Sc du domaine de la Romanée-Conti (romanée-conti)
Un domaine, le plus prestigieux de Bourgogne, dont les limites n'ont pratiquement pas varié depuis le XVIes. (1 ha 81 a 40 ca aujourd'hui), une appellation (en monopole) et un vin né d'une petite vigne d'exception plantée sur un carré presque parfait d'environ 150 m de côté. La quintessence du terroir bourguignon. Une histoire emblématique de la Bourgogne viticole également. Propriété jusqu'en 1584 du prieuré de Saint-Vivant, elle resta dans la famille Croonembourg jusqu'en 1760 et son acquisition par celui qui lui donna son nom définitif et son prestige, Louis-François de Bourbon, prince de Conti. En 1869, Jacques-Marie Duvault-Blochet fait entrer le cru dans la famille de Villaine, associée depuis 1942 aux Leroy. La gestion quotidienne du domaine était assurée depuis 1974 par Henry-Frédéric Roch (famille Leroy) et Aubert de Villaine, aujourd'hui épaulés par le neveu de ce dernier, Bertrand de Villaine, et par un chef de cave de talent, Bernard Noblet. Ce dernier, après quarante ans de (très) bons et loyaux services, a pris sa retraite en janvier 2018, remplacé par Alexandre Bernier, qui travaillait déjà à ses côtés depuis plusieurs années. Suite au décès prématuré, en novembre 2018, de Henry-Frédéric Roch, c'est Perrine Fenal, fille de Lalou Bize-Leroy, qui prend la suite aux côtés d'Aubert de Villaine.
Appellations
- Romanée-conti
- Tâche (La)
- Grands-échézeaux
- Romanée-saint-vivant
- Montrachet
- Richebourg
- Échézeaux
- Vosne-romanée
- Corton
Informations pratiques
1, rue Derrière-le-Four , 21700 Vosne-Romanée France
+33 3 80 62 48 80
- Dégustation à la propriété
- Non
- Vente à la propriété
- Non
- Gîte
- Non
- Chambre d’hôte
- Non
Les vins Coup de Cœur du Guide Hachette
- rouge tranquille
D'une magnifique profondeur de robe mais logiquement encore un peu fermé à ce stade, le grand cru 2022 s'offre avec une profondeur et une complexité hors du commun à l'aération: fleurs (rose, violette), cerise kirschée, menthe poivrée, thym frais et fines notes salines, presque iodées. En bouche, il est d'une ampleur et d'une densité majuscules, tout en restant très gracieux, soyeux, presque aérien, avec en soutien des tanins croquants d'une rare finesse de grain et une fraîcheur saline qui culmine dans une finale d'une longueur envoûtante.
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- rouge tranquille
Seulement 18hl/ha pour la romanée-conti 2018: à la rareté s'ajoute le caractère exceptionnel du millésime. Un millésime qui ne fut pas de tout repos pourtant. Qui mieux qu'Aubert de Villaine pour en parler: «Si?l'hostilité de la nature fut manifeste et si les obstacles qu'elle nous opposait: mildiou, canicule, orages, humidité et l'accélération de la végétation qui en résulte, n'étaient, pour chacun, pas nouveaux, leur virulence a constitué un scénario inédit qui nous a laissés, la vigne et nous, haletants au moment de faire des vendanges qui sont parmi les plus précoces de ces 50 dernières années.» Un millésime déjà «légendaire»?qui fait penser au caniculaire et très précoce 2003, mais avec beaucoup moins de journées de canicule et des orages peu importants et réguliers qui ont donné à la vigne le complément d'eau nécessaire. Grâce à quoi les raisins vendangés étaient très mûrs, très sains: «ce que l'on avait perdu en quantité, on l'avait peut-être gagné en qualités de densité et d'expression.», rappelle Aubert de Villaine, qui conclut ainsi sur le millésime: «le fruit intense de 2015 et l'extrême maturité de 2003 combinés pour nous offrir peut-être un nouveau 1947, millésime de légende s'il en est...» La dégustation confirme l'immense potentiel du cru 2018: une robe pure, brillante autant que profonde; un nez tout en délicatesse de bouton de rose à peine éclos mâtiné d'un fruité mûr et intense; une bouche d'une finesse incomparable, offrant un toucher exquis autour de tanins de velours et une finale épicée d'une longueur impressionnante.
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- rouge tranquille
2016 n'a pas été de tout repos, loin s'en faut. «Un millésime où les extrêmes se sont affrontés et dont on pourra dire encore une fois que l'on n'en a jamais vu de pareil», écrit Aubert de Villaine dans ses fameux cahiers de vendanges. L'hiver fut doux, sans ces périodes de gel et/ou de neige qui «nettoient» la vigne. Résultat: un débourrement précoce. Puis la pluie, la pluie, encore la pluie, pendant tout le printemps et jusqu'à mi-juillet: 516mm sont ainsi tombés entre janvier et mai sur Vosne-Romanée, soit plus que la triste année 1910 dont les précipitations avaient entraîné la perte quasi-totale de la récolte Qui dit pluie incessante, dit difficultés pour le travail du sol et pour la protection phytosanitaire. Puis arriva le 27 avril et son terrible gel, aggravé par ce contexte de forte humidité. Mais la romanée-conti ne fut pas ou peu touchée. Et le beau temps de l'été mit tout en ordre. Dans le verre, un grand cru d'exception, parfaitement équilibré de bout en bout et si élégant. La robe est sombre et veloutée. Au nez, apparaissent de fines senteurs de rose et de cerise confite sur fond de boisé si fondu qu'il en est presque imperceptible. La bouche, au toucher soyeux et caressant, est soutenue par des tanins d'une finesse exceptionnelle qui renforcent la douceur du vin. La finale, très longue et intense, laisse le souvenir d'une romanée-conti intemporelle.
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- rouge tranquille
«Certains millésimes connaissent des accouchements faciles: le vigneron intervient tranquillement et peu souvent, comme le fait l'équipage d'un voilier qui navigue par temps calme. Mais il n'est pas rare que le parcours vers la naissance du millésime s'apparente plutôt à la guerre, à une lutte de tous les instants pour garder le bateau à flot et arriver au but sans trop de dommages! Ce fut le cas en 2012.» Les carnets de vendange du domaine, toujours passionnants, racontent par le menu cet éprouvant millésime où le climat a fait des siennes, où mildiou et oïdium ont sérieusement entamé la récolte à venir. En quantité, mais pas en qualité. «L'une des plus belles vendanges de ces dernières années», affirme Aubert deVillaine, la nature ayant rétabli l'ordre, l'été venu. Grâce à quoi, le millésime 2012 offre une superbe romanée-conti. Rien d'exubérant ou d'imposant ici, tout est dans la retenue. D'abord discret, voire timide, le nez s'ouvre peu à peu sur les fruits rouges frais, le poivre et la rose fanée, puis sur la terre humide et une pointe de salinité. Le palais se dévoile lui aussi avec parcimonie, autour d'une trame ferme et serrée et d'une texture très veloutée. Un vin de toucher, d'esprit plus que de corps.
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- rouge tranquille
Ces quelque 6ha de grands pinots noirs sont un autre monopole du domaine de la Romanée-Conti, qui bénéficie de la même exigence et du même savoir-faire. Précoce, le 2011 captive encore par sa densité résultant d'un tri draconien, tant sur pied au moment de la récolte qu'au chai, qui a éliminé près d'un tiers des raisins pourris ou insuffisamment mûrs. Rescapé des intempéries de l'été, ce vin montre toute la densité attendue de ce grand cru: c'est un pinot intense et sombre, moins par sa couleur que par sa profondeur et par sa tonalité aromatique: on y respire le fruit noir, un boisé épicé, fumé et torréfié, et ces nuances de goudron qui viendraient du terroir. Dans la continuité du bouquet, le palais dévoile une puissance peu commune alliée à un grain de tanin très serré. Mais le toucher velouté et soyeux apporte de l'aménité, et le cépage prend la fraîche saveur du fruit rouge juste cueilli et mêlé de végétal noble. Concentration, vivacité, élégance, pureté, persistance rare: l'esprit du cru est bien là.
