Château d' Yquem
Superbe manoir fortifié du XVIIes. entouré de vignes, établi au sommet des coteaux dominant la vallée de la Garonne, le château d'Yquem est, fait unique pour un grand cru, resté dans la même famille, les Sauvage puis les Lur-Saluces, pendant près de quatre cents ans. Un domaine devenu dès le XVIIIes. le fleuron du Sauternais. Outre sa stabilité, il a pour atout de bénéficier d'un terroir d'une grande variété, tout en nuances, composé d'une multitude de petites collines, avec des vignes en haut de plateau et d'autres en milieu et bas de pente. Une diversité qui permet de s'adapter aux caprices du climat et qui fait la grande complexité du vin d'Yquem. Classé premier cru supérieur en 1855 – le seul dans sa catégorie –, il appartient depuis 1999 au groupe LVMH, qui en a confié la direction en 2004 à Pierre Lurton. La conversion en bio a été engagée en 2019.
Appellations
- Sauternes
- Bordeaux blanc
- Bordeaux supérieur
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Informations pratiques
, 33210 Sauternes France
+33 5 57 98 07 07
- Dégustation à la propriété
- Oui
- Vente à la propriété
- Non
- Gîte
- Non
- Chambre d’hôte
- Non
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Les vins Coup de Cœur du Guide Hachette
- blanc tranquille
Un Yquem d'une concentration exceptionnelle, dans le droit fil du millésime, non moins exceptionnel, très chaud et sec. Le nez offre la richesse et surtout la complexité coutumière des grands liquoreux du château: notes rôties, écorce d'orange, agrumes confits, amande, brioche... le tout souligné de ce trait salin si singulier. L'attaque vive et dynamique ouvre sur un cœur de bouche monumental, pâtisser, dense, très crémeux, tenu par les fins et longs amers d'une finale interminable. Un concentré de force et d'élégance qui défiera les décennies, si ce n'est le siècle.
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- blanc tranquille
Deux pluies salutaires mi-septembre et début octobre, puis trois semaines de temps sec, frais et ensoleillé ont offert une fenêtre au botrytis. D'emblée éclatant, le nez égrène le citron confit, la mangue et l'orange amère sur un fond de cèdre et d'épices douces. Ample et énergique dès l'attaque, la matière prend ses aises dans une bouche voluptueuse, onctueuse et caressante, plus florale dans son expression, soutenue en filagrane par une sacrée fraîcheur qui étire et illumine le fruit dans une finale saline et douce-amère. Un jury, ému, évoque un monument d'élégance et de pureté. Du grand art.
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- blanc tranquille
Un printemps chaud et pluvieux qui engendre une pousse précoce, un mois de juin arrosé et froid, un été chaud et sec, une première trie généreuse mi-septembre, notamment sur les sauvignons (25% de l'assemblage), puis les pluies de fin septembre déclenchent le botrytis, mais il faudra attendre le 18octobre pour que le soleil concentre les baies. Au final, la récolte s'étalera sur seize jours et cinq tries successives entre le 14septembre et le 29octobre, entrecoupés de forts épisodes pluvieux. Des conditions peu aisées, avec une petite fenêtre de tir pour ramasser les raisins botrytisés, mais dont les équipes d'Yquem ont su une nouvelle fois tiré profit pour proposer un 2020 particulièrement expressif, très floral et fruité (fruits exotiques, agrumes, pêche, abricot, amande fraîche…). En bouche, le vin se montre à la fois aérien, très soyeux mais aussi solaire, riche, crémeux, avec des arômes de pâtisserie, d'orange et de pêche confites, puis se dévoile en finale une tonalité citronnée et épicée (gingembre) qui lui confère un regain d'énergie. Un Yquem de grande harmonie, qui opère la synthèse entre la puissance et l'élégance, le chaud et le frais, le large et le délié.
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- blanc tranquille
2019: une année très chaude et sèche, avec un déluge de pluies fin juillet qui rétablit les réserves hydriques des sols et fait avancer la maturation des baies. Puis retour de la chaleur, au-dessus des normales saisonnières, et très peu de pluies; le botrytis met du temps à s'installer: il faut attendre les pluies de fin septembre pour que démarre la pourriture noble, suivies par une phase anticyclonique idéale début octobre. Une étroite «fenêtre de trie» se dégage entre le 10 et le 22 octobre, avec seulement cinq jours de récolte sur les parcelles les plus saines. Dans le verre, un sauternes qui accueille une part exceptionnellement élevée de sauvignon (45%) expliquant sans doute l'admirable fraîcheur qui se dégage de ses arômes d'orange amère, de zeste de mandarine, de fruits exotiques, de verveine et de menthol. Une attaque ample et suave ouvre sur une bouche certes très riche, mais avec en soutien cette superbe fraîcheur perçue à l'olfaction et une longue finale bien relevée, sur le poivre et le gingembre. Un Yquem hautement expressif, éclatant, d'un équilibre absolu.
