Exposé au sud, ce grand cru aux sols d'arènes granitiques est propice au riesling, et ce 2008 donne un bon aperçu de ses potentialités. De couleur jaune aux reflets dorés, il offre un nez tout en finesse, discrètement floral et fruité. Au palais, on découvre un vin bien sec et typé, d'un remarquable équilibre. La finale vive, sur de fines notes d'agrumes, laisse le souvenir d'une bouteille racée, que l'on peut attendre trois ans. (Sucres résiduels: 1,5 g/l.)
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- blanc tranquille
Eguisheim est l'un des villages les plus touristiques d'Alsace. La cité a débordé ses remparts. Vous trouverez le domaine d'Annick Stoffel à la limite de la ville, en allant vers Wettolsheim. Les camping-cars peuvent stationner ici, ce qu'ils ne pourraient faire dans les ruelles du centre historique. Le gewurztraminer de la propriété, un vin aux jolis reflets dorés, a séduit par son nez à la fois intense et fin de fruits jaunes légèrement épicés, complétés en bouche par des arômes de fruits exotiques. Un peu plus de concentration, et cette bouteille aurait eu une étoile. On la servira à table, avec de la cuisine chinoise, ou au dessert avec une tarte aux mirabelles ou une mousse aux fruits. (Sucres résiduels: 28 g/l.)
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- blanc tranquille
Après la dernière guerre, les Binner ont installé leur cave au milieu des vignes. On la repère à la tour qui flanque les bâtiments. Christian Binner a pris les rênes de l'exploitation en 2000 et a entamé la conversion du vignoble à la biodynamie. Il privilégie l'expression des terroirs. Du Kaefferkopf, il a tiré un vin d'assemblage où le gewurztraminer (60 %) s'associe au riesling (30 %) et au muscat. D'un jaune doré, ce 2007 présente un nez expressif, un peu floral, à dominante fruitée et épicée. Ample, aromatique, chaleureux et long, il finit sur une pointe d'amertume. Il accompagnera une viande blanche. (Sucres résiduels: 15 g/l.)
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Les Becker sont vignerons depuis quatre siècles tout ronds. Aujourd'hui, ils exploitent 11 ha de vignes en bio et proposent des vins de terroir. Exposé plein sud, le grand cru du Froehn épouse les pentes de l'éperon sur lequel se perche Zellenberg. Jean-Philippe Becker en a tiré un riesling de grande classe. D'un jaune pâle brillant, ce 2008 présente un nez intense, complexe et frais, où la fleur printanière et le bouillon blanc un peu miellés se nuancent de poire, de mirabelle et de notes plus fraîches de menthe, avec une touche de thym. Après une attaque vive, on découvre un vin gras, ample, mais aussi très frais. D'abord discrets, les arômes s'affirment sur de subtiles notes florales, citronnées et mentholées. Un riesling de garde, à attendre au moins trois ans. (Sucres résiduels: 8 g/l.)
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- blanc tranquille
Chef lieu d'arrondissement au sud-ouest de Strasbourg, Molsheim a une triple vocation, administrative, industrielle et viticole. Elle abrite encore plusieurs vignerons comme Bernard Weber, qui exploite aux alentours 6 ha en conversion au bio. Le terroir marno-calcaire du Bruderthal lui avait valu un coup de coeur et la Grappe d'or du Guide pour un riesling 1989. Jaune pâle à reflets verts, ce 2008 semble jeune. Timide au nez, il s'ouvre à l'aération sur les fleurs blanches. Vif à l'attaque, sec et droit, il accompagnera un poisson grillé. Mieux vaut l'attendre deux ans. (Sucres résiduels: 2 g/l.)
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- blanc tranquille
Ces négociants de Ribeauvillé proposent plusieurs grands crus, dont ce riesling du Kirchberg, né d'un vignoble en forte pente dominant la petite cité. Ce terroir caillouteux, argilo-calcaire, favorise la maturation du riesling qui donne des vins de classe. Celui-ci, d'un jaune pâle à reflets verts, s'ouvre à l'aération sur des notes d'agrumes. Franc à l'attaque, sec, tendu et frais, il reste discret en bouche, avant de finir sur des notes citronnées et une minéralité naissante. Encore jeune, il évoluera bien. À attendre deux à trois ans. (Sucres résiduels: 4 g/l.)
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- blanc tranquille
Eguisheim, berceau du gewurztraminer ? On évoque plus souvent le sud Tyrol. Toujours est-il que la cité médiévale possède des grands crus très adaptés à ce cépage, comme le Pfersigberg dont Pascal Joblot exploite une petite parcelle. Il en a tiré un vin jaune d'or brillant, mêlant les fleurs à des notes de surmaturation (coing et fruits confits) que l'on retrouve au palais avec des touches épicées. Aujourd'hui dominé par les sucres résiduels, ce 2008 fait preuve d'une richesse, d'une ampleur et d'une générosité qui devraient lui permettre de bien évoluer. (Sucres résiduels: 53 g/l.)
