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La vallée du Rhône : le rosé flamboyant

Publié le 19-08-2016
Grâce à Tavel, la première-née des appellations dédiées au rosé, la vallée du Rhône est une référence en rosé et se classe au troisième rang des régions pour les vins de cette couleur. Avec un style particulier, coloré et généreux, fait pour la table, prêt à affronter les mets les plus relevés... et le temps. En grande partie provençale par sa culture, la vallée du Rhône est cependant restée plus attachée au vin rouge.

 

Tavel, l’appellation pionnière

On estime à plus de 10 % la contribution de la vallée du Rhône à la production de rosés français (les deux tiers en AOC). Aucun vin de cette couleur ne naît dans les étroits vignobles de la vallée du Rhône septentrionale, hors de l’emprise méditerranéenne. Dans la partie méridionale, Tavel est le modèle,  promu en AOC dès 1936, la même année que Châteauneuf-du-Pape. Comme ce dernier issu d’assemblages dominés par le grenache, le tavel se signale par une couleur particulièrement soutenue, grenadine ou framboise, à laquelle répondent des arômes dominés par le noyau, les fruits rouges. Avec le temps, la palette se teinte de notes d’épices et d’amande. En bouche, les tavel se montrent chaleureux, et particulièrement structurés lorsqu’ils proviennent de terroirs de galets.  Ce corps et cette ossature leur permettent de se conserver au moins deux à trois ans.

 

Vins rouges près du fleuve,  rosés à la périphérie

Si l’on excepte le cru voisin de Lirac, qui fournit à côté des rouges et de blancs des rosés de même style que les tavel, les crus de la vallée du Rhône méridionale privilégient le rouge. Gigondas et Vaqueyras peuvent proposer du rosé, mais la production dans cette couleur est infime. Il en va de même en côtes-du-rhône-villages. La part du rosé progresse, tout en restant faible, dans l’appellation régionale côtes-du-rhône (7 %). Traditionnellement colorés, issus de macération, comme les tavel, ces côtes-du-rhône rosés tendent à pâlir.

 

Des costières-de-nîmes au luberon : le rosé a le vent en poupe

La couleur rose reprend ses droits dans les appellations « périphériques » : sur la rive droite, en costières-de-nîmes et plus au nord, en côtes-du-vivarais, les rosés représentent plus de 40 % des volumes ; leur part est également importante dans la nouvelle AOC duché-d’uzès. Les rosés sont également très présents sur la rive gauche du Rhône en AOC grignan-les-adhémar, ventoux et surtout luberon (plus de  50 %). Ces rosés, en raison d’influences alpines, sont plus légers et frais que ceux du Tavel.

 

Les cépages des rosés du Rhône

En AOC, les vins proviennent d’assemblages ; outre le grenache, souvent dominant, on trouve les cépages cultivés en France sur la façade méditerranéenne : les cinsault et syrah, parfois le mourvèdre, le carignan et d’autres variétés locales plus rares, comme la counoise. Comme en Provence, une petite part de cépages blancs peut entrer dans la cuve.

 

Quels plats avec les rosés du Rhône ?

Tavel : chicken wings

Costières-de-nîmes : paella

Côtes-du-rhône : curry de légumes

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