Château Latour
Maison forte, dite de Saint-Maubert, commandant une importante seigneurie au Moyen Âge et protégeant l'accès à Bordeaux, le site de Latour fit l'objet d'une bataille pendant la guerre de Cent Ans. Toutefois, l'événement marquant de son histoire fut l'unification du domaine par Arnauld de Mullet à la fin du XVIes. Elle a permis au cru de posséder très tôt un vignoble homogène (65 ha aujourd'hui), établi sur une belle croupe de grosses graves claires, dont le cœur – le terroir dit de l'Enclos (47 ha) – donne naissance au grand vin. Autre atout, la stabilité : la propriété est restée entre les mains des descendants des Ségur, illustre famille du vignoble médocain, jusqu'en 1962. Après un passage « sous pavillon britannique » (groupe Pearson), le cru a été acquis en 1993 par l'industriel François Pinault, qui a beaucoup investi à la vigne (arrachages et replantations) et à la cave (nouveau chai souterrain, rénovation du cuvier).
Appellations
- Pauillac
NOS VINS SIMILAIRES
Informations pratiques
Saint-Lambert , 33250 Pauillac France
+33 5 56 73 19 80
- Dégustation à la propriété
- Non
- Vente à la propriété
- Non
- Gîte
- Non
- Chambre d’hôte
- Non
NOS VINS SIMILAIRES
Les vins Coup de Cœur du Guide Hachette
- rouge tranquille
Impressionnant dans sa robe profonde et sombre, le 2020 de Latour en impose aussi à l'olfaction: café grillé, cacao, crème de cassis, rose, violette. En bouche, l'intensité ne baisse pas d'un ton, au contraire, avec dès l'attaque une puissance et un volume hors du commun, des tanins très présents mais d'une finesse de grain admirable, beaucoup de fraîcheur également, et une longue finale sur le graphite et le poivre. Un grand Latour, qui conjugue merveilleusement force, classe et précision.
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- rouge tranquille
"Latour fut un château fort et une seigneurie avant de devenir l'un des plus célèbres crus médocains. Stratégique au Moyen Âge, son site offfe depuis le XVII e s. un terroir de choix. Le 2009 s'impose dès le premier regard par sa robe rouge ""basque"" d'une limpidité parfaite. Ce sont aussi des arômes très purs que livre le bouquet, en s'ouvrant doucement mais sûrement sur une large palette allant du pruneau à la réglisse, en passant par les fruits à l'eau-de-vie, le cuir et le merrain frais. Chaleureux, séveux et imposant dès l'attaque, le palais révèle une belle acidité et des tanins serrés qui lui donnent beaucoup de relief et portent très loin une finale ample, fraîche et élégante. D'une perfection quasi absolue, d'un charme indéniable en dépit de sa très grande puissance, un vin pur et sérieux, empreint d'une austérité aussi "" monacale"" que le nouveau chai où il a vu le jour. Son avenir ne fait aucun doute, la génération suivante pourra l'apprécier."
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- rouge tranquille
Un millésime hors-norme, sec et ensoleillé, qui a donné des petits raisins d'une concentration exceptionnelle. De quoi renforcer encore la force naturelle de ce cru qui n'en manque déjà pas. Le résultat: une cathédrale! Intégrant parfaitement l'élevage, le nez fascine: prunelle acidulée, orange sanguine, encens, Zan, cassis, touche saline... La bouche, très concentrée et volumineuse dès l'attaque, se resserre sous l'effet de tanins monumentaux, très crayeux, avant une finale interminable et énergique aux accents de fruits frais et de plantes aromatiques. Un très grand Latour, fidèle au style monacal qu'il affectionne dans sa jeunesse. De très très longue garde.
