Après une campagne de dégustation enthousiaste, les acheteurs sont dans l’attente des prix des primeurs 2009 qui devraient égaler sans peine ceux des 2000 et 2005.
La qualité du millésime ne laisse planer aucun doute. Les primeurs 2009, tout au moins pour ce qui concerne les grands noms, pourraient atteindre des niveaux de prix très élevés, et cela malgré la crise.
Plusieurs raisons expliqueraient ce phénomène, si toutefois il venait à se confirmer dans les semaines à venir. La baisse de l’euro par rapport au dollar, un certain regain d’intérêt de la part des États-Unis qui ont flairé les effluves d’un millésime d’anthologie, et surtout, la très forte demande des pays d’Asie, la Chine et Hong Kong en tête.
C’est d’ailleurs là que va se dérouler fin mai la prochaine édition du salon Vinexpo. Les crus les plus prestigieux semblent attendre d’y avoir pris la température du marché asiatique avant d’annoncer leurs prix. Les perspectives sont plus que réjouissantes et confortent les grandes étiquettes dans leur position d’objets de spéculation, les déconnectant définitivement de toutes les réalités de marché.
Il en va autrement pour les petits châteaux qui représentent plus de 95 % de la production bordelaise et sont directement touchés par la crise. Là, pas de mystère, les prix sont connus et restent raisonnables, pour ne pas dire réalistes. On note toutefois de légères augmentations, souvent moins de 10 %, qui sont plus que justifiées par le très bon niveau qualitatif des vins.