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Tous les raisins sont comestibles car il ne seraient pas buvables autrement.
Mais je pense qu'il s'agit de raisins qui sont destinés à une consommation immédiate et non transformable. La production française de raisin de table est confrontée depuis de nombreuses années à une conjoncture défavorable, caractérisée par une stagnation de la consommation à un niveau relativement modeste de 4kg/hab/an (contre 8 kg pour la banane et 16 kg pour la pomme) et la concurrence d'importations en provenance d'Italie et d'Espagne (140 000 tonnes en 1994, pour une production nationale de 97 000 tonnes - 118 000 tonnes en 1998, pour une production nationale de 91 000 tonnes). Les surfaces cultivées ne cessent donc de diminuer régulièrement (13 000 ha en 1998 contre 17 000 ha en 1988). Voir la suite sur : Raisins de table INRA |
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Cépages "comestibles" ?
Mais ils le sont tous, sauf erreur, du moins si on s'en tient à la vigne européenne. Il est possible que les cépages de cuve (pinot noir par exemple) ne soient pas (réglementairement) commercialisables en raisins de table. Une question que je ne vais pas éclaircir aujourd'hui mais je sais que la plantation et le commerce des fruits sont très règlementés, trop sans doute. D'ailleurs, ces variétés ont parfois des baies assez petites à peau épaisse – un facteur de qualité pour le vin, mais pas forcément pour la table. Inversement, les raisins de table présentent souvent de grosses baies (chasselas et muscat de Hambourg mis à part), ce qui ne donnerait pas du bon vin. Dans les jardineries, on commercialise souvent du chasselas ou du muscat de Hambourg, deux variétés aptes à la cuve comme à la table. Jamais vu de gewurztraminer, alors que j'aurais voulu en planter un pied pour la jolie couleur rose de ses grappes (et qui sait, des arômes de ses baies . Mon expérience ? Les cépages de cuve sont tout à fait mangeables. J'aime à en grappiller quand je me promène au mileu des vignes ; mais je chaparde avec modération : il s'agit juste de savoir si je vais retrouver dans le cépage le goût du vin. La plupart du temps, pas du tout : on croque surtout des peaux, des pépins et beaucoup de sucre, mêlé à une petite sensation nerveuse, parfois épicée – mais ce n'est pas désagréable. Les grains de tannat goûtés derrière l'église de Madiran ne différaient guère par leur saveur de ceux de cabernet franc croqués dans une petite vigne au coin d'un bois, du côté de Saumur. Quant à la gelée de pinot noir de Champagne confectionnée par des amis du coin – à partir des grappillons disputés aux étourneaux après les vendanges – elle avait une jolie couleur grenadine mais ce n'était pas un elixir des "Vieilles Vignes françaises" : beaucoup moins de goût et de peps que la gelée de groseille, du sucre, du sucre, du sucre. Pour revenir à la question, le chasselas est effectivement une des variétés cultivées tant pour la cuve que pour la table. Il y a assi le muscat de Hambourg, raisin de table AOC et plus de nombreuses variétés qui n'entrent pas à ma connaisssance dans la composition des vins, comme l'Italia, qui résulte d'un croisement de muscat et d'une variété dont j'ai oublié le nom : gros grains, peu (ou pas de pépins), peau souvent épaisse pour faciliter le transport et la conservation. Comestibles, mais souvent insipides. Et vive la mondialisation ! Je préfère un autre cépage, pollyvalent celui-là : le muscat d'Alexandrie (enfin, d'après la forme oblongue des grains, je crois qu'il s'agit de cette variété qui donne des vins de muscat souvent doux). J'en ai déjà trouvé dans les épiceries du Roussillon et d'Espagne : dul sucre, mais aussi un puissant arôme de muscat ! Mais apparemment, ce m uscat ne voyage pas. Jamais vu sur les étals parisiens. Sa présentaton est moins belle que celle de l'Italia, sa peau est poisseuse de sucre, même si la couleur tire encore sur le vert, tandis que celle de l'Italia est satinée. L'Italia bien mûr a un goût légèrement muscaté, mais souvent, il est récolté trop tôt et n'a aucun goût. Son succès tient à mon avis à sa productivité, à la taille de ses grappes et à sa résistance aux chocs. Et c'est loin d'être le pire cépage de table. Amis catalans, faites nous monter du muscat fruit ! En fait, tous les cépages sont comestibles, mais ils sont souvent bien meilleurs une fois vinifiés… |
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Dans ma question j'utilisais le terme comestible, non pas comme un raisin néfaste à la santé mais comme bon et agréable en raisin de table. Mais merci à Armand et Christine pour leur opinion très détaillée.
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