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- rouge tranquille
"3,5263 ha exactement: telle est la part du domaine de la Romanée-Conti sur ce grand cru de 7,53 ha coincé entre le mur du Clos de Vougeot, à l'est, et les bien plus grands (en taille) échézeaux, à l'ouest. Dans ce millésime incertain que fut 2010, la patience a été de mise; les raisins du grands-échézeaux ont ainsi été vendangés les 29 et 30 septembre, soit une dizaine de jours plus tard que lors du solaire 2009. Un travail de ""haute couture"" à la vigne pour récolter un pinot parfaitement sain et mûr, puis de sélection drastique sur la table de tri pour aboutir à cette cuvée en robe de soie rouge, au bouquet complexe et expressif: on y hume la violette et la rose, la cerise noire, les épices douces, la menthe et le chocolat. Le palais, d'une rare noblesse, se révèle soyeux et délicat, tout en offrant la densité et la puissance d'un vin de très grande garde, et laisse le souvenir d'un fruité ""explosif"" rehaussé de nuances poivrées dans une longue et savoureuse finale."
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- rouge tranquille
2009 fut, on le sait, un millésime des plus grands en Bourgogne, si beau en vérité que, comme le précise Aubert de Villaine pour La Tâche: «Le raisin de la jeune vigne de huit ans est si mûr et fin que nous décidons de l’inclure dans la grande cuvée.» Nos dégustateurs ne s’y sont pas trompés, qui accordent un coup de cœur à ce vin qui illumine le verre de son grenat intense à reflets violets. Le nez montant, en développement constant, évoque tour à tour le sous-bois, la fourrure, la violette et la fraise des bois. Au palais, beaucoup de mâche, un grain soyeux, de la finesse et une finale complexe sur la fraîcheur du menthol, sur le poivre et la réglisse. Un aperçu de la perfection en grand cru.
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- rouge tranquille
En 2008, le printemps frais a été à l'origine de beaucoup de millerandage, créant des grappes aux petites baies lâches typiques du pinot noir dans sa meilleure expression. Malgré les vicissitudes qui suivirent (pluies incessantes favorisant les ennemis habituels de la vigne, mildiou, oïdum et botrytis), ce potentiel qualitatif a perduré, comme en témoigne cette superbe romanée-saint-vivant, considérée comme le plus "féminin" des grands crus du domaine. La robe brillant d'éclats grenat ressemble à un joyau. Au nez, une petite note florale enrobe un fruit d'une grande pureté auquel quelques notes de tabac donnent un supplément d'élégance. Séveuse, fine et racée, la bouche vient parfaire le tableau. Un vin délicat et terriblement séduisant.
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- blanc tranquille
«2007 restera comme un millésime hors normes», précise le rapport de vendanges du domaine. Avril se prend pour juillet; le vent des Rameaux qui souffle du nord promet une année sèche. On pense à 2003… puis orages, chaleur et froid se succèdent, août se révélant l’un des plus humides de ces dernières années. Heureusement les chardonnays, grâce à une véraison plus tardive, franchissent cet écueil sans être touchés par le botrytis. Le beau temps qui s’installe durablement à partir du 20 août permet de vendanger, le 17 septembre, des raisins dorés et mûrs. Le résultat? Le miel du grand cru, la mirabelle du chardonnay, la noisette grillée de l’élevage et la pointe végétale du millésime en une synthèse parfaite. Une chair onctueuse portée par une vivacité minérale qui lui assure longueur et longévité. Vif et sensuel, terriblement montrachet.
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- rouge tranquille
Vivant, saint poitevin du IV e s., imaginait-il pareil destin? Ses reliques furent accueillies à Vergy par un monastère des Hautes-Côtes un demi-millénaire plus tard. On doit à ce moine le vignoble de Vosne créé il y a près de dix siècles. Quant à cette vigne, quatre propriétaires seulement depuis lors: le monastère (le domaine en restaure les vestiges et en possède à Vosne le vendangeoir), la Nation sous la Révolution, la dynastie Marey-Monge et le domaine de La Romanée-Conti! Le millésime 2006 épanouit à merveille les vertus du pinot noir planté sur un terroir d'exception: nuances de la robe d'un rubis pénétrant, charme du bouquet corbeille de petits fruits, constitution jeune sans doute mais déjà droite, ferme, bienveillante. 2006 a vu Nicolas Jacob et Gérard Marlot travailler ensemble dans les vignes, le premier succédant au second comme chef de culture, l'heure de la retraite ayant sonné pour Gérard après une brillante carrière.
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- rouge tranquille
Avec la tâche, c'est sans doute la bouteille de proue du millésime au sein du domaine. Une des plus belles maturités depuis longtemps; vendange du 21 au 23 septembre, la plus tardive du domaine en Côte de Nuits. Des peaux épaisses avec une coloration noire intense, peu de jus, beaucoup de grumes millerandées (des grains tout petits et très concentrés) et des grappes en bon état sanitaire. Le résultat est un vin à part, exceptionnel, tannique sous une robe extrêmement sombre, nocturne. Ses arômes évoquent la groseille, le bourgeon de cassis. Tout de pureté, avec un élan formidable, un souffle étonnant. S'il faut comparer le 2004 à un récital de piano, le 2005 a l'ampleur d'une symphonie de Beethoven, sinon de Wagner. En principe, le domaine doit s'installer en 2008 dans l'ancien vendangeoir des moines de Saint-Vivant, à deux pas de son site actuel. Rue du Temps-Perdu, cela ne s'invente pas! Quant à la restauration de l'ancien monastère de Saint-Vivant, elle se poursuit grâce au domaine: ce chef-d'oeuvre n'est plus en péril.
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- blanc tranquille
Cueilli le 5 octobre en maturation extrême, il a vu l'oïdium se pencher sur son berceau. Nous sommes parvenus à le maîtriser dès le 15 juin sans rien renier de nos options biologiques, par le soufre sous forme de poudrages indique le domaine sur son rapport de vendange 2004. Le grand beau temps de septembre a permis de sauver cette récolte. Ce n'est pas la richesse des 2000, mais une plénitude traversée par une fraîcheur assez vive. Les arômes du montrachet sont fidèles au rendez-vous: le miel, le beurre, le croissant chaud. Il s'y ajoute une très légère pointe mentholée qui participe à sa personnalité. Le corps s'annonce très sensuel.
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- rouge tranquille
Le rapport des vendanges 2004 du domaine dit les choses sans fioritures et comme elles furent. Nous sommes passés près de la défaite, mais nous avons obtenu le meilleur, grâce à un mois de septembre éblouissant, espéré et néanmoins miraculeux. Comme en 1999, la vendange a donné un jus des plus sucrés né de baies figuées assez nombreuses. Récolte les 25 et 26 septembre, juste après la romanée-conti (qui ouvrait le bal des sécateurs) pour 26,35 hl/ha. Cette tâche est elle-même sous sa robe d'Esmeralda: sauvage et éclatante. Son bouquet est encore pénétré de ses arômes de jeunesse à nuances florales. Sa bouche est impérieuse, sûre d'elle-même. Cette personnalité si complète nous rappelle que la tâche réussit admirablement la synthèse de sols assez divers. D'où sans doute ce mélange de complexité et d'harmonie.
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- rouge tranquille
17 343 bouteilles récoltées. Sur un marché convoité, elles seront peut-être disponibles jusqu'en 2007 car il y aura très peu de 2003. La robe magenta est déjà très affirmée. Deux questions. Comment se fait-il qu'après dix-huit mois de fût neuf nul boisé ne subsiste? La modestie du rendement, répond Aubert de Villaine. Et pourquoi a-t-on le sentiment de découvrir et de goûter le nombre d'or, comme le secret des pyramides et des cathédrales? Ah! c'est dans le sang de la vigne... Pureté, charme, équilibre, on dirait la beauté même car rien ne dépasse du cadre ni ne l'infléchit. Un vin civilisé.
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- rouge tranquille
Vendangés les 21 et 22 septembre, les raisins du richebourg 2002 donnent un vin à la robe impériale et 6 520 bouteilles. Le bouquet s'esquisse sur un léger vert, une pointe végétale. De même qu'un auditorium magnifie la musique qu'il accueille, la bouche se fait ici l'écho d'une merveilleuse cerise noire tant en goût qu'en parfum. Il faut prendre un peu de recul par rapport à cette bouteille encore jeune et qui se concentre pour parvenir à la plénitude. Sa pureté, son potentiel de garde la désignent comme coup de coeur; on notera par ailleurs que le domaine de La Romanée-Conti propose une cuvée Duvault-Blochet 2002 de vosne-romanée 1 er cru (quelque 15 000 bouteilles, nées du second passage des vendangeurs dans les grands crus). Cette cuvée voit le jour pour la deuxième fois (la première en 1999).
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- rouge tranquille
Dynamisme, exubérance presque, cet échézeaux séduit par un allant superbe. Mais la concentration d'une matière profonde (les 4ha 67a 3ca du domaine se situent dans le climat des Poulaillères situé juste au-dessus des grands-échézeaux), ainsi que la complexité du bouquet et du corps n'ont rien d'impulsif. Il s'agit au contraire d'une bouteille capable de jouer simultanément sur plusieurs registres et on se dit que seul le pinot noir sur terre peut exprimer de telles nuances... Les grandes orgues de Vosne-Romanée!