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- blanc tranquille
Ces vignerons ont engagé la conversion de leur domaine au bio. Installés à Wettolsheim, à la périphérie sud-ouest de Colmar, ils exploitent des parcelles dans plusieurs grands crus, notamment le Hatschbourg, à une dizaine de kilomètres au sud. Ce terroir marneux exposé au sud ou au sud-est favorise particulièrement le gewurztraminer. Jaune doré aux reflets plus clairs, ces vendanges tardives séduisent par leurs arômes et par leur équilibre. Au nez, l'abricot confit s'allie aux fruits exotiques bien mûrs et au miel. Les fruits jaunes confits s'épanouissent jusqu'en finale dans une bouche ample et ronde à souhait, vivifiée par une fraîcheur bien venue. Très bon accord en perspective avec une tarte aux fruits. (Sucres résiduels: 70 g/l.)
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Les Faitières est à la fois le nom et la marque de la cave vinicole d'Orschwiller qui s'approvisionne dans plusieurs villages situés en contrebas du Haut-Koenigsbourg. En 2008, celle-ci a tiré un excellent parti du Praelatenberg, grand cru aux sols siliceux, déjà cité au IX e s. Le gewurztraminer 2008 (8 à 11 €) de ce terroir est un moelleux déjà très agréable et de garde; son nez de rose et de mangue, son palais ample, puissant, équilibré et long, riche d'arômes de miel et d'agrumes confits lui valent deux étoiles. Il devrait faire merveille avec un gâteau au chocolat. (Sucres résiduels: 57 g/l.) Quant à ce superbe riesling, il est élu coup de coeur. Sa robe jaune d'or annonce un nez aux légers accents de surmaturation, complexe, précis et délicat. Les dégustateurs saluent aussi son attaque riche et fruitée, son ampleur, son gras, son fondu, sa fraîcheur et sa finale persistante sur l'écorce de citron. Déjà prêt à accompagner les meilleurs produits de la mer et les poissons cuisinés, ce vin sera de garde. (Sucres résiduels: 5 g/l.)
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Dans ce tronçon nord de la route des Vins, près de Strasbourg, le vignoble remonte aux Mérovingiens! Le nom de la cave (fondée, elle, en 1952) était tout trouvé... Avec 900 ha, cette coopérative est l'une des plus importantes d'Alsace. Ce qui ne l'empêche pas de proposer une gamme de vins de terroir. Quatre de ses rieslings ont déjà été élus coups de coeur. Celui-ci provient de l'Altenberg de Bergbieten, grand cru dont les sols lourds, argilo-marneux, sont propices à ce cépage. Or clair, il s'annonce par un nez aérien d'acacia, nuancé d'une touche de réglisse. Dès l'attaque citronnée, il associe en bouche l'agrume confit à la fleur blanche. Puissant, expressif et long, c'est un vin harmonieux et de caractère qui mérite d'attendre trois ans et se gardera plus de dix. (Sucres résiduels: 8,3 g/l.)
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- blanc tranquille
Fondée en 1955, cette coopérative regroupe cent dix adhérents et dispose de vignes dans cinq grands crus. Les plus importantes superficies concernent le Rosacker, grand cru délimité dans le village même de Hunawihr. Les sols lourds, argilo-calcaires, de ce terroir conviennent parfaitement à l'expression du pinot gris. Ce millésime se rapproche par sa qualité des 2001 et 2004, qui décrochèrent un coup de coeur. Or pâle, il séduit par son nez bien ouvert et complexe où les fleurs s'allient aux fruits jaunes mûrs (abricot) et à une touche de sous-bois. Franc à l'attaque, typé, gras et vif, ce moelleux dévoile un remarquable équilibre et fait preuve d'une rare longueur. Un vin plein d'avenir. (Sucres résiduels: 52 g/l.) Ce même grand cru est aussi à l'origine d'un riesling 2008 au nez fruité et minéral, cité pour son ampleur, sa vivacité et ses arômes d'agrumes. (Sucres résiduels: 6 g/l.)
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Ce domaine, qui existe depuis le XVIII e s. et couvre aujourd'hui 15 ha, est en de bonnes mains. Armand Baur, oenologue, qui a pris la suite de Charles en 1980, a été rejoint l'an dernier par Arnaud, ingénieur en agriculture. Superbe coteau d'exposition est-sud-est dominant Eguisheim, le Pfersigberg a engendré ce gewurztraminer jaune d'or aux parfums de fruits exotiques (ananas, mangue). On retrouve en bouche ce fruité complexe et typé. Un vin agréable, équilibré, tout en finesse, qui accompagnera la cuisine sucrée-salée ou une tarte aux fruits jaunes. (Sucres résiduels: 28 g/l.)
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