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Grandes années du vin - 2005 : un vrai grand millésime

Publié le 27-04-2015
« Mythique » à Bordeaux, « grandiose » en Bourgogne, « au sommet » dans le Rhône… En 2005, les rubriques Vin des journaux et magazines semblaient avoir emprunté leur vocabulaire aux journalistes sportifs. Il ne manquait que quelques « historiques » par-ci par-là. Pour une fois, il est vrai, les superlatifs étaient justifiés par le nombre et l’ampleur des réussites. L'année 2005 est une vraie belle année pour les vins français.

L’atout du millésime 2005 : une sécheresse précoce

Le millésime 2005 fut chaud, ensoleillé et sec, avec un cycle végétatif très homogène. Tout était donc réuni pour obtenir un très beau degré de maturité et des raisins présentant un bon équilibre. Mais plus que des températures exceptionnellement chaudes, le grand atout du millésime fut une sécheresse précoce qui obligea la vigne à s’adapter en arrêtant sa croissance. Loin d’avoir des conséquences catastrophiques, ce stress hydrique devint un gage de qualité en limitant la production.

Bordeaux 2005 : des vins rouges, rosés et blancs très réussis

Fait rare, de janvier à septembre la météo fut parfaite dans la région de Bordeaux : fort ensoleillement, températures élevées sans être caniculaires, faibles précipitations. La floraison, fin mai-début juin, fut rapide. Enfin, les très beaux mois de juillet et d’août permirent une longue période de maturation. Septembre contribua aussi au succès du millésime par la faiblesse des précipitations.

Tous les cépages se présentèrent dans un excellent état sanitaire lors des vendanges, avec une réelle richesse tant en sucre qu’en alcool et en acidité. Certes il fallut bien maîtriser les fermentations, notamment malolactiques, mais seuls les mauvais vignerons pouvaient manquer un millésime comme celui-là. Fait rare, l'année 2005 a produit de bons vins dans les trois couleurs : en rouge, notamment, où elle a engendré de grands vins de garde, riches, puissants et expressifs.

Les vins blancs se sont montrés un peu moins homogènes, mais dans l’ensemble très bien équilibrés pour les secs et d’une grande richesse pour les liquoreux.
Comme en Bordelais, les vignobles du Sud-Ouest ont tiré parti de conditions météorologiques favorables, et notamment d’un été marqué par une alternance de journées chaudes et de nuits plus fraîches. Aussi le millésime a-t-il été de qualité grâce à une maturation sereine et à un bon état sanitaire des raisins. Les vins rouges se sont révélés colorés et bien construits, les blancs secs très aromatiques.

En Champagne et en Alsace, 2005 fut un millésime inégal


Idéale sur les bords de la Garonne, la météo fut plus mitigée sur le piémont vosgien et en Champagne, notamment au cours du printemps. Juin et juillet furent très prometteurs mais août se montra plus inégal, comme septembre.

En Champagne, les chardonnays vendangés au bon moment ont été très réussis, parfois exceptionnels par leur complexité.

En Alsace, on constata une grande hétérogénéité, avec une prime pour les grands terroirs et les vignobles les mieux tenus.

Bourgogne 2005 : le millésime « top model »

Fait rare et caractéristique des millésimes de mémoire, l’année fut aussi faste en Bourgogne qu’en Gironde. Après un hiver en dents de scie mais sans difficultés, le reste de l’année reproduisit les données générales du pays et atteignit même l’idéal grâce à un mois de juillet ensoleillé et sec, marqué par une grêle sans grave conséquence, une sécheresse qui ralentit la maturité, de petites pluies bienvenues et par la bise, le vent du nord, qui préserva l’état sanitaire.

Au moment des vendanges, le pinot noir offrait une pellicule épaisse, le chardonnay, un profil quasi parfait, avec un équilibre sucre-acidité excellent.

Roland Masse, régisseur des Hospices de Beaune, a bien résumé la situation en évoquant un « millésime top model ». Les vins blancs, riches et aromatiques, se conserveront très bien ; les vins rouges, alliant une superbe matière à une élégance remarquable, seront de très grande garde.

La réussite a également été générale en Beaujolais qui a offert des vins aptes au vieillissement, charnus et bien équilibrés.

Le bonheur dans la Loire et dans les montagnes

D’amont en aval, l’année 2005 fut celle du bonheur pour les viticulteurs de la vallée de la Loire. Partout on trouva les mêmes données climatiques avec un temps sec et ensoleillé sans être caniculaire, qui aboutit à des vendanges précoces et saines. Le résultat ? Des vins blancs aromatiques, puissants et gras, bien équilibrés par la fraîcheur, et des vins rouges bien structurés, colorés et de bonne garde. Grands vainqueurs de l’année, les liquoreux, notamment passerillés, se sont révélés riches et bien équilibrés, rappelant les millésimes 1989 et 1996.


L’année 2005 a également laissé d’heureux souvenirs dans les montagnes : des vins de belle garde dans le Jura, en rouge comme en blanc ; une mondeuse triomphante et une altesse qui a justifié pleinement son nom, en Savoie, malgré quelques violents orages en été.

Soleil, vent et sécheresse sur le Rhône


Pendant un an, d’octobre 2004 à septembre 2005, trois mots résumèrent la météo rhodanienne : soleil, vent et sécheresse. Mais des gelées, fin février-début mars, ainsi que des pluies en avril et début septembre nuancèrent cette réalité. L’alternance de journées chaudes et de nuits fraîches en été donna des raisins aux pellicules fermes ; la maturation se fit sans heurt et la modération des températures préserva la fraîcheur des blancs. Sans être exceptionnels, les vins se sont révélés bien équilibrés, frais, denses et de bonne garde.
Les vignobles méditerranéens furent un peu moins à la fête, les déficits hydriques se cumulant d’année en année. Toutefois, certains cépages autochtones (carignan, grenache, mourvèdre), forts de leur capacité de résistance au vent et à la sécheresse, ont donné naissance à de très beaux vins. En blanc, 2005 restera comme un millésime de référence, tant pour la richesse aromatique des vins que pour la finesse de leur structure.

L’évolution des grands vins du millésime 2005

Voici quelques informations sur la garde des grands vins vendangés en 2005,  utiles pour ne rien manquer de la saveur des vins de l'année 2005 :

 

  À boire à partir de À boire de préférence avant
Grands bordeaux rouges à majorité de cabernet-sauvignon 2015-2017 2035-2040
Grands bordeaux rouges à majorité de merlot 2013-2015 2030-2035
Sauternes-barsac 2020 2070
Grands bordeaux blancs (secs) 2008-2009 2015-2020
Grands bourgognes rouges 2015 2025-2030
Grands bourgognes blancs 2010-2012 2015-2030
Grands champagnes 2012 2020
Grands vins rouges de la vallée du Rhône 2015 2023

 

 

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Cépage noir très planté en Italie où, sous le nom de sangiovese, il participe à la notoriété du chianti, du brunello di Montalcino et du vino nobile di Montepulciano. Il est également cultivé en Corse pour la production de rouges et de rosés. C'est le cépage principal (90 % au moins) de l'AOC patrimonio. Dans les AOC vins-de-corse et ajaccio, il est assemblé à d'autres cépages insulaires comme le sciaccarello ou méridionaux comme le grenache. Colorés, chaleureux et tanniques, ses vins rouges supportent bien la garde. Syn. : sangiovese.