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- blanc tranquille
2017 a été marqué par un débourrement précoce de la vigne qui n'a pas été entamé par le terrible épisode de gel de fin avril, une gelée comme on n'en avait plus connu depuis 1991. Heureusement, seuls quelques rangs de bordure furent touchés à Yquem, sans conséquence sur la récolte. Un grand beau temps s'installe en mai, avec des pluies régulières, avant un été caniculaire, l'un des plus chauds depuis 1897. La maturité des raisins s'en ressent et début août, les degrés sont au sommet. La campagne de vendange débute le 16 août pour l'Y, record absolu au domaine. Fin août, le vignoble est mûr et les pluies bénites de début septembre engendrent un botrytis très homogène. Entre le 26 septembre et le 9 octobre, les vendangeurs s'activent pour cueillir un raisin d'une richesse et d'une concentration hors normes. Dans le verre, un très grand 2017. La robe est d'un somptueux doré clair et brillant. Au nez, le vin se livre avec parcimonie mais avec une élégance rare sur les fruits exotiques, l'orange amère, les fleurs blanches et la crème brûlée, rafraîchis par des notes de menthol. Une attaque intense ouvre sur un palais riche, opulent, au volume impressionnant, mais aussi et surtout d'une fraîcheur admirable au regard du millésime, renforcée par une longue finale zestée. Un équilibre souverain pour un sauternes intemporel.
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- blanc tranquille
Le verre brille d'un or lumineux, de cet or sans ostentation, finement travaillé, qui est celui de l'artisanat d'art. Telle une marqueterie, les arômes nombreux s'assemblent en une palette complexe, pour former un tableau: agrumes confits aux accents d'orange amère, abricot, coing, fruits exotiques, vanille. La note rôtie du botrytis apparaît à qui sait la rechercher comme la discrète signature du maître. Une texture ample et veloutée caresse le palais, rehaussée d'une remarquable fraîcheur qui participe de l'esthétisme de l'ensemble. Le relief est apporté par de longues flaveurs de fruits, de cardamome et de menthol. Un sauternes à inscrire au patrimoine.
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- blanc tranquille
Plus que pour tout autre vin, les conditions météorologiques de l'année jouent un rôle déterminant dans l'élaboration des sauternes. Après une année 2012 sans Yquem, le millésime 2013 s'est signalé par un contraste inhabituel entre un printemps frais et arrosé et des mois d'été solaires et secs. Le refroidissement des températures durant la première quinzaine de septembre a maintenu la fraîcheur aromatique des baies; la pluie a provoqué un début de botrytisation, puis le soleil s'est réinstallé. Débutées le 25septembre, les vendanges se sont décomposées en quatre tries: les deux premières jusqu'au 3octobre, les deux dernières après un épisode pluvieux -qui a relancé la pourriture noble- suivi d'un cycle chaud et sec entre le 12 et le 23. Le dernier passage des vendangeurs a pris place du 21 au 24: un mois pour vendanger! En définitive, l'arrière-saison, si peu favorable aux vins rouges, a permis d'obtenir de superbes liquoreux dont Yquem offre le modèle accompli. D'un jaune d'or d'une rare limpidité, son 2013 s'annonce par un bouquet aussi expressif que complexe: on respire dans le verre un fruité varié -ananas rôti, orange, abricot, melon confit, raisin frais- et des senteurs miellées soulignées par la vanille et les épices douces (cannelle) de la barrique. Après une attaque intense et alerte, sur le zeste d'orange et le pamplemousse, le vin s'impose par sa richesse et sa matière enveloppante, où la suavité le dispute à la fraîcheur aromatique. La longue finale tonifiée par une pointe de vivacité laisse une impression de rare élégance. La quintessence de l'expression du botrytis participe, sans ostentation, à la paradoxale délicatesse de ce vin puissant et envoûtant.
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- blanc tranquille
En 2011, plus que jamais, l'influence de la climatologie a été prépondérante pour l'élaboration des liquoreux, l'année ayant été particulièrement capricieuse: un hiver et un printemps secs – ce dernier ayant été le plus chaud depuis longtemps, ce qui a entraîné un départ de végétation précoce–, avec quelques orages en avril qui causèrent des dégâts sévères dans le Sauternais. La fin juin fut marquée par des chaleurs torrides, mais l'été fut plus frais et connut des épisodes pluvieux classiques en Bordelais. Les vendanges furent donc précoces (le 7 août) pour Y d'Yquem (les plus précoces depuis… 1893), mais surtout il fallut anticiper les jours de pluie. Début des vendanges les 5 et 6 septembre pour le grand vin, quatre tries et fin de la récolte le 5 octobre. Dans le verre, un jaune soutenu qui confère au vin un aspect soyeux et lumineux. Très généreux, le nez évoque la noisette grillée, puis les agrumes confits (bigaradier, cédrat), soulignés par des notes de raisin frais. Au palais, ampleur et densité dès l'attaque. Vin opulent, solaire, l'Yquem 2011 développe un superbe rôti, soutenu par un fruité d'une grande fraîcheur qui apporte l'équilibre et anime une finale d'une élégance et d'une longueur exceptionnelles. Une grande pureté aromatique, de la richesse, de la puissance, beaucoup de fraîcheur, un côté aérien et cette inimitable texture soyeuse: à nouveau un (très) grand Yquem.
