nov 30

La météo avait annoncé des chutes de neige sur la Bourgogne, et la Côte a été servie. Il est tombé 5 cm samedi 27 novembre autour de Dijon, fait exceptionnel pour un mois de novembre. Dimanche 28 novembre, l’ambiance était féérique sur les coteaux, en particulier à Fixin, où se tenait une journée Portes Ouvertes pour laquelle il a fallu braver les rues glissantes du village. Ceci dit, les courageux visiteurs ont été récompensés par l’accueil des vignerons, dont certains, comme le domaine Molin, s’étaient donné le mal de cuisiner de délicieux apéritifs pour accompagner une jolie verticale de 2004 à 2008.


En fait, la neige n’a pas tenu longtemps. Les réels dommages pourraient intervenir cet hiver, comme l’a montré le gel de décembre 2009, qui a purement et simplement détruit 300 hectares en Côte-d’Or en l’espace de quelques jours, le thermomètre étant descendu vers Noël à -20°C sur une vigne dont la sève, elle, n’était pas encore redescendue. Les bas de coteaux et les creux froids ont été touchés, en notamment ceux qui avaient déjà été replantés en 1986, suite au grand gel d’hiver de 1985. Les vignerons n’ont rien récolté en 2010, et devront arracher puis replanter, ce que certains ont déjà commencé à faire, d’ailleurs. Dur métier !


Florence Kennel

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nov 26


Grâce au TGV, les marchés de Noël d’Alsace ne sont plus qu’à 2 h 20 de Paris. Alors que tant de vignobles ne présentent en hiver que leur face la plus morne, les quatre semaines précédant le 25 décembre constituent ici un temps fort. La période des festivités s’étire même parfois entre la Sainte-Catherine (25 novembre) et l’Épiphanie. Le moment de découvrir cette région viticole qui a vu naître tant de traditions festives de la fin de l’année, à commencer par le sapin !


Au 1er décembre, la période de l’Avent ouvre le temps liturgique de préparation à Noël. La Saint-Nicolas, le 6 décembre, est souvent, elle aussi, l’occasion de fêtes. Le saint préféré des enfants est grand pourvoyeur de douceurs… De Wissembourg à Thann, nombre de cités, dans une belle émulation, installent leurs marchés de Noël dès la fin novembre. Des vignerons organisent aussi des « caves de Noël », proposant des animations dans leur domaine décoré pour l’occasion : dégustation de vins avec des spécialités, concerts, expositions et animations diverses… En 2010 ont été mises sur pied les « navettes de Noël » qui relient par les divers transports en commun villes et bourgs touristiques de la région, viticoles pour la plupart : Kaysersberg, Ribeauvillé, Riquewihr, Colmar, Turckheim, Rouffach, Eguisheim, Munster, Neuf-Brisach. Les visiteurs non motorisés peuvent ainsi explorer le vignoble dans sa parure hivernale. Un titre de transport unique est proposé. Pratique et écologique.


Les quartiers et les villages les plus pittoresques vont offrir pendant un mois un décor de contes de fées. Les illuminations mettent en valeur les pignons, balcons, balustrades et oriels de l’habitat traditionnel. Sur les places, on dresse, répliques miniatures des demeures environnantes, des maisonnettes de bois peint entre lesquelles flânent les passants emmitouflés dans les vapeurs réconfortantes de vin chaud parfumé de cannelle, de vanille, d’anis et d’autres épices. Les articles ? Artisanat local (décors de Noël, jouets, tissus) et spécialités gourmandes. Au commerce s’ajoutent des expositions (crèches), concerts et spectacles vivants. La liste de liens ci-dessous vous permettra de découvrir les marchés de Noël et animations des principaux bourgs de la route du Vin. Elle n’est sans doute pas exhaustive : ici, une chorale, là un défilé, tous les villages ont à cœur de fêter Noël.


À Strasbourg, le Christkindelmärik a lieu depuis 1570 : en 2010, il en est à sa 441e édition. Les marchés de Noël se sont d’abord développés dans les grandes villes, où ils sont aujourd’hui multiples et spécialisés, jalonnant tout le centre historique. Dans la métropole régionale : place Kléber, place de la Gare, place Broglie, place de la Cathédrale, place du Château, place des Meuniers, place Benjamin-Zix, place du Temple-Neuf, place du Corbeau, place d’Austerlitz (où se tiennent des vignerons des alentours) ; à Colmar : place Jeanne d’Arc, place des Dominicains, place de l’Ancienne Douane et dans les salles d’apparat du Koifhus, ainsi que dans le quartier de la Petite Venise.


