Les routes des vins

Routes des vins

Champagne : Troyes et les alentours

L’Aube et ses couleurs ! De l’or du champagne aux maisons à pans de bois, c’est une palette de nuances étonnantes qui vont s’offrir à vous ici. Et en plus des couleurs, ce sont moult paysages qui vont vous ravir au fil des visites d’églises, de caves ou simplement au fil des déambulations que vous ferez dans la campagne auboise.

  • Départ:

  • Les églises de Troyes

    • Lieux du vin
    • Sites et monuments
    • Restaurants
    • Fermes auberges
    • Hotels
    • Chambres hotes
  • Troyes est une ville injustement méconnue. Pourtant elle recèle des trésors, souvenirs de son prestigieux passé. Et lorsqu’on se promène dans les ruelles pavées du centre ville, c’est une plongée en plein XVIe siècle. La ville a brûlé en 1524 et fut aussitôt reconstruite.
    Vous vous rendrez vite compte qu’elle porte encore en son sein le souvenir commercial des grandes foires de Champagne et la beauté culturelle et architecturale d’une époque riche et dynamique.
    Nul doute que votre découverte de Troyes sera une vraie révélation.

    Les églises de Troyes
    Sur la place Saint-Pierre se trouve la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
    Les travaux se sont étalés entre le XIIIe et le XIXe siècle, donnant un style gothique dominant à Saint- Pierre-et-Saint-Paul. Le nombre de vitraux ainsi que leur beauté vous étonneront. Plus de 1 500 m² de vitraux magnifient la cathédrale. Vous pourrez ainsi admirer L’Arbre de Jessé dans le déambulatoire, L’Immaculée Conception dans l’une des chapelles et Le Pressoir mystique de Linard Gontier, le plus connu. Les premiers vitraux ont été conçus au XIIIe siècle, et les derniers datent du XIXe siècle. Vous percevrez ainsi l’évolution de l’histoire du vitrail.
    Découvrez également la salle du trésor (ouverte en juillet et août) de Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Vous y verrez des ornements et des émaux sublimes, un coffret en ivoire byzantin, des tapisseries, etc.
    Côté architecture, vous remarquerez que la cathédrale a une allure particulière puisqu’elle n’a jamais été achevée : l’une des deux tours n’a pas été construite ! La façade est très fournie, riche en éléments religieux et décoratifs. Elle date du XVIe siècle. La nef est à cinq vaisseaux, d’une profondeur de plus de 100 m. Les collatéraux atteignent presque 30 m de hauteur.
    Vous aurez, en y entrant, une sensation d’élan et de grandeur. Parmi les autres curiosités de la cathédrale, ses grands orgues qui viennent de l’abbaye Notre-Dame de Clairvaux.
    Place Saint-Paul

    Ouverture : de 10h à 13h et de 14h à 18h.
    Dimanches et jours fériés : 10h à 12h et 14h à 17h.
    À partir du 1er novembre : fermeture les lundis, sauf jours fériés.



    Édifiée entre 1262 et 1286 selon la volonté du troyen Jacques Pantaléon, plus connu sous le nom du pape Urbain IV, la basilique Saint- Urbain a été construite à l’endroit même où se trouvait l’échoppe de savetier de son père. Ce chef-d’oeuvre gothique de la place Vernier a été construit en un temps record.
    Observez la façade de cette basilique. Ses sculptures sont riches et fournies. Vous y verrez l’illustration du Jugement dernier. De nombreuses gargouilles agrémentent le bâtiment. Une flèche sublimait les lieux, mais les intempéries de 1761 l’ont détruite, sans qu’elle ne soit jamais reconstruite. La basilique a perdu d’un coup 34 m. Mais son charme n’a pas disparu pour autant.
    À l’intérieur, tout est dans la modération. Vous observerez avec attention les quelques dalles funéraires qui ornent le sol, ainsi que les vitraux du XIIIe siècle (pour la plupart car les autres ont été remaniés voire remplacés au XIXe siècle). Une Vierge au raisin, chef-d’oeuvre du beau XVIe siècle troyen, occupe les lieux dans la chapelle côté sud. Bien que ses couleurs d’origine aient disparu, elle mérite qu’on s’y attarde.
    Place Vernier, à proximité de l’hôtel de ville
    Ouverture : de 10h à 12h et de 14h à 17h. Fermeture le dimanche matin et le lundi.