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- rouge tranquille
Superbe dans sa robe grenat foncé, Latour 2019 se montre assez austère de prime abord à l'olfaction: la retenue des plus grands. L'aération libère, un peu, le fruit, sur des senteurs de cerise à l'eau-de-vie mâtinées de réglisse et d'une touche giboyeuse. Le calme avant la tempête… Car en bouche, le vin se révèle pleinement, et de manière impressionnante, offrant beaucoup de matière, de volume, de gras dès l'attaque, portée par une trame tannique croquante et bien serrée, avant de s'étirer dans une finale d'une infinie longueur aux saveurs de moka. Un seigneur.
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- rouge tranquille
Record absolu de pluies en hiver, nouvel épisode pluvieux début juillet, avec un développement du mildiou, l'année 2018 n'a pas épargné les équipes de Latour pour le premier millésime certifié bio du cru. Mais un gros travail de tri pendant les vendanges a permis d'élaborer un vin hors normes, concentré et puissant, déjà impressionnant dans sa belle robe grenat foncé à reflets noirs. Intense et diablement charmeur, le bouquet se distingue par sa complexité: cuir, fruits rouges mûrs, tabac, cassis frais, pointe empyreumatique, la palette est sans fin. Aussi généreuse qu'élégante, l'attaque amorce un développement particulièrement harmonieux. Énergique, ample, puissant et très frais, mais aussi savoureux avec ses arômes de fruits cuits, le palais s'étire dans une finale interminable et majestueuse aux saveurs de cacao et d'épices. Du grand art.
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- rouge tranquille
Latour enchaîne les millésimes avec une aisance déconcertante, qu'ils soient solaires ou maussades, comme 2017. Les grands terroirs parlent toujours Ici, un pauillac sombre et dense comme il se doit, au bouquet intense et d'un charme fou: pain brioché, café grillé, épices douces, cerise noire, violette, le bois et le raisin s'en donnent à cur joie, et en toute harmonie. En bouche, le vin est opulent, riche, volumineux, mais avec aussi un caractère très délié, très délicat, très fondu, autour de tanins tendres et d'un boisé racé (cèdre, cannelle) parfaitement pris dans la chair. La finale, d'une longueur impressionnante, à la fois crémeuse et d'une grande fraîcheur, laisse une impression d'équilibre idéal.
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- rouge tranquille
Pareil à l'encre violine des calligraphes, ce pauillac dessine de délicates arabesques aromatiques: au boisé frais du premier nez succèdent des nuances de rose et de violette, des touches de cassis et de myrtille, des accents de bois de cèdre et de boîte à cigares. Le tracé prend de la puissance au palais, tant la matière a de volume et de gras, mais l'élégance demeure car la trame tannique a été parfaitement assouplie par l'élevage et la fraîcheur a été préservée, laissant éclater le fruit et les épices (poivre noir) en finale.
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- rouge tranquille
On retiendra de ce millésime 2015 qu'il fut celui des extrêmes et des records, avec des périodes très chaudes et sèches (juin et juillet) et d'autres très humides (août et septembre). Fruit de ce millésime hors du commun, le grand vin offre une fois de plus une définition magistrale de son origine. Le visuel de ce presque pur cabernet-sauvignon (plus de 97% de l'assemblage) présage dès le départ une dégustation intense par la profondeur de sa robe pratiquement noire. Le nez, explosif, dominé par les fruits noirs (myrtille, mûre, cerise noire), évoque également les fleurs (violette, pivoine), le cuir, le café et les épices (vanille, cannelle). D'une ampleur étonnante, ce 2015 déroule un palais hors norme, mariant force et élégance avec un côté presque délicat dans la finesse des tanins et des arômes. La finale, fraîche et d'une persistance aromatique hors du commun, laisse une impression de grande pureté, sans lourdeur ni mollesse. Un vin toujours aussi unique.
