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Les routes des vins
Routes des vins
La Côte Vermeille
La Côte Vermeille s'étire de la frontière espagnole à Argelès-sur-Mer. C'est là que la chaîne des Albères plonge dans la Méditerranée. A l'est, la côte rocheuse, le bleu de la mer. A l'ouest, des terrasses de schiste plantées de vignes, qu'étayent près de 6000 km de murets. Sous le soleil catalan, les chênes-liège, les oliviers, les acacias et les cyprès soulignent les mas, les églises, les hameaux.
Notre route relie Cerbère, à la frontière espagnole, à Céret, à l'intérieur des terres. Elle passe par Banyuls-sur-Mer, Port-Vendres et Collioure. Maillol, Matisse, Derain et de nombreux autres artistes ont célébré la lumière vibrante, les couleurs, les paysages et les hommes de ces petits ports de pêche. Au nord-ouest, la ville de Céret doit son statut de foyer d'art contemporain à la fréquentation des peintres cubistes.
Cette côte est aussi le lieu de l'AOC banyuls avec la une cuisine locale, et de l'AOC collioure, un vin généreux qui se décline dans les trois couleurs.
Départ:
Cerbère
A deux pas de la frontière espagnole, Cerbère (N 114) est un noeud ferroviaire international. Le gigantesque mur de soutènement percé d'arches (vers 1880) qui ceinture la gare internationale, et la marquise qui couvre les quais, ont été conçus par Gustave Eiffel.
A voir : l'ancien hôtel Belvédère du rayon-Vert, en forme de paquebot, construit entre 1928 et 1932 par l'architecte perpignanais Léon Baille.
Le long du littoral, on peut suivre le sentier de Peyrefitte, parcours sous-marin d'une profondeur maximale de 5 m. Des panneaux informatifs immergés balisent le circuit (réserve marine de Banyuls-Cerbère : 04 68 88 09 11).
Contact utile : www.cerbere-village.comEtape 1: Banyuls-sur-Mer
Banyuls-sur-Mer s'étire le long d'une baie ourlée de cailloux.Le vignoble occupe des terrasses schisteuses soutenues par des murets, sillonnées de peus de gall (pieds de coq), réseau de rigoles pavées qui canalisent les pluies d'orage. Cette colossale oeuvre de land-art est parsemée de casots, cabanes de pierre au toit de tuile où les vignerons rangent leurs outils.
Epicentre du vignoble, le village concentre la plupart des caves particulières et deux coopératives sur trois. L'Etoile, la plus ancienne (1921), aligne une soixantaine de touries (bonbonnes de verre) où s'oxyde et mûrit le jeune banyuls, sur sa terrasse plombée de soleil. Sur la route du Mas Reig, le Cellier des Templiers a ouvert au public une vaste cave moderne. On peut y voir des foudres où mûrissent le vin doux. Un belvédère donne sur les vignes en terrasses.
Une promenade longe la plage de Banyuls. C'est place Paul-Reig qu'on danse la sardane. L'église de la ville (1873) abrite une Assomption et une Vierge assise à l'enfant. Le monument aux morts, dû au banuylenc Aristide Maillol, est abrité derrière la mairie. Une copie en bronze se dresse sur la jetée, face à la mer et aux embruns. L'église romane de la Rectorie (XIe s.) se dresse dans le cimetière, parmi les tombes et les cyprès. Un laboratoire de biologie marine Arago se situe au sud du village, à coté d'un petit port de plaisance. Son aquarium héberge des spécimens de la faune marine méditerranéenne : mérous, poulpes, rascasses, etc. A ses cotés, s'étend une réserve naturelle de 650 ha, ente l'île Grosse et le cap Peyrefitte.
Lieu de visite également : le Mas Maillol, au sud de Banyuls, est situé au bord d'un ruisseau, dans la vallée de la Roume. Enfant du pays, Aristide Maillol (1861-1944) revenait chaque automne travailler dans cette maison de schiste aux encadrements de brique, aujourd'hui transformée en musée (04 68 88 57 11).Dans une odeur d'encaustique, on peut y admirer des statuettes, des dessins, des peintures, etc. Maillol, dont les oeuvres embellissent de nombreux villages du Roussillon, est enterré dans le jardin. Une femme de bronze plantureuse orne sa tombe.
Contact utile : www.banyuls-sur-mer.comEtape 2: La Baie de Paulilles
La baie de Paulilles est située (N 114) au nord de Banyuls près du Cap Béart, à coté de l'ancienne dynamiterie Nobel. C'est l'une des plus belles de la région. De nombreux baigneurs fréquentent cette plage paradisiaque inscrite dans un site classé par le Conservatoire du littoral. Le rocher de Llose comporte des galeries sous-marines faciles à explorer avec un masque, un tuba et une paire de palmes.
Etape 3: Route des Crètes, tour Madeloc et Port-Vendres
La route des Crêtes (D 86) mène de Banyuls à Port-Vendres en passant par l'intérieur des terres. Vertigineuse, elle commence après le Mas Reig, seconde cave du Cellier des Templiers. Elle mène notamment à la tour de Madeloc, une ancienne tour à signaux du XIVe s., d'où l'on découvre un vaste panorama : le cap Béart, le littoral jusqu'au cap d'Agde, la Côte Vermeille, la plaine du Roussillon.
