AOC Lussac-saint-émilion
Proche de la célèbre cité médiévale de Saint-Émilion et de son vignoble, cette appellation est bordée au sud par puisseguin-saint-émilion et saint-georges-saint-émilion et à l'ouest par montagne-saint-émilion. On regroupe parfois encore sous le terme de « satellites de Saint-Émilion » ces appellations. On y trouve le même paysage vallonné, parsemé de bosquets et de hameaux ainsi que le même substrat géologique. Comme il se doit en Libournais, lussac est une appellation vouée aux vins rouges, et elle privilégie souvent le cépage merlot dans les assemblages. Riche en vestiges gallo-romains, son vignoble semble particulièrement ancien. À l'instar des autres appellations situées au nord de Saint-Émilion, son terroir est marqué par la trilogie coteau, plateau et bas de pente. Au nord de la commune de Lussac, le plateau est recouvert de sables du Périgord, à l'origine de vins agréables jeunes. Au sud, le coteau argilo-calcaire forme un arc de cercle bien exposé; il engendre des vins de plus longue garde.
Caractéristiques de l’AOC Lussac-saint-émilion
- Couleur
- rouge
- Potentiel de garde
- 5 à 10 ans.
- Principaux cépages
Champagne Bochet-Lemoine Réserve
N.M
- blanc effervescent
Comment reconnaitre un Lussac-saint-émilion ?
- Oeil
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Lussac-saint-émilion : Quel œil ?
Le lussac-saint-émilion est séduisant dans sa robe rubis sombre aux reflets violacés.
- Nez
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Lussac-saint-émilion : Quel nez ?
Bien typé par le merlot, le lussac-saint-émilion développe de beaux arômes de
fruits rouges et de fruits noirs (cassis). Sa palette aromatique, d'une grande complexité, évoque aussi le cuir, le pruneau, le sous-bois, le poivron, les épices et le gibier.
- Bouche
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Lussac-saint-émilion : Quelle bouche ?
Élégant et charpenté, le lussac-saint-émilion privilégie l'équilibre. Les arômes de fruits confits se marient à un bois bien dosé et à des tanins puissants mais ronds qui permettent au vin de se bonifier en cave.
- Mets vins
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Lussac-saint-émilion : Quel accord mets/vin ?
Viande rouge ou blanche, gibier, fromages.
- Service
- Lussac-saint-émilion : à quelle température le servir ? rouge : 16 à 18 °C
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Les vins Coup de cœur de l'appellation
Lussac-saint-émilion
Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
« Grand crack de la barricaille », Jean-Luc Sylvain n'en demeure pas moins vigneron émérite. En atteste la présence continue de La Perrière dans les pages du Guide. Sa Rose Perrière 2013 décroche un coup de cœur qui fait écho à celui obtenu pour le 2011. Merlot (90 %) et cabernet franc, vendangés à la main, se sont épanouis en barriques de 500 l. En résulte un lussac superbe dans sa robe sombre et profonde comme par son nez exubérant de fruits noirs et de griotte agrémentés de notes empyreumatiques, vanillées et épicées. La bouche se révèle très puissante, encadrée de tanins denses et soyeux, soulignée par une fraîcheur avenante qui vient sublimer une longue finale. Un vin déjà très au point, qui ne dédaignera pas un séjour en cave.
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2023
Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
Un retour très remarqué dans le Guide pour cette cuvée forgée par le merlot, qui conjugue ici maturité et tonicité. Le charme opère dès l'olfaction avec un nez pétri de cerise noire sur un fond délicatement toasté. Fraîche et élégante, la matière s'étire avec grâce dans une bouche très pure, sapide, élevée avec justesse et dotée d'un grain de tanins « al dente ». Un bordeaux moderne et vibrant, que l'on prendra grand plaisir à déboucher sur une viande rouge juste grillée.
