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Des vignes de 50 ans, principalement de grenache (50 %) et de syrah (35 %), et un élevage en cuve de 16 mois ont engendré ce cairanne superlatif, qui a emballé le jury. Intense et changeant, le nez se balade entre fruits noirs confiturés, cardamome et notes lardées. En bouche, le vin se montre profond, dense et long, saturé de notes de cuir et d'épices, avec en soutien des tanins affinés qui se resserrent un peu en finale, laissant le souvenir d'un rouge complexe et très prometteur.
Des vignes de 50 ans, principalement de grenache (50 %) et de syrah (35 %), et un élevage en cuve de 16 mois ont engendré ce cairanne superlatif, qui a emballé le jury. Intense et changeant, le nez se balade entre fruits noirs confiturés, cardamome et notes lardées. En bouche, le vin se montre profond, dense et long, saturé de notes de cuir et d'épices, avec en soutien des tanins affinés qui se resserrent un peu en finale, laissant le souvenir d'un rouge complexe et très prometteur.
La tradition a du bon chez les Alary et après un 2020 déjà remarquable, le 2021 décroche la plus haute distinction. Une vinification douce, plus infusée qu'extraite, puis un élevage de 18 mois en cuve ont engendré ce rouge complexe d'une fraîcheur impeccable, au bouquet raffiné de baies noires bien mûres, d'herbes aromatiques (sauge) et de silex. La bouche se distingue aussi par son velouté, sa souplesse et sa fine suavité, par ses tanins ciselés et par sa finale très longue, pétrie de griotte, de garrigue et d'épices. Irrésistible aujourd'hui, il le sera encore dans quelques années.
La tradition a du bon chez les Alary et après un 2020 déjà remarquable, le 2021 décroche la plus haute distinction. Une vinification douce, plus infusée qu'extraite, puis un élevage de 18 mois en cuve ont engendré ce rouge complexe d'une fraîcheur impeccable, au bouquet raffiné de baies noires bien mûres, d'herbes aromatiques (sauge) et de silex. La bouche se distingue aussi par son velouté, sa souplesse et sa fine suavité, par ses tanins ciselés et par sa finale très longue, pétrie de griotte, de garrigue et d'épices. Irrésistible aujourd'hui, il le sera encore dans quelques années.
Magnifique doublé pour le domaine avec cette cuvée démonstrative et diablement gourmande. Composée de clairette, de roussanne et d'une larme de grenache, elle se dévoile prestement sur des parfums accrocheurs de pêche de vigne, d'épices (gingembre, vanille) et de citronnelle. Ample, conciliant puissance et finesse, le palais illustre parfaitement la complémentarité de l'assemblage, avec à la fois la rondeur suave du fruit miellé et une fine tension anisée qui assure la vitalité de l'ensemble.
Magnifique doublé pour le domaine avec cette cuvée démonstrative et diablement gourmande. Composée de clairette, de roussanne et d'une larme de grenache, elle se dévoile prestement sur des parfums accrocheurs de pêche de vigne, d'épices (gingembre, vanille) et de citronnelle. Ample, conciliant puissance et finesse, le palais illustre parfaitement la complémentarité de l'assemblage, avec à la fois la rondeur suave du fruit miellé et une fine tension anisée qui assure la vitalité de l'ensemble.
Du caractère et de la plénitude dans ces très vieilles vignes de 80 ans plantées sur des coteaux argileux. Un vin dont le jury a aimé la profondeur de la robe sombre, presque noire, et le bouquet un brin austère mais captivant de cassis confit, de tapenade et de poivre sauvage. Des parfums puissants qui explosent dans un palais consistant, long et voluptueux, nanti de tanins gras bien pris dans la chair. Le tout porté par une fraîcheur préservée aux accents de menthe sauvage et de bâton de réglisse. On applaudit.
Du caractère et de la plénitude dans ces très vieilles vignes de 80 ans plantées sur des coteaux argileux. Un vin dont le jury a aimé la profondeur de la robe sombre, presque noire, et le bouquet un brin austère mais captivant de cassis confit, de tapenade et de poivre sauvage. Des parfums puissants qui explosent dans un palais consistant, long et voluptueux, nanti de tanins gras bien pris dans la chair. Le tout porté par une fraîcheur préservée aux accents de menthe sauvage et de bâton de réglisse. On applaudit.
Grenache (70 %) et syrah ont été ramassés précocement à la fin août, puis mis à fermenter sans soufre et au seul moyen des levures indigènes. Si la métamorphose dont il est question sur l'étiquette rappelle la reconversion professionnelle de Loïc Massart, celle qui a opéré en cave est réussie. Ce vin captive par son bouquet élégant de violette, de muscade et de plantes aromatiques (sauge, lavande), sur fond de fruits rouges croquants. Des arômes complexes qui trouvent un heureux prolongement dans une bouche fraîche, pulpeuse et dodue, affichant une agréable mâche et beaucoup de relief autour de tanins séveux extraits avec doigté. Un charme fou.
