Les routes des vins

Routes des vins

Saintes, entre Charente et Boutonne

Entre Charente et Boutonne, à la limite entre les terroirs des Fins Bois et des Bons Bois, les vignes deviennent moins omniprésentes. La mer est proche et sa présence invisible paraît presque palpable. Villes, monuments et jusqu’aux simples maisons prennent une blancheur éclatante. Les paysages et les campagnes vallonnées, plantées de champs et rayées de rangs de peupliers qu’agite la douce brise de l’été, se parent d’une grâce paisible sous la lumière charentaise.

  • Départ: 

  • Saintes

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  • Romaine autant que médiévale, l’ex-préfecture de la Charente-Maritime séduit d’emblée, et pas seulement en raison de son patrimoine exceptionnel. Les raisons ? La blancheur de la pierre, la diversité de ses quartiers, sa situation sur les rives verdoyantes de la rivière, et, partout, une certaine douceur de vivre.

    1.L’Abbaye aux Dames
    Fondée en 1047 par Geoffroy Martel, comte d’Anjou, et son épouse Anne de Bourgogne, le premier couvent bénédictin de femmes de Saintonge devint très vite le plus riche monastère de la région et un pôle culturel de premier plan, doté d’importantes propriétés foncières et se voyant même octroyer le droit de battre monnaie. Placée sous l’autorité du roi de France au XIVe s., l’abbaye royale Notre-Dame-de-Saintes eut pour vocation d’éduquer les jeunes filles nobles jusqu’à la veille de la Révolution.
    Après avoir servi un temps de prison, les bâtiments abbatiaux reconstruits au XVIIe s. après des incendies abritèrent une caserne militaire sous l’Empire et jusque dans les années 1920. Ils ont été restaurés entre 1970 et 1988. Malgré les vicissitudes qu’elle connut pendant la guerre de Cent Ans et au XVIe s., l’église abbatiale n’en demeure pas moins le plus bel édifice roman de Saintonge. Le clocher inspire de monuments funéraires antiques et la façade occidentale, les deux plus beaux éléments, datent du XIIe s. Le programme sculpté en façade illustre le thème de la Rédemption et du Jugement dernier. Chose assez rare, des scènes sont représentées aux voussures des baies aveugles encadrant le portail central (la Cène à dr. et Christ bénissant à g.). Sur la première voussure de ce dernier, une main encadrée de deux anges bénit le fidèle qui pénètre dans l’édifice.
    À l’intérieur, la nef couverte à l’origine d’une file de coupoles surprend par sa largeur inaccoutumée. Elle sert de cadre au prestigieux Festival de Saintes. La visite des bâtiments conventuels (accès payant) intéressera les amateurs d’histoire. Ils découvriront la belle salle capitulaire (XIIe-XVIIe s.) et les appartements de l’abbesse (XVIIe s.), avant de grimper au clocher. Superbe vue plongeant sur les voûtes de l’église !

    11, pl. de l’Abbaye.
    Tél. : 05 46 97 48 48,
    www.abbayeauxdames.org.
    Janv.-mars et oct.-déc. mar.-ven. 10h30-18h (14h-18h le week-end) ;avr.-sept. t.l.j. 10h-19h.
    2 €.

    2.L’arc de Germanicus et le Musée archéologique
    Du Ier s. et dédié à Tibère, il se dressait à l’origine à l’entrée d’un pont et marquait l’entrée de la ville romaine. L’arc a été sauvé de la destruction par Mérimée et déplacé sur la rive dr. de la Charente. Le Musée archéologique à proximité retrace différents aspects de la vie à l’époque romaine, avec notamment une vitrine consacrée au vin et à son transport. Dans les anciens abattoirs du XIXe s. sont conserves des vestiges architecturaux et lapidaires : un joyeux bric-à-brac de stèles, de statues et de bas-reliefs. Sur la rive, différents types d’embarcations amarrées (la gabare Ville de Saintes, le Bernard Palissy II ou les bateaux électriques Les Santons) proposent des promenades sur la Charente en été.