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Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
Un doublé majuscule pour la famille Rivière, qui place ce cru tout en haut de la hiérarchie de l'année. Le nez ? Une infusion de cassis et de framboise rehaussée d'un trait de vanille et d'une touche de menthol. La bouche est au diapason : croquante, énergique, longiligne, ourlée de tanins granuleux et crayeux. Un rouge vibrant, élevé avec classe, qui mérite un petit passage en cave, si l'on y résiste…
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Cuvée Jean-Baptiste 2022
Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
Un élevage de 15 mois en fûts pour cette cuvée Jean-Baptiste qui trône tout en haut de la sélection de l'année. Délicatement extrait en cave, boisé avec justesse, ce merlot prend tout son temps pour détailler son nuancier : touche torréfiée, épices, puis fruits rouges macérés. Le fruit perce plus intensément dans une bouche sans surenchère mais fraîche, croquante, vivante, dont la longue finale douce et épicée achève de régaler. Simplement « très bon » résume le jury. Pourquoi attendre ?
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Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
Jean-Luc Sylvain a fait de ce cru d'origine monastique une référence emblématique du Saint-Émilionnais. Confronté à un millésime 2021 ô combien difficile, il réussit néanmoins à proposer un lussac de haute volée, paré de rubis sombre à reflets bleutés. Au nez, c'est un joli fruité fondu qui éveille les sens. Un bouquet annonciateur d'une bouche à la fois fruitée, ronde et puissante, aux tanins soyeux, avec un élevage en barrique bien ajusté qui en accentue l'harmonie.
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Émotion 2019
Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
Issu d'un merlot en pleine santé, ce lussac séduit dès le premier regard porté sur sa brillante parure grenat. La séduction opère aussi au nez, ouvert sur d'intenses notes de fruits noirs mûrs magnifiées par des touches épicées. Porté par un bois neuf bien ajusté, frais, tonique et long, le palais déploie de nobles tanins au grain fin qui ajoutent encore à son élégance.
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Luccianus Amphore 2018
Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
Voilà un coup de cur vibrant des intensités du cabernet-franc, audacieusement présent à 100 % et élevé 15 mois en amphore de grès et de terre cuite. Un hommage au fondateur romain de Lussac et, surtout, un vin éclatant, qui offre à l'olfaction un fruité large, agrémenté de subtils parfums épicés. À l'unisson du bouquet, la bouche se révèle riche, ample, généreuse, longue, étayée par des tanins veloutés. Déjà savoureux, et pour longtemps.
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2018
Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
Coup de cur avec le Rose Perrière 2017, Jean-Luc Sylvain fait le doublé avec un 2018 admirable en tous points. Passé un puissant assaut de fruits rouges mûrs relevés d'épices à l'olfaction, on découvre en bouche un vin dense, riche, pulpeux, sans manquer de fraîcheur, épaulé par des tanins soyeux et fins. Un lussac construit sur la générosité et taillé pour la garde.
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Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
Valeur sûre de l'appellation, la Rose Perrière signe avec ce 2017 issu de merlot (80 %) et des deux cabernets un vin épatant dans ce millésime pudiquement qualifié de « compliqué ». Au nez, un boisé délicat côtoie les fruits noirs mûris à point, la cerise confite et la réglisse. La bouche se révèle volumineuse, veloutée, dotée de tanins soyeux et d'une longue finale pleine de fraîcheur qui ajoute à son élégance.
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Bordelais • Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
Issu du seul merlot vinifié en cuves béton et Inox après une longue macération pré-fermentaire, ce lussac se présente dans une ravissante et lumineuse robe grenat. Il se révèle d'une grande gourmandise dès l'olfaction avec ses arômes de mûre, de fraise et d'épices. Le fruité abonde en bouche, où le vin se fait ample, rond et soyeux, sans la moindre raideur tannique, et déploie une très longue finale.
en savoir plusLes vins d'appellation Lussac-saint-émilion
- rouge tranquille
La Griffe correspond à une sélection parcellaire stricte au vignoble, portant sur 10 % environ de la surface totale (15 ha). Le 2005 revêt une robe grenat soutenu et brillant. Son bouquet épicé apparaît encore dominé par un boisé grillé et vanillé. Gourmand en attaque, le palais évolue avec finesse et persistance sur des tanins de qualité. Il révèlera tout son potentiel quand le bois aura su se faire plus discret, c'est-à-dire d'ici deux à cinq ans.