Grenache (70 %) et syrah ont été ramassés précocement à la fin août, puis mis à fermenter sans soufre et au seul moyen des levures indigènes. Si la métamorphose dont il est question sur l'étiquette rappelle la reconversion professionnelle de Loïc Massart, celle qui a opéré en cave est réussie. Ce vin captive par son bouquet élégant de violette, de muscade et de plantes aromatiques (sauge, lavande), sur fond de fruits rouges croquants. Des arômes complexes qui trouvent un heureux prolongement dans une bouche fraîche, pulpeuse et dodue, affichant une agréable mâche et beaucoup de relief autour de tanins séveux extraits avec doigté. Un charme fou.
Pierre Vidal collectionne les coups de cœur, et ce cairanne s'ajoute à un palmarès déjà bien fourni. Une bonne proportion de mourvèdre (30 %) en appoint du grenache a laissé son empreinte épicée au bouquet, encore un brin austère, distillant des parfums capiteux de groseille cuite sur fond fumé. Un fruité ensoleillé se manifeste dans une bouche souple, ronde et riche, bâtie autour de tanins fins et serrés, aux exquises saveurs cacaotées d'un élevage en fût bien maîtrisé. La longue finale réglissée laisse le souvenir d'un vin suave et généreux, diablement charmeur.
Pierre Vidal collectionne les coups de cœur, et ce cairanne s'ajoute à un palmarès déjà bien fourni. Une bonne proportion de mourvèdre (30 %) en appoint du grenache a laissé son empreinte épicée au bouquet, encore un brin austère, distillant des parfums capiteux de groseille cuite sur fond fumé. Un fruité ensoleillé se manifeste dans une bouche souple, ronde et riche, bâtie autour de tanins fins et serrés, aux exquises saveurs cacaotées d'un élevage en fût bien maîtrisé. La longue finale réglissée laisse le souvenir d'un vin suave et généreux, diablement charmeur.
Quand les raisins sont cueillis à la main et qu'une belle arrière-saison permet de récolter chaque cépage à l'optimum, comme ce fut le cas en 2020, nul besoin d'effet de manche pour « faire bon ». Avec un élevage sobre de 12 mois en cuve béton, ces vieilles vignes (60 ans) ont engendré un vin remarquable de profondeur et de complexité. Ensorcelant, le nez explose de parfums de baies noires en coulis, de fève tonka et de pâtisserie (forêt noire). Un brin suave à l'attaque, la bouche déroule une chair riche, onctueuse, étayée par des tanins puissants au grain velouté, qui étirent longuement la finale aux accents frais et racés de sève de pin.
Quand les raisins sont cueillis à la main et qu'une belle arrière-saison permet de récolter chaque cépage à l'optimum, comme ce fut le cas en 2020, nul besoin d'effet de manche pour « faire bon ». Avec un élevage sobre de 12 mois en cuve béton, ces vieilles vignes (60 ans) ont engendré un vin remarquable de profondeur et de complexité. Ensorcelant, le nez explose de parfums de baies noires en coulis, de fève tonka et de pâtisserie (forêt noire). Un brin suave à l'attaque, la bouche déroule une chair riche, onctueuse, étayée par des tanins puissants au grain velouté, qui étirent longuement la finale aux accents frais et racés de sève de pin.
Est-ce de l'argile rouge dans laquelle les ceps de grenache et de mourvèdre plongent leurs racines, de la vendange manuelle à pleine maturité ou de la longue vinification en cuve tronconique que cette cuvée tire sa profondeur exquise ? De l'ensemble, peut-être C'est en tout cas ce qui a convaincu le jury de lui attribuer un coup de cur. Ce joli rouge à la robe pourpre sombre livre un bouquet intense et détonnant de myrtille, de crème à la vanille, de cuir et de garrigue. La bouche, à l'unisson, se révèle ample, longue et majestueuse, à la fois corpulente et fine, étayée par des tanins au grain soyeux. De l'éclat et une classe folle.
Est-ce de l'argile rouge dans laquelle les ceps de grenache et de mourvèdre plongent leurs racines, de la vendange manuelle à pleine maturité ou de la longue vinification en cuve tronconique que cette cuvée tire sa profondeur exquise ? De l'ensemble, peut-être C'est en tout cas ce qui a convaincu le jury de lui attribuer un coup de cur. Ce joli rouge à la robe pourpre sombre livre un bouquet intense et détonnant de myrtille, de crème à la vanille, de cuir et de garrigue. La bouche, à l'unisson, se révèle ample, longue et majestueuse, à la fois corpulente et fine, étayée par des tanins au grain soyeux. De l'éclat et une classe folle.
La plupart des cuvées du domaine prennent le prénom d'un des membres de la famille. En 2018, la palme ira à Maximilien, parrain d'un cairanne généreux et terriblement charmeur. Un assemblage classique et un élevage dépouillé en cuve : pas d'effet de manche mais un fruit d'une séduction absolue, au nez comme en bouche, juste épaulée par des tanins fermes et caressants. Pourquoi faire compliqué ?
La plupart des cuvées du domaine prennent le prénom d'un des membres de la famille. En 2018, la palme ira à Maximilien, parrain d'un cairanne généreux et terriblement charmeur. Un assemblage classique et un élevage dépouillé en cuve : pas d'effet de manche mais un fruit d'une séduction absolue, au nez comme en bouche, juste épaulée par des tanins fermes et caressants. Pourquoi faire compliqué ?
