AOC Margaux
Margaux est la seule AOC communale du Haut-Médoc à porter le nom d'un premier grand cru classé. Son aire s'étend sur cinq communes : Margaux, Cantenac, Labarde, Soussans et Arsac. L'appellation, qui sélectionne les meilleurs sols, possède quelques-unes des plus belles croupes de graves de tout le Bordelais. Celles-ci communiquent aux margaux leur grande finesse aromatique, leur harmonie et leur aptitude au vieillissement.
Caractéristiques de l’AOC Margaux
- Couleur
- rouge
- Potentiel de garde
- 10 à 20 ans (plus pour certains crus et pour les grands millésimes).
- Principaux cépages
Maison Louis Tête Brouilly Le Chatelin
2025
- rouge tranquille
Comment reconnaitre un Margaux
- Oeil
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Margaux : Quel œil ?
La robe du margaux s'inscrit dans la tradition médocaine par son intensité qui se maintient longtemps au vieillissement. Jeune, le vin annonce sa structure et son potentiel de garde par une teinte puissante, entre rubis et grenat.
- Nez
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Margaux : Quel nez ?
La vivacité et l'élégance apparaissent dans une palette exceptionnellement large et complexe. Très tôt, les fruits tiennent une place importante (cerise, groseille) auxquels se mêlent des notes qui invitent au voyage : cannelle, épices, torréfaction. En vieillissant, le bouquet offre des parfums de sous-bois et de champignon, de clou de girofle.
- Bouche
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Margaux : Quelle bouche ?
Riche, ample et bien charpenté, le margaux montre dans sa jeunesse ses ambitions, mais il le fait sans aspérité ni arrogance, sa souplesse et sa complexité aromatique, qui rejoint celle du nez, lui donnant un caractère harmonieux et séduisant. Fine, savoureuse et persistante, la finale s'inscrit dans le droit fil. Parfaitement constitué, le margaux évolue très heureusement tout au long de sa vie. Les tanins se fondent peu à peu pour donner un ensemble rond, chaleureux, suave. La finale laisse le dégustateur sur une impression harmonieuse de finesse et d'élégance.
- Mets vins
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Margaux : Quel accord mets/vin ?
Viande rouge et blanche, volaille, gibier, fromages.
- Service
- Margaux : à quelle température le servir ? rouge : 17 à 18 °C
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Maison Louis Tête Brouilly Le Chatelin
2025
- rouge tranquille
Margaux
Les vins Coup de cœur
Les vins Coup de cœur
2023 • 1er cru clas.
Soigneusement triés, les raisins ont été vendangés entre le 22 septembre et le 5 octobre, sensiblement plus tard qu'en 2022. Il en résulte un vin peut-être moins monumental que son prédécesseur, mais d'une grâce absolue. Le nez, délicat et d'une rare complexité, révèle par touches successives un boisé fin, la rose sauvage, la violette, la framboise et la cerise fraîche. Dès l'attaque, la fraîcheur imprime son rythme à une bouche crémeuse et aérienne, tramée de tanins presque impalpables, au service d'un fruit d'un croquant irrésistible. La finale semble ne jamais vouloir s'éteindre, portée par cette fraîcheur lumineuse qui signe le millésime. Un monstre… de délicatesse et de pureté.
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2021 • 1er cru clas.
Les contraintes du millésime n'ont modifié qu'à la marge la composition du grand vin, qui intègre (un peu) moins de cabernet-sauvignon qu'à l'accoutumée, 87 % précisément, ramassés le 14 octobre pour les derniers. Fruits noirs mûrs, santal, encaustique, cerise, vanille, rose… ce n'est pas un nez, c'est un pic ! Une attaque très pleine et alerte, une texture d'un fondant confondant, un cœur de bouche impressionnant d'ampleur, une trame tannique racée et croquante, une finale déliée, fraîche, longue, d'une élégance majuscule : un 2021 simplement somptueux, qui ajoute à l'énergie du millésime un moelleux de chair hors norme.
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2020 • 1er cru clas.
