AOC Tâche (La)
Vosne-Romanée possède plusieurs grands crus remarquables, dont celui de la tâche, situé au sud de la grande rue et dont le nom provient d'une ancienne expression bourguignonne : « faire une tâche » signifie cultiver une vigne en échange d'une rémunération forfaitaire. La tâche, monopole du domaine de La Romanée-Conti depuis 1933, n'a connu que quatre propriétaires depuis le XVII e siècle. Des greffons de ses vignes ont permis de reconstituer le vignoble de La Romanée-Conti entre 1947 et 1948, créant ainsi un lien de parenté entre ces deux vins flamboyants.
Caractéristiques de l’AOC Tâche (La)
- Couleur
- rouge
- Potentiel de garde
- 10 à 20 ans (plus de 50 ans pour les grands millésimes).
- Principaux cépages
Comment reconnaitre un Tâche (La) ?
- Oeil
-
Tâche (La) : Quel œil ?
La robe rubis se pare de reflets sombres.
- Nez
-
Tâche (La) : Quel nez ?
La palette réglissée mêle des arômes d'herbes sauvages, d'épices, de champignon et de fruits à l'alcool. Le nez est riche et concentré.
- Bouche
-
Tâche (La) : Quelle bouche ?
Si elle semble réservée dans ses deux premières années, la tâche s'exprime ensuite avec élégance grâce à une structure ample et longue.
- Mets vins
-
Tâche (La) : Quel accord mets/vin ?
Poule faisane, poularde de Bresse, truff e, fromages (coulommiers, cîteaux).
- Service
- Tâche (La) : à quelle température le servir ? rouge : 14 à 15 °C
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Les vins Coup de cœur de l'appellation
Tâche (La)
2022 • Gd cru
- rouge tranquille
Dans ce millésime d'exception, la tâche 2022 s'impose avec une élégance folle. La robe, par sa profondeur, est un prélude enchanteur. Le nez, d'emblée très ouvert et déjà d'une rare complexité, évoque pêle-mêle la fraise, la cerise, les épices douces, l'humus, la rose fraîche et la craie. La bouche se fait large, dense, puissante, suave et diablement veloutée à la fois, portée par des tanins très croquants, d'une finesse parfaite, puis elle s'étire dans une très longue finale pleine de fraîcheur. Déjà irrésistible et sans doute intemporel.
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2022 • Gd cru
- rouge tranquille
Le 2022 a su tirer profit de ce millésime qualifié d'exceptionnel par Aubert de Vilaine ; « certains pourraient se dire que nous aurions besoin d'un Virgile pour écrire une ode à 2022 », ajoute-t-il dans ses fameux carnets de vendange. Tout est dit. Et la dégustation confirme. Ce vin a tout d'un (très) grand. La robe déjà, par sa profondeur, est un prélude enchanteur. Le nez est une merveille de gourmandise et de complexité : myrtille, cerise, épices exotiques, végétal noble, rose fraîche, réglisse… La bouche ? Un sommet. Large, dense et terriblement veloutée à la fois, portée haut et fort par des tanins croquants d'une finesse parfaite, elle s'étire dans une longue, très longue finale vibrante, tactile, rayonnante. Déjà tellement aimable et sans doute intemporel.
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2021 • Gd cru
- rouge tranquille
Sans mauvais jeu de mots, « la tâche » a été compliquée cette année. Entre les gelées des 6, 7 et 8 avril, le mildiou et surtout l'oïdium, la récolte moyenne tourne autour des 15 hl/ha. Et c'est là que la magie du terroir opère. Le grand cru présente un jus d'un rouge cerise pulpeux et d'une grande brillance. Le premier nez met en avant le bousinage du tonneau, puis l'aération libère le fruit sur fond de nuances florales. Anguleux en attaque, le palais se montre ample et d'une grande profondeur, plus com-pact et droit que le millésime l'attend, avec en soutien des tanins fermes mais d'un grain très fin. À ce stade, son austérité est sa force, le temps, son allié.