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- rouge tranquille
Il fait un peu penser au millésime 92, avec davantage de fruits, plus de volume aussi. Au domaine, l'échézeaux est toujours le premier ouvert. "Il montre la voie", dit volontiers Aubert de Villaine. On le constate cette fois encore. Un parfum affriolant sur une jolie note de cerise. Un rien de fût, normal à ce stade de son élevage. Tendre, il évoque la douceur, la rondeur. Le gras apparaît à mi-bouche. La suite n'est que volupté.
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- rouge tranquille
Si le 98 ne doit s'éveiller que dans un avenir lointain, ce millésime 99 (12,5° à 13° naturels, peau très épaisse) pourra se déguster plus tôt et s'annonce comme l'un des champions de l'année. Il vise juste et la cible est atteinte. Quelle finesse! Quelle longueur! Quelle justesse! Ce vin d'une rigoureuse harmonie n'est pas sans évoquer le portrait de Richelieu par Philippe de Champaigne: une autorité hiératique, la main nerveuse posée sur la garde d'une épée noyée dans un écrin d'hermine et de velours.
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- blanc tranquille
Jasmin peut être satisfait. Il s'agit du cheval —un comtois— de Sébastien Denis, qui effectue depuis 1999 les labours en romanée-conti, en montrachet et sur une partie du richebourg, à l'intention du domaine. Car ce millésime est fort bien venu. Vendangé très tard et à maturité extrême, ce 99 conserve néanmoins sa fraîcheur. Une clé pour comprendre le montrachet: l'année à botrytis, 1998, a donné un vin opulent, tout en miel. L'année suivante, sans botrytis, a produit un vin au miellé plus discret, rigoureux, presque austère et pourtant d'une fascinante séduction. Il n'évoque pas la rondeur des beautés baroques, mais présente une ligne épurée et d'un goût parfait. Une impression de légèreté accompagne une éblouissante densité.
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- blanc tranquille
Vendangé très tardivement avec des touches de botrytis bien identifiables, il exprime une maturation extrême, une concentration exceptionnelle. Sans doute le vin le plus riche produit à ce jour par le domaine. Dévoreur de soleil, il dépassait à sa naissance les 14° naturels. Le nez de Pavarotti, de bel canto: nuances d'épices, cannelle surtout. Au goût de miel habituel s'associe bientôt une saveur très complexe où l'on croit reconnaître la pêche de vigne. Puis l'acidité lui assure fraîcheur et potentiel de garde, tout en offrant à ce géant un visage humain.
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- rouge tranquille
Le domaine possède près de la moitié du grand cru richebourg qui, comme le Clos de Vougeot, faisait partie des vignes de l'abbaye de Cîteaux. Né sous une bonne étoile, ce vin rayonne de santé. Il n'a aucune peine à emplir le verre. Pur fruit, il est bien ce mousquetaire du roi qui aime vivre en compagnie, à la puissance contenue, au serein équilibre. Il se présente ici sous des traits classiques. Et s'il tire l'épée, c'est sur un arôme de griotte.
en savoir plusLes vins du vigneron Sc du domaine de la Romanée-Conti (romanée-conti)
- rouge tranquille
D'une magnifique profondeur de robe, la Romanée-Conti 2022 s'offre avec une élégance hors du commun sur des parfums de fruits noirs, de cerise kirschée, de rose, de violette, d'épices fraîches, de bois de santal. En bouche, elle apparaît gracieuse, diablement soyeuse, presque aérienne, tout en affichant une matière dense, séveuse, d'un volume impressionnant, avec en finale une fraîcheur saline qui l'étire presque à l'infini. Déjà légendaire…
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- rouge tranquille
Sur ce millésime délicat, 80 à 85% de vendanges entières entrent dans la composition des vins. Dans le verre, cela donne une robe fluide, épurée, mais également une complexité aromatique admirable: groseille à maquereaux, canneberge, rosé fanée, cerise fraîche. On retrouve la rose dans une bouche profonde, tendre, soyeuse et fraîche à la fois, dotée de tanins suaves et veloutés, d'une persistance envoûtante. Un grand classique.
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- rouge tranquille
La romanée-conti a été récoltée parmi les premières vignes du domaine, le 17septembre au matin par un temps un peu couvert et des températures sans excès. Son rendement a été semblable à celui du grand cru la tâche, c'est-à-dire faible: 23hl/ha. Sa robe se fait pourtant plus légère et son expression aromatique n'a rien de comparable. Elle exprime des parfums subtils et complexes de rose, d'iris, d'anis, de fruits rouges, agrémentés de touches végétales nobles. Son inclassable texture de dentelle se développe avec une subtilité non moins inimitable dans une bouche d'une élégance et d'une longueur exceptionnelles. Une romanée-conti d'école.
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- rouge tranquille
L'équipe du domaine a eu très tôt confiance dans la qualité de raisins qui entraient en cave: la romanée-conti 2017 a été vinifiée intégralement en vendanges entières. Parée d'une superbe robe profonde et dense, elle dévoile un bouquet exceptionnel de complexité et d'une grande subtilité: on y devine de la cerise mûre, de la rose, de la pivoine, une note camphrée ou encore une touche saline En bouche, elle se montre à la fois aérienne et généreusement étoffée, offrant beaucoup de fraîcheur et de douceur dans sa texture. Soutenue par des tanins très subtils, elle déploie une finale d'une magistrale longueur. Le mythe semble cette année ne pas vouloir attendre le nombre des années pour révéler sa valeur
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- rouge tranquille
En cette année de reconnaissance des climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l'Unesco, la romanée-conti ne pouvait être qu'immense, enfin plus encore qu'à l'accoutumée. Elle l'est. À tous les stades de la dégustation. La robe est délicate et profonde. Une profondeur que l'on retrouve dans un bouquet d'une complexité rare: fruits rouges mûrs, violette, rose, épices douces et multiples, caramel au beurre salé, chaque tour de verre fait poindre de nouvelles sensations. En bouche, le raffinement est à son comble autour d'une attaque aérienne et de tanins extrêmement fins, enrobés par une texture très soyeuse, très douce; une impression de douceur renforcée par des notes de rose sucrée, de cannelle et de loukoum! Une romanée-conti des Mille et Une Nuits, d'une longueur extraordinaire.
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- rouge tranquille
Dès le premier nez, l'élégance du grand vin ne laisse aucun doute: fruits rouges et noirs mûrs, rose, boisé frais et racé, le tout relevé par une note végétale qui apporte de l'énergie: c'est une romanée-conti ouverte, peu farouche, qui se présente à nous, sans exubérance non plus, avec le soupçon de retenue qui semble dire: «ne vous précipitez pas, le meilleur est à venir» On retrouve l'énergie végétale et le fruité juteux du bouquet dans une bouche aussi large que longue, tendre, dense et charnue, étayée par des tanins fins et serrés qui roulent sous la langue, longtemps, très longtemps et pour longtemps
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- rouge tranquille
En année difficile, la romanée-conti exprime peut-être encore davantage qu'en année heureuse la quintessence du pinot noir: austérité dans les volumes, richesse dans l'expression. Un mois de mai aussi glacial qu'arrosé retarde-t-il la floraison, un juin revêche entraîne-t-il coulure et millerandage? Les baies formées parcimonieusement ne profiteront que mieux de l'été plus clément Cueillies en un seul après-midi, le 8 octobre, lorsque l'automne imposait déjà sa fraîcheur, elles ont engendré un vin au nez étonnamment ouvert, gourmand et complexe, sur la fraise des bois et la cerise à l'alcool nuancées de verveine, de thé vert et d'encens. L'attaque délicate et fraîche ouvre sur un palais ample, suave, floral, dont les tanins se font oublier. Une romanée-conti «amicale et tendre», qui se livre sans réserve, mais sans excès ni démonstration de force. Complète, complexe, profonde et sincère.
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- rouge tranquille
Le domaine de la Romanée-Conti détient 3ha 52a et 63ca des 8ha de ce grand cru mitoyen du Clos de Vougeot, dont il est très proche par son terroir. Il fut lui aussi détenu jadis par l'abbaye de Cîteaux. On évoque souvent ses arômes suggérant le gibier et le sous-bois. Ce millésime dans son enfance tient un discours différent, printanier. D'une grande finesse, il s'exprime encore avec discrétion; il a la modestie de la violette et la délicatesse de la rose ancienne, le tout assorti de nuances d'épices douces. L'iris vient s'ajouter à ce parterre, allié à la cerise noire dans un palais bien charnu: les tanins, très serrés, poivrés, laissent une impression de grande puissance, mais sans rien de raide, ni de hautain ou d'anguleux; ils sont soyeux, délicats et déliés: la douceur même. Le côté animal apparaît en finale dans une touche de cuir. Complexe, solide et tendre, ce jeune vin est déjà grand. Une belle expression du millésime et du cru dans ce vin appelé à la longue vie de ses aînés.