2018, 2019, 2020 : une trilogie qui entrera dans les annales. Philippe Bascaules et ses équipes ont à nouveau signé un vin d'un haut raffinement et se sont parfaitement accommodés de ce millésime marqué par des vagues successives de chaleur et un été exceptionnellement sec ; et c'est pourtant une grande fraîcheur qui ressort de la dégustation. L'assemblage, très proche de ceux des derniers millésimes, est composé de 89 % de cabernet sauvignon, 8 % de merlot, 2 % de petit verdot et 1 % de cabernet franc. Dans le verre, une magnifique robe profonde et dense, dont il se dégage peu à peu des parfums d'une rare complexité : fruits noirs mûrs, griotte, épices douces, nuances florales (violette, rose), notes de graphite et de menthol. Puis une attaque pleine et entière ouvre sur une bouche ample, dense, puissante, mais aussi très tendre, délicate, veloutée, avec une sensation de fraîcheur qui ne faiblit jamais et culmine dans une longue finale sur le Zan et la violette. Un margaux d'une pureté et d'un équilibre admirables.
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2018 • 1er cru clas.
Année très chaude, 2018 le fut particulièrement de la fin juin au mois d'août. De plus, après un début d'année bien arrosé et des orages en juillet qui ont déclenché une attaque de mildiou, les trois mois d'été ont souffert d'un manque d'eau avec seulement 48 mm de pluie de la mi-juillet à la fin septembre. Les vendanges ont été assez tardives, du 17 septembre au 13 octobre, mais sous de bons auspices, le seul point noir étant la faiblesse des rendements. L'assemblage est centré sur le cabernet-sauvignon (90 %), que complètent le merlot (4 %), le cabernet franc (4 % ) et le petit verdot (2 %). La concentration du vin apparaît dès l'examen visuel avec une profonde robe rubis à reflets noirs. Également d'une grande intensité, le bouquet fait la part belle à la cerise noire confite, agrémentée d'élégantes nuances de violette et de bois de santal. Plein, rond, charnu et soutenu par des tanins d'un soyeux et d'une finesse de grain magnifiques, le palais est admirable par son équilibre très assuré entre la puissance, la fraîcheur (malgré ce millésime solaire) et l'élégance. Une bouteille de grande classe.
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2015 • 1er cru clas.
Le dernier millésime supervisé par le regretté Paul Pontallier, qui nous lègue un inoubliable margaux. Paré d'une éclatante robe grenat, profonde et dense, le grand cru 2015 propose une olfaction intense, d'une complexité rare, mêlant notes fruitées (mûre, cassis), florales (violette, rose), épicées (girofle, cardamone) et fragrances évoquant le bois de santal. Après une attaque fraîche et acidulée, se développe un palais magistral, à la fois ample, riche, et d'une finesse qui n'appartient qu'au cru, doté de tanins somptueux qui roulent sous la langue et d'une finale fraîche interminable. Un vin inimitable, une future légende.
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2012 • 1er cru clas.
Une sélection encore plus drastique qu'à l'accoutumée pour le Margaux 2012 : 34 % de la récolte (contre 38 % l'an dernier) ; la faute à un millésime hétérogène et au stress hydrique subi par les plus jeunes vignes de cabernets qui n'ont pu rejoindre le grand vin, issu cette année de 87 % de cabernet-sauvignon, 10 % de merlot, 2 % de cabernet franc et 1 % de petit verdot. Le résultat est ce Margaux très margaux. Robe de velours dense et profonde, bouquet complexe et très pur de violette, de myrtille, de café et de cèdre, agrémenté d'une petite touche de végétal noble qui signe le cabernet, l'approche est d'un grand classicisme. La bouche se dévoile avec finesse, onctuosité et beaucoup de fraîcheur en attaque, puis apparaissent les tanins, denses, serrés et néanmoins très soyeux, presque crémeux ; on retrouve en soutien cette note végétale qui apporte un surcroît de complexité et de vivacité. Un vin puissant sans ostentation, délié, presque « facile d'accès » : la modestie des très grands.
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2009 • 1er cru clas.