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- blanc tranquille
Six mois alliant chaleur et sécheresse modérées, une petite pluie fin août, un développement homogène du botrytis, des vendanges d'une vingtaine de jours: en 2009, toutes les conditions ont été réunies pour élaborer un grand Yquem. Le seul piège aurait pu être d'aller trop loin jusqu'à la surconcentration des sucres. Ce risque ayant été évidemment évité (155 g/l de sucres tout de même...), on est en face d'un vin qui impressionne dès le premier regard avec sa véritable robe de sacre (or à reflets verts) d'une brillance parfaite. Le bouquet s'ouvre sur de puissants arômes d'agrumes confits (mandarine) et d'épices douces, évoluant ensuite vers des notes florales (genêt, rose), pour finir sur des nuances de fruits très mûrs (abricot, pêche jaune). Après une attaque remarquable de rondeur, le palais surprend par son équilibre admirable entre la richesse et la finesse, l'opulence et la fraîcheur. Des saveurs d'écorce d'orange confite et de pâte de fruits se mêlent à la guimauve, à la cire d'abeille ou encore au raisin écrasé. La finale, d'une longueur exceptionnelle, laisse le souvenir d'une grande pureté et d'une harmonie rarement atteinte entre la douceur et la puissance. Un chef d'oeuvre.
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- blanc tranquille
Tous les grands vins sont enfants du climat, et particulièrement les sauternes. À Yquem, nul ne l'ignore et la météorologie tient une place essentielle dans la gestion du cru. En 2007, tout a commencé par un mois d'avril particulièrement chaud qui a permis un développement rapide de la végétation. Mais après une floraison précoce, juillet et août furent assez froids et il fallut attendre longtemps pour que les grappes mûrissent. Fin août, 100 mm de pluies fines vinrent affoler le vignoble. Heureusement, le beau temps finit par s'installer, permettant des tries de nettoyage. Le botrytis démarra fin septembre et début octobre; une météo parfaite du 13 au 27 octobre permit de vendanger dans d'excellentes conditions. Après avoir commencé très tôt comme 1997, le millésime finit très tard comme 1967. Et le résultat est digne de la comparaison avec ces années mythiques: sur une base de raisin moyenne, on obtient un botrytis parfait. Dorée à l'or fin, traversée de reflets bronze, la robe est plus que prometteuse. Aussi distinguée qu'intense, la liqueur monte du verre avec ses notes complexes de citron, d'abricot, de menthol et de fruits exotiques; l'aération y ajoute des esquisses de miel, de cire d'abeille et de fleurs blanches d'une grande pureté. Au palais, de la rondeur, du gras et une chair qui déploie ses ailes vers une finale très pure sur le raisin frais et la poire. Il se dégage un pouvoir de séduction fascinant de ce flacon qui sera aussi bon dans sa jeunesse que dans quinze ans... ou beaucoup plus.
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- blanc tranquille
2006 mit à rude épreuve les nerfs des vignerons qui durent faire preuve de beaucoup de sang-froid et de professionnalisme. Les équipes d’Yquem n’en manquent pas, qui ont su tirer parti de l’extraordinaire diversité des terroirs du cru pour élaborer un grand vin. Juillet fut caniculaire, le deuxième mois le plus chaud de ces dernières décennies après août 2003. Mais les pluies du mois suivant remirent tout en cause; les vignes du haut de plateau virent leur raisin «exploser», gravement atteint par la pourriture grise: des parcelles sacrifiées. Heureusement, les vignes du milieu et du bas de pente se comportèrent parfaitement et permirent de récolter les promesses de juillet. Le résultat est un vin d’une pureté remarquable pour un tel millésime. La puissance du bouquet n’a d’égale que sa complexité: abricot confit, fruit de la Passion, figue et peau d’agrumes, le tout souligné par un fin boisé. Soyeux à l’attaque, le palais développe une matière ample d’une grande finesse, intensément parfumée (confiture de coings, papaye, miel d’acacia), qui se prolonge sur la fraîcheur de notes de mandarine. À découvrir sur un risotto de saint-jacques. Dans un tout autre style, le 2005 s’affiche comme le millésime de la perfection: temps sec et chaud, cinq tries bien séparées avec à chaque fois une petite pluie pour démarrer la pourriture noble, puis de belles journées pour vendanger. Le vin est exceptionnel: parfums intenses (agrumes confits, coing, pain d’épice), chair pleine et élégante, séveuse et riche, toujours équilibrée.