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- rouge tranquille
Ce domaine familial montre une fois de plus qu'il est un incontournable de l'appellation. Régulièrement retenue depuis de longues années, plus d'une fois couronnée, la cuvée Saint-Vincent est le fleuron du cru, issue des plus vieilles vignes de l'exploitation et élevée un an en barrique neuve. Intense et brillant dans le verre, le 2005 mêle au nez les fruits mûrs et un boisé aux accents d'épices, de vanille et de pain grillé. Il garde ce côté expressif et complexe dans une bouche souple à l'attaque, soyeuse et persistante. Deux à cinq ans de garde devraient encore parfaire son harmonie.
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- rouge tranquille
La cave coopérative de Lussac vinifie aussi pour le compte de viticulteurs. Voici deux vins dominés par le merlot avec les deux cabernets en appoint, élevés en cuve l'un comme l'autre. Ce château Taureau obtient une étoile comme dans le millésime précédent. D'un grenat brillant, il séduit par son bouquet expressif de sous-bois, de menthol et de fruits noirs. Rond et équilibré au palais, il reste marqué par des tanins très présents qui incitent à le laisser en cave un an ou deux. Cité, le Ch. La Croix Blanchon 2005 de Sabine Lacroix se distingue par ses arômes d'épices et de cassis. De moyenne structure, il est déjà prêt.
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- rouge tranquille
Du merlot (70 %), du cabernet franc (25 %), un rien de cabernet-sauvignon: l'encépagement est on ne peut plus classique du Libournais. Pas de bois dans ce millésime, qui retient pourtant l'attention par ses arômes de cerise noire évoquant le kirsch et par sa bouche franche et élégante, au joli retour épicé. Un vin plaisir, fait pour maintenant.
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- rouge tranquille
Seigneur de Puynormand, tout près de Lussac, Henri de Navarre (le futur Henri IV) aurait apprécié les vins du cru. Ce dernier, bien mis en valeur au XVIII e s. par une famille de parlementaires bordelais, changea souvent de mains, mais le terroir de plateau est toujours là, propice à la vigne. Aujourd'hui, ce domaine de 28 ha a deux propriétaires, André Magnon et André Lurton. Son 2005 affiche une robe profonde et brillante; il exprime d'élégants parfums de fruits noirs en harmonie avec un boisé toasté; ses tanins riches, mûrs et équilibrés demandent deux à cinq ans pour s'assouplir. En attendant, on pourra déguster le second vin, Ch. Tour de Ségur 2005 (8 à 11 €), cité pour son bouquet fruité et pour sa fraîcheur en bouche.
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- rouge tranquille
Commandé par une chartreuse du XVIII e s., ce cru a installé ses caves dans d'anciennes carrières. À la Belle Époque, il appartint au député-maire de Saint-Émilion qui reconstitua le vignoble après la crise phylloxérique. En 1971, il a été acquis par la famille Chatenoud, originaire de Savoie. Depuis 2002, les 12 ha de l'exploitation sont conduits en agriculture biologique. Le 2005 doit pratiquement tout au merlot (95 %). De couleur sombre aux reflets violacés, il libère des parfums très frais alliant les fruits mûrs et un boisé épicé. Rond à l'attaque, c'est un vin équilibré et de bonne facture qui donnera le meilleur de lui-même dans deux à cinq ans.
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- rouge tranquille
Merlot (80 %) et cabernet-sauvignon âgés de cinquante ans composent cette cuvée de qualité très régulière (le 1995 eut même un coup de coeur). Le 2005 affiche une robe rubis profond et libère des parfums de cassis en harmonie avec un boisé toasté. Équilibré en bouche, il repose sur des tanins bien mûrs et veloutés. Deux à trois ans de garde permettront au boisé encore très présent de se fondre.