La majesté de l'architecture néo-palladienne de son château fait de ce domaine un lieu hors du commun. C'est aussi (surtout) vrai du vin que 2009 ne pouvait que sublimer un peu plus encore. Et nous voici en présence DU margaux: un assemblage de 87 % de cabernet-sauvignon, 10 % de merlot, 1,5 % de cabernet franc et 1,5 % de petit verdot, d'une élégance absolue de bout en bout. De fait, toute la délicatesse des margaux s'exprime dans le bouquet profond, dense, complexe et d'une grande fraîcheur, alliance raffinée d'épices (poivre), de fruits frais (cassis, cerise noire), de nuances florales (violette) et mentholées. Suave, rond, généreux et sensuel à l'attaque, le palais monte progressivement en puissance, sans jamais perdre de son élégance. Tanins caressants, pureté aromatique, longueur exceptionnelle, fraîcheur insoupçonnée: la rencontre d'un grand millésime et d'une vinification parfaitement maîtrisée a donné ici un grand, un très grand bordeaux. Inutile de préciser que l'attendre est un devoir absolu...
en savoir plusLes Ventes Privées du Guide Hachette
Les vin d'appellation Margaux
Les vin d'appellation Margaux
- rouge tranquille
"C'est la succession de millésimes si différents et si imprévisibles qui donne à Bordeaux un peu de son charme, une part de son intérêt, et surtout à nos vins un génie à nul autre pareil", écrit Paul Pontallier, directeur du cru. Comme tout cru classé qui se respecte, Margaux prend les millésimes comme ils arrivent, en essayant d'en tirer le meilleur parti. Né dans la douleur d'un printemps capricieux soumis aux influences atlantiques amenant leur lot de maladies, sauvé par une arrière-saison chaude et sèche qui se prolongea jusqu'en octobre, 2007 a fait se succéder inquiétude, angoisse, doute et espoir. Au final le grand vin, dominé comme toujours par les cabernets (89 %), ne représente qu'un tiers de la récolte. Grenat profond, il évoque le grillé, les épices douces, le tabac blond et la cerise fraîche. La bouche élégante et sincère, soyeuse et fruitée, se prolonge sur des sensations veloutées et poivrées. Un très beau reflet du terroir et du millésime, à découvrir sur un rôti de veau Orloff.
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- rouge tranquille
Un peu en retrait de la route des châteaux, cette belle demeure du XIX e s. possède un charme indéniable avec son parc de 2 ha. Elle commande un vignoble de graves situé sur la partie méridionale du plateau de Cantenac. Son vin s'inscrit dans la parfaite typicité des margaux. Il présente une robe rubis profond et dense, un bouquet gourmand et puissant de moka, de fruits de la forêt, relayés par une très belle ampleur à l'attaque. Suivent une harmonie, un équilibre et une matière au grain savoureux (vanille, café, chocolat) qui sont l'apanage des grands. Pour couronner le tout, une finale douce et presque interminable laisse présager une bonne garde. Une grande bouteille à ouvrir sur une omelette aux truffes. Harmonieux et très expressif, le second vin, Charmes de Kirwan 2006 (15 à 23 €) justifie pleinement son nom. Il obtient une étoile.
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- rouge tranquille
Une belle chartreuse, un parc aux arbres centenaires, un accueil remarquable: ce cru s'est taillé une solide réputation en matière d'oenotourisme, récompensée en 2008 par un Best of d'or du tourisme vitivinicole. Pour Schröder et Schÿler, firme emblématique du négoce bordelais, Kirwan est aussi une vitrine par la qualité de son vin. C'est d'un coup de coeur que le Guide couronne ce superbe 2005 qui, sous sa teinte cerise noire, laisse deviner son caractère par son bouquet fin de fruits très mûrs, enrobés de nuances de vanille et de torréfaction. Au palais, les tanins, tout en se montrant ronds et fondus, ne cachent rien de leur puissance, et soutiennent une chair pleine et riche, porteuse d'un grand avenir. Le second vin, Charmes de Kirwan 2005 (15 à 23 €), possède un solide potentiel de garde qui lui vaut une étoile.
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- rouge tranquille
Il faut vraiment être amateur d'éclectisme et de style Napoléon III pour admirer ce château construit par Burguet en 1856. En revanche, l'unanimité se fera vite sur ce superbe vin, dont les dégustateurs ont particulièrement aimé la robe grenat et le bouquet, à la fois puissant et fin, qui fait défiler des arômes de fruits rouges (framboise), de grillé et d'épices douces. Ronde et ample, la structure offre un parfait équilibre entre le fruit et l'élevage, qui s'exprime par des saveurs vanillées et réglissées. Les tanins soyeux confèrent à ce 2005 un caractère élégant et racé, en même temps qu'ils lui garantissent un grand avenir. Second vin, l'Alter Ego 2005 (46 à 60 €), complexe et charmeur, décroche une étoile.