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- blanc tranquille
Un grand millésime d'équilibre que 2015 à Yquem. Une année chaude et précoce avec juste ce qu'il a fallu de pluie et de fraîcheur pour donner de beaux raisins botrytisés à point. Et cela se vérifie dans le verre avec un sauternes qui se conjugue au plus que parfait. La robe est dorée à l'or fin, lumineuse et nette. Le nez est d'une intensité admirable, ouvert sur des arômes de fruits blancs (pêche, poire), d'agrumes confits, de poivre et de fleurs blanches. Dès l'attaque, le volume et la richesse exceptionnels du vin apparaissent, et pourtant aucune lourdeur ici, c'est même une sensation de légèreté, de fine douceur, d'évolution caressante et aérienne qui domine, le tout souligné par une acidité d'une grande justesse qui pousse loin, très loin la finale. Un Yquem déjà légendaire, à la fois solaire et fin, puissant et velouté. «Quand la légende dépasse la réalité, on imprime la légende», entendait-on dans L'Homme qui tua Liberty Valance de John Ford: que se passe-t-il lorsque la réalité dépasse la légende?
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- blanc tranquille
Les conditions climatiques jouent un rôle déterminant dans l'élaboration des vins de Sauternes, comme le montre bien l'année 2014. Dominé par la douceur en avril, le temps s'est rapidement dégradé en mai, marquant le début d'un long épisode frais et pluvieux. L'été, débuté sans chaleur, s'est heureusement achevé par une remontée des températures. L'alternance de pluies automnales et de longues périodes chaudes et sèches a ensuite favorisé le développement de la pourriture noble. Ces conditions ont contribué à donner au millésime 2014 un caractère à la fois frais et concentré. Après des pluies le 28août, une longue période de 19jours secs a autorisé un premier passage précoce, qui a donné des raisins d'une grande acidité. Trois autres passages ont suivi. Lors des derniers, du 20au30octobre, les vendangeurs ont récolté les baies les plus riches. Après un élevage de trente mois en barrique, le vin affiche une robe claire et cristalline, or pâle brillant. Déjà expressif, le bouquet annonce la fraîcheur du millésime, offrant une explosion d'arômes de fruits blancs (poire mûre) et d'agrumes, orange amère en tête. À l'aération, d'élégantes fragrances de fleurs blanches s'échappent du verre, puis des senteurs de fruits jaunes confits et de résine de pin. Dès l'attaque, ce côté alerte se confirme, allié à de grandes qualités d'ampleur, de richesse, de puissance et de concentration. Cette superbe harmonie éclate également dans une finale intense, d'une rare longueur, subtilement épicée. Une bouteille d'exception, parfaite expression du terroir d'Yquem à nul autre pareil.
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- blanc tranquille
2013, l'année des extrêmes, marquée par un fort contraste entre le printemps -très frais et humide (qui rappelle 1932), avec une floraison étalée, gage de complexité- et l'été -si chaud et si sec, qui rappelle 1947 ou 1949- explique Francis Mayeur, le méticuleux directeur technique d'Yquem, dont les archives climatologiques constituent une véritable mine d'or et un formidable outil de travail. La première quinzaine de septembre, froide, permet de maintenir une grande fraîcheur des raisins, et une bonne pluie provoque un premier développement de la pourriture noble sur des sémillons (30% du vin) parfaitement mûrs. La fenêtre de tir pour les vendanges du blanc sec, assez humides dans l'ensemble, est serrée: il pleut, les rares éclaircies sont à saisir, et le botrytis se développe vitesse grand V. Finalement, le Y se révèle légèrement suave, délicat, d'une rondeur et d'un volume admirables, mais sans jamais céder à la lourdeur; au contraire, le palais laisse une impression de grande fraîcheur et de dynamisme, renforcée par de beaux amers en finale. Et quelle expression aromatique: ananas, pamplemousse, pêche blanche, petite touche beurrée, touche variétale de buis, pointe mentholée Un air de famille évident avec le «grand frère» liquoreux par son élégance et son équilibre irréprochables.
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- blanc tranquille
Une superbe robe jaune pâle et cristalline habille le 2012, né de 80% de sauvignon et de 20% de sémillon un rien «castamés» (atteints par une légère pourriture noble) afin d'éviter l'excès d'amertume. Le bouquet séduit d'emblée par sa complexité: citron, mandarine, orange amère, pêche blanche, la palette est large et très fruitée. Le palais est à double détente: une attaque alerte, fraîche et fruitée, en parfait accord avec l'olfaction. Puis arrive, avec célérité, une rondeur soyeuse, caressante et enveloppante. La finale s'étire longuement sur le fruit et une pointe d'épices. Un grand Y élégant et classique, alliance subtile de la vivacité, du fruit et du gras.
