Le blog de la rédaction
sept 08

Au Pavillon Dauphine, ce mercredi 7 septembre, lors de la soirée de lancement du Guide Hachette des vins 2012, Jean-Pierre Marielle et Jean-Sébastien Petitdemange ont remis les Grappes d’or, d’argent et de bronze au cours d’une dégustation des coups de cœur du Guide Hachette des vins 2012.

Le mercredi 31 août 2011, le Guide Hachette des vins 2012 est sorti en librairie. En 27 ans, il est devenu la Bible des amateurs de vins, qui guettent à chaque rentrée la nouvelle sélection des bouteilles effectuée par des jurys d’experts lors de dégustations à l’aveugle organisées dans l’année d’édition. Objectif et indépendant, il s’adresse à tous les consommateurs, sans esprit d’école.
Sur 36 000 vins passés au crible, 9 979 ont été retenus, dont 231 notés trois étoiles, 1 672 deux étoiles et 3 450 une étoile. 500 vins ont été élus coups de cœur : leur étiquette est reproduite dans le livre. Parmi cette sélection, trois vins ont été distingués.

Grappe d’or, coup de cœur trois étoiles (vin exceptionnel) , remise à Philippe Desmeure pour l’hermitage rouge Domaine des Remizières Cuvée Emilie 2009

Cette exploitation familiale depuis plusieurs générations s’étend à l’origine sur 4 ha ; une partie de la récolte est alors livrée à la cave coopérative de Tain-l’Hermitage. En 1973, Alphonse Desmeure décide de vinifier entièrement à la propriété. Son fils Philippe, installé en 1977, la modernise et l’agrandit. Aujourd’hui, le domaine couvre 30 ha, constitué de nombreuses parcelles réparties sur sept communes des deux rives du Rhône. Il propose des vins dans les trois AOC hermitage, crozes-hermitage et saint-joseph (en rouge). En 2005, Emilie, œnologue diplômée, rejoint son père, suivie en 2009 par son frère Christophe. Elle inspire cette cuvée incontournable, plusieurs fois coups de cœur du Guide (1999, 2002, 2003, 2004 et 2001 en blanc). Paré d’une robe intense et profonde, d’un noir d’encre, ce 2009 laisse poindre les épices et les fruits rouges derrière le toasté de l’élevage. C’est en bouche que le vin s’impose : « un monstre de concentration », d’une puissance et d’une densité exceptionnelles, bâti sur des tanins mûrs et solidement arrimés. Un grand hermitage de garde, à ouvrir dans dix ou vingt ans. Le domaine se distingue également en crozes-hermitage avec trois vins sélectionnés : la cuvée Christophe 2009 en rouge, une étoile, la même cuvée en blanc 2009, une citation, et la Cuvée particulière 2009 rouge, une étoile. Une valeur sûre de la vallée du Rhône septentrionale : onze coups de cœur depuis l’édition 2001 !

Grappe d’argent, coup de cœur deux étoiles (vin remarquable) remise à Cédric Gravier pour le bandol blanc Domaine la Suffrène 2010

Cédric Gravier a repris en 1996 l’exploitation familiale, dont la production était jusqu’à lors portée en coopérative. Le domaine porte le nom du lieu-dit La Suffrène qui garde le souvenir du Bailli de Suffren et où s’étend une partie des vignes de la propriété. Cet incontournable de l’appellation, détenteur de plusieurs coups de cœur dans le Guide, signe un magnifique 2010 issu de clairette et d’ugni blanc. Le nez libère des arômes complexes de pêche, d’abricot, d’agrumes et de jasmin. La bouche, à l’unisson, dévoile une superbe matière, ample, persistante et fraîche, et laisse en finale le souvenir d’un vin d’une rare élégance. Le domaine maîtrise aussi parfaitement les deux autres couleurs de l’AOC, pour preuve les deux étoiles obtenues pour la cuvée Les Lauves 2008 rouge et celle reçue pour le rosé 2010. Et ici, on cultive aussi l’olivier : un retour aux sources.

Grappe de bronze, coup de cœur à moins de 8 euros, remise à Marc Jambon pour le mâcon blanc Pierreclos Cuvée Fût de chêne 2009

La famille Jambon est présente sur Pierreclos depuis plus de 250 ans. Les vins du domaine sont d’ailleurs cités pour leur qualité dans un ouvrage de 1892, et une médaille de 1907 est précieusement conservée à la propriété. A la tête de l’exploitation depuis 2004, Pierre-Antoine succède à son père Marc, ancien président du syndicat de défense de l’appellation et du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne. Il signe un 2009 d’un bel éclat, animé de reflets or pâle, au nez fin et élégant, peu marqué par le fût. Dans la continuité, la bouche est complexe, bien structurée mais fondue, riche et longue. Cette bouteille témoigne d’un excellent mariage entre le vin et le chêne. Le domaine se distingue aussi régulièrement pour sa production originale de liquoreux ou moelleux, autrefois connus sous le nom de « vins de dame », obtenus à partir de raisins de chardonnay surmaturés, comme le mâcon-pierreclos 2009 blanc Vendanges de la Saint-Martin, qui obtient une citation.


