juil 29

Affichant des prix qui atteignent jusqu’à 70 % d’augmentation par rapport à 2008, les plus grands châteaux bordelais annoncent enfin la couleur.


Jamais campagne de primeurs n’aura duré aussi longtemps. Si, à la sortie du printemps,  la plupart des châteaux avaient déjà mis sur le marché une offre 2009 à des tarifs tout à fait réalistes, les crus les plus prestigieux entretenaient le suspens.


Les acheteurs potentiels, dans l’impossibilité d’arrêter définitivement les budgets, sont maintenant fixés. Les « stars » sont annoncées à des tarifs qui feraient presque regretter les prix du millésime 2005, déjà présenté comme le plus cher de l’histoire des primeurs. Petrus, sorti alors à moins de 500 € (hors taxes et hors livraison), frôle cette année les 3 000 € (pratiquement 1 000 € de plus que la cote actuelle du 2005 !). Le prix de Latour a doublé en quelques jours, passant de 650 à 1 200 €, tandis que Mouton Rothschild faisait un bon de 650 à 890 €. Enfin, les châteaux Ausone ou Le Pin sont actuellement et respectivement disponibles à 1 600 et 2 000 €.


S’il s’agit là des exemples les plus spectaculaires, ils donnent malgré tout le ton d’un phénomène inflationniste sans précédent qui touche également les seconds vins. Au-delà de la qualité du millésime, seule la perspective d’une forte demande peut expliquer pareille augmentation. Les propriétaires semblent compter sur l’ouverture du vaste marché chinois et sur le retour des Américains qui n’ont jamais manqué un millésime annoncé comme exceptionnel. Une tendance que confirme l’Union des grands crus : la fréquentation de la campagne de dégustation des primeurs a connu une hausse de plus de 40 %.

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juil 28

Non, pas de faute d’orthographe dans ce titre. On ne s’intéressera pas ici à la « cote » des vins français, sur le marché intérieur ou à l’export (précisons simplement que la consommation nationale a encore baissé en 2009, passant pour la première fois sous la barre des 30 Mhl…). Ce qui nous occupe ici, c’est l’étrange mouvement de balancier qui caractérise depuis maintenant quelques années le nommage des appellations.


Récapitulons : de nombreuses AOC affichent fièrement les mots côte, côtes ou coteaux (voire costières) dans leur nom. Quoi de plus normal d’ailleurs ? Les meilleurs vins ne sont-ils pas précisément produits sur ces vignobles en pente, dont l’inclinaison favorise l’exposition et le drainage naturel, par opposition aux vins de table produits dans la plaine, parfois « les pieds dans l’eau » après l’orage ? Seulement voilà, la création puis l’essor des vins de pays à partir de la fin des années 1970 se sont accompagnés d’une prolifération des dénominations de vins reprenant ses doux noms « côtiers » : sur la centaine de vins de pays locaux existants, près de la moitié se nomme « Côtes de » ou « Coteaux de », sans même parler des « Collines de » !


La confusion risquait-elle de s’installer, faisant passer les AOC de « côtes » pour de simples vins de pays ? Le fait est que plus d’une appellation changèrent de nom, cachant ses côtes que l’on ne saurait voir et affirmant du même coup plus fortement un ancrage communal ou régional. Après tout, parle-t-on de « côtes-de-gevrey » ou de « coteaux-de-pauillac » ? Non. Il en sera de même alors pour de nombreuses AOC telles buzet (ex côtes-de-buzet), fronton (ex côtes-du-frontonnais) ou plus récemment ventoux, luberon ou pierrevert.


Pourtant, on constate depuis peu un retour en grâce, ici ou là, des côtes et coteaux. Une poignée d’appellations bordelaises veulent s’unir pour se renforcer à l’export ? Ce seront les côtes-de-bordeaux, bannière sous laquelle Blaye, Castillon, Francs et Cadillac ont décidé de se regrouper, chacune pouvant néanmoins continuer à faire valoir son nom… avant celui de l’AOC ! Le Beaujolais réfléchit à démarquer son offre de vins de garde de celle des primeurs ? La solution imaginée par le syndicat viticole est de changer le nom de l’appellation de base en côtes- ou coteaux-du-beaujolais. La « Grande Bourgogne viticole » (Beaujolais inclus) cherche à distinguer les bourgognes comprenant du gamay de ceux issus exclusivement de pinot noir ? On pense pour ces derniers à la création d’une AOC coteaux-bourguignons.


En résumé, quand la stratégie est individuelle, les côtes semblent mises de côté ; quand les efforts sont collectifs et visent à une amélioration de la lisibilité et de la hiérarchisation des vins, les côtes ont a nouveau la cote. Avec la disparition prévisible de nombreux vins de pays trop confidentiels pour assumer le nouveau statut d’indication géographique protégé qu’impose Bruxelles, le problème de confusion des genres a des chances de s’éteindre. Les côtes ont peut-être finalement de beaux jours devant elles…

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juil 22

Voici les dates connues à ce jour des foires aux vins de rentrée en grandes surfaces :

Auchan : du 14 septembre au 2 octobre
Carrefour : du 7 septembre au 18 septembre
Carrefour Market : du 29 septembre au 9 octobre
Franprix : du 9 au 19 septembre
Géant Casino : du 7 au 18 septembre
Intermarché : du 8 au 18 septembre
Leclerc : du 22 septembre au 2 octobre
Magasins U : du 28 septembre au 10 octobre
Monoprix : du 8 au 19 septembre

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juil 06


En décembre 2009, nous sortions l’application Vins & Millésimes ; en quelques semaines elle se plaçait en tête des applications gratuites de la rubrique Style de vie et aujourd’hui vous êtes plus de 400 000 à l’avoir téléchargée !

Un succès aussi inattendu que rassurant sur l’intérêt que suscite toujours le vin dans ce pays et au-delà de nos frontières (car les étrangers aiment encore le vin français !).

Nous ne pouvions pas ne pas persévérer dans cette nouvelle voie, et l’appli Mets & Vins a vu le jour il y a peu (voir post du 9 juin 2010), complément idéal de la première.

Aujourd’hui, place à la mise à jour de Vins & Millésimes. Au programme : les dernières modifications concernant les appellations (par exemple l’AOC bordeaux-côtes-de-francs qui devient francs-côtes-de-bordeaux, côtes-de-castillon qui devient castillon-côtes-de-bordeaux…) et l’ajout d’une rubrique dédiée aux grands crus classés des régions Alsace, Médoc, Graves, Sauternais, Saint-Emilion, Bourgogne, Champagne et Provence.

Sans oublier les corrections des quelques coquilles qui se sont glissées dans les textes (ah, combien de messages reçus pour nous dire que le condrieu n’est pas un vin rouge mais un blanc, preuve de votre vigilance !)


Télécharger l’application Vins & Millésimes

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