    L’église Sainte-Madeleine est très connue pour ses trésors architecturaux, notamment son jubé richement orné qui fait penser à une dentelle de pierre. Oeuvre de Jean Guailde, datant du début du XVIe siècle, cette tribune de pierre servait aux prêtres pour parler aux fidèles. Elle se trouve entre la nef et les premiers piliers. Une dizaine d’églises seulement ont conservé leurs jubés. La légende raconte que son concepteur est enterré sous ce chef-d’oeuvre sculpté.
    Admirez également la statue de sainte Marthe, oeuvre du maître de Chaource comme La Mise au tombeau de l’église de Chaource. Cette sculpture reflète à la perfection ce qu’était l’Art troyen au cours du XVIe siècle.
    Les vitraux sont également remarquables. Vous noterez à ce sujet la quasi perfection de la réalisation de La Création du Monde ou de L’Arbre de Jessé.
    5, rue de la Madeleine
    Ouverture : de 10h à 12h et de 14h à 17h.
    Fermeture le dimanche matin et le lundi toute la journée.




    L’église Saint-Pantaléon, lieu de réunion des catholiques polonais de Troyes, se trouve sur la place Vauluisant. Elle mélange les styles gothique et Renaissance. Contrairement à de nombreux bâtiments religieux, cette église n’a pas été construite en forme de croix, mais selon un plan rectangulaire. À l’intérieur, les verrières en grisailles, datant du XVIe siècle, valent le coup d’oeil. La voûte en bois est magnifique. C’est dans cette église que sont exposées une grande partie des statues troyennes sauvées lors de la Révolution, une soixantaine au total.
    Nombre d’entre elles sont nées du talent de Dominique le Florentin, un artiste italien appelé par François Ier pour venir travailler au château de Fontainebleau. Il s’installe à Troyes vers 1540 et deviendra le plus grand sculpteur de la Renaissance troyenne. Il collabore avec les ateliers et les maîtres locaux.
    En transmettant son savoir, il contribue ainsi à l’évolution des styles en Champagne, qui devient à cette époque, un des hauts lieux de création européens. Deux de ses statues, La Foi et La Charité, sont remarquables.
    Rue de Vauluisant
    Ouverture : toute l’année, du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h ; de 14h à 17h le dimanche.

  • 1. Les hôtels de Troyes

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  • L’hôtel de Vauluisant a longtemps été une dépendance de l’abbaye de Vauluisant dans l’Yonne. Les abbés à qui il appartenait le revendent à la fin du xve siècle. Il est peu de temps après entièrement ravagé par un incendie.
    Rebâti avec beaucoup plus de faste et d’élégance en 1564, il est ensuite agrandi à plusieurs reprises, notamment aux XVIIe et XVIIIe siècles.

    L’intérieur est issu d’un double héritage : l’Art troyen du XVIe siècle, lorsqu’il était à son apogée et l’art Renaissance provenant d’Italie. Vous découvrirez également à l’intérieur de l’hôtel le musée de la bonneterie.
    Troyes est également le pays du bonnet en coton et l’ancienne capitale de l’industrie de la maille, jusque dans les années 1960. Parcourez les galeries de l’hôtel de Vauluisant, et vous pourrez observer plus d’une centaine de machines d’époques différentes et une exposition sur les métiers du textile. Un atelier artisanal du XIXe siècle a même été reconstitué. Plusieurs accessoires d’époque, de grande qualité et très bien conservés, sont exposés : preuve du savoir-faire troyen dans le domaine textile !
    4, rue de Vauluisant
    Tél : +33 (0)3 25 42 33 33
    Ouverture du mardi au dimanche de 9h à 12h et de 13h à 17h. Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 11 novembre et 25 décembre.
    Tarifs : plein 3 €, enfants jusqu’à 18 ans et étudiants jusqu’à 25 ans gratuit.