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- rouge tranquille
Un premier propriétaire, le chevalier de Lascombes, né en 1625, une chartreuse du XVII e s, un château du XIX e s., ici l'Histoire prend une majuscule. Le vin également avec ce superbe 2004 qui a pleinement profité de la diversité des terroirs, parfaitement adaptés à l'encépagement: des argilo-calcaires pour le merlot (44 %), des graves pour le cabernet-sauvignon (53 %) et le petit verdot. Sombre, presque noire à reflets violets, la robe fait rêver par sa brillance et sa profondeur. Complexe et expressif, le bouquet offre un savant dosage de fruits noirs (mûre, myrtille et cerise noire) et d'épices. Quant au palais, il appelle les superlatifs. Puissante, concentrée et racée, la trame tannique est enrobée de sensations délicates et onctueuses, tandis que se déploie une riche palette aromatique aux notes de fruits un peu confits. Un régal pour tous les sens. Ce millésime méritera les honneurs de la cave pendant au moins cinq à huit ans avant de s'allier aux mets les plus raffinés. Plus modeste mais très plaisant par sa rondeur et ses arômes de pruneau, le Chevalier de Lascombes 2004 (15 à 23 €) est cité.
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- rouge tranquille
Ferrière réussit à Claire Villars-Lurton et réciproquement. Particulièrement dans ce millésime, à la robe profonde riche de promesses. Au bouquet, le cassis et la réglisse sont soutenus par de délicates notes grillées, témoignage d'un élevage bien maîtrisé. L'attaque est tout aussi homogène, de même que le palais construit sur des tanins bien fondus. L'ensemble plein, équilibré et goûteux révèle la finesse et l'harmonie qui font la renommée des grands margaux. Cette superbe bouteille restera au moins deux ou trois ans en cave.
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- rouge tranquille
Tonnelle de roses et arbres séculaires, Kirwan, chartreuse du XVIII e s., a su conserver intact son parc de 2 ha. Un écrin digne du joyau que constitue ce très joli vin vendangé le 15 septembre. Il est difficile d'être insensible à sa teinte violacée, à son bouquet, qui fait défiler réglisse, cassis et fruits noirs, ou à ses tanins mûrs. Quatre à cinq ans en cave prépareront un mariage parfait avec une pièce de viande rouge.
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- rouge tranquille
Créée en 1981, cette propriété évolue très rapidement. Son chai et son cuvier, tous deux aménagés en 2000, le prouvent. Sa progression s'exprime aussi par la montée qualitative de sa production, que couronne ce millésime superbement réussi. La robe, d'un pourpre soutenu, est aussi séduisante que le bouquet. Les notes bien marquées de fruits confits, de confitures, de mûre, de myrtille, de pain grillé composent un ensemble complexe. Gras, charnu, ample et frais, le palais s'appuie sur des tanins mûrs et veloutés pour inviter à la patience (cinq à huit ou dix ans, voire plus) tout comme la longue et goûteuse finale. Plus marquée par le bois, la cuvée spéciale 2003 (38 à 46 €) a obtenu une étoile, de même que le Château Cazauviel 2003 (11 à 15 €). Suave et complexe avec des tanins bien fondus, celui-ci mérite une garde de quatre à six ans, voire davantage.
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- rouge tranquille
Après avoir été démembré à la fin de l'Ancien Régime en dépit d'un superbe terroir, ce cru a dû attendre d'être reconstitué par Peter Sichel en 1961. Tout dernièrement, en 2000, les chais ont été rénovés. Ce millésime en a incontestablement profité: d'un grenat intense, il s'impose d'emblée par la richesse de son bouquet, véritable corbeille de baies rouges accompagnée de belles notes aromatiques. Opulent, presque impérial, son palais, d'une élégance extrême, révèle une parfaite harmonie entre les tanins du bois et ceux du vin. Une bouteille taillée pour la garde (au moins une bonne dizaine d'années).
