Sur la route des vins californiens (1) : en arrivant à Sonoma

Publié le 01-01-2014
De retour de Californie, voici quelques impressions sur les vignobles et les vins, sans prétention encyclopédique aucune : plutôt un regard sur la manière dont on considère et dont on parle du vin là-bas. Première destination : Sonoma Valley.

Pour situer la région en quelques mots, laissons la parole aux spécialistes : « La région de Sonoma, au nord de San Francisco, est bien plus étendue que sa voisine Napa, séparée d’elle par les monts Mayacamas. On y produit du vin depuis plus longtemps mais paradoxalement, la Napa reste plus prestigieuse. […] Alors que l’image de la Napa reste associée à ses grands vins de cabernet-sauvignon, Sonoma offre une plus large diversité, tirant notamment parti des zinfandel, pinot noir et chardonnay. » (extrait de l’ouvrage 100 vins du monde à connaître paru en septembre chez Hachette). Si l’on voulait caricaturer, on dirait que Sonoma est plus paysanne et Napa plus huppée.

Venant de San Francisco par le Marin County (d’où, soit dit en passant, on peut observer la migration des baleines), on prend la route de Petaluna pour attaquer la Sonoma Valley par la face sud. Dès Petaluna, les premières vignes apparaissent : grandes, conduites très hautes ; de loin, on hésiterait presque. Des arbres fruitiers ? De plus près, les grappes pendantes, encore vertes (nous sommes début août, les premiers signes de véraison n’apparaîtront que dans la Napa Valley) dissipent rapidement le doute.

Arrivée dans la ville de Sonoma en fin d’après-midi. Tout au long du pourtant court trajet en voiture effectué dans la vallée (Sonoma se situe tout au sud), les sollicitations pour venir visiter les domaines et déguster sont déjà innombrables. C’est simple : ici, tout respire le vin. Cette impression se confirmera le soir même : tous les établissements de la ville, du simple diner à l’endroit le plus chic en passant par le restaurant mexicain, affichent une carte des vins d’une longueur impressionnante, avec un nombre substantiel de références servies au verre. La (bonne) surprise ne s’arrête pas là : le personnel de service, très pro comme partout aux États-Unis (pourboire oblige…), est à même de vous conseiller. La serveuse n’hésite pas à afficher ses préférences pour vous orienter vers un vin qu’elle se propose en plus de vous faire goûter ! Les conseils valent ce qu’ils valent, mais au moins personne n’est pris en défaut de compétence ou d’intérêt.

Car c’est peut-être le plus surprenant : tout le monde a l’air de vraiment s’intéresser au vin. Il y a évidemment une dynamique d’intérêt bien comprise ; à peine arrivé à l’hôtel, on nous propose ainsi une carte (géographique) du vignoble. Le lendemain matin, cap sur le domaine Benzinger. Pourquoi celui-ci précisément ? Recommandé ici et là, il propose des visites complètes du vignoble avec dégustation, et a de surcroît l’avantage d’être situé sur la route menant au parc d’État Jack London (passionnant mais quasi désert lors de notre visite, à l’inverse des domaines qui sont remplis de touristes…).

Le domaine lui-même est comme masqué de la route par une impressionnante croupe plantée de vignes. On y accède facilement en voiture : parking, aire de pique-nique, billetterie (!), tout est fait pour accueillir le touriste. La visite, payante naturellement (15 $, incluant la dégustation), peut commencer…

Par François Bachelot

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