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2019 • Gd cru
- rouge tranquille
D'une couleur très intense, ce grand cru a semble-t-il décidé de sortir les muscles en 2019. Sa concentration est exceptionnelle. Á l'olfaction se déploient d'abord de subtiles notes de griotte confite, de rose fraîche et de pivoine, tandis qu'à l'aération une nuance de torréfaction ajoute à la complexité de cette élégante palette. Des tanins à la fois denses et veloutés viennent tapisser un palais d'un volume et d'une profondeur rares. Un vin pour les générations futures…
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2011 • Gd cru
- rouge tranquille
Ces quelque 6 ha de grands pinots noirs sont un autre monopole du domaine de la Romanée-Conti, qui bénéficie de la même exigence et du même savoir-faire. Précoce, le 2011 captive encore par sa densité résultant d'un tri draconien, tant sur pied au moment de la récolte qu'au chai, qui a éliminé près d'un tiers des raisins pourris ou insuffisamment mûrs. Rescapé des intempéries de l'été, ce vin montre toute la densité attendue de ce grand cru : c'est un pinot intense et sombre, moins par sa couleur que par sa profondeur et par sa tonalité aromatique : on y respire le fruit noir, un boisé épicé, fumé et torréfié, et ces nuances de goudron qui viendraient du terroir. Dans la continuité du bouquet, le palais dévoile une puissance peu commune alliée à un grain de tanin très serré. Mais le toucher velouté et soyeux apporte de l'aménité, et le cépage prend la fraîche saveur du fruit rouge juste cueilli et mêlé de végétal noble. Concentration, vivacité, élégance, pureté, persistance rare : l'esprit du cru est bien là.
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2009 • Gd cru
- rouge tranquille
2009 fut, on le sait, un millésime des plus grands en Bourgogne, si beau en vérité que, comme le précise Aubert de Villaine pour La Tâche: «Le raisin de la jeune vigne de huit ans est si mûr et fin que nous décidons de l’inclure dans la grande cuvée.» Nos dégustateurs ne s’y sont pas trompés, qui accordent un coup de cœur à ce vin qui illumine le verre de son grenat intense à reflets violets. Le nez montant, en développement constant, évoque tour à tour le sous-bois, la fourrure, la violette et la fraise des bois. Au palais, beaucoup de mâche, un grain soyeux, de la finesse et une finale complexe sur la fraîcheur du menthol, sur le poivre et la réglisse. Un aperçu de la perfection en grand cru.
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2004 • Gd cru
- rouge tranquille
Le rapport des vendanges 2004 du domaine dit les choses sans fioritures et comme elles furent. Nous sommes passés près de la défaite, mais nous avons obtenu le meilleur, grâce à un mois de septembre éblouissant, espéré et néanmoins miraculeux. Comme en 1999, la vendange a donné un jus des plus sucrés né de baies figuées assez nombreuses. Récolte les 25 et 26 septembre, juste après la romanée-conti (qui ouvrait le bal des sécateurs) pour 26,35 hl/ha. Cette tâche est elle-même sous sa robe d'Esmeralda: sauvage et éclatante. Son bouquet est encore pénétré de ses arômes de jeunesse à nuances florales. Sa bouche est impérieuse, sûre d'elle-même. Cette personnalité si complète nous rappelle que la tâche réussit admirablement la synthèse de sols assez divers. D'où sans doute ce mélange de complexité et d'harmonie.
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2002 • Gd cru
- rouge tranquille
17 343 bouteilles récoltées. Sur un marché convoité, elles seront peut-être disponibles jusqu'en 2007 car il y aura très peu de 2003. La robe magenta est déjà très affirmée. Deux questions. Comment se fait-il qu'après dix-huit mois de fût neuf nul boisé ne subsiste? La modestie du rendement, répond Aubert de Villaine. Et pourquoi a-t-on le sentiment de découvrir et de goûter le nombre d'or, comme le secret des pyramides et des cathédrales? Ah! c'est dans le sang de la vigne... Pureté, charme, équilibre, on dirait la beauté même car rien ne dépasse du cadre ni ne l'infléchit. Un vin civilisé.
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1999 • Gd cru
- rouge tranquille
Si le 98 ne doit s'éveiller que dans un avenir lointain, ce millésime 99 (12,5° à 13° naturels, peau très épaisse) pourra se déguster plus tôt et s'annonce comme l'un des champions de l'année. Il vise juste et la cible est atteinte. Quelle finesse! Quelle longueur! Quelle justesse! Ce vin d'une rigoureuse harmonie n'est pas sans évoquer le portrait de Richelieu par Philippe de Champaigne: une autorité hiératique, la main nerveuse posée sur la garde d'une épée noyée dans un écrin d'hermine et de velours.
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- rouge tranquille
Le 2022 a su tirer profit de ce millésime qualifié d'exceptionnel par Aubert de Vilaine; «certains pourraient se dire que nous aurions besoin d'un Virgile pour écrire une ode à 2022», ajoute-t-il dans ses fameux carnets de vendange. Tout est dit. Et la dégustation confirme. Ce vin a tout d'un (très) grand. La robe déjà, par sa profondeur, est un prélude enchanteur. Le nez est une merveille de gourmandise et de complexité: myrtille, cerise, épices exotiques, végétal noble, rose fraîche, réglisse… La bouche? Un sommet. Large, dense et terriblement veloutée à la fois, portée haut et fort par des tanins croquants d'une finesse parfaite, elle s'étire dans une longue, très longue finale vibrante, tactile, rayonnante. Déjà tellement aimable et sans doute intemporel.