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- rouge tranquille
Réputé le moins complexe des grands crus du domaine, l'échézeaux de la Romanée-Conti, né sur 4,67ha, a pourtant peu à envier à ses glorieux voisins. Peut-être un peu plus strict que le 2010, le 2011 livre un bouquet intense et expressif de fumée, d'épices et de fruits noirs mûrs. Une intensité qui annonce un palais puissant, dense et savoureux, sur le Zan et la violette, bâti sur des tanins serrés, bien présents, mais avec ce velouté et cette finesse qui caractérisent si bien les vins du domaine. La finale, aux accents de végétal noble (70% de rafle), laisse le souvenir d'un échézeaux à la fois frais, massif et élégant.
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- rouge tranquille
En 1817, Jacques-Marie Duvault (1789-1874), propriétaire-récoltant, négociant en vins et conseiller général de la Côte-d'Or, épouse Sophie Blochet. En 1867, il acquiert la Romanée-Conti, le rêve de sa vie. La branche de Villaine au sein du domaine puise là ses origines. Hommage à l'ancêtre, cette cuvée naît du deuxième passage des vendanges dans les grands crus de la propriété. Un vin de la plus haute extraction donc que ce 2011, synthèse unique du millésime sur ces nobles terres. Le vin livre un bouquet ouvert et expressif de cerise bigarreau, de poivre gris et de bois frais. Tout en séduction, la bouche se révèle à la fois généreuse, douce, mûre (cerise kirschée, pointe chocolatée) et tonique, étayée par de fins tanins et une vivacité élégante. D'heureuses perspectives à l'horizon 2018-2020.
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- rouge tranquille
«Un climat est un être vivant doué d'une dynamique admirablement précise, qu'il faut respecter et préserver dans un esprit de grande modestie», affirme Aubert de Villaine, qui porte avec beaucoup de détermination la demande de classement des climats bourguignons au patrimoine mondial de l'Unesco. C'est ainsi que la Romanée-Conti est en bio depuis 1985 et entièrement en biodynamie depuis 2007, sans que cela soit clamé haut et fort ni érigé en argument commercial. Cette approche au plus près du sol lègue finesse, concentration et densité au vin, en révélant le terroir à la perfection. Et c'est bien cet équilibre subtil que l'on ressent dans ces 5ha 28a 58ca mis en flacons. Un peu moins puisque seules les meilleures parcelles sont vinifiées en romanée saint-vivant. Ce cru, qui semble toujours plus abouti millésime après millésime, se dévoile d'abord avec parcimonie, abandonnant son austérité un rien monacale à l'aération pour devenir aérien: girofle, menthe poivrée, rose séchée, fruits noirs ou encore fumée. Le palais, porté de bout en bout par une élégante trame minérale, saline, marie la densité des tanins d'un grain très fin à une chair délicate et veloutée. Un vin tout en puissance maîtrisée, d'une élégance et d'une fraîcheur admirables.
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- rouge tranquille
Ce domaine d'élite, qui refuse les facilités de la chimie, s'est trouvé confronté en 2011 aux défis posés par un millésime hors normes, à la précocité trompeuse. Un avril estival mais un juillet froid et ombrageux suivi d'un mois d'août instable, avec une alternance d'averses et d'épisodes caniculaires. Tout conspirait à perturber la maturation du raisin, et seul le botrytis était à la fête… Ici, pas de compromis avec la maturité: on attend le moment optimal. Même si l'orage gronde et qu'il frappe ici et là, tout près. Pour la romanée-conti, les sécateurs sont entrés en action le 6 septembre, profitant d'une brève accalmie. Les vendangeurs se sont faits orpailleurs, tant il fallait quêter le bon pinot parmi les baies grillées par un printemps trop sec et celles affectées par la pourriture, et parmi les grappes trop grosses, moins concentrées ou insuffisamment mûres. À la cave, autre tri: la nouvelle table vibrante a fait merveille. La récolte a été amputée de 30%, mais Aubert de Villaine considère cette perte avec philosophie: «L'équivalent d'un éclaircissage favorable à la qualité.» Bernard Noblet et son équipe ont dû particulièrement surveiller les fermentations de vendanges chaudes, et ils ont procédé à de longues cuvaisons (au moins trois semaines). L'été bourbeux de 2011 a finalement donné un vin superbe de délicatesse et d'élégance. Sans excès de couleur, «nature». Dans le bouquet complexe, tout aussi subtil et frais, qui s'épanouit peu à peu, une note minérale, de la cerise bien mûre, juste cueillie, une touche fumée, de la rose, et même de la fleur blanche, de la fougère, du menthol et des épices douces. La bouche, à l'unisson, parle encore à mi-voix, mais son murmure aérien est doux, harmonieux, prégnant, continu et profond, sans vide ni à-coup, et finit sur une évocation de bois noble. Une voix à la fois terrienne et céleste, qui n'est pas près de s'éteindre.
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Un grand cru mitoyen de la Romanée-Conti. Goûté dans son enfance, ce 2011 affiche néanmoins une très belle maturité, un nez à la fois bien ouvert et profond, réglissé et très poivré. Il montre le caractère athlétique et sanguin qu'on lui prête: la matière apparaît dense, aussi puissante que le nez, la trame tannique racée, ferme et cependant déliée, et soulignée par un boisé déjà bien fondu. La finale, encore stricte et minérale, est d'une rare longueur. Tous les attributs d'un millésime de garde. Le résultat de la météo précoce de l'année? On se rappelle ce printemps si radieux… De fait, les vendanges de ces 3ha 51a et 10ca se sont déroulées les 7 et 8 septembre, soit une semaine avant celles du solaire 2009 et plus de quinze jours avant les vendanges de 2010. Toutefois, il conviendrait de saluer l'exigence du domaine, le savoir-faire des équipes de Nicolas Jacob, chef de culture, et de celles de Bernard Noblet, maître de chai. Car passé le printemps sec et presque idéal, les conditions atmosphériques instables et pluvieuses, favorables aux maladies, ont imposé une vigilance de tous les instants. Cette belle maturité tient aussi à la chance, si l'on en croit Aubert de Villaine. À la veille des vendanges, l'air était saturé d'humidité et de chaleur, et lourd de menaces orageuses. La fenêtre choisie pour les vendanges a-t-elle été la bonne? «Jamais comme cette année-là, malgré les quelque quarante-six vendanges que j'ai déjà suivies en Bourgogne, je n'ai ressenti et compris l'importance de la chance et celle du pari dans la réussite ou l'échec du vigneron face à un millésime.»
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Troisième millésime pour le corton de la Romanée-Conti issu de vignes des Bressandes, du Clos du Roi et des Renardes, sur un total de 2,28ha exploités en fermage pour le compte du domaine Prince Florent deMérode. Après deux cuvées de haut vol, le 2011 maintient le cap. Il ne se livre pas immédiatement et il faut une bonne aération pour libérer le grand cru de sa retenue initiale et humer d'élégants parfums de réglisse et de fruits noirs frais. On retrouve des notes de Zan dans une bouche alerte, tonique et dense, soulignée par des tanins au grain serré et surtout par une fraîcheur remarquable, qui lui confère un côté aérien et une grande longueur. Les promesses sont heureuses, mais le temps (cinq à dix ans) doit encore faire son œuvre.
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"2010, millésime de défis, aura nécessité ""non pas l'héroïsme d'Achille ou d'Hector dans l'Iliade, mais la prudence, la ruse et l'obstination d'Ulysse dans l'Odyssée"", écrit Aubert de Vilaine dans ses formidables cahiers de vendanges. Floraison peu féconde et inégale début juin, mais propice au millerandage et à la solidité des raisins, qui pourront dès lors résister au botrytis en fin de maturation; alternance de périodes chaudes et humides en juin-juillet, et son corollaire, le développement du mildiou et d'un botrytis précoce; mois d'août exceptionnellement humide et froid, et maturation au ralenti; temps incertain en septembre, avec des orages répétés. Bref, un millésime ""cyclothymique"". Finalement, la maturité est atteinte le 20 septembre, mais par manque de stress hydrique au cours de l'année, Bernard Noblet et son équipe décident de repousser la vendange, entre le 27 et le 29 septembre pour cette romanée-saint-vivant. Le résultat? Un vin d'une grande délicatesse, comme attendu de cette ""féline qui griffe puis caresse"". Le nez s'ouvre à l'aération sur de délicates notes florales, épicées et mentholées. La bouche se révèle dense et tendre à la fois, bâtie sur des tanins serrés et veloutés, qui poussent très loin une finale ferme et complexe, alliant parfums de rose et nuance saline. La délicatesse faite vin..."