Que de richesses gastronomiques ici en fin d’année ! On les découvrira dans ces marchés ou attablé dans un restaurant ou une winstub (bistrot à vins) : le foie gras, l’oie rôtie et bien sûr les plats typiques moins saisonniers, de la choucroute au backehoffe en passant par le civet de lapin au vin rouge ou le coq au riesling… Les douceurs ne sont pas en reste : les lekerle ou pains d’épice, spécialité de Gertwiller dans le Bas-Rhin, décorés pour les fêtes ; les Maennele, bonhommes en brioche proposés à la Saint-Nicolas ; les bredele, petits gâteaux de Noël aux formes et saveurs multiples ; les Berawecka, pains aux fruits secs ; les Christolle, pains de Noël ; etc.


Vous marierez ces mets aux crus les plus festifs : les crémants-d’alsace, les « grands blancs », les meilleurs pinots noirs et les moelleux et liquoreux – ces vendanges tardives et sélections de grains nobles dont l’édition 2011 du Guide Hachette présente un bel assortiment dans un millésime favorable, le 2007. Vous voulez approvisionner votre cave ? Gardez en mémoire que de nombreux domaines ferment entre le 25 décembre et le 1er janvier.


Les contacts utiles

Alsace
www.tourisme-alsace.com
www.vinsalsace.com
www.tourisme67.com
www.tourisme68.com
www.noel.tourisme-alsace.com


Noël de Wissembourg à Thann
www.ot-wissembourg.fr
www.otstrasbourg.fr
www.ot-molsheim-mutzig.com
www.obernai.fr
www.pays-de-barr.com
www.ot-valdeville.fr
www.ville-selestat.fr
www.ville-bergheim.fr
www.kaysersberg.com
www.ville-kaysersberg.fr
www.ribeauville-riquewihr.com
www.ribeauville.net
www.noel-colmar.com
www.turckheim.fr
www.ot-eguisheim.fr
www.ot-rouffach.com
www.la-vallee-de-munster.com
www.ville-thann.fr


Les transports régionaux
www.vialsace.eu (transports)
www.vialsace.eu (navettes de Noël)


À voir à proximité
À 26 km de Colmar, à 55 km de Strasbourg : le château du Haut-Koenigsbourg.
À 26 km de Colmar, à 100 km de Strasbourg : l’Écomusée d’Alsace à Ungersheim, ses authentiques maisons traditionnelles dans un décor de Noël.


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nov 23

Avec 11,3 % de hausse du prix moyen à la pièce, la 150e Vente des vins des Hospices de Beaune reflète la modestie bourguignonne qu’incarne le millésime 2010. Grâce à la fougue de l’incontrôlable Fabrice Luchini, la pièce de charité, emblème de la Vente, a flambé à 400 000 €. Mais derrière les paillettes, la vraie star, c’était la Chine. Retour sur une folle journée.


20h40 : +11,3 %, Christies a gagné son pari
La Vente des vins des Hospices de Beaune engrange un bon résultat, correspondant à ce que laissait prévoir ce millésime réussi mais pas miraculeux. Les blancs ont tiré les chiffres vers le haut (+15 %) en raison d’une faible récolte. Mais cette jolie performance est aussi à mettre au compte de « l’effet Christie’s », dont le carnet d’adresses et le savoir-faire drainent un nouveau public vers cette vieille vente.

Démarchés par les commerciaux de Christie’s qui ont quadrillé l’Asie avec leurs échantillons de vins, ces nouveaux clients interviennent par téléphone… et aussi par Internet. D’où des froncements de sourcils de négociants beaunois se voyant parfois « grillés » sur une enchère par un anonyme de la Toile… La Vente des vins, autrefois événement local, se mondialise lentement. Avec la Chine en point de mire ? « 18 à 20 % de nos acheteurs, lors d’une vente de vins classique, sont asiatiques », expliquait avant la vente un commissaire-priseur de la maison londonienne. « On serait contents d’en avoir au minimum 20 % pour les Hospices de Beaune. »

Car les ventes de vins de Bourgogne en Chine ont augmenté de 70 % en 2010. Tout est dit ! Les Bourguignons n’ont d’yeux que pour l’Asie. « Le marché chinois est un marché de vins rouges. Il faut y aller, sinon les vins du Nouveau Monde vont occuper le terrain », analyse Pierre-Henry Gagey, président délégué de l’interprofession des vins de Bourgogne.


17h32 : Luchini, en mode provoc’
Une strophe de Victor Hugo, un couplet de Johnny, une harangue pour engager la Bourgogne du vin à incarner « un rempart contre le marxisme »… Le feu oratoire de Fabrice Luchini, président de la Vente des vins, a permis à la pièce de charité de crever le plafond : 400 000 € ! C’est la somme qu’a dépensée Jacques Boisseaux, PDG de la maison Patriarche (Beaune), pour ce tonneau de 500 litres de beaune 1er cru cuvée Nicolas Rolin. Elle sera dédiée à deux associations caritatives, dont l’une de lutte contre le cancer. « Je sais que c’est une somme », a reconnu benoîtement M. Boisseaux, « mais il en faudrait encore des centaines comme ça pour faire reculer cette foutue maladie. » Modestes, ces Bourguignons !