    Musée archéologique
    esplanade André-Malraux.
    Tél. : 05 46 74 20 97.
    Avr.-sept. mar.-sam. 10h-12h30 et 13h30-18h, dim.et j.f. 14h-18h ; oct.-mars t.l.j. sf lun. 14h-17h.
    Prix : 2 €.
    Rens. et rés. promenades enbateau : à l’OT.

    3.La vieille ville
    Elle s’étend sur la rive g. de la Charente, autour de la cathédrale de style gothique flamboyant (XVe- XVIe s.) dédiée à saint Pierre. Commerçante et animée (rue Victor-Hugo et rue Alsace-Lorraine), la vieille ville se donne des airs de village rue du Rempart et prend un parfum bucolique à l’ancien couvent des Jacobins.
    Au S de la cathédrale s’étend un quartier plus aristocratique où se cache le réjouissant musée Dupuy-Mestreau. Il abrite les objets rassemblés par un négociant en cognac atteint de collectionnite aiguë. Un véritable inventaire à la Prévert resté dans son jus depuis le début du XXe s. : à voir absolument !

    Musée Dupuy-Mestreau
    4, rue Monconseil.
    Tél. : 05 46 93 36 71.
    Avr.-sept. mar.-sam. 10h-12h30 et 13h30-18h, dim. et j.f. 14h-18h ; oct.-mars mar.-dim. et j.f. 14h-17h.
    Prix : 2 €.

    4.L’église Saint-Eutrope
    À l’origine hors les murs et dédiée à l’évangélisateur de la Saintonge, elle accueillait les pèlerins de la route de Saint-Jacques. L’église commencée vers 1080, et très remaniée au fil des siècles, conserve de beaux restes, en premier lieu l’absidiole et le mur du choeur que domine le vertigineux clocher gothique élevé par Louis XI avec ses propres deniers.
    À l’intérieur, les chapiteaux du XIIe s. (nef correspondant au choeur de l’église primitive et croisée du transept), précis et très lisibles, ont servi de modèles à maints édifices de Saintonge. Notez aussi les voûtes en demiberceau des collatéraux, chose rare dans la région. La crypte ou église basse, dans laquelle étaient conservées les reliques de saint Eutrope, fait très forte impression. Ses piliers trapus, la lourde voûte et les chapiteaux décorés de motifs floraux un peu frustes, sans oublier la demi-pénombre renforçant le mystère des lieux : rien n’a changé depuis la fin du XIe s. !

    5.L’amphithéâtre gallo-romain
    Également dans la ville haute, adossé à un vallon, il fut achevé en l’an 40 et demeure l’un des mieux conservés du pays. Il pouvait accueillir toute la population de la ville, 12 à 15 000 spectateurs attirés par les spectacles sanglants (combats de gladiateurs et d’animaux).

    Juin-sept. t.l.j. 10h-19h ; avr.-mai lun.-sam. 10h-18h, dim. 13h30-18h ; oct.-mars lun.-sam. 10h-12h30 et 13h30-17h, dim. 13h30-17h.
    3 €.

  • Etape 1: La Charente en aval de Saintes

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  • Entre Saintes et Rochefort, la vallée de Charente plaira aux amateurs de vieilles pierres comme aux amoureux de la nature

