Dossiers

Chine, le luxe du vin

Au tournant de l’année du Bœuf, la Chine, 3e puissance mondiale, compte une centaine de milliardaires et une classe moyenne de 200 millions de citoyens. Quand Deng Xiao Ping, le Petit Timonier, a ouvert les portes de la Chine il y a trois décennies, il a donné le coup d’envoi à la libéralisation de l’économie. Et le vin, autrefois curiosité exotique, est devenu aujourd’hui l’icône de la réussite, comme les produits du luxe et de la mode.

L’amateur chinois type est jeune (25-44 ans), diplômé, doté d’un fort pouvoir d’achat, et habite Pékin, Shanghai ou Canton. Le marché reste mineur, mais les perspectives sont immenses : un milliard et demi de Chinois ne buvant que 0,5 litre de vin par an, à comparer aux 12 litres des Américains et aux 52 litres des Français.

Le gouvernement, pour des raisons de sécurité alimentaire et de santé publique, privilégie le vin aux dépens des alcools de riz et de blé favoris des Chinois et a décrété une baisse drastique des taxes et droits de douanes des premiers et une hausse pour les seconds.

Résultat : en 2005 (année du Coq), la Chine est entrée dans le top 10 des pays consommateurs de vin, et l’on prévoit une hausse de consommation de 70 % d’ici 2011 (année du Lapin). Au premier semestre 2008, selon les chiffres officiels, les importations de vin ont atteint 85 millions de litres (+10,3 %), 55 % provenant d’Amérique du Sud (+21 % pour l’Argentine) et 27,5 % d’Europe (+18 %). Hausses impressionnantes mais volumes dérisoires, car les produits locaux (dont les trois marques Changyu, Dynasty, Great Wall), à bas prix et perfectibles, capitalisent encore 85 % du marché.

Au sommaire

  • Imprimer
  • Citer sur votre blog
  • Envoyer à un ami

VOIR AUSSI

ajouter un commentaire

Pour participer à la discussion vous devez être membre.