Dossiers

Que boire avec... les classiques de Noël ?


Le menu de Noël et sa succession de plats tout aussi savoureux que différents les uns des autres peuvent constituer un véritable casse-tête à l'heure de choisir les bouteilles à ouvrir lors de ce repas festif.

Si la règle numéro un est de se faire plaisir, voici quelques pistes qui, loin de vous contraindre, devraient vous permettre, justement... de décupler votre plaisir !

©

Apéritif


Que serait un réveillon sans bulles ? Si vous avez dans l'idée de faire sauter les bouchons ce soir-là, l'apéritif est le moment idéal, bien plus approprié que le dessert. En fin de repas, le palais est saturé et accepte moins bien la fraîcheur d'une flûte de champagne... qui sera au contraire parfaite en ouverture pour aiguiser les papilles.
Choisissez de préférence un « blanc de blancs », plus vif que les autres champagnes, ou encore un « extra brut », cuvée pleine de fraîcheur dont la mode se répand de plus en plus.

Huîtres et fruits de mer


C'est la pleine saison des coquillages, les fameux mois en « r » ; pourquoi dès lors se refuser le plaisir d'une belle douzaine d'huîtres ? Le choix du vin est immédiat : un blanc bien sec, non boisé (pas d'élevage en fût). Il en existe un peu partout en France : dans la vallée de la Loire (muscadet, sancerre), en Alsace (sylvaner), en Bourgogne (chablis), dans le Bordelais (entre-deux-mers) et même dans le Midi (languedoc picpoul-de-pinet). Vous pouvez aussi continuer avec le champagne blanc de blancs ou extra-brut que vous aurez servi à l'apéritif.

Saint-jacques


Si vous préférez aux coquillages crus et très iodés d'autres coquilles à la chair plus moelleuse, vous devrez choisir un vin également plus tendre, qui cette fois pourra avoir été élevé en fût. Pensez aux blancs de Bourgogne (pouilly-fuissé, meursault), à ceux de la vallée du Rhône (côtes-du-rhône, lirac) ou de Provence (cassis notamment). En Alsace, un riesling ou un pinot gris avec un peu de sucres résiduels pourra aussi convenir.

Foie gras

À l'époque où le foie gras était servi vers la fin du repas, l'accord avec des vins doux comme le sauternes convenait parfaitement. Aujourd'hui qu'on le sert plus volontiers en entrée, le service d'un vin très doux risque de « plomber » vos papilles pour la suite du repas.
Si vous souhaitez néanmoins opter pour ce type d'accord, préférez un vin pas trop doux, comme un vouvray ou un montlouis demi-sec par exemple.
Mais l'alliance que nous vous recommandons, c'est celle du foie gras et du vin rouge. Oui, rouge, vous avez bien lu ! Et même un peu âgé... Pour tout dire, si vous avez une vieille bouteille à servir au cours de ce repas, c'est le moment. En effet, les vins âgés sont plus fins, plus délicats que leur homologues pleins de jeunesse. Mieux vaut donc à la fois les servir le plus tôt possible dans le repas (bus derrière un vin jeune et opulent, ils paraîtraient trop légers) et sur les mets les plus fins possible (un foie gras plutôt qu'un civet de sanglier, donc...).
Tous les rouges ne conviennent pas, mais des vins de la rive droite du Bordelais (pomerol, saint-émilion) ou encore de Bourgogne (volnay, beaune, vosne-romanée) seront parfaitement à leur place. Ou encore, un vin vieux de la vallée du Rhône (châteauneuf-du-pape, côte-rôtie).

Volaille, canard, gibier

Que vous fassiez rôtir un chapon, une poularde ou même quelques pigeons, vous opterez pour un vin rouge tendre et séveux, de ceux que l'on trouve en Bourgogne ou bien dans le sud de la France (saint-joseph, gigondas, baux-de-provence, languedoc).
Le canard s'accommodera également de ces bouteilles, même si son penchant pour le Sud-Ouest peut lui faire préférer la générosité d'un cahors, d'un fronton ou bien d'un pécharmant.
Avec du chevreuil, de la biche ou du sanglier rôti, il faut choisir un vin rouge au fruité encore vif et avec une belle structure tannique : fronsac, saint-émilion, fitou, santenay, minervois...

Fromages


À l'heure du fromage, est-il encore raisonnable d'ouvrir de nouvelles bouteilles ? Le plateau, qui mêle volontiers chèvres, vaches et brebis à divers degrés d'affinage, ne saurait se contenter d'un seul vin. Dès lors, pourquoi ne pas tout simplement « finir » les bouteilles entamées, en expérimentant des alliances ? Vous serez sans doute surpris de voir que dans de nombreux cas, les blancs s'en sortent mieux que les rouges ! Becs sucrés, vous pouvez dès maintenant déboucher les vins doux prévus pour le dessert (voir ci-dessous) : ils forment un superbe accord avec de nombreux bleus tel le roquefort.

Bûche, chocolat


Avec le dessert, la fin est proche et on peut « lâcher » les sucres. Si vous servez la traditionnelle bûche, au chocolat, au café ou même au caramel, servez un vin doux naturel comme on en produit dans le Roussillon (banyuls, maury) ou en vallée du Rhône (rasteau). Ces vins à la fois rouges et sucrés, aux arômes... chocolatés, ont ici toute leur place.
Si vous avez prévu un dessert aux fruits, plus léger, optez pour des muscats doux, comme il s'en fait dans ces mêmes régions mais aussi en Languedoc et en Corse. Des blancs liquoreux classiques tels que coteaux-du-layon, sainte-croix-du-mont, monbazillac ou encore jurançon doux conviendront également.
Dernière option, le pineau-des-charentes : rouge et un peu âgé pour le chocolat, blanc et plutôt jeune pour les douceurs fruitées.

Au sommaire

  • Imprimer
  • Citer sur votre blog
  • Envoyer à un ami

ajouter un commentaire

Pour participer à la discussion vous devez être membre.