    L’hôtel de Mauroy est construit au XVIe siècle. Jean de Mauroy, riche marchand troyen, et sa femme en deviennent propriétaires en 1556. Plus tard, ils lèguent la demeure à la ville pour qu’elle soit transformée en orphelinat. Ainsi l’hôtel de Mauroy devient l’hôpital de la Trinité. Les enfants tricotaient des bonnets et des bas de laine. Cet établissement, classé monument historique en 1862, fut donc le berceau de la bonneterie troyenne. La ville de Troyes achète l’hôtel en 1966 et confie sa restauration aux Compagnons du Devoir qui en font l’écrin d’un patrimoine national. C’est ainsi qu’il abrite aujourd’hui la maison de l’Outil et de la Pensée ouvrière et son exceptionnelle collection d’outils. C’est un des joyaux de Troyes, un exemple typique d’architecture Renaissance.
    7, rue de la Trinité.
    contact@maison-de-l-outil.com
    Ouverture de 10h à 18h d’avril à septembre. Fermeture le mardi d’octobre à mars, le 25 décembre et du 1er au 8 janvier
    Tarifs : plein 6,50 €, réduit 3 €, gratuit pour les enfants de - 12 ans.



    Construit au XIIe siècle, l’hôtel-Dieu hébergeait des personnes malades et nécessiteuses ainsi que des voyageurs pauvres. Plusieurs fois détruit, plusieurs fois reconstruit, il héberge aujourd’hui une apothicairerie, l’une des plus belles de France. Vous y découvrirez ainsi la réplique quasi exacte d’une pharmacie du XVIIIe siècle. Des centaines de boîtes et de récipients en faïence y sont entreposés, 319 exactement. On les appelle les « silènes ». Elles sont classées monument historique. Sur chacune d’entre elles, vous observerez une illustration, provenant de l’Histoire des drogues de Pierre Pomet, un ouvrage publié en 1695. Certaines de ces boîtes restent un mystère. Comme celles où l’on trouve du crâne humain râpé ou bien des cornes de cerfs. Médecine et croyances étranges étaient à l’époque intimement liées.
    Quai des Comtes de Champagne
    Tél : + 33 (0)3 25 80 98 97
    musart@ville-troyes.fr
    Tarifs : 2€



    La ville de Troyes est jalonnée d’hôtels particuliers comme l’hôtel Juvénal des Ursins, l’hôtel du Lion Noir, l’hôtel de l’Élection, l’hôtel de Chapelaines, l’hôtel des Angoiselles, l’hôtel d’Autruy, l’hôtel de Marisy… Tous ne se visitent pas mais n’hésitez pas à faire une halte devant leurs façades afin d’en admirer la richesse architecturale. En voici encore deux autres exemples :
    - L’hôtel du Petit Louvre, construit au XIVe siècle, est un mélange d’architecture gothique et Renaissance. Au XIXe siècle, il devient un relais de poste à chevaux et abrite les diligences de Troyes. Il est classé monument historique depuis 1986.
    À l’angle de la rue Linard Gonthier et de la rue Boucherat.
    - La conception de l’hôtel de ville date du XVIIe siècle. Autorisée par Louis XIII en 1624, et financée grâce à l’impôt sur le sel et le vin, sa construction fut interrompue deux ans plus tard, jusqu’en 1669. Les travaux n’ont pu s’achever qu’en 1672.
    Depuis, de nombreux aménagements ont été effectués, notamment dans les années 1930. À l’intérieur, la salle du conseil est magnifiée par un médaillon, représentant Louis XIV, incrusté dans la cheminée.
    Le porche à l’entrée est l’un des rares bâtiments publics en France à avoir gardé la devise révolutionnaire « Unité Indivisibilité de la République Liberté, égalité, fraternité, ou la mort. »
    Place Alexandre Israël