A lire également : PAROLES DE COUPS DE COEUR
- Philippe Desmeures, Domaine des Remizières (grappe d’or du Guide Hachette des Vins 2012 pour son hermitage rouge cuvée Emilie 2009)
- Cédric Gravier, Domaine la Suffrène (grappe d’argent du Guide Hachette des Vins 2012 pour son bandol blanc 2010)
- Marc Jambon, Domaine Marc Jambon et Fils (grappe de bronze du Guide Hachette des Vins 2012 pour son mâcon Pierreclos blanc 2009 Cuvée Fût de chêne)


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sept 01



Alors que les vendanges ont déjà commencé dans de nombreuses régions, le Guide Hachette des Vins se pare de nouvelles couleurs. Découvrez l’édition 2012 dès aujourd’hui chez votre libraire ou sur le site. 10 000 vins pour tous les goûts, à tous les prix : laissez-vous guider.


Comme chaque année, le Guide Hachette des Vins remet les compteurs à zéro : 36 000 vins des derniers millésimes de 2008 à 2010 et, au final, une sélection de 10 000 vins émanant de 6 000 producteurs !

 

Rigueur, indépendance et objectivité
Chaque cuvée étant unique, le Guide est entièrement réécrit à partir des dégustations de plus de 100 commissions réalisées à travers toute la France, la Suisse et le Luxembourg.
Les bouteilles, déposées librement et gratuitement par les producteurs, sont dégustées à l’aveugle par des jurys de professionnels : œnologues, négociants, courtiers, producteurs, sommeliers… Chaque jury comprend un minimum de 3 personnes et déguste une quinzaine de bouteilles à chaque session.  Les dégustateurs ignorent le nom du producteur, tout comme celui du vin ou de la cuvée qu’ils goutent. Pour chaque bouteille, ils décrivent le vin et attribuent une note sur un barème de 0 à 5. Si la moyenne est supérieure ou égale à 2, le vin est retenu. Le Guide ne sélectionne que le meilleur !


La 27e édition pour le plus lu des guides d’achat !
Alors que les foires aux vins débutent dans quelques jours, anticipez les bonnes affaires en identifiant dans votre guide les promotions des différentes enseignes (liste disponible dans quelques jours sur votre site).
Des grands crus aux vins de pays, découvrez  la sélection 2012 des meilleures cuvées commentées, des vins réussis (sans étoile) aux vins exceptionnels (3 étoiles), dont quelque 500 coups de cœur et 2 500 bons rapport qualité/prix.
Le millésime 2010 fait belle figure. Il succède à un très beau 2009 « solaire » remarqué en rouge et dont on a constaté l’excellente tenue dans la vallée du Rhône nord, dans le Bordelais, dans le Beaujolais ou encore en Alsace avec de fameux pinots noirs. Quant à 2008, il a bien été un millésime « délicat », que le Guide vous aidera  à décrypter.


Le vin dans toute sa diversité
Le guide, c’est aussi :
- l’histoire inédite de ces hommes et ces femmes qui font ces vins, des terroirs et des paysages ;
- des informations pratiques et complètes sur le vin et le domaine : rapport qualité/prix, disponibilité des vins, type d’élevage, prix, conditions de visite ;
- des suggestions d’accords Mets et Vins pour mettre en valeur le vin présenté ;
- le potentiel de garde pour apprécier votre cuvée dans les meilleures conditions ;
- des vins bios certifiés, identifiés dans le guide par le biais d’un pictogramme ;
- de nouveaux producteurs car le guide est un formidable découvreur de talents : 200 néo-vignerons cette année dans la sélection du Guide ;
- l’actualité de chaque vignoble : qualité du millésime et des vins, brèves du vignoble, évolutions réglementaires et économiques ;
- les restaurants et bars à vins enrichis de nouvelles bonnes adresses pour déguster de bons crus.


Bientôt sur Iphone et Ipad
Outre la version papier, le guide 2012 se décline aussi sur notre site internet et sera accessible, très prochainement, sur Iphone et Ipad.