11h23 : un millésime « classique » selon Roland Masse
« 2010, c’est un millésime de charme, très bourguignon », expliquait Roland Masse juste avant la Vente des vins. « On revient à du classique, eu égard aux dates des vendanges, au niveau d’acidité, ce qui replace la Bourgogne dans son contexte septentrional. » Un sérieux gel d’hiver, des vendanges au 20 septembre, un été « pourri, mais pas pluvieux » : c’est une météo semi-continentale bien bourguignonne qui a en effet marqué 2010. Pour un résultat étonnamment réussi de la part de tous les observateurs : « les Hospices ont fait de beaux rouges », commentait Jasper Morris, auteur britannique emblématique du monde du vin. Le millerandage a sauvé le millésime : « on avait beaucoup de petits raisins, bien noirs, à 13° d’alcool potentiel… mais ça fait beaucoup moins de vin au final ! », soupirait Roland Masse. Avec 30 hl/ha en moyenne, les 60 ha de vignes des Hospices ont effectivement été ladres. Cela dit, n’avoir que 643 tonneaux à vendre, au lieu de 800 l’an dernier, pouvait laisser présager une hausse des prix. Dix pour cent, pronostiquaient les négociants. La salle leur aura donné raison !


10h40 : une conférence de presse sans triomphalisme
Des ventes stables sur le marché français, et en modeste hausse à l’export : les vins de Bourgogne ne pavanent guère, avec un « océan de vin à vendre », selon l’expression de Louis-Fabrice Latour, patron des négociants, qui s’exprimait avant la vente. « Mais ça va mieux », se rassurait-il. « Nos ventes remontent un peu depuis le début de l’année. 2010 étant une faible récolte, les stocks vont baisser. On devrait avoir 8 à 10 % de hausse en valeur pour l’année 2010. Mais on n’a pas encore retrouvé le niveau de fin 2008… »


Florence Kennel

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nov 22

L’Alliance des crus bourgeois a dévoilé le 23 septembre dernier la liste des crus du Médoc qui pourront bénéficier de cette mention pour le millésime 2008. À l’heure de la clôture des inscriptions (mi-novembre) pour concourir à la reconnaissance du millésime 2009, retour sur la « nouvelle formule » de ce classement historique.

L’annonce du nouveau classement a dû susciter quelques « ouf ! » de soulagement dans la presqu’île médocaine. On pense moins aux châteaux élus (avec un taux de réussite frisant les 84%, l’épreuve se révèle moins difficile que le bac) qu’aux promoteurs de ces nouveaux crus bourgeois, satisfaits d’avoir réussi à surmonter les obstacles. « L’urgence, c’était de sauver cette mention historique, de faire en sorte que des bouteilles estampillées Cru bourgeois puissent circuler sur le marché », indique Frédérique de Lamothe, la directrice de l’Alliance.

Il en circulait pourtant déjà beaucoup, car l’annulation en justice du précédent classement de 2003 n’avait pas empêché nombre de châteaux de continuer à arborer la mention. Vide juridique, laxisme ou bienveillance des autorités ? Peu importe, « à partir du millésime 2008, seule la reconnaissance de l’Alliance sera légale », affirme celle qui aura travaillé pendant quatre ans à bétonner le projet pour le rendre inattaquable.

Juridiquement, la mention est sans doute bordée, avec l’organisme de certification Bureau Veritas à la manœuvre pour les aspects techniques. Mais est-elle pour autant pertinente ?

Classement ou label ?
Première différence de taille avec le classement précédent, la reconnaissance n’est valable que pour un millésime. Une obligation, car « avec Veritas, on garantit la qualité d’un produit, or dans le vin, le produit change chaque année ». Approche louable qui est d’ailleurs celle du Guide Hachette, mais d’une efficacité économique peut-être limitée si l’on se place du point de vue des châteaux. Tant pis pour les crus qui auraient bien aimé bâtir une stratégie commerciale – au moins sur le moyen terme – en s’appuyant sur ce classement.

D’ailleurs, il ne faut plus parler de classement, mais de reconnaissance, car il n’y a plus qu’une catégorie : exit donc les « crus bourgeois supérieurs » et « crus bourgeois exceptionnels » des classements précédents. La raison ? « Il fallait rebâtir les fondations avant de songer à faire des étages », confie Frédérique de Lamothe. « Être sages et prudents », en prenant en compte la « dimension politique » de l’affaire. On comprend à demi-mot que les plaies du feuilleton judiciaire récent sont encore ouvertes et fumantes… Crus bourgeois, attention fragile !

Première étape : l’éligibilité
Pour faire concourir son vin, il faut d’abord être éligible. Une éligibilité confirmée après visite par Veritas. Sur quels critères ? « La traçabilité, principalement » : logique à défaut d’être glamour, car c’est un des fonds de commerce de Veritas, plus habitué aux process industriels qu’aux subtilités de la taille de la vigne et de l’élevage du vin.