  • 2. Le Musée d’Art moderne

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  • Le musée a pris vie dans l’ancien palais épiscopal de la ville. Entièrement rénové en 1982, il abrite aujourd’hui des oeuvres allant de 1850 à 1960. Elles proviennent pour la majeure partie de la collection personnelle d’un grand industriel du textile, Pierre Lévy et de sa femme Denise. Vous découvrirez des oeuvres de Balthus, Matisse, Staël, Courbet ou bien même de Modigliani.
    De nombreux styles sont représentés. Le cubisme avec Le Football de Delaunay, le réalisme grâce à La Femme triste dans un atelier de Buffet, ou bien le fauvisme avec le portrait d’Yvette dressé par Chabaud. Les amateurs de sculpture ne resteront pas sur leur faim puisque Maillol, Zadkine ou Czaky sont représentés.
    Vous admirerez Le Fou de Picasso qui lui a été inspiré par Max Jacob, L’Homme au nez cassé de Rodin ou bien 74 pièces en bronze signées du talent de Derain.
    Vous apprécierez également ce musée pour sa collection d’Arts premiers. Des pièces qui font la lumière sur l’Art africain, ayant appartenu à de grands artistes tels que Derain, ou bien à de riches amateurs tels que Félix Fénélon ou Ambroise Vollard. Autre curiosité : les verreries de Maurice Marinot, artiste troyen, oeuvres de style Art déco, datant de 1912 à 1937.
    Le musée ouvre également ses portes à des expositions temporaires ou à des conférences en relation avec les thématiques présentes dans le musée.
    14, place Saint-Pierre
    Tél : + 33 (0)3 25 76 26 80
    Ouverture : tous les jours sauf lundi, de 10h à 13h et de 14h à 18h. Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 11 novembre et 25 décembre. Tarifs : 5 €, gratuit pour les jeunes de moins de 18 ans et les étudiants de moins de 25 ans (sur présentation de la carte), 2,50 € pour les groupes (+ 12 pers.), gratuit pour tous le 1er dimanche du mois.

  • 3. Le bouchon

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  • Vu du ciel, le centre de la ville a une particularité physique : il est en forme de bouchon de champagne !
    Cette silhouette vient de l’emplacement des fortifications (fossés, tours, portes) édifiées au moment des foires de Champagne et remplacées au XIXe siècle par des boulevards et des jardins qui ceinturent aujourd’hui la ville.
    Il faut distinguer deux parties : la tête du bouchon, et le corps. La tête du bouchon était le quartier aristocratique et ecclésiastique autour de la cathédrale tandis que le corps du bouchon était le quartier bourgeois où se tenaient les foires de Champagne. Les maisons à pans de bois, de style Renaissance, sont majoritaires et parfois en cours de rénovation. Certaines sont ornées de sculptures et parfois les pans sont colorés. Les couleurs pourraient correspondre à des corps de métiers.
    Ce centre historique regorge d’églises toutes plus étonnantes les unes que les autres, comme l’église Saint-Nicolas. Flânez dans les rues de ce bouchon et ne manquez pas la ruelle des Chats (si étroite qu’un chat pourrait traverser la rue en sautant de toit en toit) ou la rue Champeaux avec la maison Boulanger et la tourelle de l’Orfèvre.

  • 4. Le parc naturel de la forêt d'Orient

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  • Cette bulle de sérénité d’une surface de 70 000 hectares a été créée entre 1966 et 1990 et regroupe une cinquantaine de communes, soit plus de 20 000 habitants. Le parc naturel a été conçu pour protéger et mettre en valeur la richesse culturelle, architecturale, patrimoniale et naturelle de la région. Vous trouverez trois lacs réservoirs (le lac d’Orient, le lac Amance et le lac du Temple), entourés d’une forêt de 10 000 hectares.
    Le parc compte plus de 250 espèces d’oiseaux. Le nouvel espace faune permet d’observer des aurochs, des tarpans et des élans ainsi que des chevreuils, des cerfs ou des sangliers. La flore est très développée puisque protégée. Plus de 40 km de voies vertes, dont la moitié aux abords des lacs, ont été aménagées pour des promenades à pied ou en rollers. 140 km de sentiers balisés sont à la disposition des randonneurs. Il est possible d’emprunter des pédalos, des barques ou des catamarans pour voguer sur les lacs de la forêt. Les plongeurs y sont également les bienvenus. Vous pourrez aussi pratiquer le motonautisme au lac Amance, le plus grand lac européen dédié à cette discipline. Il y a également deux golfs de 18 trous. Les amateurs de produits locaux seront comblés puisqu’un petit marché nature ouvre ses portes chaque week-end.
    Commencez par vous rendre dans la maison du parc, lieu d’accueil privilégié pour les visiteurs et point de départ des activités du parc et des circuits comme, par exemple, celui des églises à pans de bois.
    Office de tourisme intercommunal des grands lacs de la Forêt d’Orient.
    Maison du parc
    10220 Piney
    Tél : 00(0) 3 25 43 38 88
    www.pnrfo.org

