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juin 03

Le classement des crus bourgeois du Médoc, créé en 1932 par les courtiers bordelais a été révisé puis avalisé par un arrêté ministériel en 2003. Des 444 crus bourgeois de 1932, il n’en restait que 101 en 1966 et 121 en 1978. En 2003, 247 châteaux furent consacrés. Les choses se gâtèrent alors, quand les absents du palmarès crièrent à l’injustice et allèrent devant les tribunaux. Et en 2007, le classement fut annulé et la mention interdite. Depuis lors, les vignerons se sont réconciliés, réunis et remis à l’ouvrage autour du projet « Reconnaissance Cru bourgeois ». Un cadre réglementaire officiel sera fixé courant 2009, selon les assurances ministérielles.

En attendant, les vignerons médocains peaufinent les nouvelles règles de sélection, jusque-là quelque peu floues. La Reconnaissance Cru bourgeois imposera un examen annuel, deux ans après la récolte. Elle se fondera sur un cahier des charges et un plan de vérifications. Chaque étape de validation des critères sera supervisée par un organisme de contrôle indépendant : le Bureau Véritas. Vérification de moyens par une visite d’éligibilité et un audit des propriétés candidates. Vérification annuelle des résultats selon une procédure précise : une dégustation à l’aveugle de professionnels qui s’étalonneront au préalable sur des échantillons référents, afin de tenir compte de l’effet millésime. L’attribution du label sera basée sur la moyenne arithmétique des notes de chaque dégustateur.

Les standards définis par la charte de qualité adoptée début mai devront être respectés. Un luxe de contraintes pour une mention qui se veut désormais incontestable. Si le calendrier est respecté, les premières Reconnaissances Cru bourgeois seront délivrées début 2010 sur le millésime 2008.

 

Pour en savoir plus : http://www.crus-bourgeois.com

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