Les autres critères pourront paraître secondaires : « repérage du cru aisément réalisable à partir de la route d’accès principale à l’exploitation », « voies […] d’accès aux bâtiments d’exploitation […] praticables par un véhicule de tourisme », « parcs ou jardins ou espaces verts […] entretenus », etc. Après tout, pourquoi pas ? À l’heure du développement de l’œnotourisme, on ne peut que saluer cette démarche.

Deuxième étape : la dégustation de reconnaissance
Avec la dégustation, les choses sérieuses commencent. Nous ne décrirons pas ici en détail son processus, de peur de donner des maux de tête à nos lecteurs. Retenons simplement deux faits :

1. Le niveau minimum requis pour accéder à la mention cru bourgeois est fixé à partir de la dégustation d’échantillons « témoins » fournis par les châteaux candidats eux-mêmes ! Si l’on avait l’esprit mal tourné, on pourrait imaginer que les châteaux fournissent des échantillons médiocres afin de placer la barre au plus bas…

2. Il n’y a que deux catégories de panels référents : une pour les AOC médoc et haut-médoc, et une pour les AOC communales (listrac, margaux, moulis, pauillac, saint-estèphe, saint-julien). Un moulis est donc noté à partir de la même référence qu’un pauillac. Quand on connaît les différences entre ces deux appellations, on ne peut être qu’étonné… Dès lors que l’Alliance avait décidé d’établir plusieurs systèmes de référence, pourquoi pas un par appellation ?

And the winner is…
Pour le millésime 2008, 290 candidats, 243 crus bourgeois reconnus. Un aussi faible nombre de recalés interroge. « C’est normal, la plupart des candidats étaient déjà dans une démarche de crus bourgeois », justifie la directrice de l’Alliance. 70% des promus étaient certes déjà classés en 2003 ; mais à l’époque, il y avait eu 490 postulants et 247 élus. Un taux de réussite de 50%, plus proche d’un concours de grande école que du baccalauréat…

Est-ce à dire que seuls ceux qui savent avoir leurs chances prennent la peine de concourir (la procédure a un coût, ne l’oublions pas) ? Espérons quoi qu’il en soit, comme le laisse entendre l’Alliance, que les procédures s’affineront avec les années. Sinon, on finira par penser que 100% de ceux qui ont tenté leur chance sont sortis gagnants…

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nov 19

Du jeudi 25 au lundi 29 novembre prochains se tiendra à Paris le Salon des vins des vignerons indépendants, rendez-vous majeur pour les amateurs de vin. À découvrir en exclusivité : 12 coups de cœur du Guide Hachette des Vins 2011 et un Guide de visite.


Parmi les quelque mille producteurs réunis au parc des expositions de la Porte de Versailles, nombreux sont ceux dont les vins apparaissent régulièrement dans le Guide Hachette des Vins. Une quarantaine d’entre eux ont d’ailleurs vu l’une de leur cuvée obtenir un coup de cœur dans la dernière édition.


Pour une visite guidée… par le Guide, nous avons sélectionné 12 de ces domaines. Toutes les régions viticoles, ou presque (aucun des coups de cœur du Beaujolais et de la Champagne ne sont présents au salon cette année), sont ainsi représentées.


Et pour que la visite soit vraiment parfaite, nous avons préparé, grâce à l’outil très pratique proposé sur le site du salon, un plan de situation pré-rempli avec les domaines choisis.



Alsace grand cru Zinnkoepflé (Alsace) :
Haag – Gewurztraminer Cuvée Marie 2008
(stand C33)



Château-chalon (Jura) :
Domaine Geneletti – 2003
(stand B16)



Crozes-hermitage (Vallée du Rhône) :
Domaine Michelas-Saint-Jemms – La Chasselière 2008 rouge
(stand L19)



Graves (Bordelais) :
Ch. Magneau – Julien 2009 blanc
(stand L17)



Monbazillac (Sud-Ouest) :
Domaine l’Ancienne Cure – L’Abbaye 2007
(stand H10)



Muscat-de-rivesaltes (Roussillon) :
Domaine Cazes – 1992
(stand B42)



Palette (Provence) :
Château Henri Bonnaud – Quintessence 2009 blanc
(stand G15)



Pineau-des-charentes (Poitou-Charentes) :
Thierry Pouilloux – Blanc
(stand B59)



Quarts-de-chaume (Vallée de la Loire) :
Domaine de la Roche Moreau – 2008
(stand K71)



Vin-de-savoie (Savoie) :
Domaine Jean Vullien et Fils – Chignin-Bergeron Harmonie 2009 blanc
(stand R62)



Vins de pays Hauts de Badens (Languedoc) :
Domaine la Grave – Cabernet-sauvignon 2008
(stand A53)




Vosne-romanée (Bourgogne)
:
Domaine Guyon – Les Charmes de Mazières 2008 rouge
(stand R43)


Attention toutefois : si vous trouverez à coup sûr ces domaines dans les allées du salon, nous ne pouvons vous assurer la présence des coups de cœur sur les stands. N’hésitez pas à demander au producteur si ces vins sont encore disponibles.