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En 2008, le domaine de la Romanée-Conti a étendu sa gamme prestigieuse du côté d'Aloxe-Corton en prenant en fermage les vignes en corton du domaine Prince Florent de Mérode: 2,26 ha répartis sur trois climats de renom, le Clos du Roi (0,57 ha), les Bressandes (1,19 ha) et les Renardes (0,5 ha). Voici donc son second millésime dans le grand cru. Un vin admirable de délicatesse, dont le bouquet marie les fruits rouges mûrs à des senteurs de sous-bois, de mousse fraîche et de pétale de rose. Séveux à souhait, soutenu par des tanins veloutés et déjà harmonieux, le palais s'équilibre à merveille entre tension et souplesse, entre fraîcheur saline, fruité élégant et touche poivrée. Un corton d'une rare profondeur, à mettre en cave pour un long séjour.
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"De ce grand cru parmi les plus vastes de Bourgogne (plus de 35 ha), la Romanée-Conti possède une belle parcelle de 4 ha 67 a 37 ca. Moins complexe et racé que les grands-échézeaux – ""glorieux aîné dont il brûle d'égaler la fortune"", selon Aubert de Vilaine –, il a pourtant de bien beaux arguments à faire valoir. Dans sa version 2010, il offre au nez un fruité d'une grande pureté, sur la cerise mûre et les fruits noirs plus frais, quelques nuances grillées à l'arrière-plan. La bouche, délicatement parfumée d'épices douces et d'encens, séduit par son volume, son charnu et ses tanins soyeux, délivrant en finale une élégante trame minérale qui lui confère un caractère aérien et racé."
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«Il est ‘Grands’ avant d'être Échézeaux. C'est un aristocrate campagnard et rêveur qui se promènerait heureux, au pas lent de son cheval, dans une forêt pleine d'odeurs: mousses, feuilles mortes, terreau, gibiers...» C’est ainsi qu’Aubert de Villaine décrit le grand cru. Et 2009 lui a fait jouer une partition sublime, qui rappelle ici 1999 et 2005. L’ «aristocrate», vendangé les 17 et 18 septembre, revêt un habit bordeaux soutenu, sombre, «ténébreux». Les petits fruits noirs, la cerise, le noyau ou encore la framboise composent un bouquet complexe et concentré. Le palais se fait floral (pivoine, violette), dense et suave, étayé par des tanins veloutés. Un noble cru, prévenant et élégant, que l’on aimerait revoir bien souvent. Il faudra attendre bien sûr, la rencontre n’en sera que meilleure…
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Sans tambours ni trompettes, le domaine de la Romanée-Conti a lancé fin 2010 son site Internet. On peut notamment y lire les excellents rapports de vendanges d’Aubert de Villaine, ainsi que quelques considérations sur les grands crus du domaine. La Romanée-Saint-Vivant? «Une séductrice qui, derrière la grâce, exprime une puissance si parfaitement en équilibre qu'on ne l'avait pas vue au premier abord.» Qu’on en juge plutôt en 2009. D’abord fermé, le nez se révèle très charmeur à l’aération, presque envoûtant, laissant libre cours à des notes de fruits noirs, de terre humide, de réglisse et d’épices douces. En contraste, la bouche apparaît plus droite, plus verticale, maintenue par un tanin sérieux jusque dans une finale complexe aux accents de poivre blanc. Séduisante en effet, et pour longtemps.
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Si 2008 fut un millésime de combat, à l'issue incertaine jusqu'au bout, la victoire en 2009 fut remportée très tôt, dès le début du mois d'août. Et même peut-être avant, les pluies du printemps ayant constitué des réserves d'eau utiles à la plante pour franchir la sécheresse de l'été. Signe de grande année, les vieux ceps en général peu fructifères donnèrent une récolte généreuse de petits raisins, exemples somptueux du pinot noir le plus fin. Élégante et racée, la romanée-conti, d'abord sur la réserve, s'ouvre à l'aération sur un fruit très pur, une note de truffe et de cacao, de poivre blanc et de rose séchée. La matière suave et fraîche est encadrée par une trame tannique fine, qui porte l'ensemble vers une longue finale sur la fleur et la réglisse. Un vin tout en toucher et en vibration, comme une note harmonieuse longuement tenue par un musicien expert.
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En 2009, grand millésime solaire, «les baies les plus exposées avaient rôti et le sucre quasi concentré ne se livrant qu’en fin de fermentation, le vin a connu un véritable enrichissement naturel progressif», indique le rapport de vendanges du domaine. Le richebourg est volontiers opulent. En voici un exemple abouti. Le premier nez un peu toasté est marqué par l’élevage; puis à l’agitation apparaissent de plaisantes notes fruitées (fruit noir), florales (iris) et végétales (fougère, humus). Séveux autant que sérieux, le palais se montre fidèle au terroir. La trame tannique serrée porte une chair ferme qui persiste longuement sur des parfums plus aimables de fraise en confiture, comme une impression de fruit encore tiède au fond du caquelon. Encore sur la réserve mais toute de puissance contenue, une bouteille de très grand potentiel.
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En novembre 2008, la Romanée-Conti a pris en fermage les vignes de corton du domaine Prince Florent de Merode: un peu plus de 2,27 ha dans les climats Bressandes (1,19), Clos du Roi (0,57 ha) et Renardes (0,51 ha). On découvre avec beaucoup d’intérêt ce premier millésime né, qui plus est, dans une année bénie des dieux en Bourgogne. Le nez expressif, assez mûr, évoque la cerise noire et le kirsch. La bouche livre une matière charnue, dense, profonde, portée par un beau grain de tanin, et dont la longue finale chaleureuse s’attarde sur des notes de fruits et de fumé. Un vin «terrien», bien différent des grands crus de Vosne-Romanée, plus aériens.
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À la question "Êtes-vous content du millésime 2008?", Aubert de Villaine répondait après les vendanges: "Quand on s'est vu promis à l'Enfer, n'est-ce pas un bonheur inouï de se retrouver proche du Paradis?" Ici, comme sans doute ailleurs, on faillit bien tout perdre après une énième attaque de la Nature en septembre sous la forme d'un botrytis galopant. Finalement, des tris "haute couture" permirent de sauver le "coeur" de la récolte: onze pièces seulement pour le célèbre grand cru contre une vingtaine habituellement. Est-ce sa naissance difficile qui confère au vin cette timidité première? Délicatement aromatique, le nez semble encore sur la réserve. Heureusement, la bouche est plus loquace: elle s'ouvre sur un gras et un grain merveilleux, développant une sève soyeuse aux tanins onctueux qui possède toute la fraîcheur nécessaire à son équilibre et à son impressionnante longueur.
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"Si la romanée-conti est faite de soie, la tâche s'apparente au velours", écrit le critique Clive Coates, fin connaisseur des terroirs bourguignons. Il est vrai que derrière un nez déjà expressif, marqué d'un délicat toasté, elle apparaît ici très mûre. D'une imposante ampleur dès l'attaque, elle offre une mâche au fruité généreux qui se prolonge sur de plaisantes senteurs de boîte à cigares. Un autre adage comparant les deux crus prétend qu'il faut aller chercher la romanée-conti, alors que la tâche vient à vous; on est prêt à accueillir celle-ci les bras grands ouverts...
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Le vent qui souffle aux Rameaux est presque chaque année le vent dominant du millésime. En 2008, ce fut le vent d'ouest, porteur de pluie; celle–ci n'a eu de cesse de tomber en juin, juillet et août. Puis le 13 septembre, ce fut le fameux "miracle bourguignon": les précipitations cessèrent et le vent du nord s'installa, séchant les baies et facilitant leur maturation. Le 27 septembre, la vigne avait atteint la fin de son cycle végétatif, il n'y avait plus rien à gagner; le richebourg fut vendangé les 29 et 30 septembre. C'est un vin riche et racé, qui évoque la cerise noire relevée de notes de poivre et de cuir, à la texture tannique dense portée par une fraîcheur minérale, fidèle aussi bien à sa réputation qu'à son millésime.
