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Les routes des vins
Routes des vins
Champagne : De Châlons-en-Champagne à Vitry-en-Perthois
La petite Venise de la Champagne doit sa réputation à sa beauté et à sa richesse culturelle et architecturale. Pas une rue, pas un quartier ne regorge de perles que vous ne devez absolument pas manquer de visiter ou d’admirer. Ce que l’on sait peu à propos de la ville, c’est qu’elle est baignée par trois cours d’eau, la Marne, le Mau et le Nau, ainsi que par le canal de la Marne. N’hésitez pas à emprunter une barque pour découvrir la ville sous un autre angle, et profi ter de la tranquillité des eaux châlonnaises… Un parcours de 45 minutes en barque à moteur est d’ailleurs proposé par l’office de tourisme entre les mois de mai et septembre.
Départ:
La cathédrale Saint-Étienne
L’immense cathédrale de Châlons-en-Champagne est riche de par son histoire, puisque bâtie en différentes étapes.
Commencée au XIIe siècle, en suivant les méthodes de l’architecture romane de l’époque, sa fondation a continué le siècle d’après, selon les codes gothiques.
En 1230, La cathédrale Saint-Étienne est en partie ravagée par un incendie. La crypte est sauvée, et vous remarquerez que c’est désormais le seul souvenir roman qu’il reste au sein de la cathédrale.
La façade est achevée en 1634, et la nef, ouverte progressivement jusqu’au XVIIIe siècle, permet de bénéficier d’un puits de lumière assez impressionnant, le summum de l’Art gothique.
Admirez les vitraux : ils sont sublimes. La cathédrale vous permettra ainsi de prendre connaissance des différentes évolutions de l’Art sur près de six siècles.
Au bout de la rue de la Marne, côté hémicycle.Etape 1: Église Notre-Dame-en-Vaux, cloître et musée
La collégiale Notre-Dame-en-Vaux vous intriguera par sa taille et son mélange de styles. À la fois romane et gothique, elle impressionne par ses volumes. Tout en démesure. Ses tours sont sublimées par de grandes flèches.
Une fois entré dans cette église, vous serez étonné de constater que la lumière est extrêmement douce mais très présente. Elle magnifie l’harmonie des proportions de l’édifice. Son carillon, ajouté au XIXe siècle, est l’un de ceux qui compte le plus de cloches en Europe : pas moins de 56.
Vous tomberez sur les tombes de deux hommes incontournables dans l’histoire de la ville: Claude Chastillon, topographe d’Henri IV, ainsi que Jean-Talon, premier intendant de la Nouvelle-France.
Depuis un peu plus de dix ans, la collégiale est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, et elle est aussi classée monument historique.
À proximité de l’église se trouve son musée, inauguré en 1978, abritant les restes d’un cloître, bâti en 1170, exhumé, quelques années auparavant, par des fouilles. Les 55 statues-colonnes sont merveilleusement belles. Les autres colonnes, statues ou même chapiteaux expriment toute la complexité de la période transitoire entre le roman et le gothique. À l’image de la collégiale, elle s’avère belle, mais complexe.
Fermez les yeux et imaginez à quoi pouvait ressembler l’endroit à l’origine…
Rue Nicolas Durand
Tél : +33 (0)3 26 64 03 87Etape 2: Musée municipal
C’est à cet endroit que vous prendrez connaissance de toute la richesse locale.
En entrant par le rez-de-chaussée, vous prendrez une bouffée d’histoire patrimoniale. Vous serez bluffé de découvrir à quoi ressemblait l’intérieur d’une maison typique champenoise au XIXe siècle. Vous découvrirez des meubles d’époque et des objets d’art magnifiques. L’art champenois dans toute sa splendeur.
Enrichissez-vous l’esprit avec une leçon d’histoire de l’art. Des sculptures merveilleuses, datant du Moyen Âge et de la Renaissance se trouvent ici et là. Admirez aussi les oeuvres de Rodin.