Bonne visite et bonne(s) dégustation(s) !


Pour plus d’informations: www.vigneron-independant.com

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nov 17

Comme chaque année, le 3e jeudi de novembre, fleurit le marronnier du beaujolais nouveau. Et les pichets de « tout venant » d’être remplacés sur les zincs par les pots de primeur. Alors que dire de nouveau sur le « nouveau » ?


Que le millésime 2010 s’annonce « plus fringant que 2009, davantage élégant et très fin » ? Que les vins seront « colorés avec de jolis fruits, croquants et gourmands, aux arômes floraux avec aussi des dominantes de framboises, de fraises des bois et de groseilles, aux tanins vifs et longs, parfaitement intégrés ? Que, « avec un bon potentiel de garde, 2010 sera un cru unique en son genre regroupant les qualités des meilleurs millésimes antérieurs : la structure et le très bel équilibre de 2000, la souplesse et la délicatesse de 2006 et les arômes de fruits noirs de 2009 ? » ? Rien de moins, lit-on dans le communiqué de presse de l’Inter Beaujolais.


Que le beaujolais primeur, vinifié en grappes entières, uniquement dans les appellations beaujolais et beaujolais-villages, connaît une cuvaison très courte de quatre à cinq jours afin d’extraire le maximum de fruits et juste ce qu’il faut de tanins ?


Que cela fait cinquante ans que ça dure, depuis un arrêté du 8 septembre 1951, et surtout depuis le décret du 15 novembre 1967 qui institue une date fixe (le 15 novembre à 0h00, avant l’officialisation du 3e jeudi de novembre depuis 1985) ?


Que, si la France se pare aux couleurs chatoyantes du nouveau, le reste du monde n’est pas… en reste, du Japon aux États-Unis (les deux principaux pays importateurs, le premier loin devant le second toutefois, avec 6 millions de bouteilles contre 2,3 millions), en passant par l’Allemagne, la Chine ou la Russie ?


Que le Beaujolais viticole ne se réduit pas, loin s’en faut, au vin primeur, bien qu’un tiers de la production totale de la région soit consacré à ce dernier ? Vous trouverez d’ailleurs sur ce site neuf articles sur les crus (saint-amour, morgon, fleurie…), histoire de rappeler que la région fournit aussi de jolis vins aptes à la garde, et accessoirement, que le millésime 2009 est un bijou. Après le nouveau, il y aura toujours « l’ancien »…


Tout cela sonne comme du déjà vu (bu) ? Oui, au même titre que la Fête de la musique, des mères, des grand-mères, de la Journée de la femme, de la gentillesse, des gauchers… On peut s’agacer de la ritournelle, de l’obligation de faire la fête, d’une opération « marketée ». Mais on peut aussi y voir un vrai plaisir populaire et salutaire, un simple moment de convivialité autour d’un vin gaillard et gouleyant à souhait, à déguster sans chichi autour d’une bonne assiette de charcuterie, au cœur d’un mois de novembre triste sire, froid et pluvieux. Bref, un peu de vie dans une ambiance générale quelque peu morose.


Alors finalement, quoi de nouveau sur le nouveau ? Rien, et tout à la fois : comme tous les vins, il est différent d’un millésime à l’autre, d’un vigneron à l’autre, il réserve de bonnes ou de mauvaises surprises. Comme tous les ans, cela ne dure pas longtemps. D’ailleurs, ce plaisir éphémère peut-il se prolonger un peu ? Pour y répondre, une seule solution : la dégustation. Nous nous proposons donc, chers internautes, d’acquérir quelques bouteilles de beaujolais nouveau 2010, de les encaver et de comparer sur ce site nos impressions de dégustateurs curieux dans un an, un 3e jeudi de novembre 2011 par exemple…


Pour aller plus loin
- L’histoire du Beaujolais nouveau
- Les vins nouveaux en chiffres
- L’élaboration des vins nouveaux
- Dégustation et accords mets et vins
- Trois questions à Thomas Delpy, Frédéric Lignon et Frédéric Sicre Cavistes à Lyon


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nov 17

En 2005, la Vente des vins des Hospices de Beaune a été confiée à Christie’s, qui en a profité pour bousculer les usages remontant à la création de la vente, en 1859. Dernière innovation en date : l’ouverture aux particuliers. S’acheter un tonneau des Hospices, c’est possible !


Depuis quelques années, les négociants ne font plus seuls la pluie et le beau temps sur Beaune, car ils doivent maintenant compter avec les enchérisseurs particuliers. Annoncée par Christie’s en 2005, l’autorisation d’enchérir accordée aux non-professionnels est devenue réalité en 2009, où l’on a vu des particuliers donner des ordres pour un seul tonneau, alors qu’en général le négoce les achetait par lots de cinq ou dix. Avec 799 tonneaux vendus un par un, cette admission s’est d’ailleurs traduite par un allongement de la durée des enchères : neuf heures pour une vente, un record !


