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Jean-Hubert Lebreton, Domaine des Rochelles, élu vigneron de l'année par le Guide Hachette des Vins

Publié le 09-06-2017
Au sommet de son art, Jean-Hubert Lebreton continue d’engranger les coups de cœur. Il fait coup double cette année, avec deux cuvées du millésime 2014 : en blanc moelleux, un coteaux-de-l’aubance ; en rouge, sa cuvée sous bois d’anjou-villages-brissac. Une appellation haut de gamme de l’Anjou rouge, dont le vigneron est un remarquable ambassadeur, mettant en relief le cabernet-sauvignon. L’année 2014 a marqué l’étape finale vers la conversion au bio.


« Je ne sens pas de différence gustative entre un vin travaillé en bio et un vin de l'agriculture raisonnée. »

 

Qu’est-ce qui a été déterminant pour obtenir les meilleurs vins possibles cette année ?

Découvrez les vins du Domaine des Rochelles récompensés par le Guide Hachette des Vins

Les Millérits

Ambre de Roche

J.-H. L. Le 2014 fait partie des beaux millésimes chez nous. Le début de saison a été assez pluvieux puis un beau temps, plus chaud, s’est mis en place jusqu’au mois d’octobre. Il nous a permis d’avoir des maturités intéressantes. Les vins rouges développaient naturellement de la structure et il fallait faire attention de ne pas extraire trop de tanins en vinification. L’idée était de préserver des milieux de bouche voluptueux.

 

Les raisins sont donc restés sains jusqu’aux vendanges ?

J.-H. L. Oui. Pour les vins moelleux, il fallait simplement les laisser mûrir tranquillement. Quand on a une base comme 2014, les choses sont assez faciles. Pour les rouges, nous les avons laissé macérer en chapeau immergé pendant trente-deux jours pour progressivement apporter la structure. Les raisins ont « mijoté », sans laisser de tanins agressifs.

 

Vous n’êtes donc pas surpris de voir deux de vos vins au sommet ?

J.-H. L. Non. Pour le coteaux-de-l’aubance, nous sommes sur des terroirs d’ardoise. Les millésimes avec de l’eau en début de saison et un temps chaud par la suite sont idéaux. La vigne ne souffre pas pendant l’été d’un manque d’eau qui peut bloquer les maturités.

 

Un mot sur le terroir des Millerits qui s’est une nouvelle fois distingué ?

J.-H. L.. Les Millerits est un terroir de schistes rosés à brique – de l’ardoise en fait. Il donne une minéralité très forte. La roche est friable, il y a de la terre, mais pas trop. C’est important pour le cabernet-sauvignon, car si le régime ­hydrique est trop sec, les maturités se bloquent. S’il y a trop de terre, le vin prend un côté végétal. C’était autrefois des champs de millet.

 

Pourquoi ce choix de l’agriculture biologique ? A-t-il une incidence sur vos vins ?

J.-H. L. Personnellement je ne sens pas de différence, gustativement, entre un vin travaillé en bio et un vin issu de la lutte raisonnée. Peut-être un peu plus d’acidité, de minéralité sur les blancs… C’est une démarche qui pour moi est davantage environnementale. Le plus important était de ne plus désherber chimiquement. Le travail du sol permet de faire plonger les racines plus profondément et d’avoir des vignes moins tributaires du temps, des aléas climatiques. C’est une culture vouée à évoluer.

 

Comment avez-vous eu ce déclic bio ?

J.-H. L. La femme de notre chef de culture est apicultrice. On souhaite contribuer à préserver, notamment, les abeilles.

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Méthode d’élevage pratiquée en Andalousie pour certains xérès, et qui vise à assembler en continu vins anciens et vins plus jeunes. Elle consiste à empiler plusieurs étages de barriques ; celles situées au niveau du sol (solera) contiennent les vins les plus âgés, les plus jeunes étant entreposés dans les barriques de l’étage supérieur. On prélève dans les tonneaux du niveau inférieur le vin à mettre en bouteille, qui est remplacé par du vin plus jeune de l’étage supérieur, et ainsi de suite.