Les amateurs d’archéologie ne seront pas déçus : on y trouve de nombreux objets, du Paléolithique à la Renaissance. Le musée a d’ailleurs réservé à la période gauloise un espace très conséquent, l’un des plus fournis au monde ! Ceux qui apprécient Millet et Corot seront ravis : le musée regorge d’oeuvres de ces deux grands artistes.
La direction du musée a tenu à faire une place importante à tout ce qui touche à l’histoire naturelle. Plus de 2 800 espèces d’oiseaux s’y trouvent, des reptiles, des papillons ainsi qu’une collection d’insectes assez impressionnante.
Place Godart
Tél : +33 (0)3 26 69 38 53
Du lundi au vendredi : de 14h à 18h, samedi : de 10h à 12h et de 14h à 18h, dimanche : de 10h à 12h et de 14h30 à 18h30.
Fermé le mardi. Ouverture les jours fériés, sauf les 1er et 11 novembre, 25 décembre, 1er janvier et 1er mai.Tarifs : plein 3€, réduit 2 €. Gratuit : le premier dimanche de chaque mois, la Nuit des Musées, les Journées du Patrimoine.Gratuit pour les demandeurs d’emploi, les - 18 ans, les membres de l’association des amis du Vieux Châlons, les titulaires de la carte jeune proposée par la ville de Châlons-en-Champagne.
Visites guidées sur réservation.Etape 3: Caves Joseph Perrier
On ne quitte pas Châlons-en-Champagne sans être passé par les plus célèbres caves de la ville.
Au numéro 69 de la rue de Paris, vous trouverez un grillage surplombé d’une inscription aux lettres dorées : Joseph Perrier. La maison du même nom, vieille de plus d’un siècle et demi vous impressionnera par les dimensions de son domaine, qui s’étend sur plusieurs hectares. Pourtant, malgré sa taille, le vignoble Perrier ne couvre que 25 % de ses besoins.
Une fois entré, vous découvrirez plusieurs kilomètres de caves et d’anciennes crayères qui datent de l’époque gallo-romaine. Baignées de lumière naturelle grâce à un système de cheminées, vous ne vous y perdrez pas ! La qualité des caves en fait un lieu de prédilection pour assurer la bonne conservation des millions de bouteilles en vieillissement.
Vous y apprendrez le processus de l’élaboration du champagne, de la récolte du raisin jusqu’à la commercialisation, en passant par l’assemblage. Vous comprendrez pourquoi il existe des champagnes brut et demi-sec.
À la sortie de la visite, vous serez évidemment invités à déguster le précieux nectar né dans ces caves historiques. Boire du prestige, c’est un bonheur qui ne se refuse pas !
69, avenue de Paris
Tél : +33 (0)3 26 68 29 51
www.joseph-perrier.comEtape 4: L’Épine
À quelques kilomètres de Châlons-en-Champagne, en empruntant la route en direction de Verdun, vous tomberez sur un village : l’Épine. Vous serez étonné de constater qu’un si petit village d’à peine 650 habitants héberge un édifice bien imposant, visible de très loin : la basilique Notre-Dame-de-l’Épine.
Elle fut construite entre 1405 et 1527 sur les ruines d’une église vieille de 200 ans. La légende veut que sa construction ait été décidée après la découverte d’une statue de la Vierge tenant Jésus dans ses bras, par des bergers guidés par une lumière.
Depuis, c’est un lieu de culte et de vénération de la Vierge. Vous serez bluffé par l’architecture de la basilique, classée monument historique dès 1840 et élevée au rang de basilique en 1914.
Sur les plans, rien de bien différent des autres basiliques, mais l’ouverture du déambulatoire sur les cinq chapelles qui la composent vous étonneront. D’autant plus que l’on ne s’attend absolument pas à trouver un tel monument dans les champs de la Champagne, tel un mirage.
