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SAINT AMOUR, le nouveau cru du trio Delépine-Kervern-Depardieu

Publié le 26-02-2016
Le duo Benoît Delépine et Gustave Kervern retrouvent Gérard Depardieu, six ans après Mammuth et l’envoient sillonner les routes (viticoles) de France. L’occasion de prendre un verre avec Gustave Kervern, avant la sortie du film en salles le 2 mars 2016.

 

Vous dressez dans « Saint Amour » un portrait nostalgique du monde agricole. Après la classe ouvrière (Mammuth, Louise Michel), on se demandait quand vous vous attaqueriez au milieu paysan !

Tous nos films doivent nous apporter quelque chose. La problématique paysanne nous intéresse depuis longtemps : le père de Benoît était agriculteur, c’est un sujet qui le touche. C’était aussi l’occasion de relever un défi : tourner au Salon de l’Agriculture pendant le salon ! J’avais vu un reportage : une fois le salon fermé au public, on commençait à ouvrir des bouteilles… et au petit matin, ils allaient chercher les mecs dans la paille. Depuis le reportage, ils ont arrêté les nocturnes. Nous avons donc eu deux jours-et-demi de tournage pour vingt minutes de films : une vraie épopée ! Un agriculteur a eu la gentillesse de nous prêter son taureau de 1600 kilos, L’Européen, que nous avons appelé Nabuchodonosor. Gérard le trimbalait d’un entrepôt à un autre, pendant que Benoît trainait sur les stands…  Le vin comporte beaucoup de tentations pour les acteurs fragiles.

 

Justement, Jean, le personnage joué par Benoît Poelvoorde commence la route des vins à l’intérieur du salon et la poursuit à l’extérieur...

Nous avons imaginé le film comme une boucle : l’action part et revient au Salon de l’Agriculture, trois jours plus tard. C’est l’histoire de trois solitudes qui se rencontrent, le père (Gérard Depardieu), le fils (Benoît Poelvoorde), et le chauffeur de taxi (Vincent Lacoste).  Au départ, on voulait l’appeler la Route des vins, mais le sujet, c’est l’amour, alors Saint-Amour s’est imposé naturellement.

 

Et c’est à Saint-Amour que commence votre route des vins !

Ils commencent par l’Alsace et la Bourgogne, avec un Pouilly-Fuissé, au salon. Puis ils partent pour le Beaujolais, une région superbe, vallonnée. Les vignes arrivent au pied des maisons, et jusque dans les jardins d’enfants. La maire de Saint Amour nous a accueilli comme des rois : là-bas, au lieu de dire bonjour, ils ouvrent une bouteille ! Nous sommes en suite descendus dans la Drôme, à Dieu-le-fit, où les lavandes côtoient les vignes. Ensuite, petite halte à Châteauneuf-du-Pape, pour Benoît et moi-même. Puis Carcassonne, où ils sirotent un Gaillac au bord d’une route. Bordeaux, enfin, Saint-Emilion. Ils reviennent trois jours après (non sans attraper une bouteille de vin d’Anjou dans une station-service). Ce ne sont pas de grands amateurs. Il s’agit plutôt d’un parcours du combattant du vin. 

 

Au début du film, Jean dit à un vigneron du salon : « Mieux vaut nous avoir au début qu’à la fin… ». Un tournage avec Depardieu, Poelvoorde et Houellebecq en guest star (qui joue le propriétaire d’une chambre d’hôte) sur la route des vins, ça se passe comment ?

C’est très joyeux ! Apprendre à Depardieu à boire raisonnablement, c’est un truc de fiction. Je plaisante. Gérard boit moins. Il n’a d’ailleurs quasiment rien bu sur le tournage. Benoît et Michel, c’est une autre histoire.

 

Mammuth a été à ce jour votre plus gros succès, avec 900 000 entrées. Vous retrouvez Gérard Depardieu avec plaisir, j’imagine ?

Qui n’a pas envie de retravailler avec Gérard ? Je me souviens du jour où nous sommes allés lui présenter notre projet sur Mammuth : il tenait en dix lignes. Rien n’avait été écrit : sans lui, nous ne le faisions pas. Nous l’avons retrouvé dans son restaurant de la Fontaine Gaillon. Il était en train de faire un assemblage avec un vigneron hongrois (sic !)… un peu de Médoc par ici, puis il met son nez dedans, c’était spectaculaire ! Gérard est un paysan, il renifle les gens. Et il aime le vin. Benoît Poelvoorde préfère la bière. Et un type comme Dupontel ne boit jamais mais investit dans le vin...

 

Dernière question: si Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde étaient des vins, que seraient-ils ?

Poelvoorde, un vin à 15 degrés, à effet immédiat et durable. Depardieu, vin de soif, ou vin de travail. Pas trop fort mais en quantité. Quant à moi, je m’imagine bien en Châteauneuf-du-Pape si j’étais un rouge et en Condrieu, si j’étais un blanc.

 

Benjamin Courtois

 

 

Résumé du film

Jean, le père (incarné par Gérard Depardieu) et Bruno, le fils (Benoît Poelvoorde) se trouvent au salon de l’agriculture à Paris. Jean rêve de voir l’un de ses taureaux remporter enfin un concours. Bruno noie sa solitude dans l’alcool. Pour tenter de consoler son fils, Jean l’emmène en taxi le long de la route des vins. Ils croiseront (entre autres) l’écrivain Michel Houellebecq, propriétaire neurasthénique d’une chambre d’hôtes ou Chiara Mastroianni dans une baraque à frites… La nouvelle cuvée du duo s’annonce comme un grand cru ! Sortie le 2 mars 2016

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