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- rouge tranquille
Après un 2013 plutôt hors norme, retour du Latour majuscule, forteresse à l'épreuve du temps. Le cabernet-sauvignon, au coeur de l'assemblage du grand vin (près de 90%), a profité pleinement d'un mois de septembre exceptionnellement chaud et sec qui a permis une récolte tardive de baies bien mûres, entre le 6 et le 15 octobre. La profondeur de sa robe moirée de noir annonce la concentration de ce 2014, tout comme le bouquet. D'abord austère, barricadé à double tour, celui-ci s'ouvre sur les notes empyreumatiques, toastées du chêne neuf; puis l'aération laisse poindre des senteurs de menthol, et enfin des parfums de fruits noirs typés du cabernet-sauvignon, des arômes de fruits rouges, dans des tons vineux de fraise écrasée, de fruits à l'alcool. Dès l'attaque, d'une rare ampleur, le vin montre sa solidité, soutenu par des tanins serrés aux saveurs cacaotées, tendu par une grande fraîcheur qui lui confère pureté, droiture et potentiel. Cette ligne acide souligne sa finale vigoureuse, d'une rare longueur, aux accents épicés. «L'expression même de la solidité», conclut un dégustateur. «De la puissance et de la subtilité», précise un autre juré. Un pauillac sans concession, qui révélera sa complexité fastueuse après un long séjour à l'ombre.
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- rouge tranquille
Millésime plutôt tardif, 2012 fut caractérisé par un déficit hydrique en hiver qui hâta le débourrement, des mois d'avril et de juin à l'inverse très pluvieux, et une sécheresse estivale plutôt tardive. Des conditions qui n'ont pas nui, loin de là, à la qualité du vin, d'un classicisme impeccable. La robe, très dense et imposante de noirceur, annonce un pauillac vigoureux, qui se livre peu à l'olfaction: notes boisées intenses et raffinées, fumées et épicées, un peu de fruit à l'aération et un petit côté végétal qui apporte une belle énergie. En bouche, Latour fait du Latour: une densité, une fermeté et un volume imposants autour d'une trame de tanins très serrés, une finale fraîche et épicée d'une longueur impressionnante, qui lui confère beaucoup d'élégance. L'archétype du vin de Pauillac, noble et puissant.
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- rouge tranquille
De cette année étrange où printemps, chaud et sec, et été, plus frais et «arrosé», semblent avoir été inversés, l'équipe du Château Latour a réussi à extraire un vin à la fois conforme à sa réputation fougueuse, tout en offrant une amabilité peu coutumière dans la jeunesse. La robe haute couture est d'un seyant bordeaux dense et sombre, comme il se doit. Comme dans nombre de 2011, on cherche un peu le nez. Le mystère se dissipe à l'aération: épices douces, cèdre, petits fruits rouges et noirs croquants. Pas de réserve en bouche, en revanche, le vin attaque en force, ample et puissant. Puis il dévoile en milieu de bouche un côté suave et chocolaté, presque crémeux, «sensuel», qui enrobe des tanins d'une finesse et d'une densité exceptionnelles. La fraîcheur est aussi très présente, apportant en filigrane droiture et longueur. Un vin «très Latour» dans sa fermeté, son élégance et son côté «velours serré».
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- rouge tranquille
Racheté il y a juste vingt ans (1993) par François Pinault, Latour a créé l'événement en avril 2012 en annonçant son retrait du système des primeurs à partir de 2014 (millésime 2013). Souhait d'écouler les vins de garde moins jeunes ou réaction à la spéculation observée à la revente? Le 2010, millésime qui n'a évidemment pas été concerné par cette décision, avait été salué par la critique lors des primeurs en avril 2011. Lors de la dégustation du Guide, après un élevage de deux ans en barrique neuve, ce grand vin du 1ercru classé reste toujours aussi impressionnant. Issu à 90% de cabernet-sauvignon, il affiche une robe profonde, d'un grenat si sombre qu'elle en paraît noire, aux reflets violines de jeunesse. Puis il révèle toute sa race dans son bouquet aussi complexe que raffiné, où un boisé très fin se mêle harmonieusement au fruit: la palette aromatique allie les petits fruits bien mûrs (cassis et myrtille), le cuir, l'encens, les épices (vanille, poivre blanc) et le moka. Ample et plein en attaque, le palais dévoile d'emblée une matière riche, étayée par des tanins au grain fin, denses et savoureux, encore fermes et stricts. La finale très longue et d'une grande fraîcheur, sur des notes de réglisse et de cachou, signe un vin de classe, synthèse de la puissance et de l'élégance. On l'oubliera six ou sept ans en cave et l'on pourra l'apprécier jusque vers 2040, voire 2050.