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Le domaine est un des plus importants propriétaires de ce grand cru qui compte parmi les plus étendus de Bourgogne. Réputé plus simple que le grands-échézeaux, il semble pourtant cette année plus riche et plus expressif. Du verre violet profond monte un bouquet complexe mêlant les fruits noirs, le poivre, le cuir et une note de sous-bois. Le corps charnu et savoureux reste longiligne, soutenu par une vivacité épicée qui l'équilibre et le structure. Un vin vivant et élégant, à attendre, naturellement.
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Un millésime gouverné par le vent du nord qui a soufflé tout le mois de septembre, concentrant les raisins. Les vins se montrent fruités et gourmands en fût, puis se referment longuement en bouteilles. «Les grands crus de la Côte de Nuits ne devraient jamais être bus avant quinze ans», a l’habitude de dire Aubert de Villaine. Celui-ci en a treize, et l'on sent qu’il n’est pas encore prêt. Il est ouvert mais pas offert. Le fruité savoureux de la cerise mûre s’accompagne de notes de cuir. On «sent la chair» dès le bouquet. De la rondeur à l’attaque, du tanin et une pointe d’amertume ensuite. Une certaine austérité qui laisse présager un grand potentiel. Le chef Jean-Baptiste Troisgros résumait tout cela en une phrase : «La tâche est un vin qui a les pieds froids.»
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En 1985 naissait cette tâche… et le Guide Hachette des Vins. Un joli cadeau d’anniversaire proposé par le domaine, dont les rouges 2007 n’étaient pas prêts pour la dégustation. Le millésime fut assez similaire au 1999, avec une maturité parfaite même si la récolte fut peu abondante. La robe légèrement dépouillée est marquée par l’évolution. Le nez tendre s’ouvre sur le sous-bois, la rose fanée, le poivre gris. L’aération y ajoute les fruits rouges mûrs (cerise, fraise). Au palais, on découvre la pureté d’une chair séveuse aux tanins patinés, tendue en finale par une fraîcheur toute minérale. Un vrai vin de repas, dont la puissance ne vient ni de la matière ni des tanins, mais de son équilibre et de son harmonie. (Bouteille reconditionnée en 2008.)
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- rouge tranquille
Les rouges 2007 n’étant pas prêts pour la dégustation, le domaine fait revisiter ses classiques et comble une lacune, car ce richebourg n’avait pas été dégusté pour le Guide. 1999? Peut-être le millésime le plus proche de la perfection; les pinots furent parmi les plus beaux et les plus sains jamais récoltés sur le domaine. C’est aussi l’année où fut instaurée la vendange en deux passages, méthode inhabituelle pour les rouges: d’abord les raisins les plus mûrs et les plus fins pour le grand cru, puis les autres qui donneront la cuvée Duvault-Blochet en vosne 1 er cru, créée à cette occasion. Un vin solaire, très mûr mais pas surmûri, qui s’ouvre sur le fruit, le sous-bois, la violette, le poivre. Ample et puissant, il paraît encore brut mais il a des épaules. Une pointe mentholée vient souligner sa fraîcheur. Un bloc de marbre que le temps sculptera.
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- rouge tranquille
Vendangée durant la matinée du 22 septembre, la grande dame paraît sous des traits empreints de douceur. Le mois d'août froid et pluvieux n'a guère contribué à son moût, comme le voudrait le proverbe, mais en septembre sa richesse en sucre s'est accrue rapidement: près de deux degrés en une seule semaine. Préservée des menaces du botrytis très présent durant l'été, elle a pu reprendre confiance. Sa texture impeccable joue la suavité. On devine un pouvoir de séduction prêt à se libérer. Sa puissance ne fait pas appel aux tanins, mais à cette force intérieure qui la distingue. Une rose éclose à l'aube, à peine née. Est-elle faite pour être cueillie?
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- rouge tranquille
Jacques-Marie Duvault-Blochet (1789-1874) réalise le rêve de sa vie en achetant La Romanée-Conti en 1869. Il est à l'origine de la branche de Villaine au sein du domaine. Hommage lui est rendu par cette cuvée produite pour la première fois en 1999, puis à nouveau en 2002, 2004 et enfin 2006. Elle provient du second passage lors des vendanges, dans tous les grands crus du domaine (jeunes vignes exceptées). D'où ce vin unique et riche de ses sangs mêlés, qui en composent la synthèse pénétrante. Un beau et grand vin d'une luminosité parfaite, sur le fruit noir, et dont la structure rappelle celle des grands crus.
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- blanc tranquille
Le montrachet 2006 reste fidèle à la religion du domaine: vendangé le dernier, au matin du 26 septembre. On a retenu sa respiration. Quelques épisodes orageux les 23 et 24 sur la Côte, heureusement sans effet ici. Le chardonnay était doré, juteux, gorgé de sucre, avec juste ce qu'il faut de botrytis en montrachet... La robe délicate et pure met en valeur un bouquet légèrement miellé. Aucune trace de fût ni de bois neuf. La minéralité: souvent employé à tort et à travers, ce mot prend ici tout son sens. L'éclat du silex taillé, poli... Célèbre site néolithique, le camp de Chassey n'est-il pas voisin? Pas encore l'opulence, ni la volupté que l'âge lui apportera, mais une distinction parfaite. Un petit accent de dureté révèle un caractère désireux de s'affirmer. Une fille du Nord avec les yeux du Midi...
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Encore très jeune, mais déjà égale à elle-même, bien différente de sa soeur la romanée-conti, sauf pour l'éclat de sa robe et ses arômes déjà expressifs. Elle voit les choses de haut. Si l'on cherche des comparaisons, le caractère du 2004 et le fruit du 2002, mais on sent bien que de tels rapprochements l'agacent un peu. Elle est 2006, c'est tout. Accentuée dans ce millésime, sa verticalité en fait la face nord la plus impressionnante de la Côte de Nuits. Heureuse cordée qui en atteindra le sommet!
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- blanc tranquille
Cette vigne fut la dernière du domaine a être vendangée, le 23 septembre 2005, avec un très haut niveau de sucre (autour des 14 % vol. naturels) une belle acidité. Faible rendement. Longue fermentation malolactique. Le nez s'ouvre sur le miel, accompagné de nuances végétales et florales – moins le sage chèvrefeuille que la fleur des champs, qui n'en fait qu'à sa guise! Le corps se dessine, encore enveloppé d'une légère touche d'élevage. Riche, solide, ce 2005 témoigne d'une maturité resplendissante comme on les aime en montrachet. Il laisse en bouche ce sentiment d'éternité montrachet.
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La vigne a été plantée en 1947. Une dizaine d'ares ont été replantés en 1997 (haute densité, 14 000 pieds à l'hectare, un rendement parcimonieux). Une quinzaine d'ares arrachés en 2003 seront replantés en 2008. Cinq ans de repos pour le sol, aucun raisin inclus dans le grand cru avant une quinzaine d'années. Vingt ans sont donc nécessaires à ces replantations lentes et prudentes. C'est aussi comme cela que se construit un mythe. Moins puissant que ses voisins en 2005, ce cru n'en possède pas moins une grâce particulière. Très persistant en bouche, il apparaît brillant dans sa robe sombre. À l'évidence, ce vin vendangé les 15 et 16 septembre se trouve encore dans le clair-obscur des peintres, en devenir, prenant tout son temps sans brusquer les choses. Sur le total des 5 489 bouteilles, il faut compter l'équivalent de 300 magnums, 10 jéroboams et 8 mathusalems. On vous souhaite le bonheur de cette rencontre.
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Le millésime 2005 place actuellement, au domaine de La Romanée-Conti, la tâche en tête d'affiche avec la romanée-saint-vivant. La règle de trois: texture, longueur et complexité. Aucun des autres vins de la propriété ne possède tout cela à la fois. Le bal des sécateurs a commencé ici le 15 septembre, pour se clôturer le 17. On a comparé 2005 à 1976, lit-on sur le précieux rapport de vendange du domaine. Également une année de grande sécheresse, mais en fait il n'y a rien de commun, car 2005 a été très sec mais moins chaud et surtout mieux pourvu en petites pluies rares et utiles. Une partie des vignes est cultivée en biodynamie.
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Le domaine possède près de la moitié du grand cru et, ce qu'on ne sait pas toujours, il s'agit d'une vigne de Cîteaux qui était vinifiée jadis au château du Clos de Vougeot. Vendange les 17 et 18 septembre, dans une année climatique favorable à l'état sanitaire ainsi qu'à la maturité. Sous une robe très soutenue on découvre un vin puissant et, bien sûr, harmonieux. Avec un nom pareil, le richebourg emplit le verre, mais encore lui faut-il tenir ses promesses. C'est le cas ici, sachant qu'une telle bouteille doit prendre tout son temps. Elle sera superbe. Sous l'enveloppe encore un peu austère de ses tanins perce déjà une adorable sensibilité. Le bouquet s'annonce noir cassis. Ce mousquetaire aime la vie, l'intensité de la fête et l'ardeur du combat. Il réclame le lièvre à la royale, rêvant avec nostalgie d'un dîner préparé par Dumaine.