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- blanc tranquille
À Yquem, plus que partout ailleurs, la précision des vendanges fait la grandeur du vin. Première trie du 20 au 22 septembre, suivie d'un deuxième passage rapproché, du 27 au 30 septembre. Puis longue pause, imposée par la sécheresse du début de l'automne. Reprise de la récolte le 14 octobre, après le retour des pluies nécessaires au développement du noble botrytis, suivies de soleil et de vents d'est qui concentrent parfaitement le sucre dans les baies. On entre alors véritablement de plain-pied dans le millésime. Nouvel arrêt le 18 octobre, la météo prévoyant des pluies pour le 24. Francis Mayeur, directeur technique du domaine, décide de patienter trois jours pour que les baies des meilleures parcelles se concentrent au maximum. Pas question de «moyenner la récolte» dans cette année opulente et quantitative; l'idée est au contraire de faire des distinctions dans le parcellaire, avec des tries «sur mesure», jusqu'à sept à huit lots selon les terroirs, et de s'offrir ainsi une palette précise et diversifiée de raisins botrytisés à leur meilleur niveau. Nouvelle phase de tries avant les pluies à partir du 21 octobre, et pour trois jours: le pic de la vendange et le cœur du futur 2010. Il aura donc fallu jongler avec la météo, posséder un vignoble suffisamment étendu pour pouvoir faire dans la dentelle, et accepter de prendre des risques. Grâce à quoi, Sandrine Garbay, l'œnologue maison, a pu élaborer un vin d'un grand classicisme, sans nul doute l'un des plus aboutis de cette décennie. À un bouquet aussi subtil que complexe –fruits jaunes, orange confite, zeste de citron, brioche, léger vanillé– s'ajoute un palais d'une extrême élégance et d'un équilibre proche de la perfection. L'attaque est douce et ample, l'évolution soyeuse et délicate, offrant un touché très fin et, signature du millésime, une fraîcheur remarquable qui confère à l'ensemble un côté aérien et une longueur infinie. Une danseuse étoile.
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- blanc tranquille
Après un hiver relativement sec, le 7 avril un coup de gel (- 2 °C) frappe le vignoble. L’année commence mal et ne semble pas s’améliorer avec de brusques alternances de chaud et de froid à partir de mai. La pluie s’en mêle jusqu’à la mi-juin; résultat, la floraison se fait avec deux semaines de retard sur l’année précédente, tandis que la coulure vient augmenter les pertes du gel. En juillet, on respire: plus sec et ensoleillé, le temps arrête la croissance de la végétation et favorise la bonne maturation des raisins. Mais avec deux jours de pluie sur trois et une fin de mois chaude, août laisse présager un départ précoce de botrytis. Heureusement, septembre est beau et sec, avec des températures nocturnes suffisamment fraîches pour éviter la pourriture aigre. Heureusement aussi, le sémillon s’adapte bien à ces conditions étranges et l’on n’a pas hésité à faire six tries pour terminer le 29 octobre, à 17h30… Grâce à quoi, on découvre un vin qui séduit par sa robe délicatement dorée aux reflets citron. Le bouquet s’ouvre sur de subtiles notes d’abricot confit et de pêche pour gagner ensuite en complexité: mandarine, citron, fruits exotiques, amande, tabac, boîte à cigares… la gamme est inépuisable. D’une incroyable rondeur, le palais est un modèle d’équilibre, avec une liqueur bien présente sans être pesante, équilibrée par une trame acide parfaitement ajustée. Fine, vive, longue et d’une grande pureté, la finale est elle aussi un modèle du genre. Un grand Yquem, qui fera date.
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- blanc tranquille
Sélection dans des parcelles d'Yquem, pressurage direct, fermentation et élevage sur lies, dont un tiers seulement en bois neuf avec des bâtonnages réguliers, élevage de douze mois minimum… rien n'est négligé pour faire de l'Y un vin d'exception. Le résultat est à la hauteur des ambitions comme l'indique la jeunesse de la robe cristalline dont la limpidité parfaite s'accorde à la délicatesse du bouquet. Pétale de rose, chèvrefeuille, aubépine, citronnelle, mirabelle, les fleurs et les fruits se mêlent pour composer une véritable corne d'abondance. Passé la fraîcheur de l'attaque, on retrouve cette même élégance dans les sensations délicates et savoureuses d'agrumes confits du palais. Sa rondeur et son amabilité continuent à se manifester dans une très longue finale. Plaisir immense dès aujourd'hui, sur des saint-jacques accompagnées d'une réduction de mandarine, ou dans plusieurs années pour de nouvelles sensations.
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- blanc tranquille
Afin de préserver la qualité de la vendange qui produira ce grand liquoreux qu'est Yquem, il a été décidé de prélever certaines années des sauvignons et des sémillons, qui seront destinés à l'élaboration de ce vin. Ces «seconds» raisins ne donnent pas un second vin mais un grand blanc sec, exceptionnel tant par sa qualité que par sa rareté (une vingtaine de millésimes en cinquante ans). Le bouquet frais et délicat met en scène le chèvrefeuille, la fleur de pêche de vigne et l'agrume confit. La même fraîcheur s'installe au palais dès l'attaque, vite rejointe par une chair ample et ronde aux saveurs citronnées. Une bouteille tentante aujourd'hui, qui révélera encore d'autres visages, si on lui en laisse le temps.