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- rouge tranquille
Commandé par un petit château du vin plein de charme datant de 1876, ce cru repris en 2000 par Hervé et Griet Laviale a bénéficié d'importants travaux de rénovation. Un superbe cuvier circulaire a notamment été aménagé. Rubis intense, le 2005 exprime un bouquet discret mais élégant et se montre souple et équilibré en bouche, où il dévoile un fruité surmûri et des touches animales. Déjà un peu évolué, il ne gagnera pas à attendre. Également cité, le Libertin de Lussac (8 à 11 €) est aussi fruité au nez qu'en bouche. Il est prêt, lui aussi.
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- rouge tranquille
Parcelle après parcelle, le domaine de 2 ha fondé en 1952 par Paul Lassagne s'est agrandi, pour s'étendre aujourd'hui sur 30 ha de vignes, de prés et de bois, dont 27 ha sont destinés au lussac. Daniel, le fils (1979) et Nicolas (2001), le petit-fils, sont venus rejoindre Paul. Issue de vignes de quatre-vingts ans, leur cuvée Prestige est un vin bien coloré. Son bouquet dominé par le cacao et le café reflète un séjour de dix-huit mois en barrique. Souple à l'attaque, équilibré, ce 2005 dévoile une bonne charpente. Les amateurs de boisé pourront le servir dès maintenant, les autres le laisseront vieillir de trois à cinq ans.
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- rouge tranquille
Un vin issu d'une exploitation conduite en agriculture raisonnée. L'assemblage, classique du Libournais, est dominé par le merlot (90 %), complété par les deux cabernets; le terroir argilo-calcaire est tout aussi classique. Quant au vin, il n'a pas connu le bois, ce qui n'est pas si fréquent. Il n'en a pas moins charmé les dégustateurs par sa robe éclatante et par son fruité aussi intense qu'élégant aux nuances de cassis et de framboise. La bouche complexe et harmonieuse évolue sur des tanins mûrs dont le côté soyeux permettra d'apprécier cette bouteille d'ici un an ou deux. De la classe et de l'authenticité.
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- rouge tranquille
Pierre Bourotte est l'un de ces propriétaires-négociants d'origine corrézienne, nombreux en Libournais. En 1961 – le millésime du siècle! – il a pris les rênes des cinq crus possédés par sa famille, dont celui-ci, qui compte 16 ha plantés. Fleuron de Courlat, issue de vieilles vignes de merlot, la cuvée Jean-Baptiste est dédiée au grand-père de Pierre Bourotte, qui acquit le domaine dans les années 1930. Le 2005 affiche une robe éclatante aux brillants reflets grenat. Intense et complexe, son bouquet évoque le cuir et les fruits rouges bien mûrs, assortis d'un boisé toasté. La bouche ronde et charnue évolue sur des tanins veloutés et semble gagner en harmonie et en complexité en finale. Deux à cinq ans de garde permettront à cette bouteille de s'épanouir complètement.
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- rouge tranquille
Gérard Depardieu a investi à Lussac avec Bernard Magrez. À La Croix de Peyrolie, la vinification bénéficie des mêmes soins, des mêmes compétences (l'oenologue Michel Rolland) et des mêmes techniques modernes qu'au château Pape Clément (voir Pessac-Léognan), le fleuron de la galaxie bordelaise de B. Magrez. Issu de pur merlot de trente ans, élevé deux ans en barrique neuve, ce 2005 s'annonce par une robe dense, profonde et brillante, d'un violine moiré de noir. Le nez puissant se partage entre la griotte, les épices, la vanille et le pain grillé. Charnu et rond à l'attaque, le palais, soutenu par des tanins mûrs et soyeux, dévoile un réel équilibre et impressionne par sa persistance. Encore marqué par un boisé intense, ce vin se révèlera complètement après une garde de trois à cinq ans.