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- rouge tranquille
Sans mauvais jeu de mots, «la tâche» a été compliquée cette année. Entre les gelées des 6, 7 et 8 avril, le mildiou et surtout l'oïdium, la récolte moyenne tourne autour des 15 hl/ha. Et c'est là que la magie du terroir opère. Le grand cru présente un jus d'un rouge cerise pulpeux et d'une grande brillance. Le premier nez met en avant le bousinage du tonneau, puis l'aération libère le fruit sur fond de nuances florales. Anguleux en attaque, le palais se montre ample et d'une grande profondeur, plus com-pact et droit que le millésime l'attend, avec en soutien des tanins fermes mais d'un grain très fin. À ce stade, son austérité est sa force, le temps, son allié.
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- rouge tranquille
D'une couleur très intense, ce grand cru a semble-t-il décidé de sortir les muscles en 2019. Sa concentration est exceptionnelle. Á l'olfaction se déploient d'abord de subtiles notes de griotte confite, de rose fraîche et de pivoine, tandis qu'à l'aération une nuance de torréfaction ajoute à la complexité de cette élégante palette. Des tanins à la fois denses et veloutés viennent tapisser un palais d'un volume et d'une profondeur rares. Un vin pour les générations futures…
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- rouge tranquille
Une robe violine au disque carminé, un bouquet «brut», sauvage, corsé de muscade, de cannelle et de bois de santal: la version 2018 du grand cru s'annonce imposante, puissante. La bouche confirme: un jus franc, des tanins «clairs», précis, bien serrés, une finale indomptable, d'une longueur qui semble éternelle. Cette cuvée fera date dans l'histoire du cru et du domaine.
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- rouge tranquille
D'une couleur étonnamment légère, La Tâche 2017 a semble-t-il décidé de faire valoir l'élégance, le raffinement, plutôt que la puissance. Au nez, se dévoilent des arômes racés de fruits mûrs mâtinés de nuances florales et minérales. Arômes que l'on retrouve dans une bouche associant avec harmonie le volume, la puissance suave et le velouté à un grain de tanin d'une somptueuse distinction. Une grande bouteille en devenir.
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- rouge tranquille
Épargné par le gel d'avril, le grand cru a délivré un 2016 cistercien. À la robe sombre et dense répond un nez sourd, terrien, corsé, sur l'humus, la réglisse, le bois brûlé et les fruits noirs mûrs. La bouche offre beaucoup de richesse et de force, portée par des tanins serrés, voire sévères, qui poussent loin, très loin, la finale. Un vin d'une immense profondeur, qui se livre avec pudeur, comme pour nous dire que le meilleur est à venir
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- rouge tranquille
Fidèle à sa réputation, la Tâche 2015 est un grand cru vigoureux et puissant, qui a profité à plein de la maturité exceptionnelle du millésime. Elle s'ouvre sans réserve sur d'intenses arômes de fruits rouges bien mûrs, de cerise notamment, puis arrivent des notes plus terriennes de sous-bois et de truffe. En bouche, elle conjugue force, volume et grande fraîcheur dès l'attaque, bâtie sur de solides tanins, avant de s'étirer dans une longue finale crémeuse et charnue.
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- rouge tranquille
Le premier des grands crus rouges du domaine à avoir été vendangés, les 17, 18 et 20septembre2014: le 19 fut réservé à la «dernière colère des dieux», explique Aubert de Villaine dans ses excellents carnets de vendanges. Une journée qui a vu s'abattre l'orage sur toute la Bourgogne, mais heureusement sans grêle. «L'occasion, poursuit le maître des lieux, d'assister à un phénomène rare que l'on ne voit qu'en quelques millésimes par siècle: la résistance extraordinaire que la vigne a communiquée au raisin». Grâce à quoi, pas d'explosion du botrytis le lendemain matin comme on aurait pu le craindre compte tenu de la chaleur et de l'humidité, car la vigne était sortie renforcée des différentes péripéties climatiques de l'année et sa peau était «dure au mal». Le 20septembre donc, dernier passage dans les rangs pour La Tâche et de beaux raisins sains à vinifier. Dans le verre, un grand cru toujours aussi majestueux et complexe: menthol, kirsch, fruits rouges croquants, poivre, petite note saline. En bouche, une attaque dynamique et soutenue, une chair pulpeuse et beaucoup de finesse autour de tanins veloutés. Encore dans la fougue de sa jeunesse bien sûr, mais déjà plein de sagesse.