Doublement étoilé l'année dernière pour son côtes-du-rhône, le domaine décroche la lune cette année avec son cairanne qui assemble à parts égales grenache, syrah, mourvèdre et carignan. Un nez juteux, « printanier », de fruits noirs mûrs et frais, nuancé de sous-bois, une attaque franche sur les fruits noirs plus confits, des tanins doux noyés dans le fruit, un alcool intégré, une longueur poivrée des plus agréables : la bouche est simplement parfaite, harmonieuse, goûteuse, et donne une irrésistible « envie d'y revenir ».
Doublement étoilé l'année dernière pour son côtes-du-rhône, le domaine décroche la lune cette année avec son cairanne qui assemble à parts égales grenache, syrah, mourvèdre et carignan. Un nez juteux, « printanier », de fruits noirs mûrs et frais, nuancé de sous-bois, une attaque franche sur les fruits noirs plus confits, des tanins doux noyés dans le fruit, un alcool intégré, une longueur poivrée des plus agréables : la bouche est simplement parfaite, harmonieuse, goûteuse, et donne une irrésistible « envie d'y revenir ».
Les Travers? De belles terrasses argilo-caillouteuses à l'origine d'une cuvée allègre et sans effet de manche, parfumée de gelée de fruits noirs et d'une touche fraîche de Zan, à la bouche riche mais tendre, adossée à des tanins ciselés, avec pour conclure une finale très «garrigue» à l'amertume sapide qui signe souvent les vins du domaine. Un profil sincère et de bonne garde.
Les Travers? De belles terrasses argilo-caillouteuses à l'origine d'une cuvée allègre et sans effet de manche, parfumée de gelée de fruits noirs et d'une touche fraîche de Zan, à la bouche riche mais tendre, adossée à des tanins ciselés, avec pour conclure une finale très «garrigue» à l'amertume sapide qui signe souvent les vins du domaine. Un profil sincère et de bonne garde.
Une touche originale de viognier (5%) complète cet assemblage d'un classicisme de bon goût, avec la syrah et le grenache en maîtres de cérémonie, le carignan en appoint (15%). Alléchant, suave et un brin sauvage, il fleure bon la fraise des bois, la garrigue et l'humus. Aucune déception en bouche: avec ses tanins souples, son fruité généreux, son aimable sucrosité et sa longueur plus qu'honorable teintée d'épices, cette cuvée accorte peut s'apprécier dès aujourd'hui.
Une touche originale de viognier (5%) complète cet assemblage d'un classicisme de bon goût, avec la syrah et le grenache en maîtres de cérémonie, le carignan en appoint (15%). Alléchant, suave et un brin sauvage, il fleure bon la fraise des bois, la garrigue et l'humus. Aucune déception en bouche: avec ses tanins souples, son fruité généreux, son aimable sucrosité et sa longueur plus qu'honorable teintée d'épices, cette cuvée accorte peut s'apprécier dès aujourd'hui.
Syrah (60%) et grenache forment un duo convaincant dans ce rouge épanoui et expressif, associant à l'olfaction les fruits rouges mûrs, le safran et la rose séchée. La bouche affiche du volume, des tanins soyeux bien polis par l'élevage et une finale détendue où rebondissent la cerise et les épices. Un cairanne ensoleillé et charmeur, à apprécier dans ses jeunes années.
Syrah (60%) et grenache forment un duo convaincant dans ce rouge épanoui et expressif, associant à l'olfaction les fruits rouges mûrs, le safran et la rose séchée. La bouche affiche du volume, des tanins soyeux bien polis par l'élevage et une finale détendue où rebondissent la cerise et les épices. Un cairanne ensoleillé et charmeur, à apprécier dans ses jeunes années.
Ramassés ensemble, les raisins de grenache (65%), syrah (25%) et mourvèdre ont été co-fermentés avant un élevage bref de 6mois en cuve béton. Une alchimie réussie dans la bouteille dont on retient le nez détendu et bien mûr de fruits rouges compotés, nuancé de safran et de ciste. Un bouquet attrayant qui s'épanouit dans une bouche vineuse, aussi ample que stimulante, soutenue par des tanins ronds et qui laisse longtemps résonner le fruit. Une harmonie qui devrait réjouir Maïlys, la fille de Stephan Brun, à laquelle est dédiée cette «bombe de fruit» selon les dégustateurs.
Ramassés ensemble, les raisins de grenache (65%), syrah (25%) et mourvèdre ont été co-fermentés avant un élevage bref de 6mois en cuve béton. Une alchimie réussie dans la bouteille dont on retient le nez détendu et bien mûr de fruits rouges compotés, nuancé de safran et de ciste. Un bouquet attrayant qui s'épanouit dans une bouche vineuse, aussi ample que stimulante, soutenue par des tanins ronds et qui laisse longtemps résonner le fruit. Une harmonie qui devrait réjouir Maïlys, la fille de Stephan Brun, à laquelle est dédiée cette «bombe de fruit» selon les dégustateurs.
Derrière une robe aux nuances grenat se dévoile un nez discret mais élégant de cerise noire, de prune confite et de poivre noir, nuancé d'une touche de garrigue. Équilibrée, soyeuse et bien charpentée, nantie de tanins fermes mais mûrs et joliment extraits, la bouche fait elle aussi preuve d'une belle typicité sudiste. Un bon classique du secteur, à laisser respirer quelques années en cave.
