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Qu'est-ce qu'un vin bio ?

Publié le 08-01-2015
A quoi s'applique le « bio » dans un vin? A la culture de la vigne, à la vinification, ou aux deux? Pour bien comprendre ce que recouvre le bio en matière de vins, voici un tour d'horizon des démarches « bio » appliquées au vin.

Le « vin biologique » : une démarche qui s'applique à la vigne et à la vinification 

Le vin biologique provient exclusivement de raisins cultivés en agriculture biologique.

Son élaboration obéit en outre à un cahier des charges défini par l’Union européenne, qui interdit l’usage de plusieurs additifs et de certaines pratiques œnologiques. Le recours au soufre, utilisé de longue date pour prévenir l’oxydation des vins et le développement de bactéries indésirables, est autorisé, mais à des dosages plus réduits qu’en vinification conventionnelle.

POUR EN SAVOIR PLUS

L’agriculture biologique s’est développée dès le début du XXe siècle en réaction à l'utilisation de produits chimique en agriculture.

Les viticulteurs ont été particulièrement  tentés par le recours préventif et massif à la chimie, car la vigne est très sensible à de nombreuses maladies. Elle a failli être rayée de la carte par le phylloxéra à la fin du XIXe s.

La démarche biologique trouve son origine dans des initiatives individuelles ou associatives. Ces groupements ont créé les premiers cahiers des charges et labels privés (en France, Nature et Progrès 1964).

Une loi française de 1980 prévoit d’officialiser  les cahiers de charges de l’agriculture n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse . La première réglementation voit le jour en 1985, année de création logo français AB : le terme d’agriculture biologique est adopté.  Les premiers règlements européens datent de 1991. Aujourd’hui, c’est l’Union Européenne qui régit la viticulture, y compris le bio.

Le « bio » est considéré comme un signe de qualité , comme les AOP et IGP par l’INAO (institut national de l’origine et de la qualité), organisme qui dépend du minisière de l’Agriculture.

 

 

La viticulture biologique n’utilise aucun produit chimique, aucun fertilisant, insecticide ou pesticide de synthèse.

Seuls sont autorisés dans les vignes deux produits de traitement employés depuis le XIXe s. contre deux maladies très répandues : le soufre, pour combattre l’oïdium, et la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre et chaux), pour traiter le mildiou. Les OGM sont par principe proscrits.

Depuis 2012, année de publication par l’Union européenne d’un cahier des charges, la démarche biologique ne s'applique plus seulement à la culture de la vigne, mais doit s’appliquer également en vinification.

Il existe plusieurs courants de l’agriculture biologique, qui se sont doté de leurs propres cahiers des charges, généralement plus contraignants que celui de l’UE, et qui délivrent des labels privés.

Organismes de certification et conversion « bio » en trois ans

Tout producteur voulant adopter la démarche bio doit notifier cette orientation à l’administration. Il choisit et rétribue l’un des organismes de certification officiellement agréés (comme Ecocert). Ces structures se chargent des contrôles obligatoires pour la commercialisation en « bio ». Le vigneron  doit en outre se soumettre à une période de conversion de 3 ans durant laquelle il est tenu d’appliquer les cahiers des charges du bio sans pouvoir s’en prévaloir sur l’étiquette (mention « produit en conversion vers l’agriculture biologique à partir de la deuxième année »).

Le « bio » sur l’étiquette

Le respect du cahier des charges biologique en viticulture et en vinification permet d’apposer le logo français AB (agriculture biologique - créé en 1985), ainsi que le logo européen (« eurofeuille », crée en 2010). Le code de l’organisme certificateur procédant au contrôle doit obligatoirement figurer (son nom est facultatif). On peut voir aussi sur quelques étiquettes des logo de labels bio privés (Demeter ou  Biodyvin, qui valident une démarche biodynamique).

Bio et biodynamie : quelles différences ? 

La biodynamie est un courant de l’agriculture biologique inspiré des écrits agronomiques de Rudolf Steiner (1861-1925).

La biodynamie  s’inscrit  dans une vision du monde liant la plante et tous les êtres vivants au cosmos ; elle cale les travaux à la vigne et au chai sur les cycles de la lune.

Tisanes de plantes, minéraux broyés, cendres,  les préparations biodynamiques, appliquées à dose homéopathique, visent à renforcer les défenses de la plante. Si la biodynamie est parfois critiquée pour ses principes quelque peu ésotériques, de nombreux domaines réputés ont adoptée cette démarche qui exige des vignerons implication, attention et minutie.

Le cahier des charges en vinification est plus contraignant que celui du vin bio européen.  Il existe en France deux organismes de certification (privé) : Demeter et Biodyvin.

 

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Cépage blanc à la base d'eaux-de-vie de grande qualité (cognac, armagnac), mais qui a largement régressé pour céder la place à l'ugni blanc après la crise phylloxérique. Il donne des vins légers en alcool et d'une bonne vivacité dans l'appellation gros-plant-du-pays-nantais. Syn. : gros plant.