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André-Jean Morin, Domaine de la Touraize, le vin se fait à la vigne

Publié le 16-04-2016
A la tête du domaine de Touraize à Arbois, André-Jean Morin est un viticulteur chevronné, mais un vinificateur débutant. Son parcours démontre que la valeur n’attend pas le nombre des années. Son premier vin de paille reçoit même un coup de cœur… Celui qui aime à se définir comme « un vigneron raisonnable et sincère » est aussi un vinificateur bien inspiré.

 

Nouvelle destinée pour la famille Morin

Les grandes questions de la quarantaine ne sont pas restées sans conséquence pour André-Jean Morin. A la fin de la première décennie des années 2000, ce viticulteur qui apportait ses raisins à la coopérative a décidé de s’accomplir aussi comme élaborateur de vin. Etonnante vocation tardive pour un homme issu d’une famille viticole depuis 1650. Pas tant que cela en fait. « Après la guerre de 1914, mon grand-père est rentré en coopérative, mon père l’a suivi par conviction », expose André-Jean Morin. Autre époque, autres aspirations.

« En 2008-2009, j’ai voulu reprendre le destin de mes raisins en main. » Le quadragénaire a suivi dans sa jeunesse une formation en oenologie. « J’ai toujours gardé un intérêt pour la vinification. Je me suis toujours tenu informé », poursuit-il. Mieux, André-Jean Morin confie qu’il vinifiait à l’époque 200 ou 300 litres par an. « Pour m’amuser, on va dire… »

 

L’échelle du vigneron

Le 2010 est son premier « vrai » millésime. Autre paradoxe, il le renvoie près des ceps. « Ce que j’ai appris de ma petite expérience, c’est que 80 % du vin se fait à la vigne. Avec de beaux raisins, vous faites de bons vins. Il n’y a pas de secret. J’ai retenu cette phrase d’un grand producteur des Côtes-du-Rhône : les raisins c’est l’échelle et le vigneron doit y monter. Quand il n’y a plus de barreaux, le vigneron s’arrête de monter. »

Pour ce qui est des vignes, André-Jean Morin maîtrise son sujet. Et depuis longtemps. « J’aime être dans mes vignes. Je travaille 3 ha sans insecticides, ni engrais, ni désherbages chimiques. Je fais au mieux en sachant que le premier consommateur de mes vins, c’est moi ».

 

Coups d’essai

Cette édition du Guide confirme que le vigneron dispose avec Les Corvées d’un terroir de prédilection pour le cépage trousseau. « C’est un coteau avec une géologie assez particulière à Arbois. Il y a ici des graviers sur marnes », précise-t-il. Pendant les vendanges, les cuves sont remplies par gravité. Après égrappage et un léger foulage, les raisins cuvent longuement pour en tirer le meilleur : 30 jours contre 18 à 20 jours généralement dans le Jura. « Je laisse macérer le marc après la fin des fermentations alcooliques. Cela apporte des notes un peu cacaotées, une structure plus soyeuse. » L’élevage se poursuit sous bois, en demi-muid, pendant une petite année.

Les dégustateurs ont également apprécié son vin de paille dans son premier millésime. Le vigneron explique ce succès par un soin très méticuleux lors des vendanges. « Je suis très maniaque à la cueillette. Les vendanges se font en cagettes avec des bénévoles un dimanche ». Des raisins issus de trois cépages : chardonnay, savagnin et poulsard en proportions égales. Coups d’essai, coups de maître…

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