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jan 21

Comme le Dakar, le Guide Hachette s’ébranle autour de Noël. Avec moins de bruit et de fureur, et un itinéraire bien balisé. Dans la discrétion d’une machine bien huilée. François Bachelot, directeur-animateur du Guide, a repris la route – le train, l’avion – pour superviser les dégustations à l’aveugle où s’impliqueront jusqu’à la mi-mai quelque 1 000 professionnels pour constituer la matière du Guide 2012, la vingt-septième édition de votre guide d’achat préféré.


Aujourd’hui, 21 janvier, accompagné de son alter ego Stéphane Rosa, le voilà dans le Jura, à Lons-le-Saunier. Au programme : château-chalon, arbois, côtes-du-jura, l’étoile, crémant-du-jura et macvin. Des rouges, des blancs, des « jaunes », des rosés, des bulles, des liquoreux, des vins de liqueur. Tout l’éventail de la production régionale, aussi diverse qu’originale, passé au crible. Le Guide Hachette déguste toujours en région. Non chez les producteurs, mais dans un lieu à la fois neutre et consensuel, comme ici à la Maison des Viticulteurs.


Les appellations régionales de Bordeaux, les saint-émilion, médoc et haut-médoc, vouvray, montlouis et une partie des Bourgogne ont déjà été dégustés. La semaine passée, ce sont 1 239 flûtes de vins d’Alsace qui ont été débouchées pour tester leur contenu en trois jours. Mardi dernier, c’était, en Bordelais, le tour des appellations communales du Médoc : selon un protocole éprouvé, les plus grands crus classés y ont paru masqués, sous un simple numéro, en compagnie du ban et de l’arrière-ban tout aussi anonyme de la production des margaux, pauillac, saint-estèphe, saint-julien, moulis et listrac.


Lundi 24 janvier, François Bachelot et ses collaborateurs, 15 baguettes de pain sous le bras (il faut bien permettre aux dégustateurs de se refaire le palais), graviront le grand escalier du Lycée viticole de la Champagne. L’établissement, qui forme la plupart des vignerons et professionnels de la région, accueillera pendant trois jours les commissions de dégustation. Six sessions d’une demi-journée qui ne seront pas de trop pour déguster, catégorie par catégorie, les échantillons présentés. Deux mille. Pile.


Et les dégustations s’enchaîneront à un rythme soutenu pendant trois mois encore. Avant le marathon des multiples relectures, vérifications et corrections. On attend 36 000 cuvées, au moins. 10 000 devraient être retenues. Rendez-vous au 31 août.


Découvrez les coulisses d’une dégustation du Guide Hachette des Vins :
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nov 19

Du jeudi 25 au lundi 29 novembre prochains se tiendra à Paris le Salon des vins des vignerons indépendants, rendez-vous majeur pour les amateurs de vin. À découvrir en exclusivité : 12 coups de cœur du Guide Hachette des Vins 2011 et un Guide de visite.


Parmi les quelque mille producteurs réunis au parc des expositions de la Porte de Versailles, nombreux sont ceux dont les vins apparaissent régulièrement dans le Guide Hachette des Vins. Une quarantaine d’entre eux ont d’ailleurs vu l’une de leur cuvée obtenir un coup de cœur dans la dernière édition.


Pour une visite guidée… par le Guide, nous avons sélectionné 12 de ces domaines. Toutes les régions viticoles, ou presque (aucun des coups de cœur du Beaujolais et de la Champagne ne sont présents au salon cette année), sont ainsi représentées.


Et pour que la visite soit vraiment parfaite, nous avons préparé, grâce à l’outil très pratique proposé sur le site du salon, un plan de situation pré-rempli avec les domaines choisis.



Alsace grand cru Zinnkoepflé (Alsace) :
Haag – Gewurztraminer Cuvée Marie 2008
(stand C33)



Château-chalon (Jura) :
Domaine Geneletti – 2003
(stand B16)



Crozes-hermitage (Vallée du Rhône) :
Domaine Michelas-Saint-Jemms – La Chasselière 2008 rouge
(stand L19)



Graves (Bordelais) :
Ch. Magneau – Julien 2009 blanc
(stand L17)



Monbazillac (Sud-Ouest) :
Domaine l’Ancienne Cure – L’Abbaye 2007
(stand H10)



Muscat-de-rivesaltes (Roussillon) :
Domaine Cazes – 1992
(stand B42)



Palette (Provence) :
Château Henri Bonnaud – Quintessence 2009 blanc
(stand G15)



Pineau-des-charentes (Poitou-Charentes) :
Thierry Pouilloux – Blanc
(stand B59)



Quarts-de-chaume (Vallée de la Loire) :
Domaine de la Roche Moreau – 2008
(stand K71)



Vin-de-savoie (Savoie) :
Domaine Jean Vullien et Fils – Chignin-Bergeron Harmonie 2009 blanc
(stand R62)



Vins de pays Hauts de Badens (Languedoc) :
Domaine la Grave – Cabernet-sauvignon 2008
(stand A53)




Vosne-romanée (Bourgogne)
:
Domaine Guyon – Les Charmes de Mazières 2008 rouge
(stand R43)


Attention toutefois : si vous trouverez à coup sûr ces domaines dans les allées du salon, nous ne pouvons vous assurer la présence des coups de cœur sur les stands. N’hésitez pas à demander au producteur si ces vins sont encore disponibles.


