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Les grandes années du vin - 1990 : le couronnement des « Trois Glorieuses ».

Publié le 14-02-2015
L'année 1990 marque le couronnement des « Trois Glorieuses » : 3 millésimes d'exception verront le jour en 1988, 1989 et 1990. La décennie des années 80 sera elle aussi triomphante pour le vin. Même si, en 1990, dans toutes les régions, l’heure était à la continuité, mais aussi à l’inquiétude dans le vignoble. Comme les années précédentes, on ne parlait que de sécheresse et de chaleur hors normes. À la vigne comme au chai, chacun resta sur le qui-vive de mars à octobre. A terme, la récompense fut là avec un nombre impressionnant de belles réussites viticoles. Certains de ces vins peuvent encore être bus aujourd'hui.

Vins de Bordeaux : de la vigilance pour un millésime d’exception

L’hiver bordelais, étonnamment chaud et sec, donne le ton. Après quelques gelées printanières en avril, les bulletins météorologiques de mai à septembre tiennent en trois mots : chaleur, ensoleillement et sécheresse. À peine interrompu par deux brèves précipitations, le beau temps domine pendant les vendanges.
Toutefois, comme bien souvent dans les millésimes riches et abondants, la vinification sera délicate. Les plus beaux succès viennent des vins rouges à forte proportion de cabernet-sauvignon et des vins liquoreux, tous dotés d’un potentiel de vieillissement exceptionnel. Bien que moins ambitieux, les vins issus de merlot se révèlent eux aussi structurés pour la garde. Tous présentent un caractère puissant et équilibré rappelant celui des 1982. Quoiqu’en retrait par rapport aux vins rouges et liquoreux, les vins blancs secs sont  de belle facture ; certains ont pu passer le cap de l’an 2000.


La Bourgogne comblée par la nature

En Bourgogne, pour la troisième année consécutive, le vignoble bénéficie d’un temps favorable. Les gelées de printemps ne provoquentt que de faibles dégâts ; les précipitations normales d’avril à juin constituent des réserves d’eau suffisantes pour compenser la sécheresse estivale. Dans ces conditions et malgré les effets de la sécheresse, la précocité du millésime est préservée, encore favorisée par des pluies bénéfiques et par les températures nocturnes fraîches de début septembre. Partout, les vendanges se déroulent sereinement : les raisins d’une qualité sanitaire parfaite présentaient un bon équilibre entre sucre et acidité. Contrairement au Bordelais, les vinifications sont aisées à conduire.
Tanniques, fermes et charnus, les bourgognes rouges ont magnifié l’expression du pinot noir. Au vieillissement, ils ont évolué vers un caractère généreux et sans agressivité. Les meilleurs peuvent encore patienter en cave. Riches, puissants et bien équilibrés, la plupart des vins blancs sont parvenus à leur apogée à la fin des années 1990 ; les grands crus tels corton-charlemagne et montrachet sont aujourd’hui à boire sans tarder.


Un champagne de référence

La Champagne ne fait pas exception à la règle, et le millésime restera longtemps encore une référence. La nature a sa part dans ce succès, même si elle n'a pas toujours été une alliée facile : il a fallu faire face aux gelées d’avril ainsi qu’à la coulure et au millerandage dus à l’étalement de la floraison. Fort heureusement, celle-ci resta précoce, comme l’avait été le débourrement, et un ensoleillement record favorisa le grossissement et la maturation des baies. D’excellentes conditions ont permis d’étaler les vendanges du 11 septembre au 22 octobre et de cueillir le raisin au meilleur moment. Il en résulte un parfait équilibre entre le degré potentiel d’alcool et l’acidité, ainsi qu’une grande richesse aromatique.


En vallée du Rhône, adoucir le feu du ciel

Les conditions météorologiques exceptionnelles de 1990 auraient pu être un handicap pour la vallée du Rhône. Si la vigne a souffert de la sécheresse, elle tire profit de l’ensoleillement pour donner naissance à des vins rouges d’une belle tenue et d’un solide potentiel de garde, surtout quand la finesse naturelle du cépage put adoucir les effets du feu du ciel. Les producteurs de Valréas, en côtes-du-rhône-villages, ou de l’AOC châteauneuf-du-pape obtinrent ainsi de remarquables réussites. Les grandes cuvées sont aujourd’hui à déguster sans tarder.


D’Alsace en Val de Loire, l’année des vins liquoreux

Pour la troisième année consécutive, l’Alsace apparait comme une région bénie des dieux : un excellent état sanitaire, une précocité exceptionnelle, une maturation optimale, des rendements assagis favorisent la production de vins typés, à la fois riches et finement fruités, aptes à la garde grâce à leur charpente. Les vins de vendanges tardives et de sélection de grains nobles ont été particulièrement aisés à élaborer du fait de degrés naturellement très élevés.
Dans la vallée de la Loire, les mêmes causes eurent les mêmes effets. Le temps chaud et sec permet aux vins liquoreux d’Anjou et de Touraine d’atteindre des sommets. Encore pleines de panache, ces bouteilles semblent douées de vie éternelle.


L’évolution des grands vins

 

  À boire à partir de À boire de préférence avant
Grands bordeaux rouges à majorité de cabernet-sauvignon 1999-2000 2015-2025
Grands bordeaux rouges à majorité de merlot 1998-1999 2010-2020
Sauternes-barsac 2000 2015-2025
Grands bordeaux blancs (secs) 1994 2002
Grands bourgognes rouges 2000-2005 2010-2020
Grands bourgognes blancs 1996 2002-2006
Grands champagnes 1999 2005-2006
Grands vins rouges de la vallée du Rhône 1997-1998 2008-2010

 

 

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