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L'écrivain bourguignon Henri Vincenot préférait ce grand cru à tous les autres. Il lui trouvait un naturel essentiel, comme si le pinot noir avait jeté l'ancre ici. L'année 2005 a été marquée par un peu de grêle le 4 mai, sans autre conséquence qu'une légère perte de récolte. Vendangé les 18 et 19 septembre, le raisin bénéficie d'une maturité remarquable. Alors qu'en échézeaux 2005 la puissance est exceptionnelle, on se situe ici sur un mode plus discret, plus élégant. Une sensation de petits fruits noirs emplit le nez et le palais. Signalons qu'une partie de la vigne est cultivée en biodynamie rigoureuse.
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Le Grand Méconnu, disait Henri Leroy du vin des grands-échézeaux, voisin du clos-de-vougeot. Moins connu peut-être que ses illustres cousins, mais souvent capable de les regarder droit dans les yeux. Vendange les 27 et 28 septembre, pour un rendement de 25,5 hl/ha, le plus bas de tous les grands crus du domaine. Outre les difficultés sanitaires du millésime, un peu de grêle le 23 août, sans trop de gravité. On remarque d'emblée son fruit et on perçoit une concentration qui devrait être fascinante dans le temps. L'impression est encore légère, mais si profonde... À noter: composée à partir d'une seconde vendange très précautionneuse parmi tous les grands crus du domaine, il y aura une cuvée Duvault-Blochet vosne-romanée 1 er cru 2004 (initiative récente et qui n'a pas lieu à chaque millésime). Ses 4 400 bouteilles seront très disputées...
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On a eu peur au domaine, c'est sûr, avec des foyers de pourriture depuis la fin juillet qui ont donné lieu à un combat harassant. Par bonheur, il a fait très beau en septembre (+ 1,5° chaque semaine durant la dernière ligne droite). En pinot noir, il s'agit des vendanges les plus tardives du domaine (du 2 au 4 octobre pour un rendement de 26,5 hl/ha). Rien de tonitruant ici, mais un calme raisonné. La texture et la structure sont déjà bien dessinées. On est bientôt sous le charme de ce nez rappelant la cerise: pas tant la griotte que la montmorency, la cerise à confiture. La bouche se plaît déjà aux confidences. Cette douceur appelle le tête-à-tête...
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- rouge tranquille
La bannière des 2004 sera-t-ele portée par la romanée-saint-vivant? Redégustée cette année, elle grandit encore. Par leur finesse, leur pureté, ces 14 754 bouteilles (28,30 hl/ha) semblent avoir reçu en effet la bénédiction du saint honoré ici depuis un millénaire. Il est vrai que le vendangeoir des moines va devenir le siège du domaine et que, grâce à celui-ci, la restauration de l'ancien monastère à Vergy progresse à grands pas. Durant la vendange (du 30 septembre au 2 octobre), beaucoup de préoccupations: oïdium, mildiou, botrytis (parfois dès août). Le 23 de ce mois la grêle avait sévi à la romanée-saint-vivant et aux grands-échézeaux, sans trop de gravité – les feuilles ayant souffert plus que les raisins). Puis le soleil, éternel arbitre des élégances, fit son retour. Maturité et richesse au-delà de ce qu'on pouvait penser. Miracle de saint Vivant? Pas impossible... La robe est classique, pourpre auréolé d'un léger violet. Le bouquet net et fruité. Encore que... La rose, la violette n'en sont pas absentes. Il y a de la sève, de la ferveur, du montant comme on disait jadis. La bannière? La procession sera longue... Un sans faute du domaine dans un millésime inquiétant. Une merveilleuse équipe!
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- blanc tranquille
Le talent du montrachet est de conserver l'acidité et la fraîcheur jusqu'aux limites extrêmes d'une maturité bien accomplie. Vendangés le 31 août, ces raisins ont profité de la canicule sans en souffrir. D'un classicisme absolu, un vin dont la légère vivacité s'efface à l'aération. On garde presque du miel sur les lèvres, tant il en est généreux.
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- rouge tranquille
Vendangée aux tout derniers jours d'août 2003 au bord de la surmaturation, mise en bouteilles en mai 2005, une romanée-conti rare (16 à 17 hl/ha) et haute en relief dès son berceau (13 à 13,5% vol.). Il fallait viser juste: récolte pas trop tardive, vinification pas trop longue. Grand et durable, ce millésime trouvera sa troisième étoile à l'ancienneté – c'est-à-dire à la maturité. Dernières nouvelles du domaine: il va se déplacer à Vosne pour s'installer dans l'ancien vendangeoir des moines de Saint-Vivant.
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- rouge tranquille
Le chemin des moines a été ouvert récemment entre la romanée-saint-vivant et l'ancien monastère de Saint-Vivant à Vergy grâce à Aubert de Villaine qui a pris en main la sauvegarde de ses vestiges. Le vent des Rameaux, c'est le vent de l'année, dit le dicton. Bio (comme ici) ou pas, des poudrages mesurés de soufre sont indispensables à la lutte contre l'oïdium. Mildiou, botrytis, que de soucis en 2004 jusqu'à l'ensoleillement parfait à partir du 25 août! Le domaine note sur sa fiche du millésime: les plus longues et les plus difficiles vendanges depuis longtemps. En romanée-saint-vivant: récolte du 30 septembre au 2 octobre pour 28,3 hl/ha et le tiers des pieds en cours de longue restauration (de dix à quinze ans). Pour un millésime aux arômes de jeunesse transparents, jouant entre réglisse et cassis.
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- rouge tranquille
Pour un rendement de 27,25 hl/ha, des vendanges le 29 septembre 2004. A la première dégustation, on va vers un vin digne de son image. Très bon nez, une sève et un corps qui annoncent un volume massif, sinon exubérant. Très fruité, moins réglissé qu'en tâche du même millésime, il n'est pas encore affable mais se montre assez complexe. De garde évidemment.
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- rouge tranquille
Une jeune première, cette bouteille. Net et puissant, le vin acquiert maintenant son volume, son élan. A l'impression de finesse, de pureté s'ajoute une structure bien dessinée, mise en valeur par une saveur noyau de cerise. L'acidité est plutôt faible mais présente, les tanins assez démonstratifs, les arômes tirant presque sur le confit. Sans doute est-elle encore réservée, mais c'est un signe de bonne éducation.
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- rouge tranquille
Les filles de la Côte ont du vin dans le sang, écrivait Marcel Martinet, poète bourguignon qui – bien évidemment – usait de la métaphore. Cette tâche a du pinot noir, du terroir dans le sang. Tant qu'elle est jeune, une tâche garde les pieds froids, dit pour sa part Pierre Troisgros. C'est vrai, elle est alors un peu serrée. Mais quel gras! Quelle longueur! Quel socle et quelle statue! Avec ce côté réglissé si caractéristique, un bouton de rose plein de promesses. Vendangé fin août 2003, ce raisin faisait dans la vigne ses 13°. Remarque intéressante: contrairement à beaucoup de 2003, on sent l'acidité derrière, qui l'équilibre et la porte.
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- rouge tranquille
D'elle on pourrait dire, comme Saint-Simon de Mme de Sabran: Il n'y avait rien de si beau qu'elle, de plus régulier, de plus agréable, de plus touchant, de plus grand air et de plus noble. On n'en attend pas moins d'une saint-vivant. Les peaux étaient épaisses, peu de jus et une robe magnifique. Son nez évolue vers des arômes confits tandis que la texture longue et soyeuse exprime une féminité accomplie. Très beau vin, avec du répondant.
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Au domaine, ce sont les derniers raisins coupés parmi les grands crus (24 septembre 2002). Ce montrachet rappelle la définition que saint Bernard donnait de Dieu: Il est longueur, largeur, hauteur et profondeur. En effet, si certaines qualités se mesurent, d'autres (la profondeur, la complexité) se ressentent. Moins vif et expansif que le 2001, un vin physiquement minéral, moralement limpide, s'ouvrant légèrement sur le miel et vibrant comme un diapason. Mais il sera de très longue garde.