Bonne visite et bonne(s) dégustation(s) !


Pour plus d’informations: www.vigneron-independant.com

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oct 06

Grappe d’or du Guide Hachette des Vins 2011, Domaine Gros frère et sœur, Grand cru Richebourg 2008


« Il y a deux sortes de vignerons aujourd’hui en Bourgogne », remarque Bernard Gros. « Il y a ceux qui font du vin avec de l’argent et ceux qui font un peu d’argent avec du vin. » Un résumé de la métamorphose en cours en Bourgogne ? Les terres familiales s’émiettent un peu à la relève des générations. Des banques ou des sociétés les rachètent, car les parcelles coûtent à présent le prix des œuvres d’art. « Le paysage change. Bien ou mal, dit-il, c’est comme ça. Les vignerons bourguignons qui possèdent leurs vignes sont de moins en moins nombreux. »


De ces vieilles familles du terroir, Bernard Gros est l’une des figures les plus représentatives. L’histoire des siens commence quand Alphonse Gros, venant du côté de Nuits-Saint-Georges, s’installe à Vosne en 1830. Le commerce prospère, la propriété s’agrandit avec le temps, au fil des générations. Deux hectares de Richebourg pour commencer en 1882, puis deux parcelles de clos-de-vougeot, quelques ares de grands-échézeaux et trois hectares d’échézeaux. Jusqu’à ce qu’en 1963 la propriété soit partagée entre les quatre héritiers de Louis : Jean et François, qui constituent chacun leur exploitation, Gustave et Colette, qui réunissent leurs parts et fondent le domaine Gros frère et sœur, avant de le confier vingt ans après à leur neveu Bernard. La famille a essaimé. Aujourd’hui, trois branches de Gros sont installées sur la commune de Vosne, et une quatrième à Pommard et à Beaune.


Bernard Gros prend la relève à 22 ans, sitôt libéré de son service militaire. Il replante toutes les parcelles de vieilles vignes fourbues et y ajoute 12 nouveaux hectares en hautes-côtes-de-nuits, au-dessus de Vosne-Romanée. Qui complètent ses quatre précieux grands crus : 69 ares de richebourg, à quelques rangs de pinot noir de la romanée-conti, 37 ares de grands-échézeaux, 93 d’échézeaux, et 75 de clos-de-vougeot Musigni. Soit au total une vingtaine d’hectares.



Trois décennies plus tard, l’œuvre accomplie est remarquable. Trois coups de cœur en quatre ans pour son grand cru richebourg ! Une constance rare. Et la consécration avec la Grappe d’or du Guide Hachette des Vins 2011. « Ce vin s’ouvre sur le fruit noir et des notes empyreumatiques. La marque de l’élevage est présente également en bouche, conférant de la puissance à une matière ronde et grasse qui enrobe le tanin. Un vin profond, bien dans l’esprit des grands crus du domaine », écrivent les dégustateurs. Et ne dit-on pas du richebourg qu’il remplit le verre rien que par son nom ? « C’est le terroir qui parle », réplique Bernard Gros avec modestie. Et comme une excuse, il ajoute : « Le raisin est le maître de tout, 80 % des qualités du vin sont dans la vigne ». Il les connaît par cœur, sa terre et son pinot noir ! Il est tombé dedans quand il était petit !


Le terroir, d’abord. Le vigneron se fait géologue. Le vignoble de la Côte de Nuits, qui repose sur des terrains d’époque jurassique, est implanté sur le rebord d’une faille. Le jeu de multiples fractures explique la diversité de ses sols. « À un mètre près, ici, d’une faille à l’autre, les vins sont différents. Les grands crus sont concentrés à mi-côte, sur la faille. » Et il conclut, avec modestie : « On a la chance d’être bien nés. Toute la différence ne vient pas de ma science, mais du sous-sol. »



Le pinot noir ensuite, l’âme de la Bourgogne. Les pieds replantés il y a 20 ans s’enracinent de plus en plus profondément dans le sol, et ses vins gagnent ainsi en complexité. « Le pinot noir est extrêmement délicat, c’est pourquoi il est inimitable. Il n’aime ni le froid, ni le chaud. Et comme tous nos vins sont des monocépages, on n’a rien pour se rattraper les mauvaises années. » Mais Bernard Gros a trouvé une manière de parade : les rangs plus espacés et le palissage plus haut que chez ses confrères.