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- rouge tranquille
Année particulière peu favorisée par les conditions météorologiques, 2006 a nécessité une adaptation des méthodes de travail. La vendange à Latour s'est faite grappe par grappe, presque raisin par raisin, et l'assemblage a privilégié les cabernets, réduisant presque le merlot à un rôle de figuration (13 %). Le résultat est impressionnant. D'emblée, la robe d'un rouge sombre, aux multiples facettes, donne le ton. La puissance se retrouve au palais avec une force tannique rare. On pourrait presque parler de noirceur, de «côté obscur», si cette vigueur ne s'accompagnait d'une grande douceur et même d'une certaine gaieté dans le bouquet où la vanille côtoie les fruits compotés et la mûre fraîche. Un vin avec une superbe force intérieure, à garder au moins quinze ans.
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- rouge tranquille
Seigneurie et maison forte avant d'être un grand cru, Latour est l'héritier d'une histoire très ancienne. Celle-ci n'a pourtant légué au domaine qu'un château du XIX e s. et un colombier du XVII e s. Mais s'arrêter à ces éléments architecturaux serait oublier que le passé a surtout permis de révéler un terroir d'exception, qui donne toute l'étendue de ses possibilités dans des millésimes comme 2005. Suivant une robe d'un noir impressionnant, le bouquet ne fait pas non plus dans la demi-mesure. Une cohorte de fruits mûrs (cassis, framboise, cerise) rehaussée de violette se développe sur un fond empyreumatique. Douce et progressive, l'attaque ouvre sur un palais puissant et massif, qui s'appuie sur des tanins serrés mais élégants présidant à l'heureux mariage du toasté et du fruité, avant une finale sur le poivre. Trois ou quatre décennies ne feront pas peur à cette bouteille, et ce serait un sacrilège de l'ouvrir sans attendre une dizaine d'années. Un pauillac en majesté.
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- rouge tranquille
Est-il encore besoin de présenter Latour? Archétype de la propriété médocaine avec son pigeonnier qui veille sur les vignes, sa demeure Napoléon III et surtout ses bâtiments d'exploitation regroupant le cuvier, le chai et les bureaux, saint des saints où tout est conçu avec rigueur. Le vin, bien sûr, est lui aussi d'un sérieux à toute épreuve, presque strict dans sa robe d'une couleur profonde, tirant sur le noir, moirée. La densité et la complexité de son bouquet (torréfaction, fruits rouges bien mûrs, moka et confiture) impressionnent. À une attaque veloutée succède une remarquable puissance tannique qui soutient un palais charnu, gourmand, expressif (fruits très mûrs, cuir). La finale veut vous retenir plus longtemps par ses notes de poivre et de cerise, mais elle n'empêchera pas cette grande bouteille de séjourner en cave une bonne dizaine d'années.
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- rouge tranquille
Si le château lui-même, typique de l'architecture du XIX e s., ne retient guère l'attention, tout le reste à Latour est d'exception; le terroir, de graves claires; l'histoire, de la seigneurie médiévale au grand cru; les bâtiments et les équipements de vinification. Sans oublier bien sûr le vin. Sombre et profonde, la robe dit clairement que l'avenir de ce 2002 est assuré. Le bouquet ne s'est pas encore complètement ouvert; pourtant, il est déjà d'une réelle complexité avec des notes de fraise, de cassis, de toast... A l'attaque, savoureuse à souhait, les fruits l'emportent, accompagnés d'une touche réglissée. Les tanins révèlent peu à peu leur caractère imposant et un bel équilibre s'établit. La longueur de la finale épicée (poivre) clôt magnifiquement la dégustation. Une grande bouteille qui s'épanouira dix, voire quinze ans en cave.