Un négociant, Albert Bichot, a d’ailleurs poussé la logique jusqu’à créer un site web (www.hospices-beaune.com) dédié aux particuliers désireux de se regrouper pour acheter à plusieurs une pièce, tandis que Christie’s proposait de suivre les enchères en direct sur sa chaîne Christie’s Live, et d’y participer via son site web (www.christies.com). Deux initiatives ayant attiré le public : 57 acheteurs ont suivi l’an dernier la vente sur le site de Christie’s, et Bichot a enregistré 500 connections sur sa propre offre. Les particuliers seront-ils à nouveau au rendez-vous cette année ? Pas sûr.


En effet, acheter aux Hospices quand on est simple particulier relève du parcours du combattant. Car une fois le marteau retombé, que faire du tonneau ? Les Hospices n’ont pas vocation à le stocker. Et le vin, c’est vivant : un tonneau ne se loge pas au garde-meuble, il faut l’ouiller (remonter le niveau du vin en raison de l’évaporation), le sulfiter de temps en temps (pour le protéger), vérifier que les lies ne prennent pas des odeurs de réduit… L’élevage du vin est un métier que ne peut pas assurer un particulier. L’acheteur, français ou étranger, devra donc choisir un négociant pour venir chercher le vin en tonneau, l’élever puis le mettre en bouteilles en Bourgogne.


Si un particulier, passionné de vin, connaît un négociant de longue date, obtenir de lui cette faveur n’est pas un obstacle insurmontable. Il n’est pas sûr en revanche que le négoce accueillera à bras ouverts un « inconnu » qui aura en outre peut-être le toupet de comparer les tarifs des négociants et de… négocier ! Et il est hors de question d’expédier le tonneau aux États-Unis, ont martelé les négociants, car le vin doit être élevé en Bourgogne.


Une obligation peut-être amenée à disparaître, qui sait, comme la vente à la bougie pratiquée aux Hospices jusqu’en 2005, car Bruxelles pourrait bien un jour considérer que le strict élevage des vins des Hospices en Bourgogne contredit la libre concurrence et la libre circulation des biens et marchandises !


Florence Kennel



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nov 16

Absent du web jusqu’à présent, le célèbre « DRC » vient de lancer son site Internet. L’occasion pour tous les amateurs de découvrir un peu mieux ce domaine, sa philosophie et ses vins.


Le DRC vient de faire son entrée sur la Toile de la même façon qu’il a toujours agi pour sa communication : sans bruit, avec simplicité mais beaucoup d’élégance. Le site est donc en ligne depuis quelques jours : www.romanee-conti.fr.


Micro-événement ? Tremblement de terre ? On hésite. Une chance pour tous en tout cas d’apprendre à mieux connaître ce domaine qui, par sa notoriété, sa discrétion et la rareté de ses vins, était auréolé d’un voile de mystère.


On laissera chacun découvrir à son rythme les informations mais également les photographies que renferme le site, en mettant seulement l’accent sur un point. Ne manquez pas de lire les rapports de vendanges du domaine (sous la rubrique « Millésimes »), analyses fines et vivantes des conditions de maturité et de récolte de l’année, dans lesquels les auteurs n’hésitent pas à faire part de leurs doutes, de leurs peurs et de leurs joies. Un véritable bonheur de lecture.


Terminons par une courte citation extraite de la rubrique « Profession de foi » dans laquelle le domaine expose sa philosophie : « C’est la mission que s’est donné le Domaine : de génération en génération, mettre en place et pérenniser dans le cadre d’une réflexion permanente les moyens propres à faire que les grands crus dont il a la charge produisent des vins porteurs de qualités qui soient à la hauteur de leur potentiel et de leur réputation. »



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nov 16

J – 2 avant l’arrivée du Beaujolais nouveau… Dernier arrêt dans le plus romantique des crus, le plus petit aussi après Chénas, et le plus septentrional. Derrière ce vin au nom séducteur (réducteur ?) se cachent deux styles de vin, souples et puissants.


Aux frontières du chardonnay

Nous sommes à Saint-Amour-Bellevue, dans le département de la Saône-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres au sud de Mâcon et dans le prolongement nord-est de l’AOC juliénas. C’est ici que s’achève (ou débute, selon le point de vue) le massif granitique du Beaujolais où se plaît tant le gamay. Au-delà, le chardonnay prend ses aises, sur les coteaux argilo-calcaires du Mâconnais.
La commune est au centre de douze climats où l’on produit celui qui fut longtemps le benjamin des crus du Beaujolais, né un 11 juillet 1946 sous l’impulsion énergique du maire du village, Louis Dailly. Mais un « petit frère », le régnié, a depuis vu le jour en 1988 (voir notre article du 12 novembre 2010).


Droit de cuissage ou conversion d’un soldat romain ?