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- blanc tranquille
Emblématique château remontant au XVII e s., Yquem est entré dans le patrimoine de la famille de Lur-Saluces en 1785. Dès lors, la renommée de son vin ne fit que croître et dépassa les frontières, portée par l'appréciation du futur président des États-Unis, Thomas Jefferson. Bernard Arnaud préside maintenant aux destinées de ce cru. 2003 est à tous points de vue une année exceptionnelle pour Yquem. Par les conditions climatiques, bien sûr, caniculaires, qui ont entraîné des vendanges d'une précocité record, arrêtées le 26 septembre après seulement neuf jours de travail, pour cause d'envolée des degrés sur les raisins restants. Exceptionnelle par le résultat: un vin d'une complexité et d'une fraîcheur magnifiques. La robe est d'un or limpide à reflets jaune brillant. Déjà très confit, avec des notes de miel et de cire d'abeille, le bouquet développe à l'agitation des arômes de fruits exotiques (papaye), de vanille et de fleurs. La découverte ne s'arrête pas là, l'aération favorisant l'expression de senteurs de fruits confits, de gelée de coing et de pain d'épice. Ample et ronde, l'attaque cède la place à une somptueuse liqueur aux flaveurs d'agrumes (mandarine, orange) et de raisin de Corinthe. Modèle d'équilibre et d'élégance, cette bouteille a tout pour affronter des décennies.
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- blanc tranquille
Lors du dernier Vinexpo, Château d'Yquem a donné l'un des plus brillants dîners à l'occasion du cent cinquantième anniversaire du classement de 1855. Qui doutera que le cru est le phare des liquoreux en découvrant ce superbe 2001? Majestueux dans sa tunique vieil or, il joue subtilement de ses parfums de fruit de la Passion, d'abricot, d'agrumes et de figue qu'il met en rivalité avec des fleurs et une pointe de muscade. A l'aération, ceux-ci deviennent de plus en plus présents et dominent le bouquet, complétés de pointes de vanille et de coing. Dense et ample, l'attaque s'ouvre sur un palais rond, enveloppant, riche, mais équilibré; une dégustatrice note: Trame énorme contrebalancée par une parfaite et étonnante fraîcheur. Longue, la finale révèle de nouvelles saveurs de rôti, de fruits frais et d'abricot confit. Un vrai Yquem qui conjugue puissance et élégance, à ouvrir dans cinq ans et qui pourra être attendu un siècle.
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- blanc tranquille
Marqués par le départ, comme administrateur, d'Alexandre de Lur-Saluces, par l'arrivée de Pierre Lurton ainsi que par la décision d'adhérer au système des primeurs, ces derniers mois auront été décisifs pour Yquem. Mais on peut gager que les millésimes de demain seront aussi réussis que ce 99 dont la forte personnalité apparaît dès le premier contact: une robe d'un jaune d'or sans faiblesse et un bouquet aussi subtil que complexe. Des fruits jaunes aux fleurs, en passant par les agrumes et la figue sèche, mille parfums viennent évoquer les jardins de toutes les latitudes et les cuisines du monde entier, accompagnés de touches gourmandes de vanille, de pâte de fruits et d'épices, sans oublier le côté rôti et confit indispensables à tout grand sauternes. Dès l'attaque, le palais se révèle gras, ample, onctueux, parfaitement équilibré et d'une rare élégance. On croit avoir tout découvert, quand la finale, aussi riche que longue, réussit à dévoiler de nouvelles saveurs. Une superbe bouteille, qui a devant elle plusieurs décennies.
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- blanc tranquille
Entré par mariage dans le patrimoine des Lur-Saluces en 1785, ce superbe manoir fortifié est resté une propriété familiale jusqu'à son achat par le groupe LVMH en avril 1999. Alexandre de Lur-Saluces est resté maître-d'oeuvre. Ce millésime est digne de la lignée du roi des vins. Sa robe d'or brillant met en scène le bouquet qui passe de délicates notes de tilleul, de cannelle et de verveine à des parfums d'agrumes (zeste de citron) et de pâte de fruits, avant qu'au troisième acte n'apparaissent des nuances plus rôties. Dès l'attaque, le vin se montre séduisant avant de révéler toute son harmonie. Tout cela est d'une grande élégance, mais la finesse n'est pas le seul atout de cette grande bouteille. Le gras, la générosité et la richesse de la structure viennent compléter le tableau. On sort de cette dégustation imprégné de saveurs multiples (vanille, fleurs et fruits très mûrs). Pourtant ce superbe sauternes a encore besoin de quelques années pour trouver sa plénitude totale. S'il mérite d'être bu pour lui-même, il saura aussi être le compagnon d'un grand poisson en sauce.
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- blanc tranquille
En 1997 à Yquem, les vendanges se sont étalées sur plus de deux mois avec sept tries complètes pour profiter de la précocité de la botrytisation et de la longueur de l'automne. On retrouve ainsi sept générations de raisin dans le verre! Sa jeunesse éclate dans sa robe d'un or pur et brillant ainsi que dans son bouquet dont la puissance contenue s'exprime par de belles notes allant du confit à la fleur d'oranger en passant par la confiture de coings et le miel. Son exceptionnelle complexité se retrouve intégralement au palais. Rond, suave et plein de séduction, il n'en oublie pas pour autant de manifester son caractère liquoreux jusque dans une finale charmeuse, extrêmement prometteuse. Tout porte la marque d'un mélange de raisins frais et surmûris, caractéristique d'une longue vendange. Une très grande bouteille à attendre dix ou quinze ans, voire beaucoup plus.