  • 5. Brienne-la-Vieille

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  • Moins de 500 âmes peuplent ce petit village, mais un écomusée rythme sa vie locale. L’écomusée de la Forêt d’Orient permet de découvrir les trésors locaux, qu’ils soient naturels, patrimoniaux, ou historiques. Vous y verrez par exemple une grange, à l’endroit même où se trouvait un ancien port de flottage des bois. Les quelques granges sont à colombages, elles vous étonneront par leur beauté et leur grandeur.
    Dans cet écomusée, vous partirez à la découverte des techniques agricoles telles qu’on les pratiquait entre 1850 et 1950. Pour les illustrer, de nombreux outils sont ainsi exposés dans la maison des Jours et des Champs.
    Vous n’oublierez pas non plus de passer par la boutique du Charron, qui reproduit un atelier de forge et de charronnage datant du début du xxe siècle.

    Écomusée de la Forêt d’Orient
    1, chemin Milbert
    Tél : +33 (0)3 25 92 95 84

  • 6. Brienne-le-Château

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  • À deux pas de Brienne-la-Vieille, cette ville de plus de 3 000 habitants se situe dans le parc régional naturel de la Forêt d’Orient. Historiquement, elle a un lien important avec la vie de Napoléon Bonaparte puisqu’il y a séjourné plusieurs années au cours de sa formation militaire. Elle a abrité la fameuse bataille de Brienne le 29 janvier 1814, une victoire menée par Napoléon Ier. C’est donc tout naturellement que le musée Napoléon a été conçu dans ce qui reste de l’ancienne école militaire. Il retrace son enfance et explique de manière détaillée et illustrée la façon dont on enseignait la guerre et les techniques militaires à l’époque. Vous découvrirez également quelques-unes de ses autres batailles.
    La commune est également célèbre pour son château. Un bâtiment simple, sans grande fioriture. L’ensemble, toutefois sophistiqué, a été conçu entre 1770 et 1778. Il a longtemps été surnommé « Le Versailles de l’Aube » grâce à son intérieur et à ses jardins très travaillés. Le département de l’Aube l’a acquis en 1959 pour en faire un centre de soins spécialisé. Les lieux ne se visitent pas, mais un arrêt devant l’endroit s’impose !
    Arrêtez-vous devant l’église Saint-Pierre-et- Saint-Paul. Sa construction s’est étalée du XIIIe au XIXe siècle, et reste toutefois cohérente d’un point de vue architectural. Bâtie en pierre blanche de Champagne, elle a été presque entièrement ravagée par un incendie en 1940. Sa restauration lui redonne sa jeunesse d’antan.
    Admirez les belles proportions de la nef. Dans le sanctuaire, les voûtes sont à la fois soignées et sophistiquées. Vous remarquerez la beauté des vitraux qui ont été réalisés, contrairement à de nombreuses églises locales, avec des tons gris et ocre.

    Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
    79, rue de l’École militaire
    tél. : +33 (0)3 25 92 81 69

    Vous ne quitterez pas Brienne-le-Château sans avoir fait un tour du côté de l’hôtel de ville, dont la construction a été réalisée avec les dons légués par Napoléon après 1814, pour permettre la reconstruction de la ville. L’édifice lui rend donc grâce puisqu’une statue de l’empereur lorsqu’il était enfant a été érigée juste en face du bâtiment. Observez également le fronton, on y retrouve une inscription : « Le masque césarien de Napoléon ».