Derrière une robe aux nuances grenat se dévoile un nez discret mais élégant de cerise noire, de prune confite et de poivre noir, nuancé d'une touche de garrigue. Équilibrée, soyeuse et bien charpentée, nantie de tanins fermes mais mûrs et joliment extraits, la bouche fait elle aussi preuve d'une belle typicité sudiste. Un bon classique du secteur, à laisser respirer quelques années en cave.
Une cuvée née de vignes de 60ans, d'une vendange exécutée à la main et à bonne maturité, et d'un élevage long de 18mois en cuve. Les choix sont judicieux et s'illustrent dans la robe, d'une intensité prometteuse, et à l'olfaction, timide mais fine, évoquant la mûre compotée, la tapenade et le moka. Sa bouche fraîche, ses tanins fins et serrés et sa longue, très longue, finale épicée annoncent un solide potentiel de garde. Patience.
Une cuvée née de vignes de 60ans, d'une vendange exécutée à la main et à bonne maturité, et d'un élevage long de 18mois en cuve. Les choix sont judicieux et s'illustrent dans la robe, d'une intensité prometteuse, et à l'olfaction, timide mais fine, évoquant la mûre compotée, la tapenade et le moka. Sa bouche fraîche, ses tanins fins et serrés et sa longue, très longue, finale épicée annoncent un solide potentiel de garde. Patience.
Issu de vendanges manuelles et d'un tri des raisins à la vigne comme il est de mise sur l'appellation, ce vin distingué a pour lui une robe nette d'un seyant rubis et un nez expressif et précis, aux senteurs attrayantes de framboise mûre, de poivre noir et de fruits secs (amande). Une attaque fraîche, une matière élégante et bien parfumée, des tanins fermes mais sans austérité, une finale déliée: la bouche achève de convaincre. Un cairanne fin, charmeur et savoureux.
Issu de vendanges manuelles et d'un tri des raisins à la vigne comme il est de mise sur l'appellation, ce vin distingué a pour lui une robe nette d'un seyant rubis et un nez expressif et précis, aux senteurs attrayantes de framboise mûre, de poivre noir et de fruits secs (amande). Une attaque fraîche, une matière élégante et bien parfumée, des tanins fermes mais sans austérité, une finale déliée: la bouche achève de convaincre. Un cairanne fin, charmeur et savoureux.
Terroir fameux de Cairanne, les coteaux du Ventabren sont à l'origine de cette cuvée, dans laquelle les raisins de grenache (70%), syrah (20%) et carignan ont été fermentés ensemble, avec leurs propres levures, extraits avec douceur puis élevés 15mois en cuve. Elle en tire un bouquet fin encore peu disert de fruits rouges mûrs et de ciste. Souple, ronde et sapide, dotée de tanins séveux et serrés, la bouche dessine un joli potentiel de garde.
Terroir fameux de Cairanne, les coteaux du Ventabren sont à l'origine de cette cuvée, dans laquelle les raisins de grenache (70%), syrah (20%) et carignan ont été fermentés ensemble, avec leurs propres levures, extraits avec douceur puis élevés 15mois en cuve. Elle en tire un bouquet fin encore peu disert de fruits rouges mûrs et de ciste. Souple, ronde et sapide, dotée de tanins séveux et serrés, la bouche dessine un joli potentiel de garde.
Dans les cuvées du domaine, les filleul(e)s sont aussi mis à l'honneur: ici Maximilien, celui de Philippine. Le mourvèdre (35%), aux côtés de la syrah (15%) et du grenache (50%), exalte sa singularité dans ce vin vigoureux, qui en tire une séduisante profondeur de robe et un bouquet corsé de baies sauvages, de carvi et de cuir. La bouche est au diapason: capiteuse, charnue et longue, raffermie par des tanins serrés et par une pointe d'acidité, elle prolonge la douce chaleur perçue à l'olfaction par ses saveurs de café et de réglisse. Du caractère et de l'avenir en cave.
Dans les cuvées du domaine, les filleul(e)s sont aussi mis à l'honneur: ici Maximilien, celui de Philippine. Le mourvèdre (35%), aux côtés de la syrah (15%) et du grenache (50%), exalte sa singularité dans ce vin vigoureux, qui en tire une séduisante profondeur de robe et un bouquet corsé de baies sauvages, de carvi et de cuir. La bouche est au diapason: capiteuse, charnue et longue, raffermie par des tanins serrés et par une pointe d'acidité, elle prolonge la douce chaleur perçue à l'olfaction par ses saveurs de café et de réglisse. Du caractère et de l'avenir en cave.
Prune rouge, cassis, épices douces se mêlent au bouquet, rehaussé d'une touche de musc. Étoffée, concentrée, puissante, la bouche confirme le profil mûr et solaire de ce beau grenache (70%), aimable jusque dans ses tanins. Bien composé, on peut le boire ou le laisser s'épanouir en cave.
Prune rouge, cassis, épices douces se mêlent au bouquet, rehaussé d'une touche de musc. Étoffée, concentrée, puissante, la bouche confirme le profil mûr et solaire de ce beau grenache (70%), aimable jusque dans ses tanins. Bien composé, on peut le boire ou le laisser s'épanouir en cave.