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- rouge tranquille
Quatre coups de coeur ont démontré la qualité du terroir de graves de ce cru représentatif par ses bâtiments du grand domaine viticole du XIX e s. Une nouvelle fois, il propose un remarquable vin dont la robe d'un rouge intense annonce la richesse. Sa puissance se retrouve dans le bouquet. Elégant et très expressif, celui-ci porte d'abord la marque du bois avec de nombreuses notes toastées, mais sa complexité permet au cassis et aux fruits mûrs d'apparaître à leur tour. Au palais, la même impression d'ampleur et de vigueur se dégage avec, en prime, un velouté et un équilibre qui apportent charme et race à cette bouteille. Celle-ci s'exprimera plus complètement, après un séjour de cinq ou six ans en cave. Il lui faudra un mets à la fois puissant et raffiné. Un accord gourmand du même type conviendra aussi, mais dans deux ou trois ans, au second vin, La Sirène de Giscours (15 à 23 €), qui a obtenu une étoile.
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- rouge tranquille
Selon la tradition, le blason figurant sur l'étiquette aurait été accordé par le duc de Richelieu, gouverneur de Guyenne, après qu'il eut apprécié les vertus diététiques du vin. Nul doute qu'en grand hédoniste qu'il était, il aurait aussi perçu les qualités gustatives de ce 2001. Sa couleur, limpide et brillante, l'aurait mis en joie, tout comme la complexité de son fin bouquet aux notes épicées, mentholées et toastées. Souple à l'attaque avec de jolies saveurs de pruneau, le palais monte en puissance pour révéler une solide structure faite de tanins ronds, puis offre une longue finale. Concentrée, élégante et parfaitement équilibrée, cette bouteille devra être gardée en cave pendant quatre ou cinq ans avant d'accompagner du gibier ou un fromage de caractère.
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- rouge tranquille
Si le château n'a été construit qu'en 1903 par Frédéric Cruse qui reconstitua le vignoble ravagé par le phylloxéra, il n'en a pas moins de charme et a conquis en 1994 la famille Wertheimer. Chacun savait qu'à Rauzan-Ségla, lors des vinifications, on comptait beaucoup sur la finesse naturelle des cabernets de cette vendange pour donner un vin s'inscrivant parfaitement dans l'esprit margaux. Avec raison, si l'on en juge d'après ce 2001. D'une engageante teinte rubis, ce millésime développe un bouquet franc et net, encore marqué par le bois, mais flatteur. Au palais, le corps et la charpente n'excluent ni la souplesse ni la rondeur. Très agréable, la finale se porte garante du potentiel de cette bouteille par ses tanins bien enveloppés et son beau retour aromatique. A servir dans quelques années avec un mets à la fois fort en goût et raffiné, tel un cuissot de chevreuil grand veneur. Plus facile, le second vin, Ségla 2001 (15 à 23 €), obtient une citation.
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- rouge tranquille
Modeste, Henri Lurton sait ce qu'il doit à son équipe. Mais si son vin s'inscrit idéalement dans l'esprit du margaux, c'est aussi et surtout parce qu'il le veut. Ce choix maîtrisé se lit dans la marque de l'élevage parfaitement dosé: Le bois respecte la riche personnalité du bouquet, très concentré, comme l'équilibre du palais où les tanins sont garants d'une belle garde (six ou huit ans) sans jamais se montrer agressifs. Le jury unanime décerne un coup de coeur à ce 2000. Seconde étiquette, le Baron de Brane 2000 (23 à 30€) a obtenu une étoile. Egalement de bonne garde et très élégant, tant par ses arômes que par ses tanins, il gagnera à être aéré avant d'être servi.
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- rouge tranquille
Sur ce cru on a choisi de produire plusieurs cuvées, dont cette Tradition qu'a particulièrement appréciée le jury. Il est vrai que sa robe, couleur d'encre, est fort impressionnante; de même que le bouquet aux notes toastées, de café, de fruits noirs et de fruits secs. Tout au long de la dégustation, ce 2000 fait preuve d'une puissance et d'une concentration aussi imposantes que sa complexité. Des tanins bien fondus soutenant le tout, on obtient une bouteille à conserver en cave pendant sept ou huit ans, voire beaucoup plus longtemps. Très proche, la microcuvée Château Mongravey 2000 (30 à 38€; 3500bouteilles) a également été proposée en coup de coeur, tandis que la cuvée Prestige Château Mongravey 2000 (15 à 23€) a reçu une étoile.
