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Douceurs angevines, version rosée

Publié le 24-05-2017
De la couleur, de la fraîcheur, des arômes, du fruit, une rondeur légère, un soupçon de tendresse… Bienvenue en Anjou, terre de vins, qui offre des rosés uniques en France. Le secret ? Un climat sur mesure et des cépages dont le caractère ne se dilue pas dans le rosé, bien au contraire.

Rosé d’Anjou et Cabernet d’Anjou, AOC jumelles

Rosé d’Anjou et Cabernet d’Anjou sont des appellations jumelles. Elles partagent une même aire d’appellation, essentiellement située dans le Maine-et-Loire, et, privilège rare en France, toutes deux  sont exclusivement dédiées à la production de vins rosés. Certes, dans toutes les régions, les rosés ont le vent en poupe mais ces deux-là ont en commun une solide histoire et un caractère assumé qui ne doit rien aux modes. Leur ADN, c’est le climat ligérien, tout en modération, avec cette combinaison idéale d’ensoleillement et de températures douces, formule gagnante pour produire des vins à la fois mûrs et frais. C’est aussi une douceur légère (10 g de sucre par litre minimum pour le Cabernet d’Anjou, 7 pour le Rosé d’Anjou) qui arrondit la texture, attise le fruit, donnant à l’ensemble une sensation de gourmandise fraîche. C’est enfin des cépages parfaitement adaptés au caractère du rosé ligérien :

« Le rosé est une affaire sérieuse, pas question de laisser le hasard nous guider : les cépages doivent être adaptés à la production de rosés et au terroir sur lequel ils évoluent, la date de récolte est bien sur déterminante dans la structure et l'équilibre subtil d'un rosé »

précise Antoine Poupard du domaine de La Petite Roche. Outre leur degré de douceur, les deux AOC se distinguent par leur encépagement : les cabernets uniquement pour le Cabernet d’Anjou et jusqu’à sept cépages pour le Rosé d’Anjou.

Le Cabernet Franc, roi d’Anjou

Le Cabernet Franc, aussi dénommé breton (car peut-être introduit dans la Loire par le port « breton » de Nantes), est le grand cépage rouge de l’Anjou. Résistant, il lui faut un climat sur mesure, ensoleillé mais pas trop chaud, et des sols qui ne le « stressent » pas. A ces conditions, il produit des vins parfumés, à la structure bien présente mais beaucoup plus souple et aimable que celle du cabernet-sauvignon, son descendant. C’est la colonne vertébrale du Cabernet d’Anjou dont les belles versions offrent tout le fruit du cépage (framboise surtout mais aussi feuille de cassis, violette, réglisse, poivron rouge ou sous-bois…), une vinosité légère et l’indispensable fraîcheur qui donne à ces rosés moelleux une sensation toujours très « apéritive ». Cet équilibre subtil demande beaucoup de précisions dans la conduite du vignoble :

« Ce sont des vins que l’on aime pour leur caractère fruité, gourmand, léger qu’il faut absolument préserver. Pour cela il faut un raisin mûr, sain, rapidement amené au chai puis un contrôle constant des températures pendant la fermentation »

explique un excellent spécialiste de l’AOC. Ajoutons-y un juste temps de macération pour extraire ce qu’il faut de couleur et d’arômes sans conférer trop de richesse inutile.

Le Grolleau, l’outsider

Ce vieux cépage local qui signifie en vieux français corbeau ou corneille (grolle), en référence à l’intensité de la couleur de ses baies, a sans doute de beaux jours devant lui. Peu considéré il y a encore quelques années, on loue aujourd’hui ses qualités de fraîcheur, de fruité et de légèreté, bien au goût du jour et parfaitement adaptées à la production de rosés friands et désaltérants. Plus sensible à la sécheresse que la moyenne, de maturité précoce, le Grolleau apprécie le microclimat doux et peu arrosé de la vallée moyenne de la Loire et son empire s’étend de Tours à Angers. Il contribue largement au caractère du Rosé d’Anjou, issu traditionnellement d’un assemblage de plusieurs cépages où il joue souvent le premier rôle.

Ses qualités ? Peu d’alcool, une vivacité rafraîchissante et une agréable palette aromatique qui mêle les fruits rouges (fraise, framboise…), les fruits à noyau (pêche, abricot…) et des notes parfois épicées (poivre…). Dans les rosés, il donne sa pleine mesure en macération. Excellent compagnon d’assemblage, il est capable de tempérer la puissance de cépages plus corsés et d’offrir toute la fraîcheur de structure et d’arômes que l’on aime dans les rosés.   

Le Cabernet-Sauvignon, figurant utile

Habitué aux premiers rôles ailleurs, le Cabernet-Sauvignon est en Anjou essentiellement un cépage d’appoint mais nullement négligeable. Il peut intervenir par petites touches dans les deux AOC. Ses points forts sont connus : des parfums intenses, entre fruit rouge et fruit noir frais, de la couleur, une belle acidité et une structure tannique imposante qui demande d’être exigeant sur sa maturité. Vinifié en rosé dans les deux AOC, c’est d’abord ses arômes que l’on recherche :

« J'utilise chaque année du Cabernet-Sauvignon dans l'assemblage du Cabernet d'Anjou avec le Cabernet Franc. Je trouve que c'est intéressant pour le côté fruit rouge qu’il apporte. Je l’utilise aussi pour le rosé de Loire pour les mêmes raisons »

indique Benjamin Grandsart du Château de Brossay qui ajoute la nécessité « d’une  macération courte pour en tirer la belle couleur que l’on recherche dans le cabernet d'anjou ».

 En savoir plus sur les vins rosés de Loire

 

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