    6.Le château de La Roche-Courbon
    Il est enserré dans la forêt, sur un promontoire dominant les marais et le Bruant, un affluent de la Charente. Pierre Loti l’appelait le « château de la Belle au bois dormant »… Avec son châtelet d’entrée et ses deux puissantes tours rondes, le château (v. 1475) présente un aspect de forteresse atténué au XVIIe s. par le percement de nombreuses fenêtres. À l’intérieur, le clou de la visite guidée est le cabinet de peintures, d’époque Louis XIV, présidé par les dieux de l’Olympe et par les vertus cardinales, avec tableaux mythologiques et… baignoire pour le moins incongrue.
    On découvre aussi la salle Louis XIII, couverte de poutres peintes et dominée par une cheminée monumentale, ainsi qu’une cuisine saintongeaise conservant son ingénieux tournebroche à contrepoids. Le donjon (musée préhistorique) abrite les pierres gravées d’animaux trouvées en 1924 dans le réseau de grottes du Bouil Bleu, au bord du Bruant (sentier de 800 m au départ du parc).
    Les jardins, contemporains de ceux de Vaux-le-Vicomte, ont peut-être également été dessinés par Jean-Baptiste de La Quintinie. Ils surprennent par leur ampleur et leur perspective structurée par un grand miroir d’eau en T. En raison du sol marécageux instable, leur préservation a imposé la mise en place de pilotis, un travail long d’une vingtaine d’années.

    Saint-Porchaire.
    Tél. : 05 46 95 60 10,
    www.t3a.com/LaRocheCourbon.
    Mai-sept. t.l.j. 10h-19h ; fév.-avr. et oct.-déc. t.l.j. 10h-12h et 14h-18h ; janv. sam. 10h-12h et 14h-18h, dim. 14h-18h.
    Vis. guidée du château (45 min ; 9 €) et vis. libre des jardins et des grottes (6 €).


    7.Le Pôle-Nature de la Pierre de Crazannes
    Le centre d’interprétation (entrée libre), entre Rochefort et Saintes, évoque la vie des carriers et les différents usages faits de la pierre de Crazannes : un calcaire au grain fin, facile à tailler et à sculpter, qui présente la particularité de durcir avec le temps et de bien résister à la pluie et au gel.
    Il offre aussi un panorama de l’architecture traditionnelle et des différents habitats charentais. La visite guidée des carrières fait cheminer dans une gorge étroite, creusée de galeries souterraines. Un univers étonnant, anguleux, entièrement façonné par l’homme, où une nature d’une folle exubérance a repris ses droits depuis la fin de l’exploitation des carrières, il y a une soixantaine d’années. Le guide spécialisé raconte l’histoire du lieu, les modes d’extraction, comment les blocs étaient acheminés jusqu’au fleuve où ils étaient chargés dans des gabares, puis exportés dans le monde entier. Un accent particulier est mis sur les spécificités de la faune et surtout de la flore. Différents ateliers sont proposés aux enfants (avr.-sept), comme une initiation à la sculpture.

    Tél. : 05 45 91 48 92,
    www.poles-nature.fr.
    15 juin-14 sept. mer., sam. et dim. 10h-12h et 14h-19h (vis. guidée sur réservation le mer.) ; avr.-14 juin t.l.j. 10h-12h et 14h-17h30 ; mars et 15 sept.-14 nov., mer., sam. et dim. 10h-12h et 14h-17h (vis. guidée sur réservation le mer. sf mars).
    Prix : 5 €.

    8.Le château de Crazannes
    Il a appartenu au comte de Caravaz, personnage au caractère singulier dont Charles Perrault s’inspira pour créer le comte de Carabas. Telle est l’origine de son surnom : le «château du Chat botté ». La visite guidée permet de voir de plus près le bel édifice gothique élevé vers 1360, puis remanié au siècle suivant, avec sa porte à pinacle de style gothique flamboyant dont le décor à signification alchimique est longtemps demeuré mystérieux.
    L’autre façade, entièrement refaite dans les années 1920, reste inachevée : faute d’argent, les blocs cubiques destinés à être sculptés sont demeurés tels quels.
    De l’intérieur, on retiendra surtout la grande salle à cheminée, avec son plafond remontant à la construction du château. L’extrémité des poutres en chêne forme des engoulants, animaux fantastiques protecteurs des lieux. Dans le parc (visite libre), s’élèvent une petite chapelle romane, le donjon très restauré de l’ancien château du XIe s., ainsi qu’un pigeonnier du XVIIe s.