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- blanc tranquille
Authentique manoir fortifié, ce château abrite de nombreux trésors, dont une chapelle ornée de fresques italiennes. Mais son principal joyau reste son vin dont ce 96 offre l'illustration. Si sa robe brillante affiche sa richesse, le bouquet semble au premier nez un peu timide; mais très vite apparaissent son caractère printanier et sa jeunesse que signent des parfums proches du raisin cueilli ainsi que des notes épicées apportées par le fût. Plein, riche, parfaitement équilibré, le palais est tout aussi harmonieux. Les fruits confits, l'écorce d'agrumes, la pâte de coing, la puissance retenue, tout est à sa place. Impressionnante par sa longueur, la finale laisse présager de remarquables possibilités de vieillissement. Un grand classique.
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- blanc tranquille
C'est dans l'aube bleuâtre du Sauternais, quand les créneaux du manoir semblent prolonger la colline, qu'il faut voir Yquem. Alors apparaît toute la force du terroir d'exception qui donne des vins comme ce 95 d'un or soutenu somptueux. Passant de notes confites à celles de raisin mûr et d'agrumes sans oublier d'évoquer le miel, la cire ou les raisins de Corinthe, le bouquet a la complexité qui sied à un grand liquoreux. L'expression aromatique du palais est tout aussi riche, de même que la structure d'un volume impressionnant. Longue, ample et grasse en même temps que d'une grande élégance, celle-ci annonce un cycle d'évolution sur plusieurs décennies: une très grande bouteille à attendre dix ou quinze ans, voire beaucoup plus. De moindre garde (de cinq à quinze ans) mais également fort bien constitué, avec un bouquet de notes rôties et de citron confit d'une grande fraîcheur et une belle présence en finale, Yquem 94 a obtenu deux étoiles.
en savoir plusLes vins du vigneron Château d' Yquem
- blanc tranquille
Un millésime stressant et quasi «tropical», marqué par une pluviométrie en berne et des températures bien supérieures à la normale (+ 2,7°C!), et aussi par un sévère épisode de grêle en juillet et par un mildiou virulent. Au final, un cur de vendanges entre le 22 et le 27 octobre et des raisins bien botrytisés à l'origine d'un vin puissant et expressif, ouvert sur les fruits très mûrs (pêche, prune, ananas) et l'amande fraîche mâtinés d'un boisé bien intégré. En bouche, un sauternes riche, corpulent, crémeux, velouté, dominé par un rôti intense, avec en finale une fine acidité qui vient relever l'ensemble. Un Yquem solaire.
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- blanc tranquille
Quand à l'atout du terroir d'Yquem (et des mêmes vignes de sémillon et de sauvignon que celle du grand liquoreux) s'ajoute celui de conditions climatiques permettant de réaliser toute la vendange en août, après un hiver très doux, un printemps hors normes par sa chaleur et un été qui a tempéré son exubérance, on obtient ce superbe Y. D'une fraîcheur étonnante, le vin développe un bouquet d'une extrême élégance où le sauvignon (75%) imprime fortement sa marque avec des arômes de chèvrefeuille, de buis et de pêche blanche, sans empêcher le sémillon de manifester sa présence par des notes d'agrumes (citron et orange), tandis que le fût apporte une subtile touche vanillée. Le palais dévoile une matière fine et douce qui se développe délicatement pour aboutir à une finale ample, chaleureuse et longue. Très harmonieux, l'ensemble s'exprimera pleinement sur des poissons nobles (sole et turbot) ou de beaux crustacés (homard).
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- blanc tranquille
L'été ayant été relativement sec, des vendanges précoces en 2010 (début septembre) ont permis de récolter des raisins mûrs (dont un tiers de sémillon) avec un potentiel d'alcool impressionnant (14°) et une belle acidité. Dans le verre, le résultat ravit l'oeil par sa teinte très pâle, or blanc. Puis on est frappé par l'élégance du bouquet, aux fragrances multiples et distinguées: vanille, agrumes, citronnelle, poire, pêche blanche... Très enrobé, le palais dévoile d'agréables saveurs fruitées, qui font écho à l'olfaction, rehaussées de quelques nuances d'épices. Délicat et rond, sans exubérance outrancière, une juste nervosité à l'arrière-plan, ce vin long et harmonieux offre des accords gourmands de choix: saint-jacques sauce aux agrumes, turbot sauce mousseline, gratin de langoustines... un mets raffiné dans tous les cas.
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- blanc tranquille
Né sur des parcelles d'Yquem, ce vin a fait l'objet d'une élaboration méticuleuse où rien n'a été laissé au hasard. À commencer par le choix des cépages, avec une part importante accordée au sauvignon (60 %) car les conditions climatiques de l'année ont été plus favorables à cette variété. Le résultat est un bordeaux sec assez original. Le pressurage direct a donné une robe d'un blanc patiné de jaune. Ouvert et puissant, le bouquet exprime de fraîches notes d'agrumes (citron et pamplemousse) et de délicats parfums de fleurs blanches et de buis. Tout aussi élégant, le palais ne se départit jamais de sa vivacité tout en révélant une chair très ronde aux accents de poire. vraie gourmandise, cette belle bouteille promet de superbes alliances, par exemple avec un gratin de poisson ou un homard sauce vanille.