Ceux qui s’y connaissent un peu en architecture reconnaîtront sans grande difficulté le style gothique. Vous découvrirez des portails sculptés avec précision et régularité. Sur la façade trône une rosace aussi majestueuse que merveilleuse, ainsi que deux flèches en pierre. Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme « Le joyau de la Champagne ».
Amusez-vous à compter les gargouilles… si vous avez le temps ! Il y en a plus d’une centaine.
La basilique n’a pas eu une vie de tout repos. À la fin du XVIIIe siècle, l’une des deux flèches qui surplombait l’édifice a été rasée pour y installer un télégraphe aérien. Quelques années plus tard, après l’abandon de la ligne, une nouvelle flèche fut construite, de taille inférieure à sa grande soeur.
Aujourd’hui, Notre-Dame-de-l’Épine est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Une fois rentré à l’intérieur, vous pourrez admirer la célèbre statue de la Vierge tenant Jésus dans ses bras, à l’origine de la construction de la basilique. Une autre statue de la Vierge, assisse, est également visible, tout comme le Saint-Jacques en bois.
Levez les yeux et admirez aussi la voûte en pierre. Jetez également un coup d’oeil aux magnifiques orgues disposés dans la partie nord.Avenue du Luxembourg.
Visite libre toute la journée sauf pendant les offices religieux.Etape 5: Coolus
En revenant vers Châlons-en-Champagne et en se dirigeant à 3 km vers le sud, on tombe sur Coolus, un village de 250 âmes. Là-bas, vous découvrirez une église bâtie entre les XVe et XVIIIe siècles. Le choeur et les transepts ont été construits au cours de la première période, on retrouve le style classique. Le style Renaissance se reconnaît à travers la nef. D’imposantes colonnes viennent soutenir les voutes. La tour du clocher est originale, puisque carrée.
Etape 6: Pogny
À quelques kilomètres au sud, traversez Pogny et sa dizaine de rues.
Petit village, mais la richesse de son histoire se résume notamment par sa nécropole, au bord de la N44. Elle date de l’époque celtique. La légende voudrait que l’une des tombes soit celle d’un grand druide. De nombreuses céramiques d’époques y ont été retrouvées.
Admirez également dans les champs qui bordent le village les grandes éoliennes qui embellissent le paysage. L’une d’elles mesure 122 m.Etape 7: Saint-Amand-sur-Fion
À 10 km de Vitry-le-François, vous tomberez sur ce village très typique avec ses fermes à pans de bois ainsi que ses vastes maisons. L’église, faite de craie blanche, construite au XIIe siècle, a été rebâtie au cours des deux siècles suivants. Trois étages de fenêtres lui ont été ajoutés, ainsi qu’une abside à sept pans. Vous constaterez donc un mélange judicieux d’architecture romane et gothique.
Vous noterez le porche qui date du XIIIe siècle, d’une sublime confection. C’est une invitation au silence et au recueillement car, protégée par une barrière de peupliers, l’église se trouve sur une source d’eau.
À l’intérieur, observez les sculptures de style Renaissance, sur les piliers de l’église. L’une d’elles représente un vigneron, hotte sur le dos, sur un âne, tendant une grappe de raisins à un autre homme.
Certaines pierres de l’abside et de la nef sont rougeâtres. Ce sont les traces encore visibles d’un incendie qui a en partie ravagé l’église en 1230.
Rapprochez vous du Fion, la rivière du village. Une belle balade vous attend. Plusieurs vieux lavoirs se trouvent à proximité. Vous pourrez même visiter le moulin du Ruet si le propriétaire est dans les parages.
Saint-Amand-sur-Fion possède aussi une collection merveilleuse de voitures à cheval datant du XIXe siècle. Les vignes alentours ont été ravagées par une maladie : la phylloxera. Les vendanges ont pu reprendre il y a une quinzaine d’années seulement. De quoi redonner un peu plus de vie à ce village, classé parmi les plus beaux de France.Église à l’intersection de la rue du Pont de l’église et de la voie du Mortier.