Seule rade profonde du Roussillon, Port-Vendres est le port d'attache de la plupart des pêcheurs d'anchois de Collioure. Les quais mènent à la place de l'Obélisque (XVIIIe s.), dont le mur de soutènement porte le monument aux morts local, réalisé par Maillol. Haut de 30 m, cet obélisque de marbre rose a été érigé en l'honneur de Louis XVI, qui avait fait creuser la darse de Port-Vendres.
Contact utile : www.port-vendres.comEtape 4: Collioure
Collioure dégage un charme puissant. Sa lumière dorée a séduit Matisse et Derain. En 1905, les deux peintres plantent leur chevalet dans cette petite cité maritime. Des toiles inaugurales du fauvisme immortalisent alors le port, les rochers, les ruelles et les barques catalanes d'antan. Aujourd'hui, le visiteur peut voir Collioure avec les yeux des deux peintres, grâce à un "Chemin du fauvisme", tracé à travers le village. Un parcours en vingt étapes (rempart, faubourg, boulevard du Boramar, etc.) illustré de reproductions de leurs toiles, installées à l'endroit même où elles ont été peintes.
Hormis le musée Jean-Peske qui invite chaque année un artiste différent et expose un fonds d'oeuvres contemporaines, l'autre lieu d'art contemporain de Collioure est l'Hostellerie des Templiers. Fondé par René Pous, mécène colliourenc aujourd'hui disparu, cet hôtel-restaurant situé en face du château royal abrite près de deux mille tableaux et sculptures qui décorent les chambres, salles de restaurations, escaliers et bar. Des gages d'amitié donnés par des plasticiens comme Dufy, Matisse, Picasso, Tàpies, Pignon, Viallat, etc.
L'église Notre-Dame-des-Anges (XVIIIe s.) et son clocher ancien fanal offre une décoration intérieure baroque, avec cinq retables des XVIIe et XVIIIe s., réalisés par Joseph Sunyer et d'autres artistes catalans. Elle abrite aussi la tombe du poète espagnol Machado.
A voir aussi : l'ancien château royal (XIII-XVIIIe s.), l'église Saint-Vincent (maître-autel du XVIIe s.). Et à savourer : outre les vins locaux dans les caveaux de dégustation bien sûr, les anchois, spécialité locale (trois conserveries : Roque, Ferrer-Payret, Desclaux).
Autre site à visiter : la chapelle de l'Ermitage de Notre-Dame-de-la-Consolation (XVIe s.), située sur les hauts de Collioure, sur la route des Crêtes (D 86). Elle renferme de nombreux ex-votos marins et un retable du XVIIIe s.
Contact utile : www.collioure.comEtape 5: Argelès-sur-Mer
Avant ce gros bourg catalan (N 114), la côte rocheuse fait place à un littoral plat, qui fait le bonheur de nombreux estivants. Place Saint-Côme et Saint-Damien, on découvrira une belle église gothique, Notre-Dame-de-Prat et son clocher de style roman de 34 m de haut, classé monument historique.On peut y voir des retables des XVe, XVIIe et XVIIIe s.A voir aussi : à la sortie sud de la ville, le parc de Valmy, son château (privé) et son sentier botanique. Au nord, en se dirigeant vers Céret, on pourra faire une halte dans la Réserve naturelle du Mas Larrieu, qui longe les bras du Tech.
Contact utile : www.argeles-sur-mer.comEtape 6: Elne
Un petit détour... Avant de remonter la vallée du Tech, on franchira la rivière pour visiter Elne, qui fut autrefois le siège épiscopal du Roussillon et en a hérité une superbe cathédrale romane (XIe s.), flanquée d'un cloître aux délicates arcatures de marbre blanc.
Contact utile : www.ville-elne.comArrivée:
Céret
On s'enfonce une trentaine de kilomètres dans les terres, suivant la vallée du Tech. Sur chaque rive, s'égrènent des villages viticoles qui produisent des côtes-du-roussillon.
On arrive enfin au pied de la chaîne des Albères et à Céret, capitale du Vallespir (D 168)... et de la cerise.
On est accueilli par trois ponts, dont le plus ancien, le Pont du Diable, est composé d'une arche de schiste lancée 25 m au-dessus du Tech.
Important foyer culturel régional, la ville accueille chaque été le festival de sardanes, qui draine des centaines de danseurs accompagnés par les coblas, orchestres de plein air composés d'instruments à vent catalans.
Céret est aussi un haut lieu de la peinture moderne. De nombreux artistes, de Picasso à Matisse, en passant par Braque, Max Jacob, Dufy et bien d'autres, y séjournèrent. Des oeuvres de Tàpies ornent la façade du musée d'Art moderne, au centre de la petite ville. Le bâtiment rassemble une riche collection d'art contemporain. Entre autres, toiles ou sculptures de Picasso, de Miro, de Chagall, d'Arman, de Manolo, d'Autard, de Juan Gris, etc.
On pourra aussi admirer trois monuments publics réalisés par des créateurs célèbres : le monument aux morts (Maillol), le monument élevé à la mémoire du compositeur catalan Déodat de Séverac (Manolo) et celui consacré à la sardane (Picasso).
La ville offre d'autres atouts : le Boulevard, artère bordée de majestueux platanes, l'église Saint-Pierre pour ses retables en bois doré (XIIe-XVIe s.), ou encore la fontaine des Neufs-Jets.
Contacts utiles :
www.ot-ceret.fr
www.maisondupatrimoine-ceret.fr