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- blanc tranquille
Dans cette bouteille, toute la saga d'une ruche. Or clair, un vin dégusté à la fleur de l'âge et qui déjà manifeste ses ambitions. Le nez butine, puis il évoque la cire d'abeille et légèrement le miel. Des raisins ultramûrs, d'un degré naturel de 13,5 à 14° et qui pourtant produisent une grâce exquise. Opulence bien sûr mais animée par une discrète pointe vive qui donne du relief à la dégustation. Petite touche de botrytis en explorant les contours du bouquet. Est-il féminin? Masculin? N'a-t-il pas plutôt le sexe des... anges?
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- rouge tranquille
Le domaine de La Romanée-Conti s'attache depuis plusieurs années à la restauration de l'ancien monastère de Saint-Vivant dans les hautes-côtes de Vergy, qui fut à l'origine de cette vigne il y a quelque mille ans. Légitime geste filial, car la romanée-saint-vivant est une de ces merveilles qui nous font croire en l'Eternité. Elle se présente ici, d'une certaine manière, comme les 82. Le millésime 2000 n'a pas recherché la puissance, ne tente pas de s'imposer d'un coup d'épaule. Non, il est aimable. L'exemple même d'un vin délicat et ement fragile...
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- rouge tranquille
Comment le dire? Elle est entreprenante, cette tâche qui n'a pas volé son nom. Quelque chose de la flèche de Guillaume Tell: elle ne souffre aucune rupture de sa ligne de tir. Dans l'éclat de sa jeunesse, elle exprime un merveilleux appel. On adore ce goût réglissé, ce goût de zan qui emplit l'arrière-bouche d'une saveur extraordinairement précise. Ce millésime devrait être assez précoce, mais il est évident que le verdict ne sera rendu que dans quelque dix à quinze ans. On vous souhaite le bonheur d'être présent quand la Cour lira son jugement!
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- rouge tranquille
Dans la lignée des millésimes 90 et 99, un 2002 tendre, peu acide et d'une délicatesse charmante. Un vin immédiat, si l'on peut dire ainsi. Il plaît tout de suite. Le fruit éclate ici, explose: cerise, noyau, saveur persistante au palais. A la réflexion on y trouve une sorte de sérénité, l'expression d'un vin plus mûr qu'il n'y paraît et qui a déjà sa peau d'été au sortir de l'hiver. Mais on l'attendra longtemps.
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- rouge tranquille
Le plus mythique des vins du monde! Le plus cher aussi. Son destin est prodigieux, liée à l'histoire de France, et son vin compte toujours parmi ceux qui parlent autant à l'intelligence qu'aux sens. Quand elle est jeune, la romanée-conti "disparaît" en général derrière la tâche. Là, pas du tout. Elle entend jouer la tête d'affiche dès son entrée en scène. D'une féminité extrême, délicate, mais aussi démonstrative et fruitée, elle a un charme fou. Tout le contraire des développements tanniques et robustes de nombre de grands crus en Côte de Nuits. On en reparlera vraiment d'ici un dizaine d'années.
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- rouge tranquille
La divine surprise! Avec d'excellents vendangeurs, il a fallu rechercher patiemment les meilleurs raisins. Plusieurs passages afin d'obtenir la maturité la plus parfaite. Sur les cinq cuves de ce climat, le domaine fait encore un tri sévère et commercialise 60% environ de la production. Un vin aux tanins feutrés, ement agressifs. Pas trop de mâche, une structure assez charnue, un goût de bigarreau. Très classique, il inspire un sentiment de gravité. Laissons-le longuement en cave.
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- rouge tranquille
Ce vin surperbe garde encore ses secrets. Ses arômes légèrement herbacés ne doivent pas surprendre. "Vin vert, riche bourgogne", affirmait-on jadis. Cette relative verdeur de jeunesse donnera naissance, plus tard, à un fascinant parfum "pétale de rose". Notez que le domaine vend ses 2000 à un prix inférieur à celui des 99. Il tient à les faire évoluer en fonction de la qualité présente de chaque millésime, sans les fixer selon la demande du marché.
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- blanc tranquille
Une vraie leçon de choses, comme on les enseignait autrefois à l'école. Sur ce terroir très particulier, différent de celui du meursault par exemple, la maturité exacerbée et l'opulence s'accordent à l'acidité, à la fraîcheur. Ici des 14, 14,5° naturels, pas un milligramme de sucre résiduel, le miel un peu vif que l'on dit d'acacia. Sous une robe dorée, impériale, il a le sexe des anges. Il fait partie de ses vins qui semblent se moquer de leur millésime, tant ils visent loin.
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- rouge tranquille
Sa parenté avec le millésime 90 saute au nez, puis en bouche, mais il possède davantage de gras, de chair, de force, tout en jouant très finement. Très foncée, la robe évoque la tulipe noire. Démonstratif, mûr à l'extrême, le nez ouvre sur une bouche d'une rare concentration: le pinot noir dans toute sa puissance. Il s'agit de la première des deux vendanges effectuées dans les vignes du domaine en fonction de la maturité des raisins. Un peu moins concentrée, la seconde donne naissance à un vosne-romanée 1 er cru dont le millésime initial est justement le 99. Le domaine renoue ainsi avec une pratique qui avait cours dans les années 1930; le second passage produisait alors une cuvée Duvault-Blochet (du nom du propriétaire de la Romanée Conti au XIX e s.)
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- rouge tranquille
Grâce au domaine, l'ancienne abbaye de Saint-Vivant de Vergy, dans les Hautes-Côtes de Nuits, est en cours de restauration. Quel superbe 99! Encore un peu tannique certes, mais riche en mâche, ample et déjà captivant. Dès le premier coup de nez, on perçoit la maturité optimale de la vendange. La jeunesse du vin s'accompagne de l'austérité habituelle dans ce grand cru, mais révèle un millésime d'une puissance exceptionnelle.
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- rouge tranquille
Un vin qui jette des semences pour d'autres temps. A ne pas ouvrir avant quinze ans, dit-on. Sur un bouquet réglissé, la bouche fine et glorieuse est en devenir. On pense au portrait de Fénelon par Saint-Simon: Sa physionomie rassemblait tout, et les contraires ne s'y combattaient pas. Elle avait de la gravité et de la galanterie, du sérieux et de la gaieté. Il fallait faire effort pour cesser de le regarder. Et en effet, il faudra longtemps regarder cette bouteille.
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- rouge tranquille
Si le millésime 98 apparaît assez sévère dans ses tendres années, se révélant seulement à l'air ambiant et dévoilant peu à peu sa pureté, le 97 affirme nettement son droit à la différence. De forêt profonde, de gibier furtif, il a quelque chose de Lamartine se promenant à cheval, entre deux poèmes, dans les Hautes-Côtes près du château de Montculot. Mais au palais, sous ses abords de framboise, il sait changer de ton. Le voici plein de prévenance, presque suave, tout en rondeur.
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- rouge tranquille
Un domaine emblématique de la Bourgogne viticole: jusqu'en 1584, une propriété ecclésiastique; puis une terre réputée, acquise à prix d'or en 1760 par celui qui lui donna son nom Louis-François de Bourbon, prince de Conti, arbitre des élégances; à la Révolution, un bien national, acheté par de nouveaux notables. Aujourd'hui, il est propriété des familles de Villaine et Leroy. Le vin séjourne dans des fûts de chêne du Tronçais. Goûte-le! Bois-le! Mais n'essaie jamais de le décrire! Impossible de rendre compte d'un tel délice avec des mots! écrit Roald Dahl. Tentons pourtant l'exercice. Quelle année rappelle ce 98? Par le fruit, plutôt le 95. Par une certaine austérité première, le millésime 88. Sa robe est d'un beau rouge sombre, son bouquet composé de violette et son palais, élégant, intense, en même temps que délicat. Son élan de puissance ne retire rien au fruit. Ce carré de terre reste cette année encore au rendez-vous de l'histoire. Son expression 98 nous est apparue aussi précoce que celle de la tâche.
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- rouge tranquille
Parmi tous les vins de la maison, c'est cette romanée saint-vivant qui a le plus grand besoin de cave. Il lui faut vieillir, absolument. D'une concentration phénoménale en fruit, le millésime 98 est étonnant à ce titre, encore que les vinifications soient identiques au domaine. Beaucoup de mâche et de présence: les connaisseurs nous renvoient au millésime 52... L'histoire est ainsi faite, qui ne s'oublie pas! Le domaine de la Romanée-Conti vient d'acquérir les vestiges du monastère de Saint-Vivant-de-Vergy, à l'origine du cru, et a organisé durant l'été 2000 un premier chantier de jeunes pour sa restauration. Ce monument en péril est désormais entre de bonnes mains.
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