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Vins de fête : effervescents, moelleux et liquoreux

Si le champagne est LA référence en matière de "vins de fête", il existe en France plusieurs autres appellations qui produisent des effervescents. Une large palette de "bulles" qui permet de varier les plaisirs et les budgets.Moelleux et liquoreux se mêlent aussi souvent à la fête. Mais qu'est-ce qui les distingue ? Tour d'horizon.


LES EFFERVESCENTS

- Champagne
- Crémant-d'alsace
- Crémant-de-bourgogne
- Crémant-de-bordeaux
- Crémant-de-loire
- Crémant-de-die
- Crémant-de-limoux
- Crémant-du-jura
- Clairette-de-die
- Blanquette-de-limoux
- Gaillac mousseux
- Montlouis-sur-loire
- Vouvray
- Touraine mousseux
- Saumur
- Bugey
- Vin-de-savoie Ayse

A lire également : fiche pratique sur les vins effervescents


LES MOELLEUX ET LES LIQUOREUX

- le Bordelais (sauternes, barsac, cérons, loupiac...)
- le Sud-Ouest (monbazillac, saussignac, pacherenc-du-vic-bilh, gaillac doux, côtes-de-duras melleux, jurançon)
- l'Anjou-Saumur (bonnezeaux, coteaux-du-layon, chaume, quarts-de-chaume, coteaux-de-l'aubance, anjou-coteaux-de-la-loire)
- la Touraine (vouvray, montlouis)
- l'Alsace (vendanges tardives et sélections de grains nobles)
- les vins de paille du Jura (arbois, côtes-du-jura, l'étoile)

Quelle différence entre un moelleux et un liquoreux ?
Souvent confondus, les moelleux et liquoreux se distinguent par la quantité de sucres non tranformés en alcool contenus dans le vin. Les vins moelleux contiennent-ils au minimum 10 g par litre de sucres résiduels et 45 g maximum ; les liquoreux en comprennent plus de 45 g, parfois bien davantage ; plus riches et concentrés que les simples moelleux, souvent plus complexes, ils sont aptes à une plus longue garde (plusieurs décennies les bonnes années).
Si les deux styles de vins sont issus de vendanges surmûries, seuls les liquoreux résultent de la pourriture noble ou du passerillage. La première fait intervenir un champignon, le botrytis, qui concentre le sucre dans les baies et lègue des arômes spécifiques ; le second correspond au dessèchement des baies, sur pied ou après récolte sur un lit de paille (vins de paille du Jura). D'autres liquoreux, très rares en France, sont obtenus à partir de baies gelées récoltées en hiver (vins de glace).

Le saviez-vous ?
Une originalité : lors des années favorables, certains vignerons élaborent des vins de vendanges tardives dans des AOC productrices de vins secs. C'est le cas par exemple en mâcon-villages, en alsace sylvaner, en jasnières, en condrieu...

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