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- rouge tranquille
La récolte confidentielle d'un millésime exceptionnellement tardif. Petites grappes millerandées, pluies des premiers jours d'octobre, botrytis à l'affût, arrêté toutefois par les premiers frimas. Vendangé les 7, 8 et 9 octobre par un temps déjà presque hivernal, ce millésime demande à être réchauffé dans le verre. D'abord fermé, il ne livre au premier nez qu'une évocation de feuille de mûrier. À l'aération, il s'épanche en notes de griotte mûre enrobée de chocolat, avec des touches de bois de santal et d'épices douces - l'empreinte d'un fût bien intégré. De la fraîcheur en attaque, puis de la mâche, de la matière, de la générosité, le tout sans excès tannique. Un parcours changeant où le vin dévoile de multiples facettes, avant le retour en finale du bois de santal. Un superbe vin de bouche, à la fois opulent et soyeux.
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- rouge tranquille
La récolte a eu lieu les 25 et 27septembre en 2012, soit vingt jours plus tard qu'en 2011. Le mois de mars, très sec et quasi estival, laissait imaginer une précocité «hors normes». Mais si le froid et les pluies d'avril et de juin ont favorisé les maladies et réduit la récolte, ils ont aussi calmé la végétation, et la floraison s'est étirée en longueur, laissant entrevoir des vendanges à la fin septembre. Ce qui s'est finalement passé... Un raisin très sain est arrivé sur les tables de tri. Dans le verre, un vin d'abord sur la réserve. L'aération libère des parfums de fruits noirs (sureau, mûre), d'épices et de menthol. D'une grande délicatesse, le palais se révèle onctueux, corpulent et opulent, presque crémeux, évoquant un chocolat chaud de chez Angélina, mais aussi le fruit frais et la violette. Un grand vin complexe, riche et intense.
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- rouge tranquille
Ces quelque 6ha de grands pinots noirs sont un autre monopole du domaine de la Romanée-Conti, qui bénéficie de la même exigence et du même savoir-faire. Précoce, le 2011 captive encore par sa densité résultant d'un tri draconien, tant sur pied au moment de la récolte qu'au chai, qui a éliminé près d'un tiers des raisins pourris ou insuffisamment mûrs. Rescapé des intempéries de l'été, ce vin montre toute la densité attendue de ce grand cru: c'est un pinot intense et sombre, moins par sa couleur que par sa profondeur et par sa tonalité aromatique: on y respire le fruit noir, un boisé épicé, fumé et torréfié, et ces nuances de goudron qui viendraient du terroir. Dans la continuité du bouquet, le palais dévoile une puissance peu commune alliée à un grain de tanin très serré. Mais le toucher velouté et soyeux apporte de l'aménité, et le cépage prend la fraîche saveur du fruit rouge juste cueilli et mêlé de végétal noble. Concentration, vivacité, élégance, pureté, persistance rare: l'esprit du cru est bien là.
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- rouge tranquille
2009 fut, on le sait, un millésime des plus grands en Bourgogne, si beau en vérité que, comme le précise Aubert de Villaine pour La Tâche: «Le raisin de la jeune vigne de huit ans est si mûr et fin que nous décidons de l’inclure dans la grande cuvée.» Nos dégustateurs ne s’y sont pas trompés, qui accordent un coup de cœur à ce vin qui illumine le verre de son grenat intense à reflets violets. Le nez montant, en développement constant, évoque tour à tour le sous-bois, la fourrure, la violette et la fraise des bois. Au palais, beaucoup de mâche, un grain soyeux, de la finesse et une finale complexe sur la fraîcheur du menthol, sur le poivre et la réglisse. Un aperçu de la perfection en grand cru.
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- rouge tranquille
"Si la romanée-conti est faite de soie, la tâche s'apparente au velours", écrit le critique Clive Coates, fin connaisseur des terroirs bourguignons. Il est vrai que derrière un nez déjà expressif, marqué d'un délicat toasté, elle apparaît ici très mûre. D'une imposante ampleur dès l'attaque, elle offre une mâche au fruité généreux qui se prolonge sur de plaisantes senteurs de boîte à cigares. Un autre adage comparant les deux crus prétend qu'il faut aller chercher la romanée-conti, alors que la tâche vient à vous; on est prêt à accueillir celle-ci les bras grands ouverts...
