- vous êtes ici :
- Actualités
- >>
- Dossiers
Dossiers
Dossiers
Comment et où acheter son champagne ?
Le champagne est unique... Mais l'année dernière, pourtant économiquement calamiteuse, pas moins de 293 324 056 bouteilles ont quitté le vignoble champenois, 1 344 millions d'autres dormant dans les caves en attendant d'être, année après année, habillées pour les fêtes... Un tiers des flacons vendus partiront vers des horizons plus ou moins lointains. Les autres resteront en France. Il y en aura bien un pour vous. Où et comment le trouver ?

RM, NM, CM... L'étiquette à la loupe
L'étiquette du champagne reste souvent riche en dorures et en entrelacs (bien qu'une modernisation graphique fasse apparaître lignes épurées et couleurs fluo). Cette complication se retrouve dans les multiples mentions qu'elle porte, et qu'il est utile de lire. Outre celles qui indiquent le style de champagne et sa provenance (voir Comment choisir son champagne), des initiales figurant en caractères minuscules renseignent sur le statut du producteur qui commercialise le flacon. C'est important ? Oui.
RM : récoltant-manipulant. C'est un vigneron qui vinifie exclusivement la production de son domaine. Les récoltants-manipulants sont nombreux : un tiers des 15 000 exploitants champenois. Ils pratiquent en général des prix nettement plus doux que les grandes maisons, notamment dans les vignobles périphériques de l'aire d'appellation (Aisne, Aube...). Il faut évidemment aller à leur rencontre dans leur exploitation ou sur des salons, car ces domaines, sauf exception, sont relativement peu diffusés chez les cavistes et en grande distribution. À la tête de quelques hectares seulement, ils sont davantage tributaires que les grandes maisons des aléas climatiques. Ne disposant pas d'importants stocks de vins de réserve et de nombreux apporteurs de raisins, ils ne peuvent compter que sur leur savoir-faire. Cela n'empêche pas nombre d'entre eux d'élaborer des cuvées d'excellente tenue. Avec ses milliers de sélections, le Guide Hachette des Vins témoigne de leur talent.
CM : coopérative de manipulation . La Champagne compte plus de 60 coopératives, qui élaborent des cuvées pour les récoltants-coopérateurs (leurs adhérents) et aussi leurs propres marques. Certaines, comme le Centre vinicole de Chouilly (marque Nicolas Feuillatte), sont de gigantesques groupements de caves ; d'autres comme celle de Mailly, qui limite le nombre de ses membres aux vignerons installés dans ce grand cru, ont des ambitions quantitatives volontairement réduites. Si elles ont dans leur gamme quelques cuvées de prestige, les coopératives proposent de nombreux champagnes à des prix modérés.
NM : négociant-manipulant . C'est un négociant qui achète tout ou partie de son raisin pour élaborer ses cuvées. On trouve dans cette catégorie de petites structures, dont l'offre n'est guère éloignée de celle des vignerons. Mais surtout, les grandes maisons dont la bannière flotte jusqu'aux antipodes, et qui produisent les cuvées cultes (Dom Pérignon, Cristal de Roederer...). Les négociants ne possèdent que 10 % des vignes ; ils assurent pourtant les deux tiers des ventes, et bien davantage à l'export. Les grands groupes exploitent plusieurs marques et proposent de multiples gammes, développées pour des clientèles variées. Certaines de ces maisons ne pratiquent pas la vente directe.
RC : récoltant-coopérateur . C'est un viticulteur qui confie ses raisins à une coopérative puis récupère des bouteilles qu'il commercialise sous son propre nom. La qualité de son champagne dépend du savoir-faire de la cave qui l'élabore.
MA : marque d'acheteur . Ce sont les marques de distributeurs (grandes surfaces, cavistes) ou de restaurateurs. Prudence... surtout si le champagne est bradé. Le nom de l'élaborateur est inscrit en tous petits caractères. Regardez bien.
SR : société de récoltants . C'est une association d'un petit nombre de récoltants qui vinifient et commercialisent leurs champagnes en commun (rare).
Les circuits d'achat
Le champagne est partout !
Dans les supermarchés (voire chez l'épicier du coin), on trouvera l'entrée de gamme des marques connues et les marques de distributeurs : en cas d'urgence... Attention à l'exposition des bouteilles à la lumière, dommageable pour la qualité. Pensez aux coffrets (la remarque vaut pour tous les détaillants).
Les hypermarchés proposent plusieurs dizaines de références dans toutes les fourchettes, avec une offre élargie au moment des fêtes.
Les cavistes privilégient selon les enseignes le milieu et le haut de gamme. Certains proposent un grand choix de coffrets cadeaux avant Noël, avec carafe et verres.