« Les générations actuelles demandent des vins plus gourmands, plus en rondeur, qui exigent des raisins très mûrs, constate Bernard Gros. On aime moins les vins un peu acides d’autrefois. » Si la physionomie du vignoble de Bourgogne change, il en va de même de ses vins, sous l’effet des usages et des goûts d’aujourd’hui. Et à Vosne, la dynastie des Gros tient ferme la barre et haut le flambeau dans les bourrasques.


Voir aussi
- La sélection en richebourg du Guide Hachette des Vins (éditions 2008, 2009 et 2010)
- Les Grappes du Guide Hachette des Vins 2011
- Découvrir l’appellation richebourg
- Les accords gourmands avec le richebourg



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sept 22

Grappe de bronze du Guide Hachette des Vins 2011 pour son saumur-champigny Domaine de Nerleux Clos des Châtains 2008


Aux dernières vendanges, Régis Neau a eu les honneurs du 20 heures de Laurence Ferrari sur TF1. Le reportage entendait illustrer les effets du réchauffement climatique par un reportage dans les vignes de Nerleux (ou « Nerloo » en français du XVIe siècle, autrement dit aujourd’hui, « les loups noirs »).

Le Val de Loire n’est pas encore le désert de Gobi, mais avec le temps, Régis Neau a observé quelques petits changements : « On vendange à peu près à la même époque qu’autrefois, note-t-il, mais les raisins sont à présent beaucoup plus mûrs. Et tandis qu’on sortait des vins à 10 degrés, ils atteignent naturellement aujourd’hui les 12 ou 13 degrés. » De ce fait, leur caractère change. Le Val de Loire, auparavant terre de vins légers, fruités, frais et gouleyants, donne, semblerait-il, des vins plus corpulents. Le réchauffement du climat est-il la cause essentielle de ce caractère ?



Il y en a bien d’autres, propres à Nerleux. A commencer le fameux tuffeau local. Ce calcaire crayeux, roche sédimentaire poreuse et friable, formant des strates recouvertes d’une mince couche de terre, constitue le terroir privilégié de la Touraine occidentale et du Saumurois. « C’est là que le cabernet franc s’exprime le mieux, explique Régis Neau. Ses racines s’enfoncent jusqu’à quinze ou vingt mètres à travers la roche pour puiser leur eau. L’alimentation est ainsi régulière et cela préserve la plante de tout stress hydrique. Sur un terrain trop sec, le cabernet franc donne des tanins plus durs. Ici, il acquiert une pointe d’acidité, une belle fraîcheur Une envie de revenez-y ! ».


La qualité de son Clos des Châtains tient aussi à la vigne et aux soins impitoyables qu’il lui applique. Sur les flancs sud-ouest de la butte de Saint-Cyr-en-Bourg, le Clos recèle les plus vieux ceps du domaine (70 ans d’âge), dont la faible vigueur entraîne de faibles rendements. Les grappes sont petites et sucrées. Tant mieux pour la profondeur du goût. En outre, Régis Neau pratique une culture raisonnée : plus aucun engrais chimique ou organique dans les rangs, des parcelles ensemencées de fétuque et de pâturin. L’herbe aspire les excès d’eau et dispute sa nourriture aux pieds de vigne : un régime d’ascète pour les ceps. Il faut souffrir… Notez que pour l’ensemble de l’appellation saumur, un ingénieur agronome a été recruté, chargé de veiller au respect des équilibres naturels.



Au domaine de Nerleux, les vendanges débutent le plus tard possible, pour attendre les raisins les plus mûrs ; et à la cave, durant la macération, on pratique ici des remontées à l’air plutôt qu’un pigeage mécanique. Une façon de faire inventée dans le Val de Loire permettant de renforcer la couleur des vins, qui en manquaient auparavant, et d’assouplir les tanins. Puis arrive la mise en bouteille, quatorze mois plus tard, après deux hivers en cave.



Côté généalogie, la neuvième génération des vignerons de Nerleux s’apprête à faire ses premières armes : Amélie, la fille de Régis. Petite fille, elle se voyait déjà vigneronne, mais ses parents l’avaient dissuadée de se lancer trop tôt. Alors elle s’est constituée un solide bagage commercial et financier, a travaillé dans une banque pendant dix ans puis est revenue au pays, après un détour au lycée viticole de Montreuil-Bellay. Le 1er janvier 2011 s’accomplira son rêve d’enfant… Son père Régis, lui, avait repris le domaine en 1974. Il l’a restructuré, replanté et agrandi, portant sa surface de 18 à 47 hectares. Et Nerleux est devenu un incontournable. Si l’on y produisait auparavant deux tiers de vins blancs pour un tiers de rouges, les proportions sont aujourd’hui inversées. Mais le Saumurois est éclectique et Régis Neau propose, outre des rouges et des blancs (la cuvée Les Loups blancs issue de chenin a frôlé le coup de cœur du Guide Hachette 2011), des crémant-de-loire ou encore, les années fastes, des coteaux-de-saumur liquoreux. Dire que l’aïeul Robert, en retrouvant ses vignes en friches au retour des tranchées de la Grande Guerre, de désespoir, avait voulu vendre son domaine!


