La célèbre trilogie chardonnay-cabernet-merlot serait-elle en train de passer de mode en Californie ? C’est l’impression des acteurs du secteur. Le goût de la découverte et de l’imprévu est dans l’air du temps. Et en conséquence, de nouveaux cépages augmentent leur superficie dans les vignobles.
Certes, les trois grands trustent encore la moitié des surfaces, et le zinfandel « local » un autre dizième, mais les riesling, gewurztraminer, viognier, sangiovese, tempranillo, les pinots gris et noir, la syrah voire le malbec se répandent. Selon le Wine Institute, les œnologues se montrent plus curieux et élaborent des assemblages associant les cépages usuels à des variétés moins répandues. Les restaurateurs encouragent cette démarche, proposant sur leurs cartes des vins moins conventionnels pour étonner les clients et éviter la lassitude.
Pour Karen Ross, présidente de l’Association californienne des producteurs de raisin de cuve, cette nouvelle tendance s’explique par une raison essentielle : « L’expertise des vignerons sur l’adéquation entre cépages et terroirs a progressé, entraînant un choix de variétés plus étendu. » Ainsi dans la Napa Valley, des vignerons ont abandonné le sangiovese qui ne s’y plaît pas, et le malbec originaire de Cahors se fait une place grandissante, suivant le succès des malbec argentins. Près de 600 hectares en ont été plantés ces dernières années à San Joaquin, Sacramento, Sonoma et Napa. Le pionnier du cru, Dave Guffy, élabore des cuvées 100 % malbec dans ses vignes du Mount Veeder. « Il y a quelque chose dans cette montagne que le malbec apprécie », dit-il.
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http://www.wineinstitute.org/resources/pressroom/03312009