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- rouge tranquille
La célèbre tour que l'on voit dans le vignoble est en réalité un colombier du XVII e s. – sans doute construit avec des pierres de la forteresse initiale, prise pendant la guerre de Cent Ans. Mis en valeur dès le XVI e s., le cru atteignait déjà les sommets de la qualité au XVIII e s. Né dans le nouveau cuvier du cru auquel François Pinault, propriétaire depuis 1993, a donné une dimension majestueuse, ce vin est une magnifique expression du pauillac. Impérial dans sa profonde robe rouge à reflets noirs, il déploie un bouquet aussi racé qu'intense. Sa complexité semble sans limite. Cassis, réglisse, fruits frais et confits, épices, vanille, tout est nuance, à commencer par le soutien du bois, parfaitement fondu. L'attaque, bien vineuse, révèle des tanins veloutés et onctueux qu'appuie une belle acidité. Un ensemble puissant et élégant, équilibré et harmonieux, voué à une très grande garde. Il serait vraiment dommage de déboucher cette superbe bouteille avant sept, huit ou dix ans.
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- rouge tranquille
Exit les anciens chais, remplacés par une construction ultramoderne qui rappelle que Latour a toujours été un laboratoire de l'innovation. Si le décor du cru se renouvelle, il est une chose qui ne change pas, c'est la profonde couleur sombre, presque cerise noire, de son vin. La densité de la robe se retrouve dans le bouquet, d'une grande complexité. Une remarquable palette d'arômes gourmands se déploie: cassis, myrtille et petits fruits mûrs, avec une note délicate de pain grillé. D'une grande ampleur, l'attaque prépare à la découverte d'une riche matière, aux tanins serrés et très bien extraits. Malgré cette puissance tannique, le vin sait rester aimable de bout en bout. Ne se contentant pas d'une longue et fraîche finale, il réserve une dernière surprise avec un superbe retour aromatique sur la fraise très mûre. Une seule incertitude: combien de décennies durera-t-il? Il est presque impossible de le savoir aujourd'hui.
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Les vins du vigneron Château Latour
- rouge tranquille
Les caprices du millésime ont impacté les rendements mais la bonne tenue des cabernet-sauvignon a permis de produire une proportion plus importante du grand vin. Fort de ses 96% de cabernet, il affiche son austérité coutumière, sans doute un peu plus aiguisée en 2021. Chêne frais, fruits rouges, thé fumé, feuilles séchées, touche florale, le jury salue un nez «racé». Dense, solide, large à l'attaque, sublimé par une fraîcheur éclatante, le palais s'arrime à une trame tannique impressionnante mais croquante. Monacal à ce stade, mais sapide et très énergique, il ira loin.
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- rouge tranquille
D'un beau rouge franc, ce vin livre au nez des arômes délicats de raisin frais, de fruits rouges et de cannelle. En bouche, il se montre alerte en attaque, puis se fait dense, solide, corpulent, encore un peu austère à ce stade. Un bon classique à mettre en cave.
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- rouge tranquille
Un vin ouvert à l'olfaction sur des notes fumées et de fruits rouges bien mûrs, mais pour l'heure assez austère en bouche, massif et charnu, avec des tanins robustes en soutien et une jolie finale épicée.
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- rouge tranquille
À Latour comme ailleurs, l'état sanitaire des raisins, avec des menaces d'attaques massives de pourriture, a commandé le calendrier des récoltes, et les équipes ont préféré avancer les vendanges, qui ont commencé le 27septembre pour le merlot et se sont déroulées du 2 au 11octobre pour le cabernet-sauvignon (ultramajoritaire dans l'assemblage avec 95%). Comme l'année était tardive, la maturité optimale n'était pas tout à fait atteinte. Les vinificateurs ont pourtant tiré de cette matière première une bouteille remarquable. Sa qualité se devine d'emblée à la densité et à la profondeur de sa robe, animée de reflets violets de jeunesse. Élégant, déjà complexe, le nez s'ouvre sur les fruits noirs (myrtille), les épices et le tabac, avec une touche raffinée de rose et un léger souffle mentholé. On retrouve au palais cette palette tout en fraîcheur, cette alliance du fruit et d'un harmonieux boisé aux nuances d'épices, de moka et de cacao. Ample et riche, charnue, juteuse, la bouche est portée par des tanins très serrés qui lui donnent de la consistance et soutiennent la finale d'une remarquable longueur. La vivacité du millésime est bien là, mais sans la moindre verdeur. En deux mots: finesse et fraîcheur.