On laissera aux experts du Guide Hachette le mot de la fin sur ce Clos des Châtains du domaine de Nerleux : « Un vin chaleureux et délicat à la fois. Une robe grenat intense aux reflets noirs. Un nez puissant évoquant les fruits noirs, la confiture de mûres notamment. Une bouche riche dotée d’une solide charpente et laissant une sensation fruitée remarquable. »


Voir aussi
- La sélection en saumur-champigny du Guide Hachette des Vins (éditions 2008, 2009 et 2010)
- A la découverte de l’appellation saumur-champigny
- Les Grappes du Guide Hachette des Vins 2011

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sept 21

Grappe d’argent du Guide Hachette des Vins 2011 pour son alsace grand cru Zinnkoepflé cuvée Marie, gewurztraminer 2008


La Vallée Noble est son pays et le Zinnkoepflé sa petite patrie. À une vingtaine de kilomètres au sud de Colmar, les vignes du domaine Haag descendent des coteaux escarpés au-dessus du clocher de Soultzmatt. Si cette étroite vallée refermée comme un écrin est dite Noble, c’est par une coquetterie anciens clercs qui signaient leurs missives à l’évêque de Strasbourg d’un « vicarius in vallis prae nobilis ». Sept châteaux forts la gardaient autrefois, dont un seul a subsisté. La douce vallée a gardé sa noblesse, l’abolition des privilèges un 4 août n’y a rien fait. Le Zinnkoepflé, l’un des 51 grands crus d’Alsace se trouve là, haut perché, sur le « toit » du vignoble alsacien (à 420 mètres d’altitude), et Jean-Marie Haag le classe sans fausse modestie dans les cinq meilleurs. Noblesse oblige.


L’édition 2010 du Guide Hachette a distingué la cuvée Marie du Domaine Haag et ses dégustateurs ont apprécié « une robe or, où l’on goûte toutes les nuances du gewurztraminer en surmaturation (litchi, fruits jaunes confits, épices) et une bouche puissante et riche », qui valaient bien la Grappe d’argent. Cette cuvée Marie est un vin d’apéritif par excellence. Elle accompagnera aussi avec élégance des saveurs raffinées, comme le foie gras poêlé aux raisins, des mets aux épices et au miel tels que les tajines et les spécialités asiatiques, des fromages hauts en goût comme le munster ou le roquefort, ou encore une tarte feuilletée aux pommes ou une tarte Tatin. Un grand vin de gastronomie.


Son coup de cœur, Jean-Marie Haag l’explique par un précieux terroir et son cépage d’élection. Sa parcelle du Zinnkoepflé (1,35 hectare sur les 6 de son domaine) reflète toutes les vertus des profondeurs et du ciel de ce grand cru. Une pente rude (40 % d’inclinaison), une terre composée de calcaires gréseux coquilliers où s’incrustent de nombreux fossiles, des étoiles et des lys de mer en particulier. Et un microclimat rêvé : Zinnkoepflé signifie « la tête au soleil » (Zinn et Kopf) dans le dialecte alsacien. Le coteau est orienté au sud et sud-sud-est et reçoit d’avril à septembre, durant la pousse des vignes, 1750 heures d’ensoleillement, autant qu’à Bordeaux. Protégé par les plus hauts sommets des Vosges qui constituent une barrière contre les pluies, le vignoble bénéficie de conditions particulièrement chaudes et sèches. Sur la lande des hauts de Soultzmatt, on trouve des orchidées, des anémones rares, et des amandiers… des plantes méditerranéennes ! « Autour de la Saint-Jean, on entend même les cigales chanter ! » affirme Jean-Marie Haag. On est à la pointe méridionale de l’Alsace, dans une zone classée Natura 2000.


