On verra bien à partir d'avril, et tous les châteaux bordelais n'ont pas la même politique. Mais je doute que les prix montent : ce sont les grands bordeaux, avec les grands bourgognes et les champagnes (ceux qui avaient tiré les prix vers le haut) qui ont le plus pâti de la crise mondiale, car il faisaient un gros chiffre d'affaires dans les pays anglo-saxons.
La crise du capitalisme avait été
précédée par une crise viticole liée à la surabondance de l'offre. La surpoduction, avec la belle vendange de l'an dernier, supérieure aux calamiteuses récoltes de 2007 et 2008, pourrait sévir de plus belle; en outre, elle est structurelle depuis l'essor des vignobles du Nouveau Monde (ils arrachent, eux aussi...). En période de crise économique majeure, un bon millésime ne suffit pas à redresser les cours.
Donc le titre de votre post semble bien choisi : les Français seront peut-être plus nombreux à pouvoir goûter dans cette bonne année aux crus classés qui semblaient réservés aux traders, aux spéculateurs et autres millionnaires russes. S'ils ont gardé leur travail évidemment...