Deux versions existent pour expliquer la patronymie du village, qui fait la renommée du cru. La plus sérieuse : l’histoire d’un légionnaire romain converti au christianisme et répondant au doux nom d’Amor. Après avoir échappé au massacre de Saint-Maurice-en-Valais (Suisse) en 286 ap. J.-C., le soldat se serait réfugié ici et serait devenu missionnaire. On peut toujours admirer une statuette de Sanctus Amor près de l’église du XIIe siècle perchée sur une colline dominant le lieu-dit le Plâtre-Durand, là où se concentre la vie du village.
Plus croustillante, l’autre version renvoie à l’annexion du village, vers 960, au chapitre de Saint-Vincent de Mâcon. Les chanoines venaient y goûter le vin nouveau mais aussi y exercer leur droit de cuissage selon la tradition. La maison vigneronne du chapitre de Saint-Vincent a même reproduit la scène osée sur son enclos, jusqu’à ce que le curé de la paroisse la fasse effacer… Une variante existe : une maison aujourd’hui disparue du hameau des Thévenins baptisée Hôtel des Vierges, où l’on aurait mené joyeuse vie pendant la Révolution.
En 1793, les communes commençant par « saint » furent débaptisées, laïcité républicaine oblige. Saint-Amour s’appela alors Bellevue jusqu’en 1795 et finalement Saint-Amour-Bellevue en 1909.


De la Saint-Valentin au mariage

Évidemment, avec un tel nom, le vin ne pouvait que faire le bonheur des amoureux, le jour de la Saint-Valentin en particulier…, et par la même occasion des vignerons de l’appellation mais aussi des restaurateurs de France et de Navarre. Et pas seulement : le 14 février, les bouteilles de saint-amour garnissent nombre de tables européennes, américaines et japonaises.
Et la mairie de Saint-Amour de pousser le bouchon encore plus loin en proposant une « cérémonie de confirmation de mariage » conduite par Monsieur le Maire lui-même. À lire sur le site Internet du village : « Durée d’environ une demi-heure. Pour cela prévoir un petit discours (…). Vous serez inscrits dans un registre des confirmations de mariages de Saint-Amour, que vous signerez, nous vous remettrons un diplôme attestant cette cérémonie que vous parapherez ainsi que vos témoins. Le vin d’honneur peut être servi en extérieur si le temps le permet. Vous pouvez aussi à la suite de ce moment inoubliable, vous diriger sur une visite de notre merveilleux village pour y déguster quelques tassées de notre bon Saint-Amour, une petite faim vous invitera à la table de nos restaurateurs, ce qui vous apportera une conclusion heureuse à votre journée qui vous fera dire en nous quittant : ‘Nous reviendrons à Saint-Amour-Bellevue’ ». Cela ne s’invente pas… et le succès est au rendez-vous, paraît-il !


Dans la bouteille

Dans cette « tassée », les mariés pourront découvrir non pas un mais deux types de vin. L’un, né d’une cuvaison courte de moins de huit à dix jours, de type primeur, favorise les arômes fruités et floraux, la souplesse et la fraîcheur, et donc une dégustation rapide, entre un an et dix-huit mois après la récolte. Au nez, il se distingue alors par des parfums peu communs en rouge et parfois très marqués de pêche et d’abricot, agrémentés des plus classiques petits fruits comme le cassis et la framboise.
Né d’une macération plus longue, le saint-amour est un vin plus riche, plus charpenté, voire un peu austère dans sa jeunesse, qui s’harmonise après trois ou quatre ans de garde. Il dévoile alors des notes de kirsch, d’épices et de réséda qui feront merveille sur du petit gibier, une cocotte de bœuf mijoté, une belle entrecôte grillée ou encore une volaille de fête.


Fiche d’identité
Création de l’AOC : 1946
Superficie : 310 ha
Production : 14 855 hl
Cépage : gamay
Couleur : rouge
Température de service : 14 °C
Potentiel de garde : 2 à 5 ans


Les 12 climats de Saint-Amour
La Côte de Besset
Les Champs grillés
Le Clos des Guillons
Le Clos de la Brosse
Le Clos des Billards
Le Chatelet
Les Bonnets
Le Mas des Tines
Vers l’Église
En Paradis
Le Clos du Chapitre
La Folie


Voir aussi
- Les sélections en saint-amour du Guide Hachette des Vins (éditions 2008, 2009 et 2010)
- Le Beaujolais (histoire et traditions, cépages et terroirs, acteurs et économie)
- Œnotourisme : la route des crus
- Accords gourmands avec le saint-amour



Mots clés:
nov 12

Plus que quelques jours avant l’arrivée du beaujolais nouveau… mais voici plusieurs semaines que Hachette-Vins vous invite à (re)découvrir les dix crus du Beaujolais, moins éphémères et trop méconnus du grand public. Le régnié, le benjamin, est un ancien beaujolais-villages qui a su se hisser au rang des crus. Loin des vins charpentés et corsés, il opte pour un style délicat et aimable, comme les brouilly, fleurie ou chiroubles. Sans renoncer à s’incruster un peu dans votre cave.