    Tél. : 05 46 90 15 94,
    www.crazannes.com.
    Juin-sept. vis. guidée (1h) t.l.j. 10h-12h et 14h-19h ; avr., mai et oct. sam.-dim. et j.f. 10h-12h et 14h-19h.
    8 € (jardins seuls : 4 €).

    9.Saint-Savinien-sur-Charente
    Un ruban de maisons fleuries et une douce lumière qui souligne la courbe harmonieuse de la Charente : une vraie carte postale ! Escale entre Rochefort et Saintes, l’ancienne Saint-Savinien-le-Port a vu transiter toutes sortes de marchandises chargées dans des gabares ou des barges : sel, bois, eaux-de-vie de cognac et, jusque dans les années 1930, pierres de ses carrières souterraines et de Crazannes.
    En amont du pont, les maisons blotties les unes contre les autres sont précédées de petits jardinets ou de potagers. En aval, la longueur du quai planté d’arbres rappelle l’importance passée du trafic fluvial.
    Plus loin apparaît la ligne de petites falaises sur laquelle la ville s’est hissée, et dont la pierre a servi à bâtir les maisons. L’île de la Grenouillette, sur la rive g., abrite une base de loisirs. Saint-Savinien renoue ici avec son passé de cité de pêcheurs et de marins, même si l’on embarque maintenant à bord de petits bateaux de location ou pour un tour de manège nautique avec les enfants ! Au plus haut de l’éperon se dresse l’église Saint-Savinien, avec son clocher élevé au XIVe s. par les Anglais.
    La balade au hasard des ruelles proches, pentues, bordées de murs et de vieilles maisons fleuries, offre des perspectives renouvelées sur la rivière et sur la campagne immense. Comme l’espace était compté sur le promontoire, il a souvent fallu s’appuyer sur la roche, à l’instar de la tour à poivrière de l’ancien château de La Cave. Ici, le village entretient une relation privilégiée avec la Charente et révèle un patrimoine qui a de l’âme, comme en témoigne son appartenance au réseau Villages de pierres et d’eau.

    10.Port d’Envaux
    Comme Saint-Savinien, la petite commune mêle à merveille la grâce du minéral et l’eau : promenade aménagée sur le chemin de halage (belles demeures des XVIIe et XIXe s.), port fluvial, plage et base nautique en été, randonnées pédestres et visites des anciennes carrières.

  • Etape 2: Saint-Jean d’Angély

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  • La capitale de la Saintonge du Nord, seule ville importante des Vals de Saintonge, est stratégiquement située au carrefour d’axes importants. Sa prospérité reposa sur son vin et son rôle d’étape obligée pour les pèlerins de Compostelle, puis sur le dynamisme de ses habitants huguenots. Elle s’est enrichie aux XVIIIe-XIXe s., grâce à ses négociants en cognac.

    11.L’abbaye royale
    Pendant des siècles, des pèlerins affluèrent à Saint-Jean-d’Angély pour vénérer le crâne de saint Jean-Baptiste, précieuse relique apportée au IXe s. par Pépin, duc-roi d’Aquitaine. Une magnifique abbatiale, élevée au XIIIe s. et achevée après les saccages de la guerre de Cent Ans, témoignait de l’opulence des bénédictins qui tiraient une partie de leur richesse de la production viticole acheminée par la Boutonne jusque dans les pays du Nord.
    Les terribles destructions des guerres de Religionn’en ont laissé qu’une partie du chevet. Du nouvel édifice, commencé en 1741, seule l’impressionnante façade fantomatique, « les Tours », fut construite avant que la Révolution ne mette un point final au chantier.
    Il est possible d’y monter pour profiter du panorama sur les bâtiments abbatiaux (XVIIe s.), sur la ville et la campagne des Vals de Saintonge.

    Panorama des tours de l’abbatiale,
    mar.-dim. 10h30-12h30 et 14h30-19h en saison.
    Gratuit.
    Visite guidée (rens. à l’OT, tél. : 05 46 32 04 72).