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- rouge tranquille
Représentant plus du tiers de la production totale du château, avec une part moindre de cabernet-sauvignon (72,5%) et une part de barriques neuves réduite à 50% (ce qui reste important), le second vin de Latour est, lui aussi, bien typé pauillac par son élégance et sa puissance. Le bouquet déjà ouvert exprime le raisin mûr dans des notes de cerise et de fruits noirs, alliés à des épices douces (vanille, cannelle), de cuir et de tabac blond, tandis que le palais dévoile des nuances de pain grillé et de graphite. La bouche, par sa solidité tannique sensible dès l'attaque, rappelle le grand vin. Encore austère mais très intéressant dans son ample et généreuse finale réglissée, ce 2010 donnera le meilleur de lui-même d'ici quatre ou cinq ans et se gardera plus d'une décennie. Plus linéaire mais bien construit et intéressant par ses notes de cuir et de fruits mûrs, le Pauillac de Latour 2010 a été cité.
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- rouge tranquille
"Certes, il n'ambitionne pas de rivaliser avec le grand vin, mais, millésime oblige, ce 2009 n'a rien d'un vin de seconde classe. Il affiche sans timidité sa jeunesse par une robe rubis foncé encore très fraîche et par un bouquet aux insolentes notes de fruits mûrs, de vanille, de cacao, de réglisse et de... wiskhy, qui mettent en exergue un côté ""merloté"" (cépage cependant minoritaire quoiqu'en proportion supérieure au grand vin). Soyeux dans son attaque, subtil et suave, avec un fort joli grain de tanins et des arômes de cuir de Russie, d'épices douces, de fruits noirs et de violette, le palais sait se montrer dense, ""ramassé"", tout en gardant une belle fraîcheur et une race indéniable. À garder en cave cinq à huit ans."
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- rouge tranquille
Comme il se doit, le 2008 est issu de l’Enclos, la croupe historique du cru aux galets impressionnants (15 cm) et au sous-sol de marnes de l’oligocène. Il est aussi dans la tradition du château avec 94 % de cabernet-sauvignon. Rien d’étonnant donc de découvrir une robe grenat profond à reflets noirs et violines, et un joli bouquet de fruits rouges enrobés par la vanille. Bien qu’encore un peu austère, le palais se montre d’une grande générosité avec des tanins serrés et bien mûrs qui lui donnent une réelle ampleur. Fraîche et d’une remarquable richesse, la finale promet une bouteille de grande race, à condition d’avoir la patience de l’attendre pendant une dizaine d’années ou plus.
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- rouge tranquille
Le second vin de Latour, élaboré avec une part plus importante de merlot (31,5 %), possède également un caractère très «pauillac» par sa texture concentrée, tannique et ample. Délicat et bien soutenu, le bouquet développe des notes de fumée, de fruits noirs un peu cuits et de cuir. Terminant sur une impression ferme et épicée, l’ensemble bien constitué demandera quatre ou cinq ans de patience.
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- rouge tranquille
Le cabernet-sauvignon se taille la part du lion en 2007 à Latour: plus de 90 % de l'assemblage. Forcément, il en résulte un vin sombre et sérieux, évoquant le fruit noir (cassis) et les épices sur un fond giboyeux. Ferme dès l'attaque, le palais ne se départit jamais d'une certaine sévérité, développant une chair profonde et structurée soutenue par une fraîcheur toute minérale. La finale marquée par des tanins poivrés, aussi serrée que les rangs de vignes de l'Enclos, invite à la patience. Un vin très typé du cru et du millésime, à déboucher dans cinq ou dix ans.