L'achat à la propriété est le plus intéressant financièrement, d'autant que l'on peut faire des achats groupés.
Gammes de prix
L'édition 2000 du Guide Hachette, avant le réveillon du Millénaire, présentait une poignée de champagnes à moins de 70 francs... L'an dernier, avec la crise, quelques grandes enseignes avaient axé leur campagne publicitaire sur des champagnes à moins de 9 euros. Le prix de certains crémants. Cette année, terminé ! Le marché est reparti à la hausse, et même la grande surface du coin ne descendra sans doute qu'exceptionnellement en-dessous de 10 euros pour sa cuvée « Comte de Maxidiscompte », la plupart des entrées de gamme se situant entre 11 et 15 euros. Dans cette tranche de prix, votre guide préféré vous suggère plus de 200 cuvées ! Quels champagnes peut-on espérer trouver en fonction de la fourchette de prix ?
Moins de 15 euros : de nombreux bruts sans année de récoltants, coopératives ou petites affaires de négoce, et même quelques millésimés de même provenance.
De 15 à 25 euros : quelques cuvées de prestige et des millésimés proposés par les récoltants et les coopératives. Des bruts sans année de maisons de négoce très diffusées dont l'offre comprend des cuvées d'entrée de gamme (Mercier, Canard Duchêne, Charles Laffite, Charles de Cazanove, Vranken, Alfred Rothschild, G.-H. Martel...).
De 25 à 50 euros : les cuvées très haut de gamme des récoltants, souvent intéressantes par leur vinification (élevage sous bois) ou leur terroir d'origine (monocru par exemple)... Les bruts sans année de nombreuses maisons célèbres de champagne.
Plus de 50 euros : une offre dominée par des cuvées de prestige et des millésimés des grandes maisons.
À plus de 100 euros et au-delà : les stars, comme Dom Pérignon, la Grande Dame de Veuve Clicquot, le Blancs des Millénaires de Charles Heidsieck, le Clos des Goisses de Philipponnat, les Vieilles Vignes françaises de Bolllinger, Belle Époque de Perrier-Jouët, Winston Churchill de Pol Roger, Comtes de Champagne de Taittinger... et tous les champagnes Krug et Salon, maisons spécialisées dans le très haut de gamme (plus de 1 000 euros, par exemple, pour le célèbre Clos du Mesnil de Krug, illustre blanc de blancs).
L'étiquette du champagne reste souvent riche en dorures et en entrelacs (bien qu'une modernisation graphique fasse apparaître lignes épurées et couleurs fluo). Cette complication se retrouve dans les multiples mentions qu'elle porte, et qu'il est utile de lire. Outre celles qui indiquent le style de champagne et sa provenance (voir Comment choisir son champagne), des initiales figurant en caractères minuscules renseignent sur le statut du producteur qui commercialise le flacon. C'est important ? Oui.
RM : récoltant-manipulant. C'est un vigneron qui vinifie exclusivement la production de son domaine. Les récoltants-manipulants sont nombreux : un tiers des 15 000 exploitants champenois. Ils pratiquent en général des prix nettement plus doux que les grandes maisons, notamment dans les vignobles périphériques de l'aire d'appellation (Aisne, Aube...). Il faut évidemment aller à leur rencontre dans leur exploitation ou sur des salons, car ces domaines, sauf exception, sont relativement peu diffusés chez les cavistes et en grande distribution. À la tête de quelques hectares seulement, ils sont davantage tributaires que les grandes maisons des aléas climatiques. Ne disposant pas d'importants stocks de vins de réserve et de nombreux apporteurs de raisins, ils ne peuvent compter que sur leur savoir-faire. Cela n'empêche pas nombre d'entre eux d'élaborer des cuvées d'excellente tenue. Avec ses milliers de sélections, le Guide Hachette des Vins témoigne de leur talent.
CM : coopérative de manipulation . La Champagne compte plus de 60 coopératives, qui élaborent des cuvées pour les récoltants-coopérateurs (leurs adhérents) et aussi leurs propres marques. Certaines, comme le Centre vinicole de Chouilly (marque Nicolas Feuillatte), sont de gigantesques groupements de caves ; d'autres comme celle de Mailly, qui limite le nombre de ses membres aux vignerons installés dans ce grand cru, ont des ambitions quantitatives volontairement réduites. Si elles ont dans leur gamme quelques cuvées de prestige, les coopératives proposent de nombreux champagnes à des prix modérés.