Deux clochers pour une commune

L’église de Régnié-Durette se voit de loin, et son esplanade offre un beau panorama. Même si son style est plus néoroman que néobyzantin, on y reconnaît la patte de Pierre Bossan (1814-1888), l’architecte de Notre-Dame-de-Fourvière et de plusieurs autres sanctuaires de la région lyonnaise. Deux clochers jumeaux et symétriques, de quoi dessiner un logo pour le village.

Longtemps, il y a eu deux communes dans ce coin bucolique sur la rive gauche de l’Ardières : Régnié et Durette. En 1973, elles ont fusionné, ce qui a produit un petit millier de Durégnatons et de Durégnatonnes. Parmi eux, de très nombreux vignerons. Les habitants du lieu livraient un vin apprécié dès le XVIIIe siècle et vendu à un bon prix. Rivière modeste, l’Ardières n’en dessinait pas moins alors un axe important reliant Belleville et la Saône à Beaujeu, l’ancienne capitale du Beaujolais. Au-delà, la route menait au col des Echarmeaux et à la vallée de la Loire. Jadis, des vins prenaient ce chemin, descendaient le fleuve royal avant de gagner la Seine et Paris par le canal de Briare, percé au XVIIe siècle.

A quelques kilomètres au nord de Régnié-Durette, Morgon ; au sud, sur l’autre rive de l’Ardières, le mont Brouilly. De quoi donner des ambitions à ces producteurs, dont le vignoble faisait partie du vaste ensemble des beaujolais-villages – des beaujolais produits sur terrains cristallins, plus consistants que ceux du sud de Villefranche. La demande d’accession à une appellation spécifique aboutit en 1988, donnant naissance au plus jeune des crus, ce régnié qui s’enfonce comme un coin entre morgon et brouilly.


Les « trois soleils » de Régnié

Orienté nord-ouest sud-est, le vignoble coïncide presque complètement avec la commune de Régnié-Durette, empiétant à l’ouest sur le village voisin de Lantignié. Il couvre pour l’essentiel une succession de collines en pente douce, entre 300 et 350 m d’altitude, modelées par le ruisseau de l’Ardevel et ses minuscules affluents. La côte se fait cependant plus raide en direction de Chiroubles, vers le nord. Après 450 m, la vigne cède la place à la forêt, qui escalade une hauteur boisée culminant à plus de 800 m au Crêt de la Mure. Ces reliefs abritent la vigne, qui « s’offre aux trois soleils », a-t-on pu écrire : celui de l’est, vers la vallée de la Saône, celui du sud, vers celle de l’Ardières, et celui du couchant. Les sols légers, d’arènes granitiques, dominent, certains se montrant plus compacts, plus riches en argile et en limon.


Un vin précoce et fruité à souhait

Précoce, le régnié s’offre à la dégustation dès le printemps suivant la récolte. Par sa finesse et son parfum, il rappelle le fleurie, le brouilly et le chiroubles, tout en offrant une structure parfois proche du morgon voisin. Fin, floral et très fruité, il décline au nez toute la palette des fruits rouges. La framboise et la groseille dominent, parfois accompagnées de délicates notes de violette. En bouche, le régnié laisse aussi un long sillage fruité, tout en offrant une structure tannique suffisamment solide pour laisser envisager quelques années de garde. Depuis sa promotion en cru, les vignerons font en sorte de prolonger suffisamment les macérations pour lui donner une bonne constitution.

On pourra découvrira ce vin au caveau des Deux Clochers, rebaptisé Caveau du Cru Régnié, où 30 vignerons du cru proposent le meilleur de leur production. Et bien sûr dans la plupart des caves particulières.


Le domaine de la Grange Charton

Il serait dommage de passer à Régnié sans aller voir le domaine de la Grange Charton, qui appartient aux hospices de Beaujeu depuis 1806. Il se compose d’un cuvage et de dix maisons de vignerons – dont trois habitées annuellement, les autres étant réservées aux vendangeurs – en pierres du pays (granite), avec leurs escaliers extérieur, le tout ordonné autour d’une grande cour carrée. Ce vaste ensemble d’architecture rurale du XIXe siècle est classé Monument historique. L’important domaine de l’hôpital de Beaujeu (environ 80 ha de vignes, dont 60 ha en régnié, et des bois) est en partie confié, selon la tradition beaujolaise, à des métayers.


Fiche d’identité
Création de l’AOC : 1988
Superficie : 400 ha
Production : 17 000 hl
Cépage : gamay
Couleur : rouge
Température de service : 13-15 °C
Potentiel de garde : 3 à 5 ans


Voir aussi
- Les sélections en régnié du Guide Hachette des Vins (éditions 2008, 2009 et 2010)
- Le Beaujolais (histoire et traditions, cépages et terroirs, acteurs et économie)
- Œnotourisme : la route des crus
- Accords gourmands avec le régnié


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