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- rouge tranquille
En 1985 naissait cette tâche… et le Guide Hachette des Vins. Un joli cadeau d’anniversaire proposé par le domaine, dont les rouges 2007 n’étaient pas prêts pour la dégustation. Le millésime fut assez similaire au 1999, avec une maturité parfaite même si la récolte fut peu abondante. La robe légèrement dépouillée est marquée par l’évolution. Le nez tendre s’ouvre sur le sous-bois, la rose fanée, le poivre gris. L’aération y ajoute les fruits rouges mûrs (cerise, fraise). Au palais, on découvre la pureté d’une chair séveuse aux tanins patinés, tendue en finale par une fraîcheur toute minérale. Un vrai vin de repas, dont la puissance ne vient ni de la matière ni des tanins, mais de son équilibre et de son harmonie. (Bouteille reconditionnée en 2008.)
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- rouge tranquille
Un millésime gouverné par le vent du nord qui a soufflé tout le mois de septembre, concentrant les raisins. Les vins se montrent fruités et gourmands en fût, puis se referment longuement en bouteilles. «Les grands crus de la Côte de Nuits ne devraient jamais être bus avant quinze ans», a l’habitude de dire Aubert de Villaine. Celui-ci en a treize, et l'on sent qu’il n’est pas encore prêt. Il est ouvert mais pas offert. Le fruité savoureux de la cerise mûre s’accompagne de notes de cuir. On «sent la chair» dès le bouquet. De la rondeur à l’attaque, du tanin et une pointe d’amertume ensuite. Une certaine austérité qui laisse présager un grand potentiel. Le chef Jean-Baptiste Troisgros résumait tout cela en une phrase : «La tâche est un vin qui a les pieds froids.»
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- rouge tranquille
Encore très jeune, mais déjà égale à elle-même, bien différente de sa soeur la romanée-conti, sauf pour l'éclat de sa robe et ses arômes déjà expressifs. Elle voit les choses de haut. Si l'on cherche des comparaisons, le caractère du 2004 et le fruit du 2002, mais on sent bien que de tels rapprochements l'agacent un peu. Elle est 2006, c'est tout. Accentuée dans ce millésime, sa verticalité en fait la face nord la plus impressionnante de la Côte de Nuits. Heureuse cordée qui en atteindra le sommet!
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- rouge tranquille
Le millésime 2005 place actuellement, au domaine de La Romanée-Conti, la tâche en tête d'affiche avec la romanée-saint-vivant. La règle de trois: texture, longueur et complexité. Aucun des autres vins de la propriété ne possède tout cela à la fois. Le bal des sécateurs a commencé ici le 15 septembre, pour se clôturer le 17. On a comparé 2005 à 1976, lit-on sur le précieux rapport de vendange du domaine. Également une année de grande sécheresse, mais en fait il n'y a rien de commun, car 2005 a été très sec mais moins chaud et surtout mieux pourvu en petites pluies rares et utiles. Une partie des vignes est cultivée en biodynamie.
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- rouge tranquille
Le rapport des vendanges 2004 du domaine dit les choses sans fioritures et comme elles furent. Nous sommes passés près de la défaite, mais nous avons obtenu le meilleur, grâce à un mois de septembre éblouissant, espéré et néanmoins miraculeux. Comme en 1999, la vendange a donné un jus des plus sucrés né de baies figuées assez nombreuses. Récolte les 25 et 26 septembre, juste après la romanée-conti (qui ouvrait le bal des sécateurs) pour 26,35 hl/ha. Cette tâche est elle-même sous sa robe d'Esmeralda: sauvage et éclatante. Son bouquet est encore pénétré de ses arômes de jeunesse à nuances florales. Sa bouche est impérieuse, sûre d'elle-même. Cette personnalité si complète nous rappelle que la tâche réussit admirablement la synthèse de sols assez divers. D'où sans doute ce mélange de complexité et d'harmonie.
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17 343 bouteilles récoltées. Sur un marché convoité, elles seront peut-être disponibles jusqu'en 2007 car il y aura très peu de 2003. La robe magenta est déjà très affirmée. Deux questions. Comment se fait-il qu'après dix-huit mois de fût neuf nul boisé ne subsiste? La modestie du rendement, répond Aubert de Villaine. Et pourquoi a-t-on le sentiment de découvrir et de goûter le nombre d'or, comme le secret des pyramides et des cathédrales? Ah! c'est dans le sang de la vigne... Pureté, charme, équilibre, on dirait la beauté même car rien ne dépasse du cadre ni ne l'infléchit. Un vin civilisé.
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