Association Promouvoir Saint-Amand et la vallée du Fion
26, rue des Bas Prés
Tél : +33 (0)3 26 73 94 55
Visites commentées de l’église, du village et du musée de voitures hippomobiles.
Tarifs : 4€, groupes (10 pers. et plus) : 3€ par personne, enfant : 2 euros.Etape 8: Vitry-le-François
Nous arrivons enfin au terme de notre excursion, à Vitry-le-François. Une ville très jeune et très moderne d’apparence. Bombardée à deux reprises, en 1940 et en 1944, et ravagée à 90 %, elle a depuis dû être presque entièrement rebâtie. Vous ne vous ennuierez pas, les animations sont nombreuses dans cette ville entourée de presque 300 hectares de vignes.
Lorsque vous arriverez à Vitry, vous devrez, à l’entrée de la ville, contourner la Porte du Pont. Une porte construite en 1746 et démontée en 1939. La commune a décidé, il y a un peu plus de 15 ans, de la reconstruire à l’identique, au même endroit. Une façon de se réapproprier son histoire urbaine, largement perdue lors des bombardements.
Allez du côté de la collégiale Notre-Dame-de- Vitry-le-François, la plus grande église classique de la Marne. Construite entre 1729 et 1898, elle vous marquera par sa ressemblance à de grandes cathédrales. Notez l’orgue à l’intérieur de l’église, ainsi que les gravures présentes sur l’une des dalles funéraires.
La collégiale se situe sur la place d’Armes, l’hyper-centre de la ville. Les plans ont été conçus au XVIe siècle. C’est ici que se rencontrent les quatre principales rues de la ville.
À proximité de la place, on trouve nombre d’autres édifices phares de Vitry-le-François. Dans un rayon de 200 m se trouvent à la fois la mairie, la sous-préfecture, et le tribunal. Au centre de la place, admirez la magnifique fontaine en fonte, construite pour rendre hommage à la rivière Marne. Les habitants, les Vitryats, la surnomment « La Grande Déesse ».
Dans le bas village, l’un des quartiers de Vitry, vous découvrirez l’héritage reçu d’un village de mariniers. Ce village, fondé avant la création de Vitry-le-François (en 1544 par François Ier) laisse derrière lui une belle chapelle décorée avec des ancres de bateaux, et revêtue de hêtre. Bâtie à la gloire du saint patron des marins, elle porte donc le nom de « Saint- Nicolas ».Place d’Armes
Tél : +33 (0)3 26 41 22 77Arrivée:
Vitry-en-Perthois
À quelques kilomètres de Vitry-le-François, ce petit village est situé à proximité de la Marne, traversé par la rivière Saulx, aux confluents de la Chée et de la Bruxenelle, en contrebas des derniers monts de Champagne mourant sur la plaine du Perthois.
C’était un lieu important au Moyen Âge. Le village s’appelait alors Vitryle- Brûlé car il avait été détruit par l’armée de Louis VII en 1142 puis par celle de Charles Quint en 1544. François Ier ordonna sa reconstruction, ce qui fut fait non loin de là, à Vitry-le-François.
Flânez dans les rues de Vitry-en-Perthois et arrêtez-vous au jardin Bourbacane, dans la rue qui porte le même nom. Les floraisons s’y succèdent tout au long de l’année et les passionnés y découvriront toutes sortes de fleurs et de plantes. Les roses y sont splendides. Ils repartiront avec des astuces et des idées pour leur propre jardin.
La chapelle Sainte-Geneviève est un petit bijou à ne pas manquer. Située à 1 km, elle aurait été fondée en 865 par l’évêque de Châlons. Restaurée en 1859, elle est représentative de l’ancien Vitry-en-Perthois.
Le jardin Bourbacane
3, rue Bourbacane
Tél : +33 (0)3 26 72 25 07
lejardinbourbacane@wanadoo.fr
Visite toute l’année sur rendez-vous uniquement.