Le gewurztraminer s’y sent bien. Il recouvre 60 % de l’encépagement du Zinnkoepflé. La vallée Noble, à l’abri des vents d’ouest dominants, offre un milieu propice à la surmaturation des grains ; c’est d’ici d’ailleurs que provient une bonne partie des « vendanges tardives » et « sélection de grains nobles » alsaciens. « Le plus important est de vendanger à maturité phénolique, explique Jean-Marie Haag. On goûte les raisins, on voit si les pépins sont bien mûrs, et alors on vendange la parcelle ». Ensuite on pratique un pressurage très doux: « il faut y faire comme avec les enfants, dit-il, ne pas les bousculer ». Ensuite vient l’élevage sur lies fines et le bâtonnage. Le vigneron d’ajouter, après une dégustation, « le gewurztraminer est un flacon de parfums ».


Le domaine Haag est une longue histoire de famille, commencée avec le grand-père Eugène, dans les années 1930. Ce dernier travaillait en semaine au fond des mines de potasse – exploitées au nord de Mulhouse jusqu’à une date récente – et, le dimanche, cultivait son lopin de légumes et de vignes. Quand son fils Armand prit sa succession, il ne garda que la vigne, racheta quelques parcelles voisines et mit son vin en bouteille. Jean-Marie a continué. Après des études au lycée agricole de Rouffach, il a effectué sa première vinification en 1982.


Quatre des frères d’Armand avaient choisi une autre voie que lui, celle de Dieu. L’un est moine trappiste, deux autres chez les Oblats de Lyon, et le dernier curé de Kingersheim. C’est ainsi qu’une part des vins du domaine Haag est destinée à une congrégation hollandaise qui fait le commerce des vins. 30 % de la production sont exportés, en Europe et vers des destinations lointaines : Etats Unis, Hong Kong et bientôt le Brésil.



La cuvée Zinnkoepflé gewurtraminer a été baptisée Marie, comme Jean-Marie et Myriam son épouse (Marie en hébreu). « Notre vin est un duo », dit-il. Les deux enfants, Marion et Théo, eux, sont les parrains des cuvées grand cru issues de riesling et de pinot noir. Seront-ils vignerons ? « Pour l’instant, ils font leurs études, après on verra… » dit leur père.


Voir aussi

- Les sélections en alsace grand cru Zinnkoepflé du Guide Hachette des Vins (éditions 2008, 2009 et 2010)
- Les Grappes du Guide Hachette des Vins 2011
- L’Alsace viticole


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sept 03

Lors du lancement du Guide Hachette des Vins 2011 au Pavillon Dauphine, ce mercredi 1er septembre, François Cluzet et Jean-Sébastien Petitdemange ont remis les Grappes d’or, d’argent et de bronze au cours d’une dégustation des coups de cœur.


Sur 36 000 vins passés au crible pour cette 26e édition, 10 069 ont été retenus dans le Guide, dont 219 notés trois étoiles, 1 562 deux étoiles et 3 356 une étoile. 471 vins ont été élus coups de cœur : leur étiquette est reproduite dans le livre. Parmi ces derniers, les trois vins distingués sont :




Grappe d’or, coup de cœur trois étoiles (vin exceptionnel) : remise à Bernard Gros pour le grand cru richebourg Domaine Gros Frère et Sœur 2008

Descendant d’une lignée de vignerons de Vosne-Romanée qui remonte à 1830, Bernard Gros conduit depuis 1984 le domaine créé par son oncle et sa tante à la suite d’un partage familial. Un aïeul, Louis-Gustave, fut un des premiers producteurs de la Côte à embouteiller son vin pour la vente directe aux particuliers. C’est également lui qui fit l’acquisition, en 1882, de deux hectares de Richebourg, grand cru mitoyen de La Romanée-Conti. Bernard Gros en exploite aujourd’hui 69 ares, dont il a tiré en 2008 un vin profond et puissant qui lui vaut un troisième coup de cœur en quatre ans pour cette appellation. Son richebourg rubis foncé s’ouvre sur le fruit noir et des notes empyreumatiques, avant de dévoiler une matière ample et ronde qui enrobe le tanin. Un vin bien dans l’esprit des grands crus du domaine, dont deux autres représentants reçoivent une étoile cette année (grands-échézeaux 2008 et clos-de-vougeot Musigni 2008).




Grappe d’argent, coup de cœur deux étoiles (vin remarquable) : remise à Jean-Marie Haag pour l’alsace grand cru Zinnkoepflé Domaine Haag Cuvée Marie Gewurztraminer 2008

A la tête de 6 ha de vignes, Jean-Marie et Myriam Haag sont installés dans une maison du XVIIIe siècle au centre de Soultzmatt, à une vingtaine de kilomètres au sud de Colmar. S’étirant le long de la Vallée Noble, ce village est dominé par les pentes escarpées et ensoleillées du grand cru Zinnkoepflé, le « toit » du vignoble alsacien. Jean-Marie Haag a su en tirer le meilleur parti, proposant un 2008 dont la couleur or soutenu annonce la concentration. Proche d’une vendange tardive, le vin déploie toutes les nuances d’un gewurztraminer en surmaturation (litchi, fruits jaunes confits, épices) et s’impose en bouche par sa puissance, sa richesse et sa longueur. Un grand vin de gastronomie pour un foie gras poêlé au pain d’épice, un munster fermier ou une tarte prune-cannelle. Preuve de la maîtrise de ce cépage, Jean-Marie Haag décroche également un coup de cœur pour son alsace gewurztraminer vendanges tardives 2007.