Il y a de l'ambition dans cette cuvée mi-grenache mi-syrah, née de vieilles vignes de 80ans et d'un élevage patient de 20mois en barriques. Empreint de notes boisées persistantes et complexes (clou de girofle, vanille, cire), le nez évoque aussi la cerise noire. Cadrée par des tanins robustes bien soulignés par le chêne, la bouche possède ce qu'il faut de volume et de gras pour les assouplir après quelques années en cave. Un cairanne de belle envergure.
Il y a de l'ambition dans cette cuvée mi-grenache mi-syrah, née de vieilles vignes de 80ans et d'un élevage patient de 20mois en barriques. Empreint de notes boisées persistantes et complexes (clou de girofle, vanille, cire), le nez évoque aussi la cerise noire. Cadrée par des tanins robustes bien soulignés par le chêne, la bouche possède ce qu'il faut de volume et de gras pour les assouplir après quelques années en cave. Un cairanne de belle envergure.
Ce rouge au regard sombre se montre très expressif avec ses attrayants parfums de gelée de groseille, de bonbon au cassis et de cumin. Des arômes qui montent en intensité dans une bouche ample, onctueuse, nantie de tanins caressants et animée d'une fine fraîcheur et d'élégants amers anisés qui apportent du relief et poussent loin la finale. D'un équilibre renversant, cette bouteille savoureuse pourra être ouverte prochainement, avec un filet de bœuf en croûte par exemple.
Ce rouge au regard sombre se montre très expressif avec ses attrayants parfums de gelée de groseille, de bonbon au cassis et de cumin. Des arômes qui montent en intensité dans une bouche ample, onctueuse, nantie de tanins caressants et animée d'une fine fraîcheur et d'élégants amers anisés qui apportent du relief et poussent loin la finale. D'un équilibre renversant, cette bouteille savoureuse pourra être ouverte prochainement, avec un filet de bœuf en croûte par exemple.
Un sol de marnes et de sables fins du miocène couvre les coteaux de ces Hautes Rives qui surplombent la rivière de l'Aygues. Une typicité qui n'est probablement pas étrangère au toucher singulièrement crayeux des tanins, ni à ce bouquet fin et expressif de confiture de fraises, de biscuit chaud et de pain d'épice. Dense, riche et longue, agréablement tannique, la bouche affiche une ardeur de jeunesse qui ne demande qu'à s'assagir en cave. Une délicate amertume réglissée rehausse le tout et aiguise encore un peu plus la gourmandise de l'ensemble.
Un sol de marnes et de sables fins du miocène couvre les coteaux de ces Hautes Rives qui surplombent la rivière de l'Aygues. Une typicité qui n'est probablement pas étrangère au toucher singulièrement crayeux des tanins, ni à ce bouquet fin et expressif de confiture de fraises, de biscuit chaud et de pain d'épice. Dense, riche et longue, agréablement tannique, la bouche affiche une ardeur de jeunesse qui ne demande qu'à s'assagir en cave. Une délicate amertume réglissée rehausse le tout et aiguise encore un peu plus la gourmandise de l'ensemble.
Un élevage long de 18mois en cuve n'a pas terni d'un souffle la fraîcheur immaculée du fruit, qui s'exprime avec emphase dans ce cairanne sombre, ouvert sur des arômes de feuille de cassis, de myrtille et de bâton de réglisse. Précis, démonstratif et puissant à la fois, le palais prolonge ces saveurs concentrées infusant une matière crémeuse, structurée par des tanins tactiles, avec en finale une chaleureuse touche de muscade confirmant la parfaite maturité des raisins. Une harmonie qui se savoure dès à présent.
Un élevage long de 18mois en cuve n'a pas terni d'un souffle la fraîcheur immaculée du fruit, qui s'exprime avec emphase dans ce cairanne sombre, ouvert sur des arômes de feuille de cassis, de myrtille et de bâton de réglisse. Précis, démonstratif et puissant à la fois, le palais prolonge ces saveurs concentrées infusant une matière crémeuse, structurée par des tanins tactiles, avec en finale une chaleureuse touche de muscade confirmant la parfaite maturité des raisins. Une harmonie qui se savoure dès à présent.
Sobrement élevée en cuve pendant 6mois, cette cuvée se pare d'un teint frais au grain doré, d'où s'échappent de délicates fragrances de citrus et de pierre à fusil. Un caractère tonique anime un palais ciselé, avec ce qu'il faut de gras et une subtile minéralité qui étire la finale.
Sobrement élevée en cuve pendant 6mois, cette cuvée se pare d'un teint frais au grain doré, d'où s'échappent de délicates fragrances de citrus et de pierre à fusil. Un caractère tonique anime un palais ciselé, avec ce qu'il faut de gras et une subtile minéralité qui étire la finale.
Un triptyque à quasi parité de grenache, syrah et carignan compose cet élégant rouge drapé de pourpre aux reflets violacés. À l'olfaction, le cassis frais, la baie de sureau et la sarriette se mêlent à une touche chaude de brioche. De la sucrosité, du gras, des tanins denses et puissants qui donnent ce qu'il faut de relief, un fruit capiteux saupoudré de cacao: tout y est. Déjà du plaisir et pour longtemps.
Un triptyque à quasi parité de grenache, syrah et carignan compose cet élégant rouge drapé de pourpre aux reflets violacés. À l'olfaction, le cassis frais, la baie de sureau et la sarriette se mêlent à une touche chaude de brioche. De la sucrosité, du gras, des tanins denses et puissants qui donnent ce qu'il faut de relief, un fruit capiteux saupoudré de cacao: tout y est. Déjà du plaisir et pour longtemps.