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- rouge tranquille
Avec son terroir de graves sur le plateau de Cantenac, ainsi que par son encépagement où le cabernet-sauvignon (60%) est complété par le cabernet franc, le merlot (27%) et le petit verdot (7%), Boyd est un cru authentiquement margalais. Une qualité que partage ce vin. D'un rouge intense à reflets violines, il offre un bouquet généreux où la vanille, dominante, s'allie au moka et aux fruits noirs. Tout en faisant preuve de rondeur et de gras, le palais révèle une belle structure avec des tanins soyeux et de qualité; sa longue finale s'achève sur une pointe de cannelle. Complexe, long et très bien équilibré, l'ensemble appelle une garde de six ou sept ans.
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- rouge tranquille
Devenu domaine viticole au milieu du XVI e s., Giscours connut de nombreux propriétaires dont le comte de Pescatore qui construisit, en 1847, le château qui commande aujourd'hui un immense parc et un vaste vignoble. Présidée par Eric Albada Jelgersma, l'équipe de Giscours a réalisé avec ce millésime un très grand vin où 3% de petit verdot dialoguent avec 35% de merlot, 55% de cabernet-sauvignon et 7% de cabernet franc. Toute la puissance annoncée par la robe grenat foncé se retrouve dans le bouquet et au palais. Le premier témoigne d'un élevage bien mené avec des notes grillées et balsamiques qui viennent soutenir, sans les écraser, les fruits rouges mûrs. Le second ne laisse planer aucune ombre sur le potentiel de garde, la concentration, le gras, les tanins bien fondus et la belle finale, qui reste sur le fruit mûr. De beaux plaisirs gourmands en perspective d'ici cinq ou six ans, voire beaucoup plus.
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- rouge tranquille
Bien dans l'esprit du Bordelais par sa chartreuse qu'entoure un charmant jardin de curé, cette propriété familiale l'est aussi par sa production, toujours d'une grande tenue. Témoin, ce superbe 99 (60% cabernet-sauvignon, 40% merlot) ajoutant un solide corps tannique et un bouquet d'une belle complexité à une robe profonde. Il est difficile de ne pas se laisser séduire par ses arômes où les notes de gibier et de fumée s'épanouissent aux côtés des fruits rouges, des épices et du moka. Encore très jeune et doté d'un beau potentiel, ce vin mérite d'être attendu pendant au moins cinq ou six ans avant d'écrire une belle page du livre de cave par un accord mémorable avec un perdreau aux choux.
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- rouge tranquille
Si ses bâtiments et son nom datent du XIX e s., ce cru était déjà connu au XVIII e s. sous le nom de château de Gasq. Aujourd'hui encore, il est l'une des locomotives de l'appellation grâce à des vins comme ce superbe 98. Sa robe rubis sombre est riche de promesses qui seront toutes tenues. A une belle complexité aromatique (vanille, grillé, réglisse) s'ajoute une structure tannique ample et puissante avec un boisé parfaitement maîtrisé. D'une grande longueur, la finale offre un joli mariage entre les fruits mûrs et le merrain. Il faudra attendre de cinq à huit ou dix ans l'apogée de ce millésime.
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- rouge tranquille
Fondé par l'une des familles marquantes de l'histoire viticole margalaise au XIX e s., les Jadouin, et toujours aux mains de leurs descendants, ce cru bénéficie d'un beau terroir et d'une exploitation assurée par l'équipe de Palmer. Le 97 annonce sa typicité par une robe profonde et un bouquet complexe aux notes de cassis et de poivre. Ample, dense et parfaitement soutenu par d'élégants tanins, son palais illustre l'esprit des margaux en démontrant de façon magistrale qu'il est possible d'obtenir un vin riche, concentré et de belle garde sans tomber dans l'extraction forcenée.
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Les vignerons de l'appellation Margaux
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Quel plat servir avec un Margaux ?
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Tourtes de faisan au foie gras
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- Côtes-du-marmandais
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