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- rouge tranquille
La coopérative montre ici son savoir-faire avec deux vins qui obtiennent chacun une étoile et un troisième qui est cité. Bien dans l'esprit libournais, ces lussac-saint-émilion mettent à contribution les trois principaux cépages rouges du Bordelais avec une nette prédominance du merlot. Aucun n'a connu le bois. Les Grands Champs s'habillent d'une robe tirant sur le violet et expriment des parfums de petits fruits rouges. Charnus, équilibrés, structurés, ils se révèlent encore fermes en finale et gagneront à attendre deux à trois ans. La cuvée La Pruladière 2005 apparaît plus épicée, plus concentrée, et séduit par un retour aromatique très frais. Elle s'épanouira après trois à cinq ans de garde. Quant au Roc de Giraudon 2005, déjà prêt, il est cité pour la qualité de son fruité et pour sa souplesse.
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- rouge tranquille
Deux bouteilles intéressantes présentées par la coopérative. L'une et l'autre privilégient le merlot (au moins 80 %), dans la tradition libournaise, et ont séjourné en barrique. Premya se signale par une robe si profonde qu'elle en paraît noire et par un bouquet intense, partagé entre les fruits noirs et un boisé grillé. La bouche charnue exprime le merlot bien mûr mais ses tanins, austères en finale, demandent à s'assouplir. Un millésime à garder deux à quatre ans. Grand classique de la cave, la cuvée Renaissance Élevé en fût de chêne 2005 (8 à 11 €) est citée. C'est un vin fruité aux tanins souples, avec une pointe boisée en finale.
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- rouge tranquille
Olivier et Jean-Claude Charpentier exploitent un cru de 12 ha autour de Lussac. Issue de merlot âgé de cinquante ans, leur cuvée Prestige est un vin rubis profond, dont le nez toasté et vanillé traduit un élevage d'un an en barrique. Généreux, souple et bien équilibré, il est prêt à paraître à table, tout en pouvant patienter deux à trois ans.
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- rouge tranquille
Depuis dix ans à la tête du domaine, Philippe Bonnin n'a pas ménagé ses efforts, comme le prouvent ses nombreuses sélections et ce 2004 remarquable. Habillé d'une robe grenat soutenue et presque noire, ce millésime développe un nez intense (exubérant, note même un dégustateur) où les parfums d'épices et de vanille se mêlent aux senteurs de cassis, de myrtille et de truffe. Les tanins veloutés en attaque évoluent avec de la fraîcheur et de la rondeur vers une finale aromatique. Un vin qui révélera tout son potentiel dans deux à six ans.
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- rouge tranquille
Depuis 2002, Bernard Magrez est aux commandes de ce domaine, qui fait appel aux services de Michel Rolland, oenologue réputé. Issu exclusivement de merlot planté sur un plateau argilo-calcaire, ce 2004 révèle des arômes de fruits mûrs, marqués par un boisé aux notes de torréfaction. Les tanins sont amples et puissants, bien enrobés par leur élevage. Il faudra néanmoins attendre deux à cinq ans pour une complète harmonie.
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- rouge tranquille
Une maison girondine typique du XIX e s. commande ce domaine dont le vignoble a été replanté dans les années 1960, à la suite de gelées. Ce 2004, d'une couleur rubis profond, développe un bouquet agréable de fruits rouges et noirs agrémentés de notes de vanille et de toasté. Rond et équilibré en bouche après une attaque franche, il termine sur une note fruitée agréable. À ouvrir dès maintenant.
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- rouge tranquille
Des vignes trentenaires (90 % de merlot) plantées sur un terroir argilo-calcaire ont produit ce 2004 à la robe rubis brillant, dont le bouquet délicat de fruits s'orne d'un boisé discret. La bouche, assez vive et fraîche en attaque, évolue sur des tanins présents mais enveloppés, avant une finale moyennement longue. Un vin à boire dès aujourd'hui.
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- rouge tranquille
Cette cuvée spéciale est issue des plus vieilles parcelles du château La Perrière (90 % merlot, 10 % cabernet franc). Un vin couleur rubis, dont les parfums de fruits rouges et de boisé sont en harmonie. La structure est équilibrée, avec du gras, du fruit et une bonne persistance aromatique. Une bouteille à ouvrir d'ici un à trois ans sur un veau marengo.
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- Champagne
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