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Bordeaux primeurs 2015, enfin les prix des grands crus

Publié le 27-07-2016
Cette année, de nombreux grands crus bordelais ont annoncé leur prix tardivement. Les incertitudes et le marasme ambiants ont joué - et sans doute une attitude prudente des châteaux, attendant que l’autre « tire le premier » en dévoilant ses prix. Annoncé comme un millésime d’exception, 2015 n’échappe pas à la règle, nombre de crus prestigieux restant plus que jamais hors de prix. Cependant, ces prix de sortie constituent plutôt une bonne surprise, avec une hausse globalement plutôt modérée compte tenu des attentes par rapport au millésime. On trouvera aussi beaucoup de bons vins abordables parmi des milliers de petits châteaux

Quand les hausses des prix affaiblissent le système

Le niveau de qualité élevé du millésime 2015 laissait craindre une augmentation importante des prix des primeurs. Un souci pour les acteurs du marché, négociants de la place de Bordeaux en tête, qui constatent depuis quelques années une désaffection pour l’achat en primeur des bordeaux. Ce système, qui permettait autrefois de se constituer une cave en achetant, à prix avantageux, de grands vins voués à prendre de la valeur au fil des années, est à bout de souffle. Une quarantaine de châteaux défraient la chronique depuis quelques années - précisément depuis le millésime 2009, et plus surement depuis le 2010 annoncé comme le millésime du siècle. Avec des prix déconnectés de la réalité du marché, ces châteaux, les plus prestigieux, entretiennent ainsi le Bordeaux bashing, autrement dit le rejet des grands vins de Bordeaux, au détriment des milliers de petits châteaux qui affichent des prix très raisonnables.

 Primeurs 2015 : des augmentations finalement raisonnables…

L’augmentation constatée au moment l’annonce des prix du millésimes 2015 frôle les 23 %, par référence aux prix des 2014, et concerne quelque 350 châteaux. Mais à y regarder de plus près, on constate que la grande majorité des crus classés n’a augmenté que de 10 à 15 %. Une hausse qui correspond au pourcentage d’une bonne année à Bordeaux, et qui reste raisonnable et justifiée par la grande qualité du millésime. Les fortes augmentations ne concernent que mois d’une douzaine de châteaux aux noms aussi évocateurs que Haut-Brion, Mouton-Rothschild, Cheval Blanc, Lafite-Rothschild ou Angelus qui arrivent sur le marché à des prix publics situés entre 300 et 600 euros la bouteille.

Moins de bordeaux vendus en primeur

Certains annoncent avoir vendu quasiment tous leurs vins en quelques jours, voire en quelques heures. Mais en oubliant de préciser les quantités offertes. Des quantités qui baissent un peu plus chaque année, passant de 90 % des volumes durant les années fastes, à 50 à 60% aujourd’hui. Le but de cette limitation: conserver des stocks afin de proposer et de valoriser dans quelques années des vins livrables (prêts à boire). Les négociants sont formels : seule une baisse sensible des prix peut relancer la machine. Mais il n’est pas envisageable de demander à un cru proposé à 15 € de sacrifier sa marge. La solution, comme l’exemple, devra venir d’en haut…

 

Quelques prix (donnés à titre indicatif) :

Château Cheval Blanc – Saint-Emilion 1er cru classé A : 620 €

Château Lafite-Rothschild – Pauillac 1er cru classé : 480 €

Château Mouton-Rothschild – Pauillac 1er cru classé : 450 €

Château Haut-Brion – Pessac-Léognan 1er cru classé : 450 €

Château la Mission-Haut-Brion – Pessac-Léognan cru classé : 345 €

Château Angélus – Saint-Emilion Saint-Emilion 1er cru classé A : 295 €

 

COMMENTAIRE
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