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- blanc tranquille
En 2004, août fut tropical (pluies chaudes et répétées), ce qui déclencha des foyers de pourriture précoces. La véritable pourriture noble ne s'installa qu'à partir du 10 septembre, l'état sanitaire des raisins nécessita un nettoyage sévère des baies attaquées en août, lors de la première trie effectuée entre les 20 et 23 septembre. Interrompues par des pluies abondantes début octobre, les vendanges reprirent le 18 sous un soleil éclatant et se terminèrent début novembre. C'est dans ces conditions difficiles que la rigueur et le savoir-faire des équipes d'Yquem prennent toute leur valeur. Le vin séduit et étonne par la jeunesse de sa robe d'un beau jaune clair doré. Cette même jeunesse se retrouve dans le bouquet qui distille, après une franche agitation, de frais parfums floraux et fruités: fleur d'acacia, citron confit, raisin botrytisé, fruits frais et miel. Assez concentré, ample et gras, le palais développe des sensations de cire et d'abricot confit avant que ne se manifeste la vivacité, qui vient apporter relief et équilibre à la longue finale. Superbe réussite dans un millésime particulièrement délicat, ce 2004 pourra être apprécié jeune en début de repas, ou rester en cave au moins dix ans.
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- blanc tranquille
Une simple lettre, mais derrière laquelle se cache un mythe, et surtout le savoir-faire d'une équipe qui oeuvre chaque année à l'élaboration du plus prestigieux vin liquoreux du monde. L'assemblage est à lui seul déjà toute une histoire: des sauvignons aux grains légèrement rosés (60 %), vendangés à grande maturité, juste avant le basculement vers la pourriture noble, auxquels on adjoint des sémillons issus des grandes parcelles d'Yquem sur argiles. Le résultat? Un vin à part, qui évoque le chèvrefeuille, la pêche et le citron confit. Une superbe fraîcheur envahit la bouche, accompagnant tout au long de la dégustation une chair présente aux accents d'agrumes. Un vin qui marie la puissance et la finesse, déjà agréable tout en possédant un potentiel de garde évident.
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- blanc tranquille
Système de sélection particulièrement drastique, fermentation en barriques neuves, élevage soigné pendant trois ans, à Yquem tout est mis en oeuvre pour donner naissance à un vin d'exception, que l'on boit à quinze ou cent cinquante ans. Drapé dans une robe à reflets cuivrés, ce 2002 s'annonce très sauternes par son bouquet. Débutant par des notes fraîches et pures de genêt et de fruits mûrs, typés botrytis, il gagne ensuite en complexité, avec des arômes de sous-bois et de fruits confits. Tout au long de son évolution au palais, il conserve un caractère aimable. Rond, ample et harmonieux, il réussit l'exploit de reconstituer les différents stades des tries de vendange, par sa succession d'arômes parmi lesquels on retrouve les fruits confits qui se mêlent à des notes de fruits rôtis. Un vrai vin plaisir, en apparence facile et déjà superbe, mais qui mérite tout autant d'être attendu au moins vingt ou trente ans.
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- blanc tranquille
Petite révolution à Yquem: ce n'est plus dans l'appellation bordeaux supérieur, mais en bordeaux sec que l'Y va désormais être produit. Exit le moelleux, vive le sec. Mais, attention, pas n'importe lequel. Yquem oblige. Pour son premier millésime donc, le vin se révèle par une belle robe citron, qui sert de prélude à un bouquet d'une grande finesse, avec de beaux parfums de pêche blanche et de vanille. Le palais est du même niveau. D'une élégance sans faille, il associe la vivacité du sauvignon à l'opulence du sémillon.
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- blanc tranquille
Né sur le domaine d'Yquem, ce vin a bénéficié du savoir-faire de l'une des plus brillantes équipes au monde en matière de liquoreux. Sa robe en témoigne avec un mariage très réussi des teintes jaune citron et or blanc. Franc et net, le bouquet éveille des sensations printanières en passant des fruits blancs (pêche et poire) au tilleul et au miel d'acacia. A la finesse de l'attaque succède une structure fraîche, vive et parfaitement équilibrée.
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- blanc tranquille
S'annonçant par une simple lettre mais qui est la plus prestigieuse signature dont puisse rêver un bordeaux blanc, ce vin est à la hauteur de son origine. La jeunesse de sa robe est prometteuse et s'accorde à la délicatesse du bouquet. Exprimant la dualité de l'encépagement (sémillon et sauvignon), ses fines notes fruitées se mêlent aux apports du bois pour donner un ensemble d'une grande complexité: abricot, pamplemousse, pêche blanche, confiserie, rose, fleurs blanches, vanille, épices, pain grillé... Le palais faisant preuve d'autant de finesse que de puissance, on obtient un vrai grand vin liquoreux; harmonieux et à attendre quelques années avant de le servir sur des poissons en sauce, des fromages durs ou, mieux encore, des langoustines au basilic.
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