    12.La vieille ville
    Maisons à encorbellement et demeures bourgeoisies se découvrent au hasard de la promenade. On verra de beaux colombages rue de la Grosse-Horloge, qu’enjambe l’ancien beffroi (XVe s.) dont la cloche de 1,5 tonne sonne toujours.
    D’autres vénérables bâtisses bordent le « canton », place triangulaire où aboutissent la rue du Jeu-de-Paume et la rue des Bancs, ainsi que la rue de l’Abbaye, après avoir dépassé la place Gambetta. Sur cette dernière se dresse la fontaine du Pilori, élément d’un puits Renaissance provenant d’un château détruit.

    13.La place de l’Hôtel-de-Ville
    La vaste esplanade a été entièrement remodelée au XIXe s. L’hôtel de ville (1886) fait face à l’ancien palais de justice (1876), formant un ensemble homogène de style IIIe République.
    La salle Aliénor d’Aquitaine, élevée sous l’Empire en réutilisant des colonnes du cloître de l’ancienne abbaye (XVIIe s.), ferme la place. Au centre s’élève la statue du sculpteur Bogino (1861) de Régnaud de Saint-Jean d’Angély (1762-1819), comte d’Empire et l’un des artisans du Code civil.

  • Arrivée: 

  • Aux environs de Saint-Jean d’Angély

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  • L’abbatiale d’Aulnay, fleuron de l’art roman saintongeais, est à ne pas manquer. Quant à Fenioux, dans un cadre splendide et empreint de mystère, il ne laissera personne indifférent.

    14.L’église Saint-Pierre-de-la-Tour
    La merveille de Saintonge et l’un des plus beaux édifices romans du pays ! L’abbatiale (v. 1120-1140) se dresse à l’écart du bourg, au milieu d’un cimetière hérissé de cyprès. Elle a traversé les guerres qui ont secoué la region sans trop souffrir des saccages.
    De l’extérieur, elle laisse une impression d’harmonie et d’équilibre, tout particulièrement quand on la contemple côté chevet. L’ornementation, encore discrète ici à l’exception de la fenêtre centrale, éclate au portail S. Près d’une centaine de figures (personnages, animaux et monstres) sont représentées sur les quatre voussures.
    Côté O, le portail est entouré de baies aveugles dont les voussures d’esprit orientalisant enserrent l’image de la Crucifixion de Pierre (à g.) et le Christ au milieu de Pierre et de Paul (à dr.). Si le programme des voussures du portail O reste classique (de haut en bas, les zodiaques, les Vierges folles et les Vierges sages, les vices et les vertus, l’agneau pascal entouré d’anges), le sculpteur gomme ici toute impression de hiératisme. Il élimine tout compartimentage, s’attachant à varier la gestuelle et les drapés.
    À l’intérieur, les chapiteaux, placés sous le signe de l’épure et de la symétrie, plongeront les amateurs de sculpture romane dans un état de pur ravissement. Ceux de la nef se parent de motifs végétaux, d’animaux affrontés et de curieux masques. À la croisée, partie la plus noble, sont également représentées des scènes historiées ou à intention symbolique.

    Vis. libre t.l.j. 10h-19h. Vis. guidées possibles.
    Rens. à la Maison du tourisme d’Aulnay,
    Tél. : 05 46 33 14 44,
    www.aulnaytourisme.com.
    Prix : 3 €, gratuit – 18 ans.

    15.Fenioux
    Le minuscule village s’adosse à une colline. plantée de vignes, de maïs et de peupliers inséparables des paysages de la vallée de la Boutonne. L’église romane (XIIe s.) possède un remarquable décor sculpté, figurative aux voussures du portail O, surmonté du « sermon saintongeais », végétal et stylisé au portail N et dans la nef.
    Dans la prairie en contrebas, se dresse la Lanterne des morts (XIIe s.) accolée à un caveau voûté. Constituée d’un faisceau de colonnes, elle est coiffée d’un lanternon que l’on allumaità la mort d’un paroissien, ou lors des fêtes liturgiques. La lumière guidait les âmes vers le repos éternel… Il est possible de grimper l’escalier très étroit à condition de disposer d’une lampe de poche.