    Musée Napoléon Ier
    34, rue de l’École militaire
    Tél : +33 (0)3 25 92 82 41
    Ouverture : du 1er avril au 31 octobre, ouvert tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, sauf le 1er mai. Du 1er novembre au 31 mars : ouverture du mardi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h, et le samedi et le dimanche après-midi de 14h à 17h. Ouvert les jours fériés. Fermeture annuelle aux vacances de Noël. Plein tarif : 4,5 €, demi tarif visite des musées : 2,90 € (groupes, enfants-étudiants). Gratuit pour les - de 12 ans. Le musée est accessible aux personnes handicapées.

  • 7. Sainte-Savine

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  • À quelques pas de Troyes se trouve la ville de Sainte-Savine.

    Elle a gardé son âme de village. Sur place, découvrez l’une des fiertés de la commune : son église. Construite entre le XVIe et le XVIIe siècle, elle est d’inspiration gothique. Notez l’ordre corinthien du portail, il vaut le détour. Vous trouverez sur sa façade extérieure plusieurs statues, dont celle de Sainte-Savine, tout en haut. Notre-Dame-de pitié et un Christ de pitié se tiennent à ses côtés. Le beffroi est constitué de trois cloches. L’une d’elle, prénommée « Marguerite », ne pèse pas moins de 1,3 t ! L’intérieur de l’église est assez étonnant. Elle est composée de 16 chapelles. Construites entre le XVIIe et le XIXe siècle, elles disposent de verrières qui illustrent des scènes religieuses. L’orgue, qui date de 1870, est sublime. Il a été entièrement rénové au début des années 80.

  • 8. Montgueux

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  • Le petit village de Montgueux, fier de ses 400 âmes, culmine à 270 m, sur une belle colline. La plaine de Troyes se trouve donc à une centaine de mètres en dessous. C’est un lieu idéal pour la culture de la vigne puisque le terroir lui est favorable. Le sol de Montgueux est en effet constitué de calcaire, d’argile rouge et de silex. Cette colline crayeuse est donc plantée en chardonnay, contrairement à la Côte des Bar, argilo calcaire, plantée majoritairement en pinot noir. Les 200 hectares de vignes font ainsi vivre la commune.

    Sur place, allez voir l’église Sainte-Croix, bâtie au début du xvIe siècle. Elle est inscrite depuis 1938 sur la liste des monuments historiques.

  • Arrivée:

  • Le Pays d'Othe et Aix-en-Othe

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  • La commune d’Aix-en-Othe est considérée comme étant la capitale du pays d’Othe, une région naturelle entre le sud de l’Aube et le nord de l’Yonne. Massif crayeux recouvert d’argiles, elle déploie une forêt d’environ 20 000 hectares.
    La visite débute par l’église Notre-Dame, bâtie entre le XVIe et le XVIIe siècle. Elle a été construite en forme de croix latine, et dispose d’un choeur vaste et magnifique, ainsi que d’une nef constituée de quatre travées. Le choeur et le transept sont peints. Aix-en-Othe dispose également d’une chapelle, Saint-Avit. C’était au départ une église qui se trouve dans le cimetière. Passez également par la halle de la ville.
    Vous reconnaîtrez le caractère propre à Baltard, fait de brique, de fer et de fonte. Bâtie entre 1889 et 1890, puis restaurée avec merveille en 1997, c’est aujourd’hui un marché couvert, l’un des cents plus beaux de France.
    En vous baladant dans les rues, levez la tête et observez les cheminées d’usine. Elles sont le reflet de l’activité bonnetière qui faisait vivre Aix-en-Othe au XIXe et au XXe siècles. Un circuit est organisé pour découvrir les activités du siècle dernier, avec des visites d’anciens locaux d’usines textiles ainsi que de grandes maisons bourgeoises qui appartenaient aux patrons.
    Et surtout, ne partez pas sans avoir dégusté un verre de cidre. Le pays d’Othe, surnommé la petite Normandie, est en effet la deuxième région productrice de cidre.

    Église Notre-Dame
    Tél : +33 (0)3 25 40 55 22
    Visites commentées les samedi et dimanche à 15h d’avril à novembre. Visites guidées sur demande.

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