Un élevage mixte de 12mois en cuve, fût et amphore a peaufiné l'harmonie du bouquet de ce joli rouge carminé et limpide, ouvert sur des notes de cerise napoléon et de menthe fraîche. La même qualité de fruit s'impose dans une bouche croquante, dynamique et juteuse, ourlée de tanins arrondis, puis s'enveloppe d'une petite sucrosité sudiste très typée grenache (70% de l'assemblage). Un cairanne fringant et pétri de fruit, à déboucher sur une viande en sauce.
Un élevage mixte de 12mois en cuve, fût et amphore a peaufiné l'harmonie du bouquet de ce joli rouge carminé et limpide, ouvert sur des notes de cerise napoléon et de menthe fraîche. La même qualité de fruit s'impose dans une bouche croquante, dynamique et juteuse, ourlée de tanins arrondis, puis s'enveloppe d'une petite sucrosité sudiste très typée grenache (70% de l'assemblage). Un cairanne fringant et pétri de fruit, à déboucher sur une viande en sauce.
Le grenache (80%), majoritaire dans cette cuvée, provient de sols de marnes recouverts de cailloutis calcaires de la montagne du Ventabren. Une noble origine qui a forgé le caractère de cette cuvée, convoquant au nez les fruits noirs et les épices, le mourvèdre prenant le relais avec une touche de cuir et d'olive noire. La bouche, chaleureuse, délicatement réglissée, encadrée par des tanins puissants et serrés, préserve la finesse et ce beau potentiel aromatique. De bonne garde assurément.
Le grenache (80%), majoritaire dans cette cuvée, provient de sols de marnes recouverts de cailloutis calcaires de la montagne du Ventabren. Une noble origine qui a forgé le caractère de cette cuvée, convoquant au nez les fruits noirs et les épices, le mourvèdre prenant le relais avec une touche de cuir et d'olive noire. La bouche, chaleureuse, délicatement réglissée, encadrée par des tanins puissants et serrés, préserve la finesse et ce beau potentiel aromatique. De bonne garde assurément.
Une moitié de grenache, 30% de syrah et le reste de mourvèdre et de carignan sont à l'œuvre dans cette cuvée extraite en douceur et longuement élevée en cuve (18mois). Avec sa jolie robe luisante grenat foncé et ses arômes élégants de framboise compotée, de cannelle et de vanille, l'entame a de quoi séduire. Joliment composée, fraîche et veloutée, la bouche affiche une sucrosité réjouissante, portée par des tanins soyeux et par une longue finale réglissée. Le coup de cœur a été mis aux voix.
Une moitié de grenache, 30% de syrah et le reste de mourvèdre et de carignan sont à l'œuvre dans cette cuvée extraite en douceur et longuement élevée en cuve (18mois). Avec sa jolie robe luisante grenat foncé et ses arômes élégants de framboise compotée, de cannelle et de vanille, l'entame a de quoi séduire. Joliment composée, fraîche et veloutée, la bouche affiche une sucrosité réjouissante, portée par des tanins soyeux et par une longue finale réglissée. Le coup de cœur a été mis aux voix.
Provenant d'un sol d'argile bleue et de sable situé au lieu-dit La Font d'Estévenas, clairette et roussanne à parité se marient avec aisance dans cette cuvée aux parfums subtils de chèvrefeuille et de miel, qui après quelques tours de verre, y ajoute l'ananas et une pointe minérale. Une complexité qui infuse aussi une bouche ample, suave et généreuse, dynamisée par une acidité bien ajustée. Savoureux de bout en bout.
Provenant d'un sol d'argile bleue et de sable situé au lieu-dit La Font d'Estévenas, clairette et roussanne à parité se marient avec aisance dans cette cuvée aux parfums subtils de chèvrefeuille et de miel, qui après quelques tours de verre, y ajoute l'ananas et une pointe minérale. Une complexité qui infuse aussi une bouche ample, suave et généreuse, dynamisée par une acidité bien ajustée. Savoureux de bout en bout.
Vacqueyras tire son nom du latin Vallea quadreria, la vallée des pierres. Dernière-née des appellations communales de la vallée du Rhône, son aire s'étend sur les communes vauclusiennes de Vacqueyras et de Sarrians, au pied des Dentelles de Montmirail. La rivière Ouvèze a déposé ici des nappes de cailloux roulés qui tempèrent la sécheresse estivale. S'ils ont acquis une telle notoriété, les vignerons de Vacqueyras le doivent surtout à leurs vins rouges complexes et concentrés.
L'AOC clairette-de-bellegarde se situe sur la seule commune de Bellegarde, entre Beaucaire et Saint-Gilles dans le Gard. Les vignes sont implantées sur les coteaux et terrasses de la partie sud-est de la costière de Nîmes. L'autre partie de la commune se trouve dans la plaine basse des bords du Rhône, en limite de la Camargue, entre Arles et Nîmes. L'appellation ne produit que des vins blancs secs aux arômes bien typés, à partir du seul cépage autorisé, la clairette, particulièrement bien adapté à la sécheresse.