    CARNET D’ADRESSES

    • Hôtels et chambres d’hôtes

    Hôtel des Messageries
    Rue des Messageries 17100 Saintes
    Tél. : 05 46 93 64 99
    www.hotel-des-messageries.com
    34 ch.
    Prix : 73-90 €.
    Un ancien relais de poste autour d’une vieille cour pavée pleine de charme. Chambres confortables et très calmes, dont certaines donnent sur une jolie ruelle du vieux Saintes.Une adresse accueillante.

    La Rotonde
    2, rue Montconseil 17100 Saintes
    Tél. : 05 46 74 74 44
    www.laboutiquedelarotonde.com
    4 ch., 2 studios et 1 suite familiale.
    Prix : 100 €.
    Beaucoup d’élégance dans cette belle demeure de maître au bord de la Charente proposant des chambres claires et toutes très joliment décorées. Dans la boutique est vendu du linge du dernier chic qu’on croirait sorti de l’armoire de nos grand-mères…

    Design Hôtel des Francs Garçons
    1, rue des Francs-Garçons 17610 Saint-Sauvant (12 km E de Saintes)
    Tél. : 05 46 90 33 93
    www.francsgarcons.com
    5 ch. et 2 suites.
    Prix : 88-138 €.
    Dans plusieurs maisons du village, l’architecte Hervé Audinet et son épouse Florence, ex-ambassadrice des cognacs Camus, jouent l’alliance du xviie s. saintongeais et du design. Un pari osé, mais réussi : c’est coloré, aéré, lumineux, chic et rare sans être toc.Avec piscine et bar à vins creusé dans la roche.

    Les Acanthes
    16, rue Rose 17400 Saint-Jean d’Angély
    Tél. : 05 46 33 17 83
    www.les-acanthes.com
    1 ch., 1 suite familiale et 1 appart.
    Prix : 69 €.
    Dans une demeure du XVIIIe s., des chambres d’hôtes de charme, très agréables, parquetées, décorées avec goût et peintes dans des tonalités reposantes.

    Domaine de Rennebourg
    Lieu-dit Rennebourg 17400 Saint-Denis-du-Pin (5 km N de Saint-Jean d’Angély)
    Tél. : 05 46 32 16 07
    www.domainederennebourg.fr
    5 ch.
    Prix : 100 €.
    Exploitation viticole et agricole du XVIIIe s. transformée en résidence de charme, avec des chambres toutes plus agréables les unes que les autres (chambre Louis XIV, avec boiseries d’époque). Belle collection de poupées et de costumes. Piscine et salle de spectacles. Table d’hôtes sur rés.

    Hôtel du Donjon
    4, rue des Hivers 17470 Aulnay-de-Saintonge
    Tél. : 05 46 33 67 67
    www.hoteldudonjon.com
    10 ch.
    Prix : 72-92 €.
    Chambres confortables et douillettes dans une vieille demeure saintongeaise avec jardin clos de murs. Accueil sympathique.


    • Restaurants

    La Table de Marion
    10, pl. Blair 17100 Saintes
    Tél. : 05 46 74 16 38
    http://latabledemarion.unblog.fr
    F. mar. soir et mer.
    Menus : 29 à 50 €.
    Beaucoup de créativité chez Marion Monnier, établi sur la rive g. de la Charente. Un cadre raffiné, du bio, des légumes variés, et des plats qui surprennent autant qu’ils donnent l’eau à la bouche. Rés. impérative car seulement 20 couverts.

    Saveurs de l’Abbaye
    1, pl. Saint-Pallais 17100 Saintes
    Tél. : 05 46 94 17 91
    www.saveurs-abbaye.com
    F. dim.-lun.
    Menus : 17 à 46 €.
    L’institution gastronomique de Saintes, à deux pas de l’abbaye aux Dames. Cadre raffiné et élégant pour déguster une cuisine à l’avenant. Rés. impérative.