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- rouge tranquille
D'un rubis assez profond traversé d'une légère évolution, le second vin de Latour se montre bien typé dans sa structure aux tanins serrés, corsés, presque "carrés". L'expression aromatique est influencée par la présence importante de merlot dans l'assemblage (fruits en confiture, cuir) et par l'élevage (bois exotique, vanille, cacao). Manquant un peu de charme à ce jour, ce 2007 devra patienter en cave quelques années; il a tout le potentiel pour bien évoluer.
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- rouge tranquille
Comme dans le grand vin, le cabernet-sauvignon s'est taillé ici la part du lion (70 %) – des grappes récoltées dans les jeunes vignes de l'enclos ou sur des parcelles extérieures. D'une belle couleur rubis, ce 2006 séduit par son bouquet de petits fruits rouges et de pain d'épice que suit une attaque souple et fraîche. Les tanins ne tardent toutefois pas à montrer leur puissance, invitant à une garde de quelques années.
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- rouge tranquille
Latour n'a pas attendu la mode relativement récente pour élaborer un second vin. Issu principalement de merlot, celui-ci développe un bouquet fruité (cerise, prune) où les épices (cannelle) se taillent une place non négligeable. Dès l'attaque, on sent un ensemble riche et puissant, marqué par des arômes de grillé, de muscade et de poivre et par des tanins serrés. On pourra l'attendre cinq à dix ans. Entre-temps, il sera toujours possible d'apprécier, dans trois ou cinq ans, le Pauillac de Latour 2005 (46 à 60 €) qui a obtenu une étoile.
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- rouge tranquille
Depuis 1993, François Pinault a pris en main les destinées de ce cru. Les investissements et les améliorations ont été nombreux et aujourd'hui l'architecture intérieure des bâtiments d'exploitation, véritable fort carré, procurent une impression de rigueur qui se dégage aussi de ce millésime. D'un rouge profond à reflets noirs, sa robe annonce un ensemble solide et sans failles. Généreux et structuré, construit sur des tanins puissants sans être agressifs, ce vin justifiera pleinement un séjour en cave de huit à douze ans. Alors, sa palette aromatique, faite de fruits rouges et de vanille, s'épanouira pleinement et révélera tout son agrément.
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- rouge tranquille
Comprenant un peu moins de cabernet-sauvignon que son grand frère (74 % contre 85 %), le second vin de Latour sera à boire plus jeune, dans quatre à six ans. Pas avant, car il faut laisser aux tanins le temps de se fondre et permettre au bouquet de développer complètement ses fines notes de tabac, de grillé, de compote de fruits et de cuir.
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- rouge tranquille
Seconde étiquette de Latour, ce vin est un authentique pauillac. D'une belle intensité, son bouquet avenant mêle pain grillé, cuir et fruit. Plein et charmeur, le palais monte en puissance et révèle un ensemble bien constitué. Fraîcheur des arômes et élégance des tanins, tout est réuni pour un vrai plaisir.
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- rouge tranquille
Les amateurs impatients qui voudront se consoler de devoir laisser en cave le Latour pourront, dans quatre ou cinq ans, avoir le plaisir de savourer son second vin. Sa finesse aromatique, des notes de fruits mûrs et de marc de café du bouquet aux épices de la finale, et sa trame tannique harmonieuse permettent à cette bouteille de charmer aujourd'hui comme demain.
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- rouge tranquille
Le second de Latour sait affirmer sa personnalité. Celle-ci s'exprime par une structure qui ignore l'agressivité tout en montrant par sa solidité qu'elle est faite pour une belle garde. Elégants et tendres, ses tanins s'accordent idéalement avec la délicatesse du bouquet (fruits rouges cuits, réglisse et cassis) pour donner un ensemble élancé, mais qu'il conviendra cependant d'attendre cinq ou six ans.