L'appellation Costières-de-Nîmes regroupe une grande variété de vins qui témoignent de la richesse et de la diversité du terroir. Les vins produits dans cette région bénéficient d'une appellation d'origine contrôlée (AOC) qui garantit leur qualité et leur authenticité. Chaque appellation offre des caractéristiques uniques et des profils gustatifs spécifiques qui sauront ravir les palais les plus exigeants.
Costières-de-Nîmes : Histoire
L'histoire des Costières-de-Nîmes remonte à plusieurs siècles. Située aux confins du Languedoc, cette région bénéficie d'un terroir d'exception. Les vignobles s'étendent sur un territoire de 40 km de long entre Meynes et Vauvert, et de 10 km de large entre Saint-Gilles et Beaucaire. Au fil des années, les vignerons ont su exploiter les conditions idéales de cette région ensoleillée pour produire des vins de grande qualité.
Le village de Gigondas est adossé à l'un des plus beaux sites naturels de la vallée : le massif des Dentelles de Montmirail. Ce terroir a dû patienter pendant plusieurs siècles avant d'affirmer sa personnalité viticole en conquérant les anciennes oliveraies. L'orientation de l'encépagement vers le grenache noir, la faiblesse des rendements conduisent à l'élaboration de vins rouges solides, charpentés, très structurés et de longue garde. Grâce à eux, le gigondas a forgé son image; aussi les rosés ne représentent-ils qu'une infime part de la production. Avec les châteauneuf-du-pape, les vins rouges de gigondas sont les seigneurs de la basse vallée du Rhône.
Le vignoble de Châteauneuf-du-Pape, qui garde le souvenir des papes d’Avignon, est situé sur la rive gauche du Rhône, à une quinzaine de kilomètres au nord de l’ancienne cité pontificale. L’appellation Châteauneuf-du-Pape fut la première à avoir défini légalement ses conditions de production, dès 1931. Son territoire s’étend sur la quasi-totalité de la commune de Châteauneuf-du-Pape qui lui a donné son nom et sur certains terrains de même nature des communes limitrophes d’Orange, de Courthézon, de Bédarrides et de Sorgues.
L’originalité de l’appellation Châteauneuf-du-Pape provient de son sol, formé notamment de vastes terrasses de hauteurs différentes, recouvertes d’argile rouge mêlée à de nombreux cailloux roulés.
Vins d'appellation Châteauneuf-du-Pape
Depuis 1929, de très nombreux cépages y sont autorisés pour la production de vins rouges et vins blancs. Parmi les cépages autorisés en châteauneuf-du-pape, très divers, prédominent grenache, syrah, mourvèdre et cinsault.
Les vins de châteauneuf-du-pape s’apprécient mieux après une garde qui varie en fonction des millésimes.
Amples, corsés et charpentés, les vins rouges de châteauneuf-du-pape ont un bouquet puissant et complexe, et accompagnent avec succès les viandes rouges, le gibier et les fromages.
Enfin, si la notoriété des vins rouges est largement établie du fait, notamment, de l'importance de leur production, les amateurs connaissent bien les vins blancs Châteauneuf-du-pape qui rivalisent avec les plus grands et savent cacher leur puissance par la finesse de leurs arômes.
Situé dans un méandre du Rhône, non loin d'Orange et d'Avignon, le vignoble s'étend sur les terrasses et les coteaux ensoleillés des quatre communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Géniès-de-Colomas. Les sols y sont aussi divers que les cépages, mais il existe un élément fédérateur : le climat méditerranéen.
Face à Châteauneuf-du-Pape, sur la rive droite du Rhône, Tavel est un village gardois adossé à un plateau calcaire recouvert de garrigue. Sur des sols de sable, d'alluvions argileuses ou de cailloux roulés, il donne son nom à la seule appellation rhodanienne à ne produire que du rosé. Grenache, cinsault, mourvèdre, syrah, accompagnés de carignan et parfois de cépages blancs donnent un vin généreux, au bouquet floral puis fruité. Déjà réputé à l'époque des papes d'Avignon, le tavel est reconnaissable à sa bouteille élancée, gravée d'un T en écusson couronné. Il figure parmi les plus célèbres vins rosés de France.
Au sud de Montélimar, les collines calcaires des coteaux du Tricastin (ancien nom de cette AOC) se prolongent en terrasses fluviales sur la rive gauche du Rhône. Toutefois, la vigne occupe peu de place dans ce pays de cocagne où se côtoient le lavandin, l'agneau et la truffe noire. Et la proximité de l'AOC côtes-du-rhône fait souvent dire que les grignan-les-adhémar appartiennent à la même aire. Pourtant, il s'agit d'une appellation bien distincte qui a sa propre identité.
Cette appellation est située à l'est de la vallée du Rhône, dans un secteur abrité du mistral par la chaîne des Dentelles de Montmirail, les contreforts du mont Ventoux, désormais appelé Ventoux et les monts du Vaucluse. Le vignoble du Ventoux s'étend sur cinquante et une communes, entre Vaison-la-Romaine au nord et Apt au sud. Il produit des vins très fruités caractérisés par un savant équilibre entre fraîcheur et élégance.
Sur la rive gauche du Rhône, l'aire géographique de l'appellation correspond aux limites naturelles du massif du Luberon. Limitées au nord par la vallée du Calavon (Apt) et au sud par celle de la Durance (Cavaillon, Pertuis, Manosque), trente-six communes du Vaucluse constituent son terroir. Une région viticole déjà provençale par sa culture, son climat méditerranéen et ses vins rosés, mais où des influences alpines induisent des températures plus fraîches que dans la vallée du Rhône, ce qui explique la part assez importante des vins blancs.