    L2
    3, pl. du Théâtre 17100 Saintes
    Tél. : 05 46 74 47 53,
    www.restaurantl2.fr
    F. sam. midi, dim. soir et lun.
    Menus : 20 et 26,50 €.
    Restaurant branché proposant une excellente cuisine jouant sur les saveurs, avec une grâce toute féminine, le tout dans une ambiance zen et vert pomme. Une adresse à ne pas manquer.

    L’Amaryllis de Courcoury
    17, rue de la Liberté 17100 Courcoury (8 km S-E de Saintes)
    Tél. : 05 46 74 09 91
    Menus : 15 à 30 €.
    Spécialités charentaises et cuisine traditionnelle dans un cadre coloré, rustique et convivial, avec exposition d’oeuvres d’artistes locaux. Anguilles, foie gras et quelques plats au cognac.

    Le Bruant
    76, rue Nationale 17250 Saint-Porchaire
    Tél. : 05 46 94 65 36
    www.lebruant.com
    F. dim. soir et lun.
    Menus : 20 à 37 €.
    Plats charentais classiques ou revisités, tous à base de produits locaux, pour se sustenter après la visite du Pôle-Nature de la Pierre de Crazannes ou du château de La Roche Courbon. Propose également quelques ch. d’hôtes (à partir de 55 €).

    Le Petit Bouchon
    4, pl. du Marché 17400 Saint-Jean d’Angély
    Tél. : 05 46 59 00 53
    F. dim.
    Menus : 12,50 et 21 €.
    Sans prétention particulière, mais une cuisine de bistrot bonne et copieuse, servie en toute décontraction dans un cadre gai et sympa. Avec terrasse agréable aux beaux jours et salle à l’étage.


    • Maisons de cognac et chais

    Logis de Folle Blanche
    Paul Bossuet
    2, chemin des Terrières Senouches, 17610 Chaniers
    Tél. : 05 46 91 51 90
    bossuet.logisdefolleblanche@wanadoo.fr
    Lun.-sam. 9h-12h30 et 14h-19h30, dim. 14h-19h30 en saison. Sur r.-v. le reste de l’année.
    Portant le nom du cépage qui fit la renommée du cognac, ce logis accueillant permet de découvrir les secrets de la fabrication du pineau des Charentes et du cognac.

    Le Clos de Nancrevant
    Caroline Quere-Jelineau et Mathieu Jelineau
    75, chemin de Nancrevant, 17610 Chaniers
    Tél. : 05 46 91 09 34
    closdenancrevant@club-internet.fr
    Juil. et août : lun.-sam. 10h-19h ; le reste de l’année : sam. 14h-19h ou sur r.-v.
    Caroline et Mathieu Jelineau assurent un accueil aussi chaleureux que professionnel et proposent une gamme de délicieux cognacs élevés et assemblés par leurs soins. Agriculture raisonnée.

    Distillerie Brillouet
    Janine et André, Baiba et Jean-Marc Brillouet Hameau de Pirelonge,
    rue de chez Pureau, 17600 Saint-Romain-de-Benet
    Tél. : 05 46 02 00 14,
    j.m.brillouet@wanadoo.fr
    T.l.j. 9h-12h et 14h-18h.
    Groupes sur rés. Une authentique famille de viticulteursdistillateurs vous fera découvrir la Saintonge traditionnelle avec son musée des alambics, son atelier des parfums et ses parcours de senteurs. Agriculture raisonnée.

    Christian Baudry
    25, chez Chiron 17770 Saint-Hilaire-de-Villefranche
    Tél. : 05 46 95 32 42
    christianbaudry@cognac.fr
    Lun.-sam. 10h-12h30 et 14h30-19h, dim. 10h-12h30 et l’après-midi sur r.-v.
    Atmosphère singulière des lieux et mise en scène de l’espace d’accueil complètent une visite qui valorise l’outillage ancien, la distillerie traditionnelle et les chais de vieillissement.

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