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- rouge tranquille
Petit frère de Latour, ce vin manifeste, lui aussi, une forte personnalité. Celle-ci s'annonce par une robe sombre à reflets noirs. Très frais par ses arômes de myrtille, de cacao et de cèdre, le bouquet ne manque pas non plus d'originalité. L'attaque reste dans le même ton par sa fraîcheur. Enfin, le palais offre de belles sensations tactiles grâce à des tanins doux et serrés qui viennent s'ajouter aux saveurs de tabac et de cuir, pour témoigner d'un bel élevage.
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- rouge tranquille
Privilège du grand terroir ou intelligence des hommes? A Latour, le millésime 99 a été aussi faste pour le second vin que pour le premier. Vanille, cuir, cassis, le bouquet sait faire preuve d'une belle complexité. Quant au palais, il joue si bien la carte de la finesse qu'il est un véritable archétype du second vin plein de charme et d'élégance.
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- rouge tranquille
La climatologie capricieuse du millésime a obligé à prendre en permanence des décisions techniques au vignoble et à pratiquer une sélection drastique. Mais une fois encore la rigueur a été fructueuse. Avec un assemblage où le cabernet-sauvignon représente 79%, le cabernet franc 1%, le petit verdot 2% et le merlot 18%, ce 99 est un vrai pauillac: d'emblée, la robe d'un rouge rubis sombre bien typé annonce des découvertes intéressantes; son éclat est si vif que le bouquet surprend par sa timidité au repos. Mais ce n'est qu'un piège, ce dernier n'attend qu'un petit tour dans le verre pour dévoiler son ampleur avec de fins parfums de vanille. L'attaque ouvre une voie royale au palais que portent des tanins serrés, bien fondus et soyeux. Cette bouteille n'a besoin d'aucun artifice pour réussir l'alliance de la puissance et de l'élégance qui invite à une garde de six à dix ou douze ans.
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- rouge tranquille
Le temps que vieillisse le grand vin du château Latour, il sera possible de profiter du caractère de cette bouteille de charme, au beau bouquet (fruits, cuir et notes confites). Mais il ne faudra pas être trop pressé car c'est un vrai pauillac, que sa solide charpente, ses tanins généreux et concentrés, et sa longue finale destinent à être attendu pendant trois ou quatre ans.
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- rouge tranquille
Si le vin est un produit de tradition, cela ne veut pas dire que les crus n'évoluent pas. Bien —ou parce— que chargé d'histoire, Latour est toujours à la pointe des mutations. Ainsi le chai est-il en cours de réfection. L'essentiel est bien que le vin garde longtemps un visage aussi noble que ce 98 qui a l'art de se présenter. Sa belle robe grenat et son bouquet aux notes de torréfaction, de cacao, d'épices et de cuir, affichent son caractère. Celui-ci se confirme au palais avec une matière mûre et opulente aux tanins soyeux et onctueux qui engagent à oublier cette bouteille en cave pendant dix à vingt ans.
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- rouge tranquille
Né des grappes récoltées dans les jeunes vignes de l'enclos de Latour ou dans les parcelles situées hors de l'enceinte, le second vin de Latour se montre bien typé par sa structure, aux tanins serrés, comme par son bouquet, aux notes de poivron et de gibier. Cette bouteille sera prête plus tôt que l'étiquette principale mais elle appelle néanmoins une garde de trois à cinq ans.
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- rouge tranquille
Si beaucoup de châteaux du vin n'ont pas d'histoire, tel n'est pas le cas de Latour qui fut un château fort et une seigneurie avant de devenir l'un des plus célèbres crus médocains. Longtemps propriété britannique, Latour appartient à François Pinault depuis 1993 qui entreprend en l'an 2000 de très importants travaux dans les chais, restant ainsi dans la grande tradition de Latour qui fut un laboratoire de l'innovation. Plutôt étonnant pour le millésime, son 97 présente un caractère imposant qui lui ouvre d'intéressantes perspectives de garde. Encore assez fermé, il ne livre pas le meilleur de lui-même en 2000 mais il se montre complet, équilibré, élégant, et développe un bouquet où les notes fruitées et grillées dialoguent avec les épices.
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