NM : négociant-manipulant . C'est un négociant qui achète tout ou partie de son raisin pour élaborer ses cuvées. On trouve dans cette catégorie de petites structures, dont l'offre n'est guère éloignée de celle des vignerons. Mais surtout, les grandes maisons dont la bannière flotte jusqu'aux antipodes, et qui produisent les cuvées cultes (Dom Pérignon, Cristal de Roederer...). Les négociants ne possèdent que 10 % des vignes ; ils assurent pourtant les deux tiers des ventes, et bien davantage à l'export. Les grands groupes exploitent plusieurs marques et proposent de multiples gammes, développées pour des clientèles variées. Certaines de ces maisons ne pratiquent pas la vente directe.
RC : récoltant-coopérateur . C'est un viticulteur qui confie ses raisins à une coopérative puis récupère des bouteilles qu'il commercialise sous son propre nom. La qualité de son champagne dépend du savoir-faire de la cave qui l'élabore.
MA : marque d'acheteur . Ce sont les marques de distributeurs (grandes surfaces, cavistes) ou de restaurateurs. Prudence... surtout si le champagne est bradé. Le nom de l'élaborateur est inscrit en tous petits caractères. Regardez bien.
SR : société de récoltants . C'est une association d'un petit nombre de récoltants qui vinifient et commercialisent leurs champagnes en commun (rare).
Les circuits d'achat
Le champagne est partout !
Dans les supermarchés (voire chez l'épicier du coin), on trouvera l'entrée de gamme des marques connues et les marques de distributeurs : en cas d'urgence... Attention à l'exposition des bouteilles à la lumière, dommageable pour la qualité. Pensez aux coffrets (la remarque vaut pour tous les détaillants).
Les hypermarchés proposent plusieurs dizaines de références dans toutes les fourchettes, avec une offre élargie au moment des fêtes.
Les cavistes privilégient selon les enseignes le milieu et le haut de gamme. Certains proposent un grand choix de coffrets cadeaux avant Noël, avec carafe et verres.
L'achat à la propriété est le plus intéressant financièrement, d'autant que l'on peut faire des achats groupés.
Gammes de prix
L'édition 2000 du Guide Hachette, avant le réveillon du Millénaire, présentait une poignée de champagnes à moins de 70 francs... L'an dernier, avec la crise, quelques grandes enseignes avaient axé leur campagne publicitaire sur des champagnes à moins de 9 euros. Le prix de certains crémants. Cette année, terminé ! Le marché est reparti à la hausse, et même la grande surface du coin ne descendra sans doute qu'exceptionnellement en-dessous de 10 euros pour sa cuvée « Comte de Maxidiscompte », la plupart des entrées de gamme se situant entre 11 et 15 euros. Dans cette tranche de prix, votre guide préféré vous suggère plus de 200 cuvées ! Quels champagnes peut-on espérer trouver en fonction de la fourchette de prix ?
Moins de 15 euros : de nombreux bruts sans année de récoltants, coopératives ou petites affaires de négoce, et même quelques millésimés de même provenance.
De 15 à 25 euros : quelques cuvées de prestige et des millésimés proposés par les récoltants et les coopératives. Des bruts sans année de maisons de négoce très diffusées dont l'offre comprend des cuvées d'entrée de gamme (Mercier, Canard Duchêne, Charles Laffite, Charles de Cazanove, Vranken, Alfred Rothschild, G.-H. Martel...).
De 25 à 50 euros : les cuvées très haut de gamme des récoltants, souvent intéressantes par leur vinification (élevage sous bois) ou leur terroir d'origine (monocru par exemple)... Les bruts sans année de nombreuses maisons célèbres de champagne.
Plus de 50 euros : une offre dominée par des cuvées de prestige et des millésimés des grandes maisons.
À plus de 100 euros et au-delà : les stars, comme Dom Pérignon, la Grande Dame de Veuve Clicquot, le Blancs des Millénaires de Charles Heidsieck, le Clos des Goisses de Philipponnat, les Vieilles Vignes françaises de Bolllinger, Belle Époque de Perrier-Jouët, Winston Churchill de Pol Roger, Comtes de Champagne de Taittinger... et tous les champagnes Krug et Salon, maisons spécialisées dans le très haut de gamme (plus de 1 000 euros, par exemple, pour le célèbre Clos du Mesnil de Krug, illustre blanc de blancs).
Voir aussi
Les vins effervescents
Au sommaire
- Menus de fête
- Que boire avec... les classiques de Noël ?
- Vins de crise : la fête à moins de 5 € la bouteille
- Vins malins : la fête à moins de 8 € la bouteille
- Vins de gala : la fête à plus de 45 € la bouteille !
- Vins de glace, la classe
- Le champagne: le secret des bulles
- Comment choisir son champagne? Les styles
- Offrir une bouteille de vin : le casse-tête du choix
- Idées cadeaux pour Noël
ajouter un commentaire
Pour participer à la discussion vous devez être membre.




