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Fiches pratiques
Tout savoir sur l’art du vin
Des techniques de vinification aux différents cépages en passant par la lecture de l’étiquette et la dégustation des vins : découvrez toutes nos fiches pratiques.
La lecture de l'étiquette
Bio : adepte du bio, vous chercherez la mention
« vin issu de raisins de l’agriculture biologique
», le logo AB ou un label d’un organisme
de certification. Il n’y a pas vraiment de « vin
bio » : c’est la vigne qui est cultivée sans produit
phytosanitaire de synthèse (mais la loi autorise
en culture bio le traitement à la bouillie bordelaise
pour lutter contre le mildiou).

Classements : dans certaines illustres appellations, il existe des classements officiels que les propriétaires peuvent faire figurer sur l’étiquette. En Bordelais (Médoc, Graves, SaintÉmilion, Sauternes), ce sont les propriétés, les châteaux qui sont classés. En Bourgogne, ce sont les terroirs : premiers ou grands crus, qui sont des lieux-dits (appelés localement climats). L’Alsace a également ses grands crus, terroirs classés, et la Champagne ses premiers et grands crus (des communes classées).

Communes, châteaux ou terroirs : les classements obéissent à des critères différents en Champagne, en Bordelais, en Bourgogne ou en Alsace.
Style de vins : d’autres mentions renseignent sur le style de vins, sur son élaboration. Certaines ont un caractère légal : vendanges tardives ou sélections de grains nobles, par exemple. Les premières désignent un grand vin blanc moelleux d’Alsace, la seconde un grand liquoreux de la même région ou d’Anjou. Les vins jaunes et les vins de paille sont des vins originaux du Jura. La mention « méthode traditionnelle » signe un effervescent résultant d’une seconde fermentation en bouteille. Le dosage d’un champagne (extra-brut, brut, demi-sec, etc) indique son caractère plus ou moins sec. En blanc, la mention « sec » ou « doux » est, elle aussi, utile lorsque l’appellation produit les deux types de vins. D’autres mentions caractérisent les portos et les vins doux naturels, qui sont très différents par leurs styles : un porto ruby, assemblage de millésimes récents, n’a rien à voir avec un porto vintage, un millésimé de longue garde. Un rivesaltes ambré est blanc ; un tuilé, rouge. Autres indications utiles : l’élevage en fût de chêne (qui donne souvent au vin un goût boisé), l’absence de filtration, de soufre, etc.

Les mentions légales ou traditionnelles portées sur l’étiquette donnent des informations sur le style de vin.
Fantaisie : certaines mentions relèvent de la publicité. « Vieilles Vignes » ? Elles donnent certes de meilleurs vins, mais la dénomination n’est pas réglementée. Pour qu’elle soit vieille, la vigne devrait avoir plus de quarante ans. « Cuvée Prestige » ? Il pourrait vous arriver de préférer la cuvée classique, moins chère. Ces noms de cuvée permettent d’identifier le vin. Si votre guide d’achat a goûté et bien noté la cuvée Prestige, par exemple, rien ne dit qu’une autre cuvée aura les mêmes qualités. Enfin, tout ce qui n’est pas interdit restant permis, on voit apparaître beaucoup de littérature sur les contre-étiquettes. Parfois informative, elle est inutile lorsqu’elle décrit avec complaisance les qualités du vigneron ou la bienveillance du microclimat.

Classements : dans certaines illustres appellations, il existe des classements officiels que les propriétaires peuvent faire figurer sur l’étiquette. En Bordelais (Médoc, Graves, SaintÉmilion, Sauternes), ce sont les propriétés, les châteaux qui sont classés. En Bourgogne, ce sont les terroirs : premiers ou grands crus, qui sont des lieux-dits (appelés localement climats). L’Alsace a également ses grands crus, terroirs classés, et la Champagne ses premiers et grands crus (des communes classées).

Communes, châteaux ou terroirs : les classements obéissent à des critères différents en Champagne, en Bordelais, en Bourgogne ou en Alsace.
Style de vins : d’autres mentions renseignent sur le style de vins, sur son élaboration. Certaines ont un caractère légal : vendanges tardives ou sélections de grains nobles, par exemple. Les premières désignent un grand vin blanc moelleux d’Alsace, la seconde un grand liquoreux de la même région ou d’Anjou. Les vins jaunes et les vins de paille sont des vins originaux du Jura. La mention « méthode traditionnelle » signe un effervescent résultant d’une seconde fermentation en bouteille. Le dosage d’un champagne (extra-brut, brut, demi-sec, etc) indique son caractère plus ou moins sec. En blanc, la mention « sec » ou « doux » est, elle aussi, utile lorsque l’appellation produit les deux types de vins. D’autres mentions caractérisent les portos et les vins doux naturels, qui sont très différents par leurs styles : un porto ruby, assemblage de millésimes récents, n’a rien à voir avec un porto vintage, un millésimé de longue garde. Un rivesaltes ambré est blanc ; un tuilé, rouge. Autres indications utiles : l’élevage en fût de chêne (qui donne souvent au vin un goût boisé), l’absence de filtration, de soufre, etc.

Les mentions légales ou traditionnelles portées sur l’étiquette donnent des informations sur le style de vin.
Fantaisie : certaines mentions relèvent de la publicité. « Vieilles Vignes » ? Elles donnent certes de meilleurs vins, mais la dénomination n’est pas réglementée. Pour qu’elle soit vieille, la vigne devrait avoir plus de quarante ans. « Cuvée Prestige » ? Il pourrait vous arriver de préférer la cuvée classique, moins chère. Ces noms de cuvée permettent d’identifier le vin. Si votre guide d’achat a goûté et bien noté la cuvée Prestige, par exemple, rien ne dit qu’une autre cuvée aura les mêmes qualités. Enfin, tout ce qui n’est pas interdit restant permis, on voit apparaître beaucoup de littérature sur les contre-étiquettes. Parfois informative, elle est inutile lorsqu’elle décrit avec complaisance les qualités du vigneron ou la bienveillance du microclimat.