Grappe de bronze, coup de cœur à moins de 8 euros : remise à Régis Neau pour le saumur-champigny Domaine de Nerleux Clos des Châtains Vieilles Vignes 2008

Régis Neau représente la huitième génération de vignerons sur le Domaine de Nerleux, ancienne seigneurie du XVIe siècle dont le nom signifie en vieux français les « loups noirs ». Le Clos des Châtains, situé sur les pentes sud-ouest de la butte de Saint-Cyr, renferme les plus vieux ceps (70 ans) de la propriété qui s’étend sur 45 ha. Ces vieilles vignes sont à l’origine du troisième coup de cœur décroché par ce domaine incontournable du Saumurois : un 2008 grenat foncé évoquant la confiture de mûres, aussi solide par sa structure qu’élégant par son fruité intense et délicat. A l’aise avec le chenin comme avec le cabernet franc, Régis Neau frôle par ailleurs le coup de cœur pour son saumur blanc Les Loups blancs 2008, qui obtient deux étoiles.

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sept 02

Ce mercredi 1er septembre, le Guide Hachette des Vins a fêté son édition 2011 au Pavillon Dauphine, sous le parrainage de l’acteur François Cluzet.


Découvrez les images de la soirée :


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sept 01

« Le premier clap a retenti ce matin : Blanquefort, 10h30, le lycée agricole », écrivions-nous sur ce blog le 10 décembre 2009. Neuf mois plus tard, ce 1er septembre 2010, paraît le Guide Hachette des Vins 2011 : le bébé se porte bien, il pèse 1,3 kg et « mesure » plus de 1400 pages.

Durant cette période, il a fallu organiser la dégustation (à l’aveugle) de quelque 36 000 échantillons, sur des dizaines de lieux, puis relire, corriger, compléter une dizaine de milliers de notices : beaucoup de travail mais aussi de surprises, de découvertes, de confirmations, bref un plaisir œnophile sans cesse renouvelé, édition après édition.

Sous le parrainage de François Cluzet, la 26e édition sera honorée comme il se doit ce soir au Pavillon Dauphine, lieu désormais habituel de lancement du Guide.

Les foires aux vins approchent à grands pas et les amateurs sont dans les starting-blocks : les avis éclairés des quelque 1000 dégustateurs du Guide les aideront à choisir. Au programme, 6 500 producteurs référencés et 10 000 nouveaux vins à découvrir, notés et commentés : des vins de toutes les appellations de France, mais aussi de Suisse et du Luxembourg, des grands crus aux vins de pays, pour tous les goûts et tous les budgets, et bien sûr, les coups de cœur, au nombre de 471 cette année.

Si « l’on ne change pas une équipe qui gagne », le Guide ne s’interdit pas, bien au contraire, de s’enrichir et d’innover. Après la sélection exceptionnelle d’armagnacs et de cognacs de l’édition précédente, après le pictogramme indiquant les vins « bio », toujours présent, la version 2011 met l’accent sur ce qu’est le Guide depuis ses origines : un découvreur de nouveaux talents. Ainsi les lecteurs pourront-ils aisément visualiser les cuvées des professionnels récemment installés et sélectionnés pour la première fois.

Autre nouveauté, un chapitre est consacré aux restaurants et aux bars à vin : une sélection de plus d’une centaine de bonnes adresses à travers toute la France. Au menu : les types de vins proposés mais aussi la cuisine, l’ambiance, le décor, les prix, le nombre de bouteilles et de vins au verre… Un « guide dans le Guide » en somme.

Si les fidèles du papier ne manqueront pas de se ruer chez leur libraire, les « oenonautes » – toujours plus nombreux (près de 100 000 chaque mois) – peuvent eux aussi découvrir le Guide 2011 dès aujourd’hui (http://www.hachette-vins.com). À noter également : un troisième Guide en accès libre, l’édition 2010, s’ajoute aux éditions 2008 et 2009, déjà en ligne gratuitement.

Amis lecteurs, nous vous souhaitons donc d’heureuses découvertes et de fameuses dégustations. Quant à nous, il est déjà presque l’heure de reprendre la route des vignobles et de nous lancer dans l’aventure de l’édition 2012…

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