À la limite nord-ouest de la vallée du Rhône méridionale, les côtes-du-vivarais chevauchent les départements de l'Ardèche et du Gard. Ils sont implantés sur les plateaux qui encadrent les gorges de l'Ardèche. Les plants croissent dans la pierraille blanche. Le grenache et la syrah donnent naissance à des rouges et des rosés d'une finesse particulière, avec une dominante de petits fruits rouges.
Le village médiéval de Pierrevert et dix communes, non loin de Manosque, situées dans la partie la plus chaude du département des Alpes-de-Haute-Provence, région chère à Jean Giono, ont accédé à l'AOC. Les vins rouges, rosés et blancs sont d'un degré alcoolique assez faible et d'une bonne nervosité?; ils s'associent parfaitement aux produits locaux : agneau et fromages de chèvre de Banon.
Située entre la fraîcheur des Cévennes et le soleil généreux de la Vallée du Rhône, la dernière-née des AOC (2013) a d’abord fourni des vins de pays. Depuis 1989, les viticulteurs de l’Uzège œuvraient pour obtenir l’accession de leurs vins à l’appellation d’origine. Ils se sont fixés de nombreuses contraintes et n’ont pas ménagé les investissements sur leurs exploitations. L’appellation, fondée sur un cahier des charges strict, ne vise pas les volumes, mais un vin haut de gamme.
Elle livre des vins rouges généreux, épicés et réglissés, surtout marqués par la syrah et le grenache, des rosés puissants et aromatiques, marqués par le grenache, ainsi que des blancs intenses, aux arômes de pêche et d’abricot, issus de grenache blanc et de viognier.
En 2005, les vins rouges de Beaumes-de-Venise, classés depuis 1979 en côtes-du-rhône-villages, accèdent au rang de cru des Côtes du Rhône et se placent aux côtés d'autres prestigieuses appellations communales, comme châteauneuf-du-pape, vacqueyras et gigondas. Jouxtant ces deux dernières AOC, Beaumes-de-Venise tire son nom des grottes (balmes en provençal) creusées dans les roches de la commune éponyme. Quant au nom de Venise, il est à relier au terme de « Comtat venaissin », possession des papes du XIII e siècle à la Révolution. L'aire géographique est délimitée au nord-est d'Avignon sur quatre communes du Vaucluse : Beaumes-de-Venise, Lafare, La Roque-Alric et Suzette. En partie implanté sur des restanques ou faysses (terrasses), sur des sols sablo-argileux, le vignoble occupe le versant sud des célèbres Dentelles de Montmirail, aux formes déchiquetées. Protégé du mistral par les reliefs avoisinants, il bénéficie d'un climat méditerranéen chaud, rafraîchi localement par une certaine altitude. L'appellation ne produit que des rouges issus majoritairement du grenache noir (50 % minimum). Vendangés obligatoirement à la main et triés, ces raisins donnent naissance à des vins puissants et concentrés.
La destruction des oliviers par le gel de 1956 a relancé la viticulture et donné un nouvel élan à ce vignoble de la Drôme provençale qui entoure le village perché de Vinsobres. Cet ancien « village » des côtes-du-rhône a été promu en appellation communale en 2006. Situé sur les coteaux de la seule commune de Vinsobres, c'est le cru le plus septentrional de la vallée du Rhône méridionale. Installés sur des coteaux ou replats exposés au sud et au mistral, le vent du nord, les ceps plongent leurs racines dans des sols pierreux qui se réchauffent facilement. L'appellation concerne uniquement les vins rouges. Les vinsobres proviennent d'un assemblage d'au moins deux cépages principaux dont le grenache, qui doit représenter plus de 50 % de l'encépagement; cépages complémentaires, la syrah et/ou le mourvèdre devant atteindre 25 % minimum. Colorés, concentrés et corsés, ces vins possèdent une belle complexité aromatique et un intéressant potentiel de garde.
L'appellation rasteau a longtemps été réservée aux vins doux naturels, Rasteau étant aussi, depuis 1965, l'une des dénominations de l'AOC côtes-du-rhône, pouvant figurer sur l'étiquette. En 2010, Rasteau est devenue la seizième appellation communale de la vallée du Rhône, après beaumes-de-venise, vinsobres, vaqueyras et gigondas. Son aire est délimitée sur la seule commune de Rasteau. Les vignes sont installées sur un plateau aux sols caillouteux, sur des collines et sur d'anciennes terrasses, encadrées par les rivières Aigues et Ouvèze. Les parcelles, exposées plein sud et souvent recouvertes de galets roulés qui accumulent la chaleur diurne pour la restituer la nuit, sont abritées du mistral. Le climat méditerranéen semi-aride de cette zone géographique est particulièrement favorable au cépage grenache, cépage principal de l'appellation mais toujours utilisé en assemblage. Il favorise également la syrah et le mourvèdre, variétés complémentaires qui donnent des vins concentrés et charpentés. Exclusivement rouges, les rasteau secs sont généreux, puissants, gras et très aromatiques. Leur